Chaque jour une chanson que je partage avec vous amis lecteurs.
Une chanson en fonction de mon humeur ou de l'actualité du jour.
Une chanson pour danser, pleurer ou tout péter.
Une chanson pour aider à affronter la journée.
Vous commencez maintenant à connaître ma fascination quasi-maladive pour le bizarre, le décalé et l'étrange.
Chaque jour, à chaque coin de rue, je guette donc le moindre signe de mystère, de code secret et d'insolite.
J'ai donc voyagé par-delà les pays et les continents, j'ai croisé les mystères vaporeux de régions perdues et j'ai vu des miracles éphémères.
Tout ça, à Paris.
Dans le 18ème arrondissement.
Le 18ème, visiblement, ça défonce Bugarach au niveau ésotérique.
On y croise des mages et des marabouts, des voyants et des sorciers vaudou.
Sorcellerie d'un autre âge, peut-être, mais sorcellerie en phase avec son époque.
Magiciens et Chamanes font donc de la publicité pour leurs dons qui font revenir les amours comme le chien après son maître, aident à passer le permis de conduire, rendent riche et en bonne santé.
Des petits bouts de papier colorés, à l'orthographe hésitante, la syntaxe improbable et à la typographie bancale, mais que j'adore car ils sont un peu de fantaisie et d'abracadabra dans des journées qui manquent singulièrement de fantastique.
Des petits bouts de papier que je collectionne donc chaque jour.
Et je me suis dit que plutôt de les laisser s'entasser tristement dans une boîte à chaussure, j'allais partager ma collection.
J'ai donc ouvert un tumblr (un petit site comme un blog qui permet de partager des images, des vidéos ou des petits textes.) consacré uniquement à ces petits bouts de papier magiques (et tout autre genre de publicités pour des Mages, Somnambules, Voyants et Marabouts...) que vous pourrez retrouver ici :
Et comme j'ai traversé des mondes mystérieux, croisé des Mages et des Magicien dans le 18ème, décodé leurs alchimies et qu'ils m'ont un peu transmis de leur pouvoir, je laisse ma publicité magique agir sur vous...
Souvenons-nous donc, j'aimerais être aventurier, un découvreur de trésor, un craqueur de codes, Sherlock Holmes et Indiana Jones, un astronaute, un tigre, un mage, avoir une boîte-mystère pleine de trucs magiques que je n'ouvrirai jamais, résoudre des enquêtes, trouver une carte au trésor et un bateau de pirates, être un espion et boire des vodkas martini (au shaker, pas à la cuillère...) (mais si, rappelez-vous en cliquant...)
Bref, j'ai surtout envie de m'amuser parce que c'est à ça que sert la vie après tout.
Et la vie, en bonne farceuse, m'a offert sur un plateau une occasion en or de m'amuser.
1,4 Milliards de SMS échangés pour le nouvel an en France.
Et l'un d'eux s'est égaré, seul, affolé au milieu des 0 et des 1 et s'est réfugié chez moi.
J'ai reçu un message de bonne année d'une personne que je ne connaissais pas.
Scarlett?
Vous me connaissez, farceur et aventurier comme je suis, j'ai aussitôt senti l'appel du mystère et de la passion folle et prenant mon courage et mon téléphone à deux mains, j'ai répondu pour connaître l'identité de mon mystérieux souhaiteur de bonne année.
Un mystère de plus à résoudre, un secret à dévoiler, une identité à percer. Une infinité de possibilités devant moi.
Mais je ne suis pas homme à me laisser impressionner par la difficulté et c'est donc par écrit que j'ai décidé de résoudre cette énigme qui ne pouvait rester sans réponse:
Qui?
Vous trouverez ci-dessous la sobre missive -envoyée en une seule fois s'il vous plait- que j'ai modestement écrite pour entamer l'année de la plus belle des manières.
Avec une enquête...
(j'ai volontairement biffé le numéro du correspondant mystère afin que vous, petits fripons, n'alliez pas harceler celle -ou celui, si mon karma veut faire des blagues dès la première minute de l'année- que la vie a mise sur mon chemin...)
Ce qu'il y a de forcément bien dans la vie, ce sont ses mystères.
Et toutes les choses secrètes et étranges qui arrivent chaque jour.
Chaque jour, des codes sont décodés, des portes dérobées sont ouvertes, des indices apparaissent et d'autre disparaissent et des secrets sont dévoilés.
Mais le 16 juin dernier, on a battu un record. Un truc à intriguer Fox Mulder.
