Affichage des articles dont le libellé est BO film. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est BO film. Afficher tous les articles

lundi 22 juillet 2013

Quand on se promène au bord de l'eau / Jean Gabin (BOF "La Belle Equipe")



Ce qui est bien dans les week-ends à Paris, c'est quand on prend un train de Banlieue pour en partir.

Pendant que les gens se marchent dessus et recréent les conditions du métropolitain aux heures de pointes en essayant (difficilement) de trouver un coin à l'ombre aux buttes chaumont sans avoir l'impression d'être sur la côte d'azur, je suis parti avec les amis dans une petite ville fort sympathique et traversée par une rivière rafraîchissante qui s'appelle Moret sur Loing.
Moret (qui n'a rien à voir avec le fromage que l'on tartine) est une riante commune médiévale avec un vieux moulin, un pont très joli, des portes médiévales, des façades en bois sculpté magnifiques et une façade en dentelle de pierre qui date de François Ier.
Rien que ça.

Et il faut avouer que Jean Gabin et sa belle équipe avaient raison.

Qu'y-a-t-il de mieux que de tremper ses pieds dans l'eau en sirotant des bières fraîches à l'ombre d'un peuplier?

Ben pas grand-chose, il faut modestement l'avouer.

Parce que je ne voudrais pas dire, mais sachez, citadins, que vivre au rythme du glouglou d'une rivière en comptant passer les canards, ben ça fait partie des choses qui font que oui, la vie vaut la peine d'être vécue.

On entendrait presque un air d'accordéon entre deux coin-coin, en pendant que l'on dégustait notre glace, je me suis dit qu'un peu de pêche à la ligne, de rosé et de saucisson était une belle façon de traverser la vie...








































Alors qu'y-a-t-il de mieux dans la vie?
(attendez que je vous raconte mon Dimanche...)

mercredi 5 décembre 2012

The Dentist Song, / Steve Martin (BOF La Petite Boutique des Horreurs)





Dans un épisode précédent de la fabuleuse série lachansondujourdemoyenman qui vous rend plus accroc que 24h chrono, je vous parlais de mes différentes phobies.

Aujourd'hui, je vais vous parler de ma VRAIE phobie.
Pas de gentilles trouilles comme avant, non, une terreur authentique, une peur ancienne venue de l'aube de ce monde.


J'ai un traumatisme viscéral, une trouille qui me paralyse à chaque fois.

Le Dentiste.

(en même temps, franchement, les dentistes c'est un potentiel de serial killer, non? Il y a un film d'horreur qui s'appelle "Le Dentiste" -réalisé par ce taré de Brian Yuzna- et il y en a même eu une suite, mais il n'y a pas de film qui s'appelle "Le Podologue" ou "Le Chiropracteur". Dentiste, c'est une profession à potentiel gore...)

Je vous vois venir "Oah l'autre, moi aussi j'ai peur du dentiste...."

Peut-être mais je vous assure que vous n'avez pas peur comme moi j'ai peur.



L'idée même d'aller chez le dentiste me tétanise.
J'ai une trouille absolue et (j'en suis bien conscient) complètement irrationnelle.


Elle remonte certainement à mes rendez-vous chez mon Orthodontiste qui, j'en suis sûr, devait être un ancien criminel de guerre Nazi réfugié dans mon patelin et qui avait choisi ce métier pour pouvoir en toute impunité assumer ses réflexes conditionnés et pratiquer son art de l'interrogatoire SS sans éveiller le moindre soupçon.

Entre ses mains expertes, j'ai donc connu à peu près tout ce que la médecine buccale peut proposer d'instruments de tortures.

(attention, là, ça va virer au musée des horreurs à concurrencer le musée de la terreur de Budapest.)

J'ai donc commencé avec ce classique:

Le Faux Palais:



Une horreur qui s'accroche à tout aliment qui passe par votre bouche.

Ensuite, je suis passé aux choses sérieuses avec cet engin qui me faisait plus ressembler à la ligne TGV Paris-Strasbourg ou à Tchernobyl un jour de pluie qu'à Don Draper:



En haut ET en bas.
Accroche également tout ce qui traîne près de votre bouche.
Nourriture et fourchette, écharpe, câble de casque audio, manche de pull, mouchoirs, branches...
De plus, cet instrument devait constamment être en tension pour agir sur mes dents (que j'avais fort horizontales, il est vrai) et le rythme était simple: toutes les deux semaines, hop, un tour de clé.
Comme il me fallait 10 jours pour m'y habituer et ne plus pleurer de douleur en mangeant liquide, j'avais droit à 4 jours de répit avant de connaître de nouveau les vicissitudes de l'étau à molaire.
(le 4ème jour, c'était fête, c'était pomme)

Il va sans dire que socialement, c'est rude.


Fallu, les fillelsfssshh, fa va?


Après, mon gredin d'Orthodontiste qui devait également être féru de tuning (autant cumuler les défauts après tout...) s'est mis à améliorer son usine à gaz.

Furprive!



Evidemment ce dispositif est d'une relouterie absolue puisque même si il a la gentillesse de ne sortir que la nuit, il vous force à dormir sur le dos.
Je fixais donc le plafond avec la Tour Eiffel dans la bouche.

Finalement, plein de pitié, on m'a retiré ma voie de chemin de fer (à la pince, et d'un coup sec. Enfin, plutôt de 16 coups secs vu que presque toutes mes dents étaient ferrées...) et on m'a donné un dernier jouet...

Un dernier appareil en faux palais amovible, mais cette fois-ci double, pour le haut et le bas simultanément, que je devais porter la bouche fermée la nuit.
Je suis devenu une bête en apnée.

