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lundi 19 décembre 2011

Stop Talking About Comics (Or I'll Kill You) / Ookla The Mok



 A force de traîner régulièrement sur ces pages, vous devez maintenant être au courant: J'aime les histoires de supers-héros.
Pas tellement pour leurs attributs vestimentaires à bases de collants colorés et de slips blindés portés au-dessus du pantalon, mais plutôt parce que outre le fait de faire partie intégrante d'une pop-culture colorée et divertissante, ils représentent (un peu) l'équivalent des héros antiques qui affrontaient des Dieux et des Titans pour avoir la privilège de rouler des pelles à la beauté du village/île/Olympe (au choix)

J'aime donc ces petits fascicules colorés (avec une préférence pour les périodes plus anciennes, des années 50 aux années 80) pleines de bourres-pifs, de costumes rigolos et de moments héroïques. J'aime Jack Kirby, Mike Mignola, Mike Allred, Chris Claremont et John Byrne et plein d'autres artistes qui, par leur talent, on su transcender leur médium pour faire de la Bande Dessinée américaine un art qui peut être exposé sérieusement.
J'ai même accroché fièrement certaines pièces de ma collection à mon mur, comme des oeuvres d'art que l'on peut embarquer et lire tranquillement aux toilettes.

Marvel Tales #98: The Night Gwen Stacy Died
Reprint du Fameux Amazing Spider-Man #121 (qui coûte un rein maintenant) où Gwen Stacy, l'amoureuse de Spider-Man, est odieusement tuée par le Bouffon Vert.
 
Weird Science #15 Un vieux EC Comics plein de voyages dans le temps, de héros et de dinosaures. Beau, quoi.
Superman (vol. 2) #75 LE numéro le plus mythique de l'histoire des comics. La mort de Superman sous les assauts de Doomsday, créature moche et forte. Encore scellé dans son emballage d'origine, avec tous les accessoires livrés à l'époque dont un très ringard brassard noir.
J'ai arnaqué un vieux bouquiniste à Paris pour le récupérer à un prix inférieur à un repas des restos du coeur. Je suis le mal et j'aime ça.

 Et j'en ai encore plein d'autres, comme des vieux Fantastic Four dessinés par le King Jack Kirby:


Des X-Men légendaires (dont le numéro où Magnéto, l'ennemi le plus féroce des X-Men -vous le connaissez si vous avez vu les films- qui, dans un élan de vénéritude absolue, retire l'adamantium -le métal indestructible qui recouvre les os du mutant griffu- du squelette de Wolverine et le laisse pour mort. Sauvagerie.)
 La couv' là:


Et puis mon ami Loic, revenant d'un voyage à New-York, m'a offert ceci, pour agrémenter ma collection:



De là est venu une idée toute simple. Amis, famille, lecteurs de passage, j'en appelle à vous.
Que vous soyez à New-York, Brooklyn, Los Angeles, Toul ou au fond d'une jungle, au Canada ou en Australie, si vous voyez passer un comic que vous trouvez chouette, des vieux comics, des trucs tout récents, des trucs inconnus ou des blockbusters, pour une -petite- poignée de dollars, avec une jolie couverture, une chouette histoire et un personnage que je suis susceptible d'aimer, qu'il soit écrit en Anglais, Japonais ou Allemand, pensez à mon mur (Je donnerai mon adresse aux personnes qui en font la demande...)
Si vous voyez un Hellboy de Mignola, un Madman de Mike Allred, un Superman (mon personnage préféré) ou du Jack Kirby, dites-vous qu'il sera mieux sur le mur d'un appartement Parisien que dans ce vieux carton en train de prendre la flotte sur le trottoir de la brocante que vous êtes en train d'arpenter dans le froid.

Je posterai régulièrement les plus belles pièces ainsi que l'évolution (relative) de mon mur.

Et si vraiment vous êtes milliardaires, vous pouvez toujours m'envoyer ça:


Première apparition de Superman. 
Dernièrement, un exemplaire s'est adjugé pour 2,16 Millions de Dollars...