Le 16 juin dernier, sur la base aérienne de Vandenberg, en Californie, le X-37B, un avion militaire automatisé top secret de l'US Air Force se posait après un vol orbital de 15 mois.
Hop, la vidéo très "X-Files" de l'atterrissage de l'engin:
15 mois que cette mini-navette spatiale robotisée de 10 mètres de long tournait autour de la Terre pour une mission classée secret-défense.
Selon certains spécialistes, cet engin avait pour mission d'espionner Tiangong, la station spatiale chinoise, de réparer des Satellites américain ou de saboter des satellites étranger, de photographier des installations militaires chinoises ou Nord-Coréennes, ou alors se résumait à un simple test d'endurance pour un engin visant à combler le vide laissé par la mise à la retraite de la navette spatiale.
Et ainsi, des prototypes top-secret continuent d'être envoyés dans les cieux, près de 65 ans après que Chuck Yeager ait franchi le mur du son à Edwards, en Californie, à bord du Bell X-1.
Et ainsi, l'espace reste l'ultime frontière, celle de l'exploration absolue, du mystère, de Star Trek et de l'inconnu.
Le X-37B est prévu pour re-décoller cet automne.
Quand je rentrerai à mon appartement la nuit, je regarderai quand même au-dessus de moi, histoire de m'assurer que je ne suis pas suivi depuis l'espace...
Hop, un lien là pour les anglophones qui voudraient en savoir plus...
Le Web est un gigantesque terrain de jeux qui ne demande qu'à être exploré.
Prenez cette formidable chanson de K'Naan, rappeur Canado-Somalien, par exemple.
Bien qu'elle soit visible sur la plateforme de youtube, elle n'y est pas répertoriée.
C'est en suivant une suite de liens divers et (évidemment) alambiqués que je suis tombé dessus, de manière totalement fortuite.
La seule manière de pouvoir l'écouter est donc de tomber dessus par hasard et je trouve ça formidable.
Car dans mon obsession pour le caché, le bizarre, le secret et le mystère, j'ai trouvé aujourd'hui une bien jolie récompense.
Avec une chanson qui vous incite à explorer les jungles peuplées de tigres de bengale encore plus profondément, sans vous retourner, parce que vous n'avez rien à perdre.
Certaines personnes ont d'ailleurs tellement bien compris ce principe qu'elles ont transformé le réseau en véritable chasse au trésor pour remettre au goût du jour les fameuses "hidden tracks" , ces chansons cachées qui n'apparaissaient que si on laissait tourner le CD pendant de longue minutes sans l'arrêter.
Une plage supplémentaire apparaissait alors, dévoilant une chanson-mystère qui n'apparaissait pas sur le track-listing de l'album.
Un jour d'ailleurs, je vous ferais un sujet sur mes hidden tracks préférées, les plus surprenantes, les plus invraisemblables ou dures à trouver...
Comme vous le savez, je suis un amateur de mystères, de découvertes et de choses étranges.
Hier, je suis allé manger dans un formidable petit restaurant chinois dans le XIXème arrondissement.
Les gens étaient gentils, la musique agréable et les menus vraiment pas chers donc j'ai poussé la porte, demandé une table et je me suis assis.
Mon père ne m'a pas transmis qu'un goût musical exquis ou une promesse de calvitie ravageuse, il m'a aussi appris à être curieux à propos des vins et à les aimer.
Ces Bordeaux sombres et souples ronds en bouche et légers comme des bulles de savon malgré des teintes de velours, les vins d'Alsace avec leurs essences subtiles, les Côtes du Rhône aux parfums qui semblent venir d'Asie ou d'Orient, les vins de Loire au goût clair, les rouges, les blancs, les vieux et tannés par le bois, les jeunes qui rafraîchissent avec leurs insolentes notes vertes ou les grands crus anciens qui ne demandent qu'à être invités à table pour vous raconter une histoire...
Machinalement, j'ouvre donc la carte des vins de ce petit restaurant chinois du XIXème qui ne servait ni bouillabaisse, ni viandes grillées mais des nems formidables et des plats de boeuf au saté divins.
Par pure curiosité évidemment, je tiens à préciser...
Et là, je fais une découverte extraordinaire.
Des St Emilion grands crus, des vins de 1974, des Mouton Rothschild, des Châteauneuf du Pape 1986, des bourgognes Millésimés...
5 pages de cet acabit.