Et enfin, mon calvaire a pris fin après de longues années.

Mais depuis la simple allusion aux mots "dentiste" "dent" et "nazi" me provoquent des sueurs froides.

Mais comme il faut soigner le mal par le mal, voici mes scènes préférées (vous avez compris) de dentistes au cinéma et à la télévision..

Marathon Man. (attention, chef-d'oeuvre du film d'espionnage...)
Classique des classiques des scènes de torture.
Le cousin de mon Orthodontiste, interprété par Laurence Olivier. Dustin Hoffman dans le rôle de Moyen. (attention, c'est brutal!)



Et la suite:



Alias. (on reste dans l'espionnage, mais en série TV)
Jennifer Gardner, alias Sydney Bristow dans le rôle de Moyen...

Cliquez là

Mr Bean. Mr Bean dans le rôle de Moyen si il n'avait pas autant la pétoche.



Nemo.
Les Scènes de Dentiste les plus horriblement chouettes du monde.





Veruy Bad Trip (The Hangover)
Stu le dentiste dans le rôle du dentiste tortionnaire et de Moyen.


(Dans le Film, Stu est le personnage du dentiste qui accompagne ses amis à Las Vegas à l'occasion de l'enterrement de vie de garçon de l'un des leurs. Lors de leur nuit de folie, ivre, il fait le pari de pouvoir s'extraire tout seul une dent. Sur le coup, il est tout content d'y arriver. Moins le lendemain...)






Bref, vous l'aurez compris, j'ai très peur, mais j'essaye de me soigner un peu...

C'est ce que j'expliquais à me dentiste, aujourd'hui lorsqu'elle a vu ma tête comme un ballon de football après une reprise de Zlatan Ibrahimovic (ou comme si j'avais claqué la bise à Mike Tyson et Mohammed Ali en même temps...)

Et elle a été patiente et gentille.

Du coup, je pense aller la revoir dans seulement une petite dizaine d'années....






mardi 23 octobre 2012

You Only Live Twice / Nancy Sinatra







Depuis le temps que nous nous connaissons, je me disais qu'il était temps qu'enfin je lève le voile sur mon mystérieux passé et vous révèle une partie de la formidable personnalité qui vous: distrait / fait rire / enrichit spirituellement / fait rêver / rend jaloux / saoule / amuse.

Aujourd'hui, je vais vous apprendre un truc dingue.


                                     Le Jour où j'ai failli être un agent secret (sans dèc.)



Ce jour remonte à longtemps avant Zinedine Christ.

Nous étions en 1998, j'étais en terminale, je ne pensais pas à mon bac et je regardais souvent par la fenêtre.
A cette époque, à deux-trois détails acronymistiques près, j'ai failli devenir un espion.

Un jour, un beau jour de mai. Ou d'avril peut-être. Un jour, notre professeur principal prend un air grave et un stylo et nous dit:

"Bon, les enfants, la semaine prochaine, nous allons visiter le C.I.A"

Je détourne alors mon regard de la fenêtre, regarde mon professeur principal qui regardait la classe en tenant fier et souriant son stylo et milles images me viennent aussitôt à l'esprit.

Des codes, des montres-laser-boussole-décapsuleur, des secrets d'état, des smokings, des espionnes, des chaussures-poignard-décapsuleur, des lunettes à rayons X pour voir à travers les vêtements des filles espionnes, des photos-satellite, des pistolets, des smokings pare-balles, des stylos-caméra, des stylos-décapsuleurs, des téléphones portables (oui, ben on était en 1998, à cet époque, c'était réservé aux espions) des smokings qui rendent invisible (oui, j'ai une obsession pour les smokings) des chewing-gums explosifs, des voitures avec des missiles et un siège éjectable et plein d'autres trucs super cools qui font que la vie vaut la peine d'être vécue.

Je me vois déjà, en smoking, à siroter un Vodka-Martini (au shaker et pas à la cuillère, gougnafiers!) à tenter de draguer tirer des informations de cette russe rousse tout en flinguant à tout va des terroristes sans scrupules, à voyager dans des contrées lointaines et exotiques remplies de tigres du bengale et de filles belles à rendre jaloux les jardins suspendus de Babylone qui sortiront de l'eau en bikini blanc et à infiltrer des repaires secrets taillés dans des volcans en activité et dans lesquels on ne peut pénétrer quand par un passage creusé sous la mer.
En conduisant une Aston Martin (ou une Ford Mustang, je ne suis pas difficile).
Le tout, facile, décontracté et à la cool.
En smoking.

Sauvant le monde en disant que mon nom était Moyen. Jean Moyen.

Et puis je me suis dit que le Lycée qui me scolarisait avait méga-la-classe de nous emmener à Langley, en Virginie, au siège de l'agence de renseignements les plus célèbres de la planète.

Alors mon professeur nous a dit que le bus partait mercredi prochain à 8 heures pour Epinal et qu'il ne fallait pas être en retard.

Ah.

Epinal.

Epinal, c'est dans les Vosges.

La C.I.A a une antenne à Epinal?
Bon, après tout, ce sont les vosges, certainement nid de contre-espionnage, d'agents doubles et d'opérations secrètes au temps de la guerre froide, quand se croisaient agents britanniques, russes, est-allemands, américains et bien sûr français, donc les services secrets américains ont certainement gardé une antenne depuis ce temps.

Là, je me dis que j'ai beau être dans un lycée agricole, ben mon lycée agricole a la classe.

