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jeudi 3 janvier 2013

Tell me now, so i know / Holly Golightly



Vous le savez maintenant, je suis friand de mystères et d'énigmes.

Par exemple: 


Souvenons-nous donc, j'aimerais être aventurier, un découvreur de trésor, un craqueur de codes, Sherlock Holmes et Indiana Jones, un astronaute, un tigre, un mage, avoir une boîte-mystère pleine de trucs magiques que je n'ouvrirai jamais, résoudre des enquêtes, trouver une carte au trésor et un bateau de pirates, être un espion et boire des vodkas martini (au shaker, pas à la cuillère...) (mais si, rappelez-vous en cliquant...)

Bref, j'ai surtout envie de m'amuser parce que c'est à ça que sert la vie après tout.

Et la vie, en bonne farceuse, m'a offert sur un plateau une occasion en or de m'amuser.

1,4 Milliards de SMS échangés pour le nouvel an en France.

Et l'un d'eux s'est égaré, seul, affolé au milieu des 0 et des 1 et s'est réfugié chez moi.
J'ai reçu un message de bonne année d'une personne que je ne connaissais pas.

Scarlett?

Vous me connaissez, farceur et aventurier comme je suis, j'ai aussitôt senti l'appel du mystère et de la passion folle et prenant mon courage et mon téléphone à deux mains, j'ai répondu pour connaître l'identité de mon mystérieux souhaiteur de bonne année.

Un mystère de plus à résoudre, un secret à dévoiler, une identité à percer.
Une infinité de possibilités devant moi.

Mais je ne suis pas homme à me laisser impressionner par la difficulté et c'est donc par écrit que j'ai décidé de résoudre cette énigme qui ne pouvait rester sans réponse:

Qui?

Vous trouverez ci-dessous la sobre missive -envoyée en une seule fois s'il vous plait- que j'ai modestement écrite pour entamer l'année de la plus belle des manières.

Avec une enquête...

(j'ai volontairement biffé le numéro du correspondant mystère afin que vous, petits fripons, n'alliez pas harceler celle -ou celui, si mon karma veut faire des blagues dès la première minute de l'année- que la vie a mise sur mon chemin...) 










































Je n 'ai toujours pas eu de réponse...

mercredi 1 février 2012

Maybe So, Maybe No / Mayer Hawthorne



Le plus chouette dans la vie, c'est l'incertitude de demain.

Je ne suis pas particulièrement excité à l'idée d'avoir à faire des choix, car finalement prendre une décision ne relève en rien de la magie de l'inconnu mais nécessite il est vrai une bonne dose de "j'assume donc je suis" puisque se retrouver face à une situation à choix multiple verra sa résolution dans notre capacité à rester maître de notre destin.

Fi du hasard, tout n'est qu'action.

Le frisson, le vrai, se trouve dans l'ignorance.

Une part d'inconnu indicible que nous ne pouvons maîtriser car il ne résulte certainement pas de nos actions quotidiennes mais bien du sens dans lequel la roue voilée de notre destin bancal va tourner.

J'aime l'idée de m'endormir, loin de ce que je vais vivre, me sentant pour une fois heureux d'être ignorant, car je sais qu'à mon réveil, tout ne sera que surprises.

Il ne me restera donc plus qu'à agir.

lundi 10 octobre 2011

People are Strange / The Doors



Il existe une loi immuable qui régit l'univers: Si un déglingué se balade en ville un samedi soir, dormez tranquilles, il sera pour ma pomme.

Pour commencer, établissons d'abord le contexte:

J'habite un immeuble propre, avec de la moquette sur les marches d'escaliers, un ascenseur  lumineux et (presque) fiable et deux digicodes pour rentrer.

Pour vous dire à quel point c'est sécurisé, je ne connais même pas mes propres digicodes vu que j'entre grâce à une espèce de bâton de miko en plastique noir accroché à mes clés. La torture serait donc totalement inutile puisque ne connaissant pas mes digicodes, je ne pourrais certainement pas permettre l'intrusion de terroristes internationaux, de serial killers ou de vendeurs de calendriers.

