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jeudi 23 juin 2016

Streams of Whiskey / The Pogues




Vous savez ce qu'il y a de bien avec la pluie qu'on se colle maintenant depuis le 12 septembre dernier et qui nous fait croire qu'on est encore en Novembre?

Ben du coup, l'ami Supporteur Irlandais, quand il vient pour l'Euro chez nous, il est pas dépaysé.

Il retrouve l'ambiance de sa verte contrée avec ses moutons (il y a bientôt des élections) ses bières et ses whiskys, parce que bon, on peut se le dire, c'est pas la peur de mourir mitraillés qui nous empêche d'aller en terrasse, c'est la pluie, mais ça ne nous empêche quand même pas de boire des coups.
Et ses chansons.

Alors, détendu, le supporteur Irlandais devient, avec Picasso, Chagall, Le Grand Palais, l'Océan, les rousses, les oursons guimauve et les vinyles, une de ces choses qui font que la vie vaut la peine d'être vécue.

Parce que sous la pluie, l'Irlandais est le soleil.

Pensez donc, nous sommes à deux doigts de nous taper sur le coin du museau sans attendre qu'une guerre nucléaire ou un Djihadiste saoul décide de nous décimer et eux, les Irlandais, ils arrivent chez nous pour l'Euro avec leurs chants et leurs whiskys, boivent nos bières et nous rappellent que même devant du foot, la vie est belle.

EXEMPLES :

Lorsque l'un d'eux, certainement un peu trop amateur de nos bières et de son whisky marche sur une voiture et en enfonce le toit, ben hop, ils glissent des billets à travers les portières pour payer les réparations et tapent sur la carrosserie pour lui rendre son aspect.
La classe Irlandaise.



A bordeaux, ces farceurs, pour montrer qu'ils sont romantiques la bière à la main, se mettent à 850 pour chanter la sérénade à une jeune fille, pendant que votre Jules, Mesdemoiselles, il rouspétait devant Portugal - Autriche et l'inefficacité chronique de cette tanche de Christiano Ronaldo.
L'élégance Irlandaise.



A Bordeaux toujours, au petit matin, après avoir chanté, ils ramassent leurs poubelles et nettoient le parc où ils s'étaient installés. En chantant. Et une bière à la main
Le respect Irlandais.



Et enfin, puisque visiblement ils ont bien aimé (les bars de) Bordeaux, en prenant le Tramway, et puisqu'ils sont sensibles, ils chantent une berceuse au petit bonhomme qui est là avec son père et enguirlandent les gugusses qui font trop de bruit.
La Délicatesse Irlandaise.





Du coup, je suis fier qu'ils soient nos adversaires en 1/8ème de finale dimanche et je serai bien sûr dans un pub pour assister au match.
Mais mon coeur saigne aussi un peu, parce que soit ils perdent et je serai triste et leurs supporteurs partiront, soit ils gagnent, et je serai triste parce que la France aura perdu.

Amis Irlandais, je vous aime et bien sûr, vous revenez quand vous voulez. (non pas que je souhaite violemment que vous partiez Dimanche.) 
On chantera et on boira des bières. Et j'ai toujours dit que si vous n'aviez pas été aussi alcooliques, vous auriez dirigé le monde. Permettez-moi de me corriger.

Je crois que si nous avions tous bu et chanté comme vous le faites, nous aurions tous régné sur le monde ensemble et c'est bien la pluie qui nous aurait chassés de nos terrasses.

Thank you, guys!

lundi 15 avril 2013

I ain't got no Home in this World anymore / Woody Guthrie



Puisque l'heure est à l'honnêteté et aux scrupules, j'ai décidé moi aussi, en toute transparence, de dévoiler mon patrimoine.

Et je le dévoile même sans tarder.

Hop.




Je possède donc:
- 3 bouteilles de Blue Moon. Bière blonde non filtrée des Etats-Unis.
- 1 bouteille de 5 a.m Saint. Bière Ambrée de Grande-Bretagne.
- 1 bouteille de O' hara. Bière Ambrée Irlandaise.
- 1 bouteille de Philomenn. Bière Ambrée traditionnelle de Bretagne.
- 1 bouteille de Pilsner Urquell. Bière Blonde de République Tchèque.
- 1 bouteille de Samuel Adams. Bière Blonde de Boston, USA
- 1 bouteille de Brooklyn Lager. Bière Blonde de Brooklyn, New-York, USA.
- 1 bouteille de Kozel. Bière Brune de République Tchèque.
- 1 bouteille de Gambrinus. Bière blonde de République Tchèque.