Et puis mon professeur nous fait encore rêver un peu en nous annonçant que nous aurons droit à des démonstrations de prélèvements (prélèvements de quoi? D'informations secrètes du cerveau même d'un terroriste? prélèvements d'empreintes digitales sur des mallettes bourrées d'explosifs? ) et que nous pourrons discuter avec des agents de contrôle.

Fuck.

Discuter avec Jack Ryan.

Epinal, je te kiffe, me voilà.

C'est quand il a commencé à parler cheptel, bestiaux et génétique que j'ai reniflé l'entourloupe.

Le Mercredi suivant, j'ai donc eu la joie de visiter le C.I.A.A. (j'avais pas entendu le deuxième A.)

Pas d'agents secrets en smokings, des agents de prélèvements en combinaisons blanches qui ressemblaient au préservatif de Godzilla, pas de gadgets ultra-sophistiqué mais des génisses gonflables et autres sex-toy pour taureaux et étalons.

J'étais sous la pluie devant le Centre d'Insémination Artificielle Animale d'Epinal

(Le truc le plus glamour / classe / cool / glauque / du monde (rayez la mention inutile.)

Ce qui, pour un élève en terminale Sciences et Technologies Agricoles et de l'Environnement spécialité Techniques Animales, peut paraître nettement plus logique que d'aller en jet à Langley pour taper un brin de causette avec Jack Ryan ou James Bond en sirotant un Vodka-Martini à la cuillère (et pas au Shaker, bordel!)

Pas de codes secrets pour entrer, une banale porte à double battant.
Pas d'ordinateurs ultra-performants qui contrôlent tous les satellites en orbite sur la planète mais quelques microscopes même pas électroniques.
Pas de stands de tir mais un enclos avec une génisse gonflable pour aider ces charmants reproducteurs bovins.
Pas d'espionnes rousses mais une secrétaire blasée.
Pas d'Aston Martin ni de Ford Mustang bourrées de gadgets fous mais des Peugeot Partner avec des autoradios. (autoreverses.)

Imaginez ma déception.




Bon, pour faire espion quand même et parce que sa vie, il faut l'imaginer pour pouvoir la vivre, une photo satellite.
ça ressemble presque à une base secrète...





























Vendredi, sort Skyfall, le nouveau James Bond.

Un film avec un agent secret en smoking, des gadgets, des filles belles à faire arrêter la Terre de tourner, de l'action, des paysages exotiques, un générique légendaire, des armes secrètes.
J'irai le voir en souvenir de ce jour de 1998, où j'ai failli devenir un agent secret.

Parce que je l'avais rêvé assez fort.





































vendredi 3 août 2012

Trio Opus 11: Adagio / Ludwig Van Beethoven




Puisqu'il faut tirer avantage de toute chose, il faut bien tirer avantage du trafic interrompu de la ligne 4 de métro (certainement en raison d'une mort atroce et douloureuse ou d'un problème d'acheminement de chauffeur, en retard à son boulot parce que lui-même coincé dans un métro en panne. Ligne 7 Bis.)  quand vous désirez rentrer chez vous après une journée que les spécialistes de la City et de Wall Street qualifient dans leur jargon technique de "franchement dégueulasse"

Arrivé Gare du Nord jeudi après une journée "Franchement Dégueulasse" donc, j'ai un instant cru pouvoir prendre le métro, ballet berçant de portes et de klaxons pour rentrer péniblement chez moi, mais la présence d'un cordon de sécurité tendu par des militaires stationnés comme des pions de jeu d'échecs aux entrées de la station ainsi que le ballet hystérique de messieurs qui portaient des parkas fluos très moches où le mot SAMU clignotait en bleu m'a finalement donné un indice plus que solide quand à mes probabilités d'être chez moi rapidement.

Je suis donc rentré à pieds, remontant le boulevard Magenta au milieu des vélos, des jupes et des poussettes.

J'ai sorti mes lunettes de soleil car Hélianthe mon ami me réchauffait les joues et me donnait envie d'acheter des tournesols.

Et au milieu du vacarme des bus, des magasins de mariages, des vélos et des jupes qui se soulevaient au gré de pas légers comme des danses, j'ai entendu, sortant d'une fenêtre grande ouverte, cette merveille de vent et de cordes.

Alors, je me suis arrêté, au milieu de la foule bigarrée et bagarreuse, je me suis assis et tout le franchement dégueulasse (comme disent les scientifiques) s'est envolé.

Emporté par cette tempête de notes.


Je n'ai pas vu les magiciens qui pratiquaient ce tour fabuleux, tout au plus un bout de manche de violoncelle qui se balançait comme un mât de bateau.

Je n'ai finalement vu que la beauté du geste, ce qui rend cet instant d'autant plus magique.
Les sorciers ne révèlent jamais leurs secrets.


Il est bon de ne pas avoir de métro parfois.








Ne me croyez pas incollable en blind test sur la musique classique, je reconnais déjà pas un do d'un la.

Mais vette musique, je l'ai reconnue car elle est dans le formidable film "La Crise" de Coline Serreau que je vous invite à regarder sur-le-champ si vous désirez bien vivre la vôtre.


jeudi 26 mai 2011

Down on Earth (Wall-E Soundtrack) / Peter Gabriel




Hier, la NASA a décidé d'abandonner tout espoir de reprendre un jour la communication avec Spirit Rover sur Mars.

Spirit Rover est un petit robot envoyé par la NASA qui s'est posé le 4 janvier 2004 sur le planète rouge et qui ressemble un petit peu à Wall-E, le robot émotif des génies géniaux de pixar.