Je sais que cette passion pour les supers-héros peut virer à la relouterie absolue, surtout si on se met à faire le pointilleux concernant les artistes, mais lisez quelques-unes de ces histoires, de préférences celles éditées dans les années 60-70, et vous verrez que finalement, ce n'est pas si daubesque que ça...


lundi 1 août 2011

Where do the Children Play ? / Cat Stevens





Je n'aime pas les enfants.

Ou disons plutôt que je trouve les enfants bruyants, sales, parfois idiots et inutiles. (sauf une certaine Mona qui finira princesse face à son destin ou Marquise des Anges tellement elle est classe et canon.)

Les enfants ne font rien que chercher à se faire mal, se mettre des trucs dans le nez ou les oreilles pour voir comment ça fait, hurler, pleurer pour un rien et réclamer les trucs les plus farfelus à coup de colères rageuses.

Vous allez encore dire que je rouspète comme un vieil aigri, mais admettez qu'un trajet en TGV passe plus vite quand il n'y a personne en-dessous de 18 ans dans le wagon et que les métros, c'est plus sympa sans poussette.

(d'ailleurs je rouspète peut-être, mais n'empêche que j'aide toujours les gens à porter les poussettes dans les escaliers du métro vu qu'apparemment tout le monde fait semblant d'être en retard dès qu'il s'agit de rendre service.)

Ce matin, un mouflet de 87 centimètres (soit à peine 12 de moins que moi) s'est planté droit devant à me fixer bizarrement.

Blond le gosse.

Et en plus, il avait l'air poli ce qui a le don de m'agacer fortement vu qu'il prouve qu'il n'a aucune envie de profiter de sa jeunesse (en jetant ses crottes de nez à la tête des gens et en collant des chewing-gums sur les poignées de porte par exemple.)

Barbant le gosse.

(enfin, je dis ça, il avait pas encore lâché un mot vu qu'il me fixait comme une poule devant un cure-dent.)

Et là, il faut savoir qu'il est 08 heures du matin un lundi, que j'ai les oreilles ensevelies sous mon casque blindé relié à mon Ipod, gilet pare-balles du quotidien, que je sens que mon T-Shirt DC comics va passer un sale quart d'heure avec la chaleur qu'il fait et la surpopulation carcèRERale et que forcément ça n'augure rien de bon pour la santé du moutard.

(je rappelle à toute fin utile que DC comic est une des deux grands maisons d'éditions de comics -l'autre, c'est Marvel, faut suivre- qui a sorti des merveilles comme Batman, Superman, le green lantern, Wonder Woman et j'en passe et des supers.)

Il me fixe, je le fixe, je vais gagner, je suis super fort à ce jeu.

Bon, il a quand même l'air sympa avec son air innocent, à me regarder comme je regarde un Picasso (et pas un cubiste, bande de nazes.)
Disons un Chagall plutôt , ça provoquera moins de rires gras dans l'assistance et ça me donne une bonne occasion de montrer que oui, j'aime toutes sortes de dessins, les supers dans des comics et les mariées rouges sur des toiles.

Alors que j'allais lui demander ce que ça lui faisait de voir E.T. en vrai, il prend les devants et fait le premier pas.

L'audacieux.

Il se tourne vers son père, lui tire la manche, me montre du doigt, ce qui est très impoli et crie très fort (ce qui est déplaisant) "papa, regarde le monsieur, c'est Superman."

(oui, c'était superman lui-même sur mon magnifique T-Shirt DC Comics de chez Célio offert par ma soeur qui, je le pense, se contrefout des supers-bonzommes en collants)

J'ai rigolé quand même, ça m'a fait sourire.

"Ah ah, pas loin petit. Je ne suis que Moyen."

Et je suis parti au boulot, en me disant que si je n'étais que moyen, j'avais au moins sauvé ma vie.