Voilà.

Pas de quoi se taper la gueule de bois de l'année.

Alors je possède aussi quelques disques, des bandes dessinées, des livres, de films, des casquettes, des adidas, des Nike Air Force One et des comics mais ces quelques bouteilles sont pour le moment mon bien le plus précieux. (avec quelques films de Scorsese et de Woody Allen, mes t-shirts des dents de la mer, mes tickets de concert, une photo, des disques sur-usés, des livres cornés, un Ipod gravé des mots immortels de Buzz l'Eclair "To infinity and Beyond", des cartes postales et plein d'autres choses qui vous paraîtront ridicules, comme un menu de pizzeria new-yorkaise ramené de là-bas, un livre sur la mission Apollo beau comme la Chapelle Sixtine, un livre sur les codes secrets, un Superman, une bouteille d'eau remplie d'un peu du Pacifique aspiré à Mavericks, Half Moon Bay, Californie, des publicités de Marabouts, des films magiques dont je ne pourrai jamais me séparer, une boule à neige avec le Moulin Rouge dedans...)

Voila mon tout petit patrimoine.
Un bric à brac et des bouteilles.

Evidemment, n'y voyez là le delirium tremens de l'alcoolique au dernier stade qui parle à ses bouteilles comme à ses hypothétiques enfants les soirs de solitude, mais plutôt l'émotion de l'amateur qui contemple un trésor comme certains des bouteilles de vin, des pin's ou des billets de banque et des comptes off-shore.

Car toutes ces bières fantastiques aux goûts variés que je me garde amoureusement pour les ouvrir avec joie lors d'occasions spéciales et ces objets improbables que je collectionne, on me les a offerts.

Donc ils valent de l'or.






































Notez que cette chanson, d'une formidable actualité, date de 1940.

Et que forcément, le Boss en a fait une version forcément géniale.

jeudi 29 novembre 2012

La Bière / Jacques Brel.



Dans les épisodes précédents de "lachansondujourdemoyenman"...







Comme vous l'avez maintenant deviné, il y a quelques mois je me suis lancé dans un projet saugrenu mais non moins primordial: brasser ma propre bière.

Alors, je précise tout de suite que j'ai un poil triché puisqu'il existe maintenant dans le commerce des concentrés de malt houblonné, nous économisant ainsi l'étape de préparation des céréales pour se concentrer sur le sucrage et le mélange avec l'eau chaude et la levure.

Et il y eu un soir et il y eu un matin et il y eu des bulles dans mon barboteur (cf vidéo du premier jour)
Tel Adam découvrant Eden et cette jolie Eve (qui n'avait pas encore foutu le bordel avec ses besoins quotidiens en pectine et cette nouvelle petite robe trop jolie en couleur vigne) j'ai dansé au son du glouglou joyeux comme on danse quand la pluie tombe au milieu du désert de Gobi.

Après de longues semaines de patience, j'ai enfin pu goûter (et faire goûter) mon breuvage et force est de constater que des larmes de joie inondaient mes joues roses et fraîches lorsque la première gorgée est descendue gentiment dans ma gorge.

Fichtre, c'est bon.

Me voici donc, me disais-je, à l'aube d'une nouvelle carrière:

Alcoolique autonome.

Pas de géant franchit dans la maîtrise éthylique puisque je n'aurais plus à descendre au Franprix du quartier ou à user mes coudes sur un comptoir en zinc pour bénéficier sereinement de mon verre plein d'or et de mousse légère.

Et en indécrottable amoureux de bistro que je suis, je me suis dis que je ne pouvais décemment pas abandonner le Baron Samedi, meilleur bar de l'univers et oublier les accueils de chef d'état qui sont réservés à certains privilégiés comme nous autres, les princes de la cuite qui ne veulent pas faire verre à part et qui se disent qu'un jour Scarlett rentrera et rira distraitement en laissant couler une goutte de whisky le long de son menton qu'elle a fort joli.



Brasseur?

Si après tout, j'ai réussi à faire de la binouze dans un 17m2 à Paris qui ne sente ni le goudron, ni le pétrole, ni le moisi et ne colle pas une tourista apocalyptique, je pourrais aussi bien faire un nectar doré (ou cuivré) à rendre jaloux des moines trappistes dans une brasserie digne de ce nom.