J'habite au sixième étage de mon immeuble et pour brouiller les pistes, sur ma porte il y a une plaque avec l'inscription "Yvonne M. Juriste"

C'est dire si il faut être motivé pour me retrouver...

Samedi dernier, j'étais tranquillement affalé installé chez moi à me regarder un programme quelconque.

Minuit.

On toque à ma porte.

Comme j'attendais Scarlett Johansson et qu'elle était en retard de 2 ans et demi, je suis allé ouvrir.

Pas de bol, ce n'est pas Scarlett, c'est un mec.

Et qui n'est pas un voisin, même pas de loin.

C'est un mec qui tient un casque de moto à la main, qui a un air paniqué à deux doigt du vraiment louche.

Lui: "Bonjour Monsieur, je suis en danger est-ce que vous pouvez m'aider, il faut que vous me cachiez"

Moi (surpris d'abord puis clairement opposé à sa proposition) "Ah ben qu'est-ce qu'il vous arrive"

Lui (regardant avec insistance le coin supérieur du mur. Ce qui est bizarre, puisqu'il n'y a absolument rien à part un coin.) : "Il m'arrive une embrouille, il faudrait que voous me laissiez entrer s'il vous plait, deux secondes, que je me cache".

(Cacher quelqu'un dans un 17m2 n'est pas chose aisée, donc je me met en tête de lui trouver une solution aléatoire, surtout que je veux bien parfois jouer les bons samaritains, mais il faut y mettre du sien et avoir l'air d'un échappé d'asile qui veut me sauter à la gorge pour me voler mes adidas superstar, ce n'est clairement pas y mettre du sien)

Moi: "Naoooon..."

Lui "s'il vous plait, je suis en danger."

Moi: "Ah ben non, le plus sage serait que vous alliez voir la police!"

Lui : "allez-y, aidez moi, vous êtes juriste."

Moi: "J'ai une tête à m'appeler Yvonne?"

Lui: "..."

Moi: "Non, le plus sage serait que vous alliez au commissariat ou que vous appeliez la Police si vous avez des ennuis. Il y a un commissariat rue Marcadet et un autre rue de Clignancourt"

Lui: "Comment vous savez ça, vous êtes de la Police?"

Moi: "Non"

Lui: "Si"

Moi: "Re-Non"

Lui "Ah ben comment vous le savez alors?"

Moi: "J'habite dans le quartier."

Lui "Ah"

Moi: "Vous voulez que j'appelle la police pour vous?"

Lui: "Oh Oui, s'il vous plait!"

Moi: "Ok, mais alors il faut me dire ce qu'il se passe, que je sache quoi raconter à la maréchaussée." (si, si, j'emploie parfois le terme Maréchaussée, il m'amuse beaucoup.)

Lui: "Non, mais bon, il y a un gros mic-mac"

Moi: "Ah ben vous savez, je peux pas appeler la police en leur demandant de venir tout de suite parce qu'il y a un gros mic-mac, ils risquent de pas aimer des masses et de ne pas nous prendre totalement au sérieux."

Lui: "Non mais vraiment cachez moi!"

Moi: "Naon!" (oui, je me fais insistant pour lui montrer que je ne suis pas un faible samaritain, je suis un samaritain qui n'est pas complètement con.)

Après, il m'a demandé un verre d'eau qu'il a tenu longtemps, m'a encore demandé de l'aider, s'il vous plait, je lui ai re-conseillé d'aller voir les képis et il est parti en me rendant mon verre d'eau qu'il n'avait pas bu (dommage pour les empreintes ADN, mais ça devrait être suffisant pour les empreintes digitales...)

J'étais content de moi, fier de ne pas avoir cédé à la panique et d'avoir envoyé une victime potentielle vers son funeste sort.

Même pas peur, le Moyen.

J'ai fini mon film toutes lumières éteintes, caché sous mes draps en l'écoutant au casque.

Et pour être sûr de ne pas être repéré, j'ai retenu ma respiration pendant 2 petites heures...