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jeudi 7 mars 2013

A la Brocante / Charles Trenet




Ce qu'il y a de formidable dans les broquantes, c'est que l'on y croise tout un tas d'objets hétéroclites que l'on ne trouve bien souvent qu'à ces occasions.
Des objets que je rencontre à chaque fois et que pourtant je n'achèterai pas.

Des tableaux en fils tendus.
(variantes: le tableau-puzzle, le tableau "numéro d'art" -ces tableaux où chaque numéro correspond à une couleur et vous permet de recréer la Nuit Etoilée de Van Gogh en tongs.- ou le tableau en fleurs séchées.)


Vous avez déjà vu des magasins de tableaux en fils tendus?
Moi, non.
Bon, il faut avouer que je n'ai pas non plus cherché activement des tableaux en fils tendus à tout prix, mais je ne suis jamais tombé (par chance) sur une telle oeuvre d'art dans un magasin.
D'où viennent-ils? Confectionnés par une tata qui s'est soudainement prise pour Chagall, livrés par erreur ou apparus d'un coup dans le séjour?
Comme si leur destinée était de finir sur un trottoir entre deux vases, une paire de skis et une boîte pleine de cartes de téléphones usagées, les fils un peu moins tendus, un peu plus usés, un peu plus ternes...

Et imaginer les heures passées patiemment à tendre tous ces fils pour qu'ils ressemblent à un bateau ou à des formes géométriques abstraites, sauvagement jetées par terre pour 5 euros un dimanche de mai, ça me conforte dans l'idée que non, l'art ne s'apprend pas en tongs et que non, il n'est pas facile de vendre n'importe quoi à n'importe quel prix sous le label "art".


Le livre Esotérique
(Variantes: le livre sur les OVNIS, le livre sur les anges, le livre sur la vie après la mort, le livre sur les fantômes et tout événement surnaturel, le livre de science-fiction polisson, le livre de Médecine New-Age -plus communément appelé "Le Livre de fumeurs de joints"-, le livre sur les secrets du monde -rien que ça-, Le Livre de Jean-Claude Bourret, La biographie de Loana)

Comme pour le tableau en fils tendus, le livre ésotérico-new-age-ovnis-parfois-érotique ne se trouve pas en magasin standard. Il se trouve en brocante.
Comme pour ces films qui apparaissent en DVD sans passer par la case cinéma (les direct-to-vidéo) ces livres ne passent pas par la case librairie. Ce sont des direct-to-brocantes.
Ils apparaissent un jour dans la bibliothèque d'une belle-soeur ou d'un cousin,
Et en fait, c'est là leur raison d'être.
Car ces livres parlent de ce qui est secret, de ce que les gouvernements nous cachent et de mystères mystérieux qui courent encore sur notre planète.
Les voir donc à côté d'un Harry Potter ou de 50 Shades of Grey à la FNAC du coin ôterait automatiquement tout leur pouvoir mystique.
Pour connaître les secrets et les mystères du monde, il faut les chercher.
Un secret se mérite et ne se trouve pas édité à 50.000 exemplaires.
Un secret se trouve sous l'anthologie de Philippe Bouvard de 1983 et le Livre Guinness des records 1979.
On le sait, ceux qui savent se taisent et ceux qui savent et qui veulent parler sont tus.
Le livre qu'ils ont écrit pour révéler la vérité sur les anges, les extra-terrestres ou guérir du cancer par la force de la pensée ne connaîtront que 500 exemplaires cornés, avec un prénom écrit sur la couverture ou sur la première page, les pages jaunies, ratatinées de n'avoir pas pu divulguer leurs secrets au monde entier.


Les statues
Regroupe beaucoup de sous-catégories: les statues de jardin type "de la grèce antique" la statue en forme d'animal, la statue en forme de star (généralement un indien, Charlot, Marylin, Elvis, Gainsbourg et Johnny. Et parfois Johnny en Elvis ou en indien.) la statue bouddha et la statue africaine ramenée d'un séjour au Sénégal.

Le bibelot
Cendriers-coquillages, cruches de toutes formes (animal, personnage, phalliques pour les plus classes et les plus raffinées) et tout un tas d'autres trucs, parfois faits soi-même, souvent d'un goût douteux, tout le temps inutiles en fait et généralement planqués pendant des années avant d'être revendus un dimanche de mai.