Je pense donc, alors que ma réserve baisse dangereusement, à me relancer dans la fermentation à domicile et me satisfaire d'avoir fait quelque chose de mes mains (et de mon eau...)

Mais en attendant, je me suis rappelé que le plus beau dans mon Ale maison, c'est que jusqu'à présent, je ne l'ai jamais bue seul.
Et que ce sont les gens qui étaient avec moi qui lui ont donné ce goût si caractéristique.













Et je vous rappelle qu'il ne vous reste que quelque jours pour m'encourager à porter ma moustache militante en me faisant un don, qui sera intégralement reversé à la lutte contre le cancer, sur ma page movember, ici:
http://mobro.co/moyenman

Ma Moustache, elle affole les biatches.

mardi 21 août 2012

Little Cabin Home on the Hill / Bill Monroe





Non, je ne suis pas parti en vacances ni mort de canicule puisque:

-1 Je ne suis pas SI vieux.
-2 Je ne suis pas encore en vacances.
-3 Je ne suis vraiment pas SI vieux.
-4 Je suis bien les conseils que me donne le ministère de la santé et je m'hydrate régulièrement bien comme il faut.

"Buvez même quand vous n'avez pas soif et allez à l'ombre."

Il est évident que ces conseils sont vachement simples à suivre, surtout quand il s'agit de boire même quand on n'a pas soif.






Non, je profite simplement du fait que nous ayons les mêmes températures qu'à la surface du soleil pour flâner avec mes lunettes de soleil et mes écouteurs, je lance chaleureusement (ha ha!) (j'aurais aussi pu dire "à brûle-pourpoint" et j'aurais fait le jeu de mot du siècle, mais étant de nature humble et discrète, je me contenterai d'être drôle.) des "bonjour", des "ça va?" et des "pffffiouuuu, quelle chaleur" bien hydraté aux gens que je croise (qui me prennent bizarrement pour un fou ou un alcoolique) et je lis des livres et le Monde pour faire croire que je suis érudit quand je ne suis qu'en état déshydraté avancé.

Et au fil de mes lectures en caleçon en terrasses sur mon canapé, qu'apprends-je?

A cause de la sécheresse aux USA et à la faible productions de céréales, le prix de la bière va augmenter !!

Mais cette sécheresse terrible à des conséquences bien plus tragiques et terre à terre que le prix de l'ivresse puisque des éleveurs sont obligés d'abattre leurs troupeaux faute de pouvoir les nourrir et des paysans se retrouvent dans des situations financières catastrophiques.
Neil Young -Génie Génial- avait d'ailleurs lancé le "Farm Aid" en 1985, gigantesque concert pour récupérer des fonds et aider les agriculteurs et il le continue encore de nos jours.

Je ne vous demanderai pas d'envoyer des billets pour les fermiers de l'Iowa, soyons sérieux.
Ayez simplement une pensée pour ceux qui triment en France.
Cousins Weber, je pense à vous et je vous dédie cette chanson. Une petite Maison sur la Colline.

Et pendant que je pensais à mes cousins, à leur troupeau, à leur (futur) fromage et leurs tracteurs, je me suis décapsulé une canette d'eau au houblon et j'ai bu à leur santé, pensant que je ne pensais pas assez à eux.

Mes amis, chaque goutte de bière vient d'un joli terrain où quelqu'un a marché, gratté, semé, récolté, parce qu'il aimait le sol sur lequel il est né.


Et sous mes tropiques de gaz d'échappements et mes champs de béton, mon cerveau s'est mis en ébullition...

Je me suis lancé dans un beau projet.

Avec mes mains et un peu d'eau.

lundi 16 juillet 2012

Moon River / Frank Sinatra




Dans un épisode précédent de La Chanson du Jour de Moyenman...

"Boire une bière locale accoudé à un comptoir perdu facilite les échanges sociaux ... La Blue Moon est une bière qui ressemble un peu à la Hoegaarden chère à nos terrasses ... Depuis, je recherche désespérément cette bouteille dans tout Paris... celui qui me trouve de la Blue Moon à Paris (ou ailleurs) et qui me donne le tuyau ou qui me la livre, je l'invite à boire un coup. Celle qui fait ça aura la même chose et un bisou..."






Je errais donc depuis des mois en recherche d'une Blue Moon, pour me rappeler des étendues sauvages, la liberté et la route.