Je n'en croyais pas mes yeux de voir un restaurant de nouilles vapeur proposer la carte du Crillon.
A mon retour, sans avoir rien bu que de l'eau, sobre comme un chameau sauvage que je suis (et préférant imaginer les notes fruitées qui devaient sonner à chaque ouverture de bouchon plutôt que frustrer mes sens à ne choisir qu'une bouteille parmi les pages de découvertes formidables que me promettait la carte plastifiée d'un restaurant chinois du XIXème arrondissement...) j'ai demandé à la personne qui s'occupait de la formation pour laquelle je me déplaçait dans le XIXème si il connaissait la carte des vins de ce restaurant.
Et là, il m'a raconté une histoire incroyable.
En rachetant l'endroit, les actuels propriétaires décidèrent de faire des travaux dans les caves.
Et en rangeant un énorme tas de cageots poussiéreux, ils sont tombés sur un passage dans un des murs.
Et derrière, des milliers de bouteilles.
Une collection complète de grands crus hors d'âge qui sommeillaient tranquillement, attendant d'être invités à table pour raconter leurs histoires.
Ils les ont donc mis sur leur carte, à des prix défiant toute concurrence, ignorant la valeur des pépites qu'ils avaient entre la main.
Bientôt, tout le quartier fut au courant, au point que les propriétaires se demandaient pourquoi les gens venaient pour boire et pas pour manger.
Ensuite, ils ont petit à petit découvert quels secrets renfermaient leurs bouteilles et ont alignés certains de leurs prix.
Il existe donc encore des trésors enfouis sous terre qui attendent d'être déterrés.
Comme des bouteilles de vins oubliées.
Pour tout un quartier, le trésor était donc la joie de déguster tranquillement un verre de vin rare dans un cadre les ramenant directement sur les rives du Yang-Tsé Kiang, en regardant passer des jonques au milieu des fumeries d'opium et en oubliant que demain, il faudra repartir dans une jungle sans tigres du Bengale...
Maintenant, imaginez-vous sur les rives du Fleuve Bleu, cerné par la jungle aux tigres avec un verre de Médoc pourpre dans la main..
Dans maintenant deux semaines, je serai en Ecosse à me perdre dans les Landes désolées et les Pubs centenaires et je crois que je devrais trouver mon compte de grands espaces.
Alors évidemment, je vais essayer de ne pas me perdre vraiment, vu que j'aurai un avion à prendre pour rentrer (encore que, se perdre vraiment est peut-être une bonne idée) et que se perdre dans la lande signifie souvent rencontrer la faune locale, passer des nuits humides sans un whisky à l'horizon pour se réchauffer et entendre le plongeon d'un monstre millénaire qui sillonne les eaux noires et sans fonds de Lochs mystérieux. (je suis certain qu'un monstre millénaire fait plus qu'un banal "plouf". Un monstre millénaire, ça fait des vagues et un boucan du tonnerre qui court sur la lande et fait frémir les écossais réfugiés dans un pub perdu dans le brouillard.)
Je sais, dit comme ça, ça fait vachement envie et je me risquerai peut-être à m'égarer pour de bon près du mur d'Hadrien ou au sommet d'un mont brumeux surplombant une vallée perdue car ce que je trouve beau dans les voyages n'est pas forcément de voir l'exceptionnel, mais de vivre l'imprévu.
Demander mon chemin à un vieux qui ne parle que Gaélique.
Goûter une eau-de-feu au goût de tourbe et de pluie.
Porter un kilt en public.
Assister à un match de rugby sur un terrain improvisé, sous un ciel de cendre et fêter les vainqueurs et inviter les perdants à boire une bière.
Chercher un port de pêche d'où partaient les baleiniers pour entendre des histoires sur des monstres marins et des baleines aux dimensions d'un île.
Chercher cette fameuse baleine.
Essayer la cornemuse sans avoir l'air d'avoir escaladé le Mont Blanc en courant.
Voyager dans un fourgon postal pour voir des paysages, discuter avec un facteur local et ne pas avoir d'horaire pour arriver à destination.
(concernant cette histoire de kilt, oubliez les photos, il n'y en aura pas. C'est aussi valable pour la cornemuse.)
Et sur cette terre de légendes et d'histoires, je compte bien tout faire pour creuser un peu plus que ce que les routes ont à m'offrir.
Et admirer l'océan, où dorment encore des marins perdus.
Hier, la NASA a décidé d'abandonner tout espoir de reprendre un jour la communication avec Spirit Rover sur Mars.