Spirit pèse 185 kilos et se déplace sur 6 roues grâce à l'énergie électrique fournie par ses magnifiques panneaux solaires bleus. Il emporte sur son dos tout un tas d'accessoires pour l'aider à survivre dans la contrée hostile du cratère de Gusev, lieu de son atterrissage:

-trois paires de caméras utilisées pour la navigation.
-une caméra panoramique située sur un mat à 1,5 mètre de hauteur.
-un outil pour abraser la surface des roches porté par un bras articulé sur lequel se trouvent également un spectromètre à rayons X (pour déterminer la structure des matériaux), un spectromètre Mössbauer (pour déterminer le degré d'oxydation des matériaux -et rechercher par exemple du fer-) et une caméra microscope.
-Un spectromètre infrarouge est utilisé pour l'analyse des roches et de l'atmosphère.

En touchant le sol martien, Spirit avait une mission planifiée sur 90 jours.
90 jours sur une planète étrangère, à des millions de kilomètres de la Terre, c'est beaucoup pour un petit robot.

Il devait visiter les déserts désolés et hostiles de la planète, prendre des photographies régulièrement pour donner des nouvelles à la famille, prendre des échantillons et les analyser tout en se déplaçant sur ses 6 petites roues afin de donner un maximum d'information.

Il était prévu qu'il se déplace sur environ 1km...

Le 1er mai 2009 (5 ans, 3 mois et 27 jours après le début de la mission. 21,6 fois le temps initialement prévu.) Spirit se retrouve coincé dans une zone où le terrain est plus meuble.
(il s'ensable sottement comme un abruti concurrent du Paris-Dakar)

La NASA décide de le reprogrammer afin qu'il analyse son environnement direct le temps qu'il trouve un moyen de se dégager.
Il continue vaillamment d'envoyer des informations, des photos, des vidéos, des analyses de sol et des nouvelles à la famille. Le moral est bon, il va bien.

Pendant 8 mois, les ingénieurs au sol vont élaborer des simulations à partir des données envoyées par Spirit pour essayer de trouver des stratégies afin de le dégager.

Le 26 Janvier 2010, (6 ans et 22 jours après le début de la mission, 24,6 fois le temps initialement prévu.) la NASA annonce que Spirit est définitivement coincé et décide de le qualifier de «station de recherche stationnaire»
Spirit accepte sans broncher, après tout on pense encore à lui et le moral est toujours bon même si il pense parfois à une bonne douche et un rasoir. (Mais dans son malheur, au moins il ne connait pas l'existence de Justin Bieber...)

Le 22 Mars 2010 (6 ans, 2 mois et 19 jours après le début de la mission) toute communication entre Spirit et la Terre est coupée.
Ils vont tenter de renouer le contact jusqu'au 25 Mars 2011.

Le 25 Mars 2011, la NASA annonce donc avoir définitivement perdu Spirit.

Les terribles hivers martiens auront certainement eu raison de son courage et de son coeur de silicium.

Il a tenu 6 ans, 2 mois et 19 jours au lieu des 90 jours prévus.

Il a parcouru plus de 7,7 km sur Mars au lieu du km prévu.

Alors ça m'a ému quand j'ai entendu qu'il allait rester tout seul là-haut pour toujours.

vendredi 1 octobre 2010

The Beast / Milt Buckner



Une chanson instrumentale cool pour partir en week-end.

Parce que partir en week-end au son de Christophe Maé (marche aussi avec Patrick Fiori ou Raphaêl) et des klaxons dans les bouchons, faut avouer que ça a un potentiel cool plutôt réduit.

Alors qu'avec cette chanson, c'est radical, vous voyagez cool.

Un son pareil, ça s'écoute très fort dans un appart', dans la rue ou sous la douche.

Un groove gluant du label Blue Note qui me colle au mur dès le matin (et accessoirement, qui rend cool, même après une nuit pourrie passée aux toilettes.) et me donne irrémédiablement envie de remuer les jambes et les bras.

Dès le matin, au réveil, ça vous allège et ça vous blinde pour la journée.

On dirait un générique de film ou de dessin animé pop des 60's (d'ailleurs, vous avez déjà entendu cette chanson, c'était dans Mulholland Drive de David Lynch et j'en profite d'ailleurs pour dire bien fort que pour Mulholland Drive, je préfère largement la route au film. Le film est relou, la route est magique...)

Voici pour moi l'exemple parfait d'une association cuivres/clavier qui se transforme en explosif auditif.

Poussez un peu le volume, les enfants, emmerdez légèrement les voisins, votre week-end va être bien.

Votre week-end va être cool...

samedi 18 septembre 2010

Freddie's Dead / Curtis Mayfield



Je profite du 40ème anniversaire de la mort de Jimi Hendrix pour lui faire une petite dédicace avec le bon son de Curtis mayfield, une de ses influences majeures...

Curtis Mayfield nous signe ici une nécrologie groovo-émouvante pour le brave Fat Freddie, l'un des personnages principaux du film Superfly.

Et on retrouve ici la même utilisation de la rythmique de la guitare que chez le gaucher fou. (Sauf qu'Hendrix le poussera à l'extrême, innovant au point de complètement révolutionner l'utilisation de l'instrument.))

Des bases blues propulsées par un groove poisseux, collant, une rythmique qui tonne, une guitare qui grince dans tous les sens, torturée par la wah-wah.

Je ne voulais pas mettre une chanson d'Hendrix en chanson du jour, je pense qu'on va en être inondé tout le week-end et je vous fais confiance pour vous rebalancer un petit Puple Haze dans l'IPod.