Une gorgée, rien qu'une, pour laisser sa mousse crépiter sur mes lèvres et un instant capturer l'essence de l'isolement, du voyage, des odeurs de bois et de gasoline, entendre de nouveau de la musique venant d'un juke-box et repartir vers des déserts sans fin.

Oui, parce que là, je ne vous parle pas d'une vulgaire Budweiser qui se boit devant un match de Base-Ball dans un bar du coin.

Je vous parle de notes épicées et d'une légère acidité d'orange.
Je vous parle de pointes de coriandre, de mousse onctueuse, de swing sur les papilles,de jazz en bouche.

Je vous parle de fraîcheur, d'espaces, de liberté promise au fond d'une bouteille bleue.

Bref, autant vous dire l'ambition démesurée que j'accordais à la quête d'une bouteille de bière et l'attente folle qui allait forcément être déçue lorsqu'une nouvelle fois, je poserai mes mains sur un comptoir et lèverai un verre de ce souvenir liquide au son d'une chanson de Neil Young.

Des mois de quête sans fin, à retourner tout Paris et le web pour retrouver mon Graal au point d'abandonner tout espoir et de prendre mon mal en patience en me promettant à moi-même une tournée générale lors de ma prochaine excursion dans les Amériques de John Denver et de ce bon vieux Frankie.
Et retourner à mes Mosel Bier de Leader Price, mes Kronenbourg de soir de match, mes 33 Export d'Etudiant ou mes Heineken pour remplacer l'eau.

Oh, je vous vois venir, oui il y a des tas de jolies et bonnes bières en France et en Belgique aussi, mais voyez-vous mes amis, la Belgique, ce n'est pas l'Amérique et ce qui a fait le goût si particulier de ma Blue Moon, c'est sa rareté.

Ben oui, on ne la trouve pas au coin de la rue finalement.

Et la semaine dernière était donc mon anniversaire.

Un anniversaire drôlement chouette dans le plus chouette des bars Parisiens (je sais que je frise le yoyotisme à me répéter comme ça au sujet du Baron Samedi, mais je n'y peux rien, je suis d'une honnêteté absolue dès qu'il s'agit de discuter comptoirs.)

Et au fond d'un sac en papier, où m'attendaient des bouteilles de pays lointains remplies de bières rousses comme mes rêves, que croyez-vous qu'il m'attendait?


























                                                                          Hop! Posée sur ma table!

(Le plus drôle étant que maintenant, je la trouverai au bout de ma rue...)

Kiddie, le sourire qui vous illumine, celle que je porterai volontiers sur tous les sommets des Himalayas des Buttes Chaumont jusqu'au Népal, Kiddie, petit jardin suspendu de Babylone, tu es un grand duc...



Pause publicitaire de nos sponsors...






Tu tutoies les anges, comme Belmondo et grâce à toi, je remérite de boire.

Kiddie, cette bouteille est magnifique.

Kiddie, tu m'as offert la Californie.




















































Note à l'intention de Blondie: La prochaine fois, on boira une Blue Moon entre nos deux bouteilles de Champagne.




dimanche 4 décembre 2011

Icky Thump / The White Stripes



Cette chanson parle (entre autre) d'une rousse incendiaire mexicaine et me permet d'assumer ma passion non pas pour les enchiladas et les sombreros mais bien pour les filles (et les bières) rousses.

 Passion bizarre, certes, mais quand même moins honteuse que faire des cendriers en coquilles d'huîtres ou collectionner les pots de chambre ou les licornes.

 Et puis une bière rousse, ça a du caractère et c'est doux en même temps et une fille rousse, elle a du mystère et elle est douce en même temps aussi.

 Et puis parce que je trouve que les filles (et les bières) rousses sont originales. Ce ne sont pas celles auxquelles on pense en premier.
 Ni en bar, ni en rencard.


 Il y a toujours un peu de mystère qui entoure les filles (et les bières) aux cheveux (à la robe) rouges et le mystère, ça rend la vie plus amusante. (ben ouais boire des kros en regardant Evelyne Dhéliat vous annoncer que demain il pleuvra, ça manque quand même un poil de fantaisie.)

 Et pour vous prouver que mes monomaniaqueries diverses et autres passions bizarres deviennent tendances (et donc vous aussi avec, lecteurs bien-aimés) hier, Miss France avait des cheveux rouges. Et l'accent Alsacien.