Spirit Rover est un petit robot envoyé par la NASA qui s'est posé le 4 janvier 2004 sur le planète rouge et qui ressemble un petit peu à Wall-E, le robot émotif des génies géniaux de pixar.
Spirit pèse 185 kilos et se déplace sur 6 roues grâce à l'énergie électrique fournie par ses magnifiques panneaux solaires bleus. Il emporte sur son dos tout un tas d'accessoires pour l'aider à survivre dans la contrée hostile du cratère de Gusev, lieu de son atterrissage:
-trois paires de caméras utilisées pour la navigation.
-une caméra panoramique située sur un mat à 1,5 mètre de hauteur.
-un outil pour abraser la surface des roches porté par un bras articulé sur lequel se trouvent également un spectromètre à rayons X (pour déterminer la structure des matériaux), un spectromètre Mössbauer (pour déterminer le degré d'oxydation des matériaux -et rechercher par exemple du fer-) et une caméra microscope.
-Un spectromètre infrarouge est utilisé pour l'analyse des roches et de l'atmosphère.
En touchant le sol martien, Spirit avait une mission planifiée sur 90 jours.
90 jours sur une planète étrangère, à des millions de kilomètres de la Terre, c'est beaucoup pour un petit robot.
Il devait visiter les déserts désolés et hostiles de la planète, prendre des photographies régulièrement pour donner des nouvelles à la famille, prendre des échantillons et les analyser tout en se déplaçant sur ses 6 petites roues afin de donner un maximum d'information.
Il était prévu qu'il se déplace sur environ 1km...
Le 1er mai 2009 (5 ans, 3 mois et 27 jours après le début de la mission. 21,6 fois le temps initialement prévu.) Spirit se retrouve coincé dans une zone où le terrain est plus meuble.
(il s'ensable sottement comme un abruti concurrent du Paris-Dakar)
La NASA décide de le reprogrammer afin qu'il analyse son environnement direct le temps qu'il trouve un moyen de se dégager.
Il continue vaillamment d'envoyer des informations, des photos, des vidéos, des analyses de sol et des nouvelles à la famille. Le moral est bon, il va bien.
Pendant 8 mois, les ingénieurs au sol vont élaborer des simulations à partir des données envoyées par Spirit pour essayer de trouver des stratégies afin de le dégager.
Le 26 Janvier 2010, (6 ans et 22 jours après le début de la mission, 24,6 fois le temps initialement prévu.) la NASA annonce que Spirit est définitivement coincé et décide de le qualifier de «station de recherche stationnaire»
Spirit accepte sans broncher, après tout on pense encore à lui et le moral est toujours bon même si il pense parfois à une bonne douche et un rasoir. (Mais dans son malheur, au moins il ne connait pas l'existence de Justin Bieber...)
Le 22 Mars 2010 (6 ans, 2 mois et 19 jours après le début de la mission) toute communication entre Spirit et la Terre est coupée.
Ils vont tenter de renouer le contact jusqu'au 25 Mars 2011.
Le 25 Mars 2011, la NASA annonce donc avoir définitivement perdu Spirit.
Les terribles hivers martiens auront certainement eu raison de son courage et de son coeur de silicium.
Il a tenu 6 ans, 2 mois et 19 jours au lieu des 90 jours prévus.
Il a parcouru plus de 7,7 km sur Mars au lieu du km prévu.
Alors ça m'a ému quand j'ai entendu qu'il allait rester tout seul là-haut pour toujours.
Ma passion dévorante (monomaniaque diraient certains, mais je ne vois vraiment pas de quoi ils parlent.) pour le mystère et le décalé me pousse à collectionner les petites annonces que des marabouts-de-ficelle escrocs généreux de proposer leurs dons aux parisiens nous tendent aux sorties de métro dans le XVIIIème arrondissement.
Généralement, il s'agit de bouts de papier nous promettant chance, réussite, fortune et retour de l'être aimé comme un chien derrière son maître. Le nom du grand mage n'est jamais le même: cheikh Mamadou, Monsieur Sakho, Monsieur Dide, Professeur Bengali, Professeur Mohammed Aly... mais la photo ne change pas, ce qui prouve les pouvoirs de duplication et d'ubiquité de notre Ali Baba Barbésien et de Porte de Clignancourt.
Du coup, je ne peux m'empêcher un rictus de compassion lorsque l'un de ces diseurs de bonne aventure, décrypteurs de sachets de thé, entrailles de poulets ou marcs de café et autres décodeurs des astres se plante méchamment dans des prédictions à la précision atomique mais à la fiabilité soviétique.