Pour moi, le meilleur moyen de rendre hommage à Hendrix, c'est d'écouter ceux qui l'ont inspiré (Mayfield, Muddy Waters, Buddy Guy...) ceux qu'il a inspiré (Prince, Stevie Ray Vaughan, Lenny Kravitz, Ben Harper, ...) et oublier pendant quelques temps que Christophe Maé existe...

samedi 3 juillet 2010

Age of Aquarius-Let the Sunshine In / The 5th Dimension



Aujourd'hui, j'espère une accalmie de mon karma.

Il a fait un soleil radioactif toute la semaine, les températures étaient incandescentes, mais bon, c'était la semaine, et la semaine, c'est boulot et métro, donc la semaine, on ne profite pas des bienfaits du beau temps, on subit surtout un poid de chaleur sur les épaules, la tronche collée par la sueur à votre voisin de RER qui n'a pas mis de déodorant ce matin, parce que bon, quand même, ça sert à rien et ça prend du temps.

Et je me lève ce matin, samedi, un week-end, et pan, les écluses du ciel sont ouvertes et il tombe les Chutes du Niagara.

Sympa.

Et c'est le début de l'été, et l'été, c'est pic-nic, bières en terrasse, balades le long du canal, et surtout musique.

Musique par les fenêtres des appartements, dans les voitures qui passent, dans les rues parfois...

Et moi, l'été je pense souvent à cette chanson parce que je me dis que certains étés des années 70 devaient être sympa, quand on faisait péter les soutifs dans les parcs et les bombes au Viet-Nam.

J'espère une clémence de mon Karma aujourd'hui et me sentir vraiment en été un jour de congé.

Me sentir en été le jour de mon anniversaire...

lundi 10 mai 2010

In the Death Car / Iggy Pop (& Goran Bregovic)



Chaque voyage a son hymne et voici (presque) le notre.

Presque parce que bien sûr aucun de nous ne l'avait dans son lecteur mp3 pour le cartonner à fond dans la voiture (donc on le hululait faux mais avec conviction)

Et presque aussi parce que dans les saloon que nous arpentions les verres de Bud (et surtout pas lite, la Bud, bitch!) à la main, on le cherchait désespérément dans les Juke-Boxs.

On l'a trouvé quelque fois et on a écouté.

Et on l'a chanté (encore faux) les autres.

Voilà, cette chanson signifie Miss-E, Kiddie, Bruno et Vincent pour la vie maintenant.

Et les deux plus belles semaines de ma vie.

Avoir une chanson d'Iggy Pop comme hymne d'une parenthèse de sa vie quand on aime le rock, je trouve ça chouette.

Alors dans mon lit, à chercher le sommeil en repensant aux étoiles que l'on voit dans les déserts, je fredonne...

lundi 15 février 2010

Special Anniversaire de Kiddie : My Heart Belongs to Daddy / Marilyn Monroe


My heart belongs to daddy, par Marilyn Monroe
envoyé par jedall. - Regardez la dernière sélection musicale.

Voila Kiddie, tu sais que tôt ou tard, je t'aurais dédié une chanson de Marilyn...
(en plus, je trouve qu'elle te ressemble un peu, ici...)

Alors pour ton anniversaire, j'essaye de réveiller la blonde qui sommeille en toi.

Libères-la aujourd'hui, elle ne demande qu'à mettre un pull moulant.

Cette petite blonde cachée sous tes mèches rouquines va t'aider à te voir comme je te vois.

Elle va t'aider à te sentir comme tu dois être.
La fille vraiment marrante, terriblement imaginative, curieuse, jolie, intelligente, sexy, féroce, lucide qu'on voit tous les jours.
Le fille que j'admire à chaque fois.

Et parfois ce n'est pas facile pour toi, je sais, Kiddie.
Mais ces jours-là, dis-toi bien une chose, Kiddie. (Oui j'insiste sur kiddie en répétant comme un disque rayé pour que tu saches bien que c'est à toi que je parle!)

Ces jours où tu te sentiras un peu plus faible et tes épaules un peu plus lourdes.
Ces jours où tu auras envie d'abandonner;
Ces jours qui te feront mal, parce que je ne vais pas te mentir, il y en aura quelques-uns.
Ces jours que tu voudras oublier.
Ces jours où tu te sentiras perdue et noyée.

Ces jours-là, Kiddie, je te porterais.
(Et je sais que je ne serai pas le seul.)


Joyeux Anniversaire, p'tite Blonde.

dimanche 14 février 2010

Old Souls / Jessica Harper (BOF Phantom of the Paradise)


Phantom of the Paradise - Jessica Harper "Old Souls"
envoyé par tygerbug. - Regardez plus de clips, en HD !

Après le groove du samedi (encore des Bisous Anne-Lise, et rendez-vous pour mon anniversaire à moi, j'espère que tu seras de la partie, ça risque de groover du tonnerre, j'ai déjà réservé les platines pour mon collègue Guillaume au Baron Samedi!!)

Après le groove du samedi (je reprends, je m'étais perdu en chemin...) voici une chanson très jolie et très triste pour rester enfermé chez soi et éviter le froid polaire qui attaque les miches.

Cette chanson vient de film Phantom of the Paradise, un de mes préférés du monde.

La Musique est entièrement composée par Paul Williams (qui joue d'ailleurs le rôle de Swan, le méchant producteur à succès voleur de cantates...) un compositeur des années 60 (qui a fait des chansons pour les Carpenters, par exemple) et passe du Hard-Rock à la pop avec une vraie facilité.