 ça me donne envie de décapsuler une Kilkenny, moi...

vendredi 9 septembre 2011

I Love the Sound of Breaking Glass / Nick Lowe



Comme si la roue voilée de mon destin bancal et mon Karma en mousse ne suffisaient pas, je lui donne fréquemment un petit coup de main dans sa volonté sournoise de parsemer d'embûches mon parcours chaotique vers la gloire et la sérénité.

Comme ça, gratos, à mon bon coeur, je m'administre souvent 7 années de malheur supplémentaires en faisant tomber mes verres et en les transformant en milliards (oui, il y en a au moins des milliards) de petit fragment qui me regardent narquoisement et me coupent les doigts quand je les ramasse.

Mon palmarès s'élève à deux pintes Guiness, une pinte Kronenbourg spéciale rugby, un verre à moutarde spider-man et du menu gobelet soi-disant incassable.

(non je ne suis pas un monomaniaque de la pinte, je prends juste des verres à la bonne taille, nuance.)

Evidemment, je casse mes verres de préférence quand ils contiennent de la bière quelque chose afin de rendre la chose plus hilarante encore.

(d'ailleurs, je pense d'un coup qu'il est peut-être temps que je regarnisse ma collection de verres avant que je ne sois obligé de boire mes bières quelque chose dans des bols ce qui ne ferait pas très sérieux, convenons-en)

Et casser des verres nous attire-t-il vraiment les foudres de l'obscur qui règle tout et nous colle une poisse à faire passer un envoûté vaudou pour un gagnant du loto?

La vérité, mes amis est que non.

Non car à part du sparadrap sur les doigts et de la bière dans des bols je suis persuadé, dans un optimisme rageur, que rien de bien grave puisse nous guetter dès lors que le bruit du verre brisé résonne à nos oreilles...

Exemple: Mercredi dernier, j'ai brisé un verre (une pinte Guiness splendide qui m'envoyait près des Lacs du Connemara chers à Michel Sardou à chaque gorgée de bière quelque chose.) à 20H47 très précises.

Et après, ais-je été frappé par la foudre?
Ais-je perdu l'usage de mes membres, le code de ma carte bleue ou tout mon répertoire téléphonique que je ne connais évidemment pas par coeur, sinon à quoi serviraient les répertoires téléphoniques dans les téléphones?

Et bien non, mes amis.
A 20H48, j'épongeais ma bière mon quelque chose, à 20h52, je mettais du sparadrap sur mes doigts et tout allait bien, la vie était belle.

Bon, je ne compte pas mon sanitaire qui s'est mystérieusement bouché et à nécessité une intervention manuelle de ma part ni le fait que je me sois coincé les doigts bruns et couverts de sparadrap dans mon nouveau lit convertible, ce sont des choses qui arrivent fréquemment après tout.

Et puis se couper en essayant d'ouvrir un yaourt arrive à tout le monde.

Un conseil, donc, mes amis.

Ne cassez pas vos verres, sinon vous risquez de casser vos bols quand vous buvez une bière...

jeudi 19 mai 2011

Blue Moon / Frank Sinatra



Ce qui a de bien quand on voyage, c'est qu'on revient la plupart du temps avec des souvenirs, des photos, parfois des numéros de téléphone ou des maladies.

Mais les plus chanceux d'entre nous reviennent avec le goût d'une bière locale.

Car nous, magiciens de la vie, savons que pour découvrir pleinement un endroit et en explorer toute la richesse culturelle, il est important de découvrir la bière locale.

Boire une bière locale accoudé à un comptoir perdu facilite les échanges sociaux, aide à parler la langue nationale (ou le dialecte régional pour peu que vous vous retrouviez en vadrouille dans un coin reculé bordé par un désert ou des marais) enrichit votre culture et vous donne inévitablement cette attitude classe et distinguée qui vous met parfaitement à l'aise où que vous soyez et vous ferait passer pour un local vous-même.

Boire de la bière locale est donc (je pense) un acte culturel à la limite du parfait qui vous ouvre au monde et vous désaltère en même temps (alors que visiter un élevage de courges de compétition jardinière n'étanchera certainement pas votre soif.)

Pour ma dernière (et marquante) expérience de "je-bois-une-bière-locale-pour-découvrir-les-richesses-insoupçonnées-d'un-pays-étranger" , je suis rentré avec des amis dans un saloon où trônait cette enseigne:



Forcément, un néon joli comme ça, ça donne envie d'y goûter et de rencontrer l'autochtone du coin qui, sous ses airs de cannibale des forêts montagneuses se révèle terriblement sympathique au bout du compte et de 16 actes de socialisation culturelle dans une pinte en verre.

La Blue Moon est une bière qui ressemble un peu à la Hoegaarden chère à nos terrasses de l'été avec son aspect légèrement trouble (elle n'est pas filtrée)

Elle a un petit goût d'orange, comme sa couleur, et est légèrement épicée puisqu'elle est brassée avec des zestes d'orange en plus du houblon. (ça, c'est le serveur de l'Iron Door Saloon qui me l'a dit.)

Elle a un goût de soirées Jazz au fond d'une cave voûtée et quand elle descend dans la gorge, vous la sentez claquer des doigts (elle swingue, la Blue Moon)


Depuis, je recherche désespérément cette bouteille dans tout Paris.


Je retourne maintes caves à bières, j'arpente les bars, essaye de rentrer par effraction dans l'ambassade américaine et visite les arrières cuisines des Mc Do et rien.

Même pas sur internet.

Je me suis même trouvé (en bon fan de baskets classes) mes prochaines chausses pour arpenter le bitume à la recherche de mon graal demi.


(bon, je crois qu'elles n'existent pas et que c'est un délire d'artiste, mais depuis que je les ai découvertes, je n'en dort plus la nuit, j'en rêve, elles m'obsèdent, et je crois qu'elles feraient très bien à mes pieds merveilleux et feraient de moi un aristocrate de l'ivresse, car c'est quand même nettement plus subtil et classe que des tongs kronenbourg...)

Je pense donc à ma prochaine bière locale, trait d'union fraternel, pont vers un autre peuple.

Et il y a de grandes chances que ce soit celle-là:


Alors en vérité je vous le dis, amis voyageurs, Pour découvrir toutes les richesses d'un pays, il faut parfois s'arrêter à l'un de ses comptoirs.
















(celui qui me trouve de la Blue Moon à Paris (ou ailleurs) et qui me donne le tuyau ou qui me la livre, je l'invite à boire un coup. Celle qui fait ça aura la même chose et un bisou.)
















et en cadeau, une version de Blue Moon qui swingue comme un soir dans un saloon...

lundi 28 mars 2011

Beer Bottle Boogie / Koko Taylor



Il y a une question qui me turlupine (c'est moi ou ce mot est quand même très bizarre?) depuis un moment.

Pourquoi le rayon bières est-il toujours au fond des magasins?

(Et ceci est une règle immuable, regardez bien dans toutes les supérettes autour de vous, la bière est TOUJOURS au fond du magasin!)

Et pourquoi pas à l'entrée ou à côté des rasoirs?

Non, il faut se fader tout le magasin (et parfois ils sont très grands, labyrinthiques, sales, bondés, dangereux) et se retaper tout le chemin inverse en portant 16 kilos 2 canettes.

(Il est toutefois un avantage à cette règle absolue, c'est que du coup, le rayon bière est facile à trouver.)

D'où ma question.

Pourquoi au fond du magasin?

Est-ce parce que nos amis géants de la consommation, la conscience martelée à l'idée de vendre de l'alcool au grand public et soucieux de la santé de leurs fidèles clients ont décidé de cacher cette marchandise honteuse?

Mouais, je doute.

Est-ce parce que c'est la loi?

Ce serait une loi étonnante, mais ce ne serait pas la première.

Est-ce dans un pur souci d'organisation?

Avant d'arriver à destination, il faut passer devant tout un tas de produits débiles et tentants comme les fruits et légumes, les soins pour la peau pour nous, les hommes, les ampoules ou le papier hygiénique.

Et c'est dans le rayon que j'ai eu l'illumination.

La bière est là tout simplement pour être à côté des cacahuètes.

Logique.

Je me suis fait cette réflexion vendredi soir en voyant la foule réunie au fond du magasin.

Nous étions un soir de match.

Et là, c'est une autre règle absolue.

Qui dit match dit supporteurs relous imbibés de bière.

Cette règle m'amuse beaucoup moins que la première...

(Allez, poussez le volume à 11, vous êtes habitués, et n'oubliez pas de faire un tour dans le bar de votre quartier, vous rencontrerez forcément des gens qui ne sont pas des supporteurs haineux au Q.I. de Franck Ribery ballon dégonflé.)





















(un jour, j'essayerai de comprendre pourquoi les boulangeries sont toujours à des coins de rues...)