Mais les brocantes, c'est aussi des téléphones anciens, des caméra Super 8, des projecteurs super 8 (une fois, je suis même tombé sur des version Super 8 de films de cinéma, mais le vendeur en demandait vraiment trop cher alors j'ai abandonné.) des disques vinyles improbables, rigolos, parfois extraordinaires et introuvables qui ne subissent pas la côte épouvantable des vendeurs pros et des collectionneurs, des cassettes vidéos de films inédits en DVD, des mobylettes (je cherche toujours un solex, au cas où...) et plein d'objets qui me font rêver, étalés là certains dimanches de mai.

Mais les brocantes, ce ne sont pas que des rencontres amusantes avec des objets perdus.
Mon plus grand regret remonte à quelques années.
Avoir hésité avec ma soeur devant un authentique baby-foot Bonzini, les vrais de vrais qu'on trouve dans les bars et dont la planche de jeu était cassée (mais ça se remplace facilement.)
Le vendeur en demandait 70 euros.
Le temps de se décider et de faire demi-tour en voiture, il était vendu.

Alors depuis, j'arpente les allées des brocantes en observant des objets que je n'achèterai jamais et que je retrouve pourtant à chaque fois et en attendant celui que je n'ai pas encore trouvé et que j'achèterai les yeux fermés.

dimanche 17 juillet 2011

Let's Go Everywhere / Medeski, Martin & Wood



L'avantage d'habiter dans un appartement de 17m2 qui prend des allures de Rubik's Cube géant chaque fois qu'il s'agit de dresser la table, c'est qu'il donne envie de voyager.

Et il suffit parfois d'un métro et d'une paire de jambes pour se retrouver en contrée exotique.

Comme à Pyrénées, qui vous conduit aux parcs des Buttes Chaumont et de Belleville.

A Arts et Métiers qui ressemble à l'intérieur du Nautilus.

A Strasbourg - Saint Denis qui ne vous amène pas au pays de la choucroute mais à celui du curry et des saris au passage Brady.

A Monceau, on va au parc du même nom pour y voire une pyramide qui n'a (presque) rien à envier à celle de Gizeh.

En attendant de repartir vers de nouvelles aventures dans des contrées éloignées et désolées (et elle devraient arriver vite) je me dépayse en arpentant la ville où j'habite.

Car quand on y est, on est partout.

samedi 30 avril 2011

A Roller Skating Jam named "Saturdays" / De La Soul


De La Soul - A Roller Skating Jam par trapux

Hier soir, en fier courageux inconscient que je suis, j'ai décidé de faire la randonnée à rollers dans Paris.

La randonnée rollers dans paris, c'est un mélange entre le carnaval et rollerball.

Et on peut dire que je n'ai pas fait le déplacement pour rien.

L'ambiance générale est sympathico-fun avec un soupçon d'inconscience flagrante, voire de folie manifeste pour certains participants qui s'amusent à faire des figures dans tous les sens, remonter le cortège pour le descendre ensuite à la vitesse d'un TGV sous EPO, ghetto-blasters sur l'épaule et appareil-photo dans l'autre main (certains pourraient se bander les yeux, ils le feraient.)

Moi, je n'ai pas pris mon appareil-photo par peur de le voir écrasé lors d'une chute (hautement improbable vu mon sens de l'équilibre qui n'a rien à envier à Spider-Man mais totalement involontaire si d'aventure cela devait se produire.)

Une fois l'appréhension passée, c'est grisant de déambuler au milieu des monument parisiens de nuit, éclairés comme des cathédrales et des supertankers, en sentant le bitume -plus ou moins- lisse glisser sous ses roues.

il y a une espèce de formidable sentiment de liberté à filer comme le vent rouler tranquillement au milieu de la chaussée sans la crainte de devoir s'arrêter au prochain feu rouge lorsque l'on freine de façon très aléatoire se faire percuter pas une benne à ordure.

Paris est à nous, et nous, nous sommes libres et sauvages, cheveux au vent (pour ceux qui en ont d'assez longs) sourires au lèvres et les yeux rouges d'émotion à cause de la vitesse qui vous écrase des moustiques sur le visage.

Alors quand même, cette rando n'est pas de tout repos:

26,9 km (d'après le parcours du site) sur trois heures.
Les montées, c'est fatigant.
Le plat, c'est fatigant.
Les descentes, c'est terrifiant.