Une histoire qui mélange les mythes de Dorian Gray, Faust, le Fantôme de l'Opéra, bien sûr et plein d'autres avec une vraie maestria, un visuel qui colle au mur (des splits-screens, des montages parallèles alternés, de l'action et des effets spéciaux...
Le tout sous fond de Rock'n Roll.
Un chef-d'oeuvre.

Un film tellement riche que je peux le voir tous les trois mois sans me lasser.

Et au milieu de toute cette folie narrative, des instants incroyables comme ce moment magique, d'un romantisme fou, où le pauvre et maudit Winslow, (un compositeur génial qui a vu son oeuvre fantastique volée par l'immonde Swan, producteur à succés...) observe et met en scène la chanteuse dont il est follement épris.

C'est d'une tristesse totale je trouve.

Un film plein de désespoir, c'est parfait pour la St Valentin, ça leur apprendra à nous casser les bonbons avec des coeurs partout.

lundi 25 janvier 2010

That's What Friends Are For / The Vultures (Jungle Book)



Je vous avais déjà dis que j'avais des amis plaqués platine et une soeur atomique.

Ben en fait, ils sont au niveau au-dessus.

Faut que je vous raconte.

Tout à l'heure, c'est avec une joie non feinte que je me dirigeais chez ma soeur tout en parlant gaiement avec mon ami Loic-à-moi-que-j'ai au téléphone.

Et c'est à ce moment, dans le hall de l'immeuble de ma soeur, qu'un gugusse pourrisseur de bonnes vibes m'es tombé dessus pour tenter de me braquer mon portable à coup de "j'te bute si tu me le donne pas", malgré mes "non" assez insistants et quand même catégoriques.

(' sont relous ces braqueurs à pas vous écouter quand vous leur dites que ben non, vous êtes pas forcément pour leur filer vos affaires auxquelles vous tenez.)

LA SCENE QUI VA SUIVRE A ETE REALISEE SANS TRUCAGES!!!!
( un truc de fou, Jet Li, c'est un myopathe à côté...)

S'ensuit donc une empoignade, une chorégraphie absolument pas en rythme, entre mon braqueur et moi.

Le braqueur tente de mettre ses mains dans mes poches.
je repousse le braqueur.
Le braqueur; oui j'ai oublié de dire: appelons-le "le braqueur" puisqu'autant vous le dire tout net, je n'ai pas pris le temps de demander son nom à mon cavalier de cette danse plutôt primaire et que sa dentition approximative ne me permet pas d'en dresser un portrait flatteur...

Le braqueur, disais-je donc avant de digresser légèrement vers cette histoire de portrait-robot humiliant pour lui, m'agrippe, hop je le désagrippe en hurlant un "au secours" bien senti et bien fort me disant que les braqueurs, c'est comme les pigeons, ça fait chier et ça part quand tu fais du bruit.

Et c'est là que le gros geek que je suis vous ressortirait fièrement le monologue de Quint, le chasseur de requins, dans les dents de la mer.

Un monologue extraordinaire où il raconte l'histoire du USS Indianapolis, un bateau de guerre qui avait livré la Bombe A et qui, torpillé par les japonais, coule en quelques minutes laissant les marins à la merci des requins.
Il explique que quand un requin vient, il suffit de battre des bras et de faire du bruit et généralement, le requin, il s'en va.
Mais des fois, il s'incruste...

Hop, interlude Spielberg au milieu de cette barbarie sanglante, ça fait toujours du bien...



J'espère, me dis-je donc en repensant à ce génial film de ce génial Steven Spielberg (des fois, je me dis quand même que je suis grave, à deux doigts d'une mort douloureuse, une mort horrible à coup de couteau rouillé, de sécateur tordu ou d'haleine de fennec -vous auriez dû voir ses dents...- je repense à Jaws...)
J'espère, donc me dis-je au milieu de toutes ces digressions, que je suis pas tombé sur un braqueur qui s'incruste...

Le braqueur me colle au sol et commence à tenter de me balancer, à moi, Moyenmmed Ali, des coups de poings qui chatouillent dans ma gueule à moi.

Je hurle, fort, "Au Secouuuuuuuuurs", me disant que bordel, la vie est bien faite, les Beatles, ça sauve souvent les journées, mais ça sauve aussi la vie.

(oui, je pense à tout un tas de choses quand je lutte âprement pour sauver ma vie à laquelle je tiens un petit peu quand même, mais je n'y peut rien, c'est ce qui fait mon charme.)

Je continue donc de repousser le braqueur avec mes mains et mes genoux, je sais pas comment, je me défend, je hurle des "Au Secours/Help" virils (ils resteront d'ailleurs sans réponse, sympa.)

Je suis tombé sur un braqueur qui s'incruste pas.

Le braqueur part, effrayé par ma musculature de Will Smith mes cris de Kamel Ouali, je compose à la vitesse de la lumière le digicode de la porte du bâtiment de la caro-magnonne, escalade les escaliers comme Spider-man et me réfugie chez mon Atomic Sister.

Et c'est là que quelque chose se passe.

Oubliez USA for Africa ou le téléthon ou les enculés enfoirés ou encore la mobilisation-des-stars-hollywoodiennes-pour-Haïti. C'est la quête du dimanche à l'église, pas plus.

Mon superami Loic à moi que j'ai m'a entendu au téléphone me faire agresser et n'arrivait plus à me joindre (désolé de pas avoir répondu, mec, je hurlais "Au Secours")

Inquiet, ce bébé phoque élevé au miel (oui, ce type est une crème, vous trouverez pas plus gentil à l'ouest de Paris.) a donc appelé Miss-E pour voir si elle avait des nouvelles, si elle avait le numéro de la Caro-Magnonne et lui relater l'incident bizarre arrivé durant le coup de fil.