Souvenez-vous lorsque ce malheureux Paco Rabanne avait sous-estimé la fiabilité de l'aérospatiale russe et nous avait promis une apocalypse de fer et de feu au pied de la Tour Eiffel à cause de la chute de la station Mir (qui avait passé de justesse le contrôle technique, il faut bien l'avouer) provoquée par l'éclipse totale de soleil du 11 août 1999.
Et bien depuis quelques jours, je me suis pris de pitié pour cette pauvre charlatane Elizabeth Teissier, qui vient de vivre son éclipse à elle.
Mais il faut dire que la malheureuse cumule et que sa vision astrologique doit être légèrement faussée ou floue (ou alors elle ne doit rien connaître au foot ou être sacrément blagueuse) puisqu'elle nous avait déjà prédit la victoire de l'équipe de France à l'Euro 2008 (elle sous-estime légèrement la capacité légendaire des bleus à produire un jeu d'une qualité navrante, tout comme Paco sous-estimait la fiabilité des ingénieurs russes à construire des choses qui marchent et ne tombent pas en pluie incandescente sur le champ-de-mars.)
Je rappelle que cette fantastique équipe de bras cassés gérée par un baltringue fan d'Astrologie -houlà, un pas que je ne franchirai pas- avait été éliminée au premier tour, après avoir fait 0-0 contre la Roumanie, prit une méchante déculottée 4-1 contre les Pays-bas et mangé un vieux 2-0 contre l'Italie.
Comme vous savez compter, vous remarquerez qu'ils n'ont marqué qu'un seul but en trois match et en ont pris 6, aidés certainement par le pouvoir protecteur de Zaza (vous permettez que je vous appelle Zaza, madame?)
Comme le fait de prédire des choses aussi improbables qu'une victoire des bleus ou Steevie Boulay accueilli à l'Académie Française ne lui fait pas peur, ma chère Zaza a remis ça dernièrement et pas de bol, elle a sous-estimé méchamment l'effet néfaste que pouvait avoir la présence d'une jeune femme faisant le ménage dans la chambre d'hôtel d'un directeur du FMI.
(je me rends compte que les astrologues sous-estiment beaucoup de choses, sauf leur capacité à être ridicule quand il le faut.)
Dans ses prévisions du 29 janvier 2010, elle avait annoncé à la cantonade "une année géniale" pour Dominique Strauss-Kahn.
Oui, oui, une "année géniale". Pas une année riche en évènements ou une année mouvementée, auquel cas cette filoute aurait pu jouer sur les mots.
Non, une année géniale.
(Mais faut dire, elle a pas de bol, la Roche Tarpeienne est proche du Capitole et ça, ça veut tout dire et elle ne pouvait pas le prévoir après tout...)
Là, les étoiles vont devoir sortir le grand jeu parce que je crains qu'il y ait un gros handicap à rattraper si il veut voir son année passer du statut de "épouvantable et cauchemardesque, ferait passer les 27 années de Nelson Mandela à Robben Island pour des vacances dans les atolls des mers lointaines et transparentes" au statut de "géniale".
(et dire que je me plains parfois de la roue cosmique voilée de mon destin farceur...)
De là à le voir président de la république, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement.
Du coup, les étoiles, je les regarde et je n'y cherche pas mon avenir.
Je n'y cherche que la joie de les voir briller.
Je dois avouer que mon quotidien, d'habitude plutôt routinier (mais sympathique, attention) et sans histoires (mais bigrement intéressant quand même) me réserve parfois des surprises.
Souvenez-vous, il y a quelques semaines, ici-même, une étrange personne faisait son apparition. Une ombre. Un murmure. Un mystère.
Une personne, cachée sous l'identité du Schtroumpf Grogonon (oui, ben je sais mais c'est pas moi qui ai choisi cette double identité, moi j'aurais pris Batman -ou Catwoman si j'étais une fille, Michelle Pfeiffer me fait toujours de l'effet avec son "miaou"-) faisait irruption, telle une némésis, dans ma vie et sur mon blog (le résumé de l'épisode précédent se trouve ici: CLIC)
Quelques semaines plus tard, disais-je donc, ma némésis (comment ne pas comprendre que Grognon de peyo, le Schtroumpf le plus râleur de l'univers est le versant diabolique, l'opposé -et pourtant tellement complémentaire- de ce jovialo-drôle Moyenman, le moyen-héros qui ne râle (presque) jamais. Ou alors moyennement.)
Ma némésis, disais-je donc plein d'entrain, refait donc son apparition dans ma vie (qui commence de plus en plus à ressembler à un comic-book, c'est classe... et attendez que je trouve un associé à la Robin et une Lois lane, vous allez voir, ça va claquer! )
Ma vie ressemble à un comic-book?
ça pourrait ressembler à des cases comme ça alors:
Au départ un garçon normal qui prend soudainement une double identité afin de sauver (modestement) la journée des gens en leur apportant du bonheur musical (oui, j'ai bien dit modestement...)
Et un jour une ombre... Un Mystère...
Un mystère qui est revenu vers moi il y a quelques jours par le biais d'un mail.
Un mail que je vais de ce pas partager avec vous petits chenapans chanceux...
(et Grognon, estimes-toi heureux que je n'ai pas mis ce mail sur lachansonpourrie de cette ordure de Moyenbad parce qu'il y en a quand même une ou deux qui le méritaient... = )
Bon, c'est parti, ça commence là:
(Mail que je voulais t'envoyer juste avant ton anniversaire mais que j'ai terminé d'écrire seulement hier.... Alors, le voici pour tes 30 ans, 1 mois et 1 jour....) (Comme je te connais surtout par ton blog, j'ai préféré écrire ce mail à la manière de ton blog. J'espère que tu apprécieras...)
Quelques jours après l’anniversaire de lachansondujour, et quelques jours avant l’anniversaire de son auteur, le grand, l’unique, le vrai Moyenman, une question s'est posée à moi avec beaucoup de force : mais qui est Moyenman ? Il tient un blog, où il parle beaucoup de musique, et un peu de lui. Mais qui est-il ré-el-le-ment ?
Je suis donc partie sur sa trace. Qu'est-ce que son blog allait me révéler de lui ?
Tout d’abord, qui est Moyenman ?
Fils de Gaston et de MTA, et frère de Caro-Magnonne.
Papa Gaston, il aime la musique : quand il va voir BB King, « son idole », il a « un gros sourire ». Supergaston était (est toujours, d’ailleurs…) un « père posé sur ce truc qui habille les courageux : la confiance ».
MTA, c’est sa mère. « C'est avec elle qu [‘il a] eu du courage, qu [‘il a] eu peur (un peu) et surtout qu [‘il a] senti qu'il ne pouvait rien [lui]arriver ».
Caro-magnonne, c’est « une grande soeur nucléaire qu[‘il] adore ». Les relations entre les deux ? « Ca vanne souvent, ça rigole constamment, des fois, ça pète mais ça finit toujours avec une bonne musique qui fait bouger les cheveux ».
En gros, c’est « une enfance tranquille dans une petite ville toute calme ». Il « est blanc », il a eu « des parents extras » qui « ne l’ont pas battu » et il a fait, dans sa jeunesse, « un petit boulot de caissier pour des vieux et des bourrés à Nancy ». Donc, en fait, « tout l'attirail pour devenir une vraie Superstar du rock » !!!
Sa famille, ce sont aussi ses amis. Il a « des amis plaqués or ». « Pas des amis sympa avec lesquels on rigole et tout. Non, des amis qui sauvent la vie, qui la rendent plus belle et qui lui donnent bon goût ».
Avec une famille et des amis comme ça, la barre est haute, très haute. Moyenman, faut assurer.... C'est pas facile, ça demande un peu de travail, mais ça permet de s'envoler haut, très haut....
Comment se définit-il ?
Physiquement, avec un « souffle au coeur, [des] dents pourries, [un] dos tordu, [des] faiblesses, [des] tares, [des] angoisses, [des] déceptions et [des] tristesses passagères ». Intellectuellement, il « admire les gens intelligents ». il pense savoir qu’il n’est « pas non plus très intelligent » mais qu’il est « surtout très paresseux ». « Mais assez curieux et sensible pour comprendre quelques trucs ». Pour lui, « on est tous des musiciens ratés. C'est pour ça que la musique, personnellement, [il] l'écoute, [il] n'en fait pas... ».
Euh, il aurait pas un paquet de complexes ???? Parce que je ne connais personne qui n'ait pas des faiblesses, des tares, et des angoisses, mais je connais peu de personnes qui arrivent à partager autant que lui : ses doutes, certes, mais aussi son amour pour la musique. Et là, forcément, il faut de l'humilité mais surtout beaucoup d'intelligence....
Ses goûts musicaux ?
Un peu de tout. Il aime le « bon rap old school qui fout la patate et allume le dancefloor ». Il lui « arrive d'écouter du Rockèneroll moderne » et il lui « arrive même d'en aimer ». Il « n'écoute pas trop de trucs récents, c'est vrai. Mais c'est pas par snobisme, c'est par ignorance ». Mais il « aime aussi écouter des chansons romantiques et [il n’a] pas peur de passer pour une lopette. Il « aime [aussi] les crooners et [il n’a] pas peur de passer pour un has-been ».
Bref, Moyenman, c'est quelqu'un d'ouvert, qui ne se cantonne pas à un genre musical, ni même à ce qu'il connait, mais qui va vers les autres, vers l'inconnu, quoi !
Quel genre de chanson aime-t-il ?
« Une chanson pour crier (ou roter) sa liberté bordel à dutre ».
Ca, ça me plait bien comme définition !!!
Son but dans la vie ?
« devenir un fugitif moi aussi et m'arracher pour réussir ».
Qu’est-ce qu’il aime faire ?
« Pousser les meubles et le volume à 11 (encore), bouger les cheveux et le dutre et passer un dimanche de rockeurs joyeux. Et « une guitare bien excitée avec une batterie qui casse les murs, [lui] ça [lui] fait plaisir ». C’est tout simple.
A-t-il réussi sa vie ?
« pas de Ray-Ban ni de Rolex, pas de voiture, pas d'appartement, pas de blonde, pas de platines, pas de skis, pas d'avenir, pas de costard ».
Pas d'avenir ??? La dépression commence à le guetter, mais la musique l'en sortira...
En fait, en plus d’être musico-cinémo-sonomo-maniaque, Moyenman est un vrai philosophe… « même si je rencontre la tempête, je ne m'écarte pas de mon chemin car je crois en mon destin ».
Pour les trente prochaines années, Moyen, ne change pas (ou, en tout cas, pas trop), partage toujours avec nous tes coups de cœur, et surtout continue ta route, la tienne, pas celle qu'on voudrait t'imposer.
Vous comprendrez chers amis, l'état de dubitativitée (si, ça existe!) dans lequel je me suis perplexement plongé (si, ça se dit aussi)
Un message comme ça, c'est gentil, c'est évident. C'est vraiment sympa.
Mais en même temps, j'ai l'impression d'être Kayser Sôze avec mon portrait refait entièrement à partir de textes que j'avais écrits et dont j'avais totalement oublié l'existence...
C'est un vrai travail Indiana Jonesque qui a eu lieu ici et je dois reconnaitre que je suis autant touché que curieux...
Non parce que là, Grognon, dans mon Comic-Book de ma vie, soit vous êtes ce personnage:
et vous avez de la chance (et moi aussi, c'est évident) (bon, pour les novices, c'est évidemment la terrible Mary-Jane Watson, l'amour de Peter Parker, enfin Spider-Man, vous suivez? qui se fait connaître dans le comic avec cette phrase culte.)
Soit vous êtes réellement ma némésis et vous êtes lui:
Enfin, là on voit pas bien, il est derrière superman, c'est lui aussi:
Avant de sentir votre courroux sur ma gueule, mettons-nous d'accord, Grognon.
Je ne vous compare pas à un monstre extra-terrestre indestructible et foutrement moche, mais je parle comics-ment (ruquier d'or!) de ma vie de moyen-héros et donc des rencontres plus ou moins sympas que peut faire un moyen-héros.
Grognon, tu es dans les sympas. Sérieux.
Mais ton nom colle la chair de moule comme Doomsday, créature extra-terrestre, donc, mais surtout la seule entité qui a été capable de tuer Superman. C'est dire si Doomsday est balèze et terrifiant...)
Voilà donc comment ma vie pourtant, banale (mais bigrement chouette), routinière (mais jamais chiante) prend un tour mystérieux grâce à des gens qui s'amusent autant que moi.
Grognon, cette chanson vous est dédicacée.
(ça vient de ce génialement génialesque film "Yes Man" avec ce génie génial de Jim Carrey que je surkiffe et ûber-kiffe et auto-kiffe et cette jolie Zooey Deschanel qui pousse joliment la chansonette.
Grognon, WHO ARE YOU ?
Le 29 aout, je serais au baron Samedi, 12 rue des Goncourts, Paris 11ème.
J'étais assis à mon bureau, en train d'enquéter sur sur une affaire qui prenait tout mon temps. Une histoire de tube rock'n rollesque samplé par un gangster qui se faisait appelé puf papa. Un truc sordide. Beaucoup étaient restés sur le carreau dans cette histoire et je sentais que ça risquait de mal finir pour moi. Surtout que cette brune fatale (initiales S.J.) aux jambes de 12km et au corps à damner un dalai-lama me semblait bien suspecte. Mais vraiment, quelles jambes! (rasade de whisky)
Et alors que je m'apprètais à tout lacher pour recommencer ma vie comme fabriquant de meuble, la providence (ou plutôt le courrier électronique) cogna à mon PC.
Une lettre anonyme.
Un courrier d'un(e) certain(e) Grognon de Peyo (un code, ça, peut-être un(e) nain(e) couvert(e) d'hématomes...)
Et si il y a un truc que j'adore particulièrement, c'est les mystères, les enquètes, les choses étranges et qui sortent de l'ordinaire. Tout ce qui n'est pas banal. Et là, j'avoue que je suis servi!
En tout cas, Grognon de Peyo, imaginaire ou pas, canular ou vrai mystère mysterieux(-se) vous avez titillé ma curiosité et mis mon imagination en ébullition...
Alors je vais commencer mon enquête afin de découvrir l'identité de ce(tte) mystérieux(-se) admirateur (-trice) (mais comme je suis aussi bon enquêteur qu'Arnaud Boetsch est bon en tennis, ça risque de prendre quelques années...)
Et chèr(e) Schtroumpf(ette) grognon(ne), quelques indices seront le bienvenue...
(vous êtes Scarlett Johansson? Kate Winslet? Natalie Portman? Eva Mendes? classe... et on se connait d'où?)
A vous la parole (et merci pour le texte et la fidélité à mon blog!)
Thierry,
Puisque finalement l'anniversaire de la chansondujourdemoyenman dure toujours, je t'envoie ma petite contribution. Si tu as envie de la publier.... ne t'en prive surtout pas ! ;-))
Je n'ai pas ton adresse email, voilà pourquoi c'est par Facebook.... Et, même si tu me connais, je préfère rester anonyme sur ton blog.... ;-)
Voici donc mon texte.
Je me suis dit que, finalement, j'allais envoyer ma petite contribution à Moyenman. Eh oui, je sais, je suis bien en retard, mais j'ai pensé le faire, puis après j'avais plus envie, puis si, puis non.... enfin, vous voyez le truc.... procrastination et cie..... et finalement, bah je me lance !
Je suis le blog de Moyenman depuis quelque temps, pas très longtemps, c'est vrai, mais très régulièrement (merci Google reader).... et en plus j'apprécie. J'y connais pas grand chose en musique, faut dire. Seulement les classiques du rock et de la variété française. Alors, au moins, avec le blog de Moyenman, eh ben j'ai l'impression d'étendre un peu ma culture.... J'adore pas la soul.... mais quand c'est Moyenman qui fait découvrir, ça passe tout de suite mieux....
Bref, je ne suis pas une fan, mais on commence à s'en rapprocher.... (En fait je ne suis juste pas fan quand, dans la vidéo de la chansondujour, c'est marqué "Nous sommes désolés mais le contenu de la vidéo n'est pas disponible dans votre pays". J'en hurlerais.... je crois que je commence à être addict....)
Passons maintenant à la chanson.... Après avoir hésité bien longtemps pour savoir laquelle choisir, j'ai finalement pensé à Hugues Aufray.... Ce n'est pas mon premier souvenir de chanson, loin de là.... Mais c'est en l'écoutant que, pour la première fois, j'ai compris que les chansons pouvaient être autre chose que du 'padi-padam-pouff-pouff', et qu'on pouvait même faire passer des messages avec. Un merci -bien tardif- à la personne qui me l'a fait découvrir.... ;-)
Chèr(e)Grognon de Peyo qui me cache son identité (houlà que de mystères!!!) il est assez dingue que vous ayez choisis cette chanson particulièrement puisque je la braillait à tue-tête quand j'étais gosse avec mes parents et la caro-magnonne...
Maman, c'est toi?
Un(e) fan(e) Mystère... Moyenman sera-t-il le premier John Lennon du web???? mon adresse mail c'est thierry.ast@voila.fr je sais je suis un dingue de laisser mes coordonnées perso à des gens mystérieux... quel mystère!!)