Et le niveau est quand même relativement élevé.
Dans les descentes, ça va à fond, dans les montées, ça va à fond et sur le plat, ça va à fond aussi.

(il existe une rando avec un niveau beaucoup plus accessible que je me ferai bien aussi et qui part le dimanche de Bastille.)

J'ai tenu un peu plus d'une heure et demie avec mon entrainement de tuberculeux et j'en suis quand même bien content puisqu'en plus, j'ai réussi à ne pas me tuer.

Je le referai très vite, après m'être entraîné (un peu) plus intensément.

Bon, je vous laisse, j'ai encore quelques litres de mercurochrome à boire au goulot en prévision...

mardi 29 septembre 2009

I Need Some Sleep / Eels



Oui, en ce moment, je suis vraiment fatigué et écouter des choses toutes douces comme ça, ça repose et ça fait du bien.

Bon, ça fait pleurer aussi, mais c'est pas grave, il faut forcément un effet secondaire à des jolies musiques, et le plus répandu de tous reste quand même le "je fais chialer sinon c'est que vous avez un coeur de glace".

Alors comme je suis fatigué, surtout physiquement, ça agit sur ma tête qui se fatigue aussi (déjà qu'elle se fatigue facilement quand je lis un livre quand même bien compliqué comme le mode d'emploi d'une ampoule...) et ça agit sur mon sommeil qui devient d'un coup moins utile.

Je dors les yeux grands ouverts en regardant des suites de chiffres rouges qui apparaissent furtivement, comme les coordonnées GPS d'une base secrète ou des passages de la bible, c'est très intrigant, et ça donne un truc comme ça:
23:17
23:42
00:12
00:34
00:56
01:25
02:09
02:43
03:19
03:32
03:56
(tiens le 56 apparait deux fois. Un indice sur mon futur?, me dis-je les yeux grands ouverts)
04:29
04:48
05:06
06:02
(tiens j'arrive plus des masses à garder les yeux ouverts, pourtant je lutte...)
06:09
(oui, oui, je me repose les yeux juste un instant)
06:29
(là, je devine parce que je ne veux plus ouvrir mes zyerurrrrrzzzzz rrrrrrzzzzzzzzz....)
06:30
DDDDRRRRRRRRRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNGGGGGGGGGGGGGG

Ah ben ma journée commence, c'est bête je pensais profiter de ma nuit pour me reposer les yeux un peu plus, tant pis, au moins j'ai battu mon record de "gardage de zyeux ouverts le plus longtemps possible")

Voila.

En gros.

Bon j'ai coupé des passages avec des chiffres qui n'étaient pas très intéressant, je n'ai mis que les plus significatifs.

En ce moment je suis fatigué.

Mais pas fatigué de lutter.

dimanche 24 mai 2009

Jealous Guy / John Lennon



Je sais de source sûre les enfants, que beaucoup d'entre vous me prennent comme modèle et inspiration pour leur vie de tous les jours.

Ambitieux vous êtes.

Néanmoins, je vous rassure tout de suite en vous faisant une confession.

J'ai un défaut.

Oui, vous avez bien entendu, j'ai un défaut.

Mais c'est un défaut horrible qui me ronge terriblement.

Je suis facilement jaloux.

Si, c'est terrible, je sais.

Je suis jaloux du mec qui a inventé la blague "dans ton cul", il m'a piqué la gloire et l'argent.
Je suis évidemment jaloux de Hugh Jackman et George Clooney.
Je suis jaloux de Nick Hornby et Philippe Jaenada.
Je suis jaloux de Rob Gordon et Halvard Sanz.
Je suis Jaloux de Woody Allen qui a trouvé le moyen le plus classe au monde pour être séduisant: avoir du talent.
Je suis jaloux de ceux qui écrivent des messages à la craie sur les trottoirs.
Je suis jaloux de Bruce Springsteen qui a aussi pas mal de talent.
Je suis jaloux de ceux qui remuent les ventre et éclairent les yeux des filles.
Je suis jaloux de ceux qu'on écoute quand ils parlent.
Je suis jaloux de ceux qui savent écrire.
Je suis jaloux de ceux qui savent faire de la musique. (évidemment)
Je suis jaloux des guitaristes.
Je suis jaloux des photos de Bruno.
Je suis jaloux de ceux qui ne font pas rire quand ils dansent.
Je suis jaloux de Michael Jordan et Zinedine Zidane et Mohammed Ali. Ils m'ont fait pleurer.
Je suis jaloux des explorateurs et des pionniers.
Je suis jaloux des astronautes et des surfeurs.
Je suis jaloux des DJ.
Je suis jaloux des astrophysiciens car je sais que je n'aurais jamais été assez intelligent.
Je suis jaloux de ceux qui comprennent l'art contemporain.
Je suis jaloux des amoureux alors quand ils me demandent de les prendre en photo, je leur coupe la tête. Par principe. (encore que l'arrivée massive des appareils photo numérique a considérablement mis en péril mon activité de bourreau des sourires niais de couples insipides et écoeurants, et rendu encore plus jaloux!)
Je suis un jaloux maladif.
Je suis jaloux de Ben Stiller et Jim Carrey.
Je suis jaloux mes amis.
Je suis jaloux de Stevie Wonder et Prince et Marvin Gaye, il m'ont rendus moins sourd.
Evidemment je suis jaloux de quatre garçons dans le vent qui ont révolutionné la musique.
Je suis jaloux de ceux qui arrivent à leur fin.
Je suis jaloux de ceux pour qui tout semble facile. ("semble". Pas "est")
Je suis jaloux de ceux qui bossent chez Pixar.
Je suis jaloux de ceux qui ont la fille à la fin (comme dans les westerns..) (Moi, à la fin, j'ai la bière. Comme dans les bars.)

Cette liste est sans fin, vous pouvez l'imaginer.
Mais en gros,

Je suis jaloux de ceux qui vivent des Happy Ends.

mardi 5 mai 2009

Let it Be / The Beatles



Alors oui, aujourd'hui, c'est un classique du jour.
Un mythe plutôt en fait.

Oui, j'aurais pu faire preuve d'un peu plus d'originalité mais je crois qu'aujourd'hui, je n'ai pas trouvé mieux (ben oui, souvenez-vous les enfants, pour moi, les Beatles est le plus grand groupe de l'univers. Les seuls qui pourraient se vanter d'avoir réellement révolutionné la musique.)

Alors oui, aujourd'hui Let It Be.
je laisse aller.

je laisse aller parce qu'aujourd'hui, je me suis rendu compte que j'avais laissé plein de sales trucs derrière moi, à 30.000 pieds au dessus de l'Atlantique.

Aujourd'hui, je laisse aller.

Fini de me faire du souci pour des trucs qui n'en valent pas la peine.

Aujourd'hui, je crois que j'ai laissé des angoisses et des peurs derrière moi à 30.000 pieds au-dessus de l'Atlantique, dans la carlingue d'un avion Air France, assis à côté de deux des personnes que j'aime le plus au monde, à rigoler devant des films, et surtout à retenir mes larmes, tout ému en repensant à la semaine que je venais de passer.

ça pourrait vous paraître complètement surnaturel (ou crétin, comme vous voulez, vous avez le droit) mais je crois que certaines expérience ne font pas que vous marquer.

Quand elles sont suffisamment fortes, elles vous transforment.
C'est, je crois, ce qui m'est arrivé cette semaine.
Sans dec'.

En une semaine, j'ai l'impression d'avoir vécu 10 vies, d'avoir gravi l'Everest et foutu la foudre en taule.

En une semaine, je me suis senti grandir de deux kilomètres.

Tout ça parce que j'avais avec moi trois personnes qui, non seulement sont parmi les plus cools de l'univers, mais sont également les plus gentilles qui existent.

Ce n'est pas d'avoir vu New York spécialement qui m'a bouleversé à ce point (enfin si, presque, j'avoue avoir pleuré comme une madeleine devant Les Demoiselles d'Avignon de Picasso et Danse de matisse au MOMA, devant la statue de la Liberté et l'Empire State Building et en voyant les gargouilles du Chrysler Building et allongé dans le gazon de Central Park, à regarder les Squirrels -oui, je me la pète et alors?)

C'est d'avoir vu New York avec ces personnes-là qui m'a fait plaisir. (bon il en manquait quand même quelques-unes pour que ce soit vraiment parfait, entre Caro-Magnonne, Cousin Vince, Kiddie, Gwen et Xis, La Nancy Family, p'tite Em' et Babé et quelques-autres...)

En tout cas, je sais maintenant parce que j'ai vécu ça, que peut-être, je vaux un petit peu plus que ce que j'ai cru jusqu'à présent.

Alors pour ça, Mister B, Miss-E et Big N, Merci.

jeudi 23 avril 2009

Into My Arms / Nick Cave




Après ma magnifique mésaventure, j'en suis arrivé à cette conclusion: je ne crois pas en un Dieu interventionniste.

je ne crois pas en un Dieu interventionniste parce que si ce farceur se sentait un tant soit peu concerné par ce qu'il arrive à ses créations, il ne m'aurait pas envoyé dans cette galère et il aurait mis Kate Winslet sur le quai de la gare RER de la Courneuve à 8h30 du matin.

Un Dieu interventionniste me ferait gagner au loto.

Un Dieu interventionniste me filerais des platines.

Alors j'en arrive à cette conclusion: Dieu n'existe pas, mais il est très cruel!

je ne crois pas en un Dieu interventionniste, certes, mais je crois en mon destin.
Alors même si je rencontre la tempête, je ne m'écarte pas (trop) de mon chemin.

Je sais que La Courneuve, c'est pas la joie niveau Taf et ambiance, mais le jour où je tournerais le dos, je me sentirais fier d'y être passé.

Je sais que je suis pas forcément le plus facile à vivre, ni le moins perturbé des gens que je connais, mais je vous assure que je suis plutôt fier (encore) de voir mon psy.

Je sais aussi que mon appartement de 15m2 du XVIIIème que j'aime est petit, mais le jour où on sera 2 là-dedans, il me paraitra vraiment plus grand.

Parce que, quand même, c'est pas possible.
Sous toutes ces galères, ces échecs, ces humiliation plus ou moins méritées, ces chutes de petits-suisses, pannes d'halogène, retards de train, et autres anecdotes dont-on-ne-rit-que-2-ans-après-et-pas-forcément-sur le-coup; sous tout ça, il se cache forcément quelque chose.

Je suis d'accord avec Nick Cave, je ne crois pas non plus en un Dieu Interventionniste.

Mais je crois que mes bras ne sont pas seulement faits pour porter sottement des objets lourds.

mercredi 18 mars 2009

I Got You Babe / Sonny And Cher



Debout les p'tits campeurs!

Voilà de quoi commencer la journée de bonne humeur.
Voilà de quoi commencer la journée d'un bon pied.
Une jolie mélodie à siffloter, un refrain qu'on apprend très vite par coeur pour le reprendre dans le métro, sous la douche ou au bureau.

Mais surtout, c'est LA Chanson d'un des plus grand film de l'histoire du cinéma (je déconne pas, le premier qui contredit, il paiera cet affront de sa vie sous la pointe de mon épée)

La chanson d'Un Jour sans Fin, le chef d'oeuvre de Harold Ramis avec le génialissimement génial Bill Murray.

Un film merveilleux où il y a tout.
Il y a des questions philosophiques, de la neige et une marmotte.
Des accidents de voitures, de la physique quantique, une jolie fille, des SDF.
Un Hôtel, de l'émotion, des larmes, des sourires et des chansons.

Mais surtout, cette merveille est une comédie.
C'est pour ça que malheureusement on ne verra jamais ce film aux côtés de Citizen Kane dans le panthéon du cinéma.
Alors qu'il mérite la place au-dessus.

Alors les enfants, c'est pas dur.
On peut effectivement vivre l'enfer tous les jours, en ayant l'impression de recommencer la même journée pourrie inlassablement.

Ou alors on peut regarder ce qui rend les journées uniques.
Ce qui les rend géniales.
La musique.
Le cinéma.
Caro-magnonne et le rugby.
Mes amis de Paris (ils se reconnaitront tous, on gagne toujours au baron samedi, on regarde la nouvelle star, on va à New-York, on va au ciné, on boit des coups...) et ceux restés à Nancy...
Gwendal et le reste de la BZH team.

Et tout un tas de petits détails.
Tous les jours.


Debout les p'tits campeurs!

Voilà de quoi commencer la journée de bonne humeur.
Voilà de quoi commencer la journée d'un bon pied...