Miss-E a tenté de contacter ma soeur par mail, Loic a contacté Kiddie qui, inquiète, est rentrée chez elle en courant pour avoir des nouvelles et ils ont contacté le cousin Vincenzo (qui doit cuver une bière quelque part) toujours pour trouver à joindre ma soeur et Bruno me rappelait aussi pour prendre ma tension par téléphone.

En 3 minutes, ils ont lancé un plan à ramener Obama chez les scouts et à l'ensachage de courses au supermarché.

En 3 minutes, ils ont cherché à me sauver la vie.

Et si j'ai les larmes aux yeux, ce soir, ce n'est pas parce qu'un pôv'type m'a fait flipper comme un dingue.

Si j'ai les larmes aux yeux, c'est parce que ce soir, en 3 minutes, sans que je le sache, des gens remuaient toute la ville pour me savoir en bonne santé.

En rentrant chez la Caro, qui avait passé une journée merdique (même si à notre concours de la journée qui pue je gagne haut la main cette fois-ci.) on a regardé Le Livre de la Jungle.
Un film sur les amis.
Un film où l'on vous dit qu'il en faut peu pour être heureux.
Ben moi il me faut rien.
J'ai les amis et la Caro.

Et j'ai pas donné mon portable.

samedi 16 janvier 2010

Interlude Classique : Symphonie N° 7 en La Majeur, Allegretto / Ludwig Van Beethoven



Hop, un peu de musique classique pour calmer la tempête qui s'agite sous mon crâne (non, je n'ai pas la gueule de bois, je suis malade!)

En cas de migraine, un peu de douceur fait du bien et fait dormir.

Et c'est beau.

Ce clip est le générique d'introduction d'un film incroyable qui s'appelle The Fall, réalisé par Tarsem Singh, un surdoué de l'image et produit par David Fincher et Spike Jonze que je ne présente plus, vu que ce ne sont pas des Gilbert Montagné de la caméra.

Aujourd'hui, je reste chez moi, j'oublie le métro et la foule, les banlieues et les parkings.

Aujourd'hui, je suis convalescent, je regarde des livres d'image prendre vie et j'écoute du vent dans des cordes, ça me fait pleurer.

dimanche 27 décembre 2009

Flower Of Carnage / Meiko Kaji



Petit interlude calme après le réveillon de Noël et avant la teuf de Nouvel An.

Une chanson japonaise que j'aime beaucoup, tirée du générique du super film japonais itou et que j'aime beaucoup itou aussi, (houla, ça devient compliqué...) "Lady Snowblood".
Une histoire de vengeance à coup de décapitations et éventrements, c'est très beau et romantique, même si on dirait pas, comme ça, là, de prime abord.

La scène d'introduction de ce Chambara (film de sabre japonais) se passe dans la neige et voit une jeune femme décimer toute une troupe de mecs à coups d'ombrelle et de katana.

Trop classe.

Et en plus, cette chanson est reprise par mon DJ préféré, Quentin Tarantino, dans son incroyablement fun Kill Bill, dans des conditions à peu près similaires, puisqu'il l'utilise pour illustrer la fin du combat entre la Mariée et O-Ren Ishii, une de ses victimes sur sa liste. Sous la neige.

Alors, on laisse l'estomac et les tympans se reposer entre deux tranches de foie gras et une boîte de chocolat et on attend tranquillement le champagne en écoutant cette douceur calmement.

On regarde zènement tomber la neige et on se repose en attendant une nouvelle année que l'on sait déjà meilleure.
Parce qu'on l'aura décidé.

Et le premier qui me perturbe, je lui tranche la tête.

lundi 16 novembre 2009

Spécial Anniversaire de Miss-E! Girl, You'll be a Woman Soon / Urge Overkill




Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon amie Miss-E et évidemment, ça se fête en musique.

Alors comme c'est seulement une toute petite année en plus, c'est une chanson qui va te rappeller que tu es jeune ma Miss-E.

Une chanson pour satisfaire ton amour du cinéma, ma Miss-E.
Une chanson pour célébrer les guitares.
Une chanson où tu peux voir plein de beaux gosses ou d'acteurs que tu kiffes comme Bruce Willis, Christopher Walken, Samuel L. Jackson quand il faisait encore des bons films ou Travolta dans son meilleur film (même en comptant Grease et Volte-Face).
Une chanson pour écouter avec une coupe de champagne.
Une chanson pour danser ou embrasser.
Une chanson qui est un peu nostalgique, un peu sentimentale, un peu marrante, un peu péchue, un peu cool, un peu chouette, un peu classe, un peu légère, un peu sérieuse, un peu dansante, un peu sexy, un peu comme toi.

Une chanson juste pour toi aujourd'hui.

(évidemment, Moyen te fais des bisous et te souhaite un Moyen Anniversaire.)

samedi 31 octobre 2009

This is Halloween (BOF l'Etrange Noël de Mr Jack) / Danny Elfman



Bon, aujourd'hui c'est halloween, donc on sort les araignées, les squelettes, les fausses dents de vampires, les flammes de l'enfer et les rires démoniaques.

Cette chanson est tirée de la Bande Originale du génial film "l'Etrange Noël de Mr Jack" composée par Danny Elfman.

Une bonne petite chanson pour accompagner cette journée placée sous le signe des monstres, vampires, morts-vivants et horreurs en tout genre.

Et puis comme c'est Halloween et que je kiffe les films (ben oui, vous le savez déjà, le ciné c'est ma vie, mais elle est plus facile à illustrer en musique.) voici ma petite sélection de films à vous regarder ce soir (à part le chef-d'oeuvresque Noël de Mr Jack) pour vous faire une petite frayeur pendant la nuit d'Halloween...

(les films qui suivent font réellement partie de mes préférés du monde.)

Les Classiques.

Halloween, de John Carpenter.
On oublie le remake du gros barbu Rob Zombie qui n'a pas su reprendre l'atmosphère unique du chef-d'oeuvre de Carpenter et on se laisse aspirer par cette mise en scène incroyable, toute en scope et fluidité.
Fait partie des rares films que je peut regarder en boucle.
Le mal incarné en un homme.
Michael Myers.



Psycho d'Alfred Hitchcock

Pas grand chose à rajouter.
Une photo noir et blanc extraordinaire et une leçon de mise en scène donnée dans une douche...



La Maison du Diable de Robert Wise.
Film Culte.
La mise en scène est d'une telle modernité qu'elle influence encore actuellement un nombre incalculable de film de terreur psychologique (les Autres, ça vous dit quelque chose? parlez-en à Kiddie, elle vous fera un vrai cours magistral tant elle connait et maitrise ce film.)
L'histoire, la mise en scène, l'interprétation. TOUT est parfait.




Les moins sages.

Zombie de George A. Romero.
Indétronable.
Le remake de Zack Snyder est terrible aussi mais je préfère quand même l'original.
Je l'ai vu des dizaines de fois et pourtant, à chaque fois je repère un nouveau détail.
Une charge politique incroyable contre la société de consommation, la politique sécurtitaire et les médias.
le film vire au rouge sang grâce aux maquillages hallucinants de Tom Savini mais c'est un drapeau noir qui flotte à son sommet...




Shaun of the Dead de Edgar Wright.
Un vrai chef-d'oeuvre.
Vraie comédie romantique anglaise, vraie comédie tout court et vrai film de zombie.
Les auteurs de ce bijou ne tombent jamais dans la caricature et enchainent les scènes cultes, émouvantes ou les hommages à la vitesse de l'éclair.
Rien que les travellings jumeaux en plan-séquence foutent par terre.
Et en plus, c'est drôle.



et sinon, tapez-vous tous les Peter Jackson jusque fantômes contre fantômes qui me colle contre le mur à chaque fois que je le vois tellement ce film est riche.
(en plus j'en profite pour lui souhaiter un bon anniversaire vu qu'il est né le jour d'Halloween, ça ne s'invente pas.) regardez ses films ultra-gore (bad taste, Les Feebles et Brain dead et ses oeuvres moins extrème mais incroyablement maitrisée d'un point de vue technique Créature Céleste, qui vous renverse et donc fantômes contre fantômes qui colle des baffes dans la gueule.)

Et Monster House,




et le Géant de Fer,



deux films d'animations pour votre petit frère qui vont les émerveiller et vous faire chialer vous. (et on leur rajoute le splendide it's the great Pumpkin, Charlie Brown, un Snoopy spécial halloween extraordinaire.




Et j'en aurais encore plein à vous conseiller.
Mais je les garde pour l'année prochaine.






Happy Halloween, folks!

dimanche 20 septembre 2009

Milte hi aankhein (tirée du film Babul) & Faust (Swan version) / Paul Williams

Tout d'abord, une petite curiosité:

Vou vous souvenez qu'ICI, (oui, il faut cliquer là) je déclarais mon amour à Bird in Hand une chanson magnifique de ce maboul de Lee Perry, et que je la soupçonnais d'être tiré d'un chant venu d'Inde?

Ben j'ai retrouvé la chanson d'origine, ça vient d'un film, c'est très joli (on dirait un "Coup de Foudre à Notting Hill" de Bollywood) et c'est sous-titré anglais, et c'est ci-dessous.




Et je continue dans les Bandes Originales de Film pour passer un bon dimanche de cinéphile avec cette chanson du meeeeeeerveilleux Phantom of the Paradise de Brian De Palma:



Le film reprend les mythes de Faust, du Portrait de Dorian Gray et du Fantôme de l'Opéra assaisonné au Rock'n Roll et c'est top.

La bande originale du film est composée par Paul Williams (qui joue également le rôle de Swan, le maychant producteur) et passe avec virtuosité d'un style à l'autre.

Pour passer un bon dimanche, cette chanson me semble idéale.

La mélodie reste en tête et le refrain fait du bien.

Et il y a plus de romantisme ici que dans bien des merdes larmoyantes ou susurrées.

vous aussi, ayez de la Sympathie pour le Démon...

(Hou-Hou!!)

lundi 10 août 2009

Uh-huh / Munchausen by Proxy (Zooey Deschanel & Von Iva)

Alors j'ai peur d'être pris pour un fou.

Ou pour cible.

Je dois avouer que mon quotidien, d'habitude plutôt routinier (mais sympathique, attention) et sans histoires (mais bigrement intéressant quand même) me réserve parfois des surprises.

Souvenez-vous, il y a quelques semaines, ici-même, une étrange personne faisait son apparition.
Une ombre.
Un murmure.
Un mystère.

Une personne, cachée sous l'identité du Schtroumpf Grogonon (oui, ben je sais mais c'est pas moi qui ai choisi cette double identité, moi j'aurais pris Batman -ou Catwoman si j'étais une fille, Michelle Pfeiffer me fait toujours de l'effet avec son "miaou"-) faisait irruption, telle une némésis, dans ma vie et sur mon blog (le résumé de l'épisode précédent se trouve ici: CLIC)

Quelques semaines plus tard, disais-je donc, ma némésis (comment ne pas comprendre que Grognon de peyo, le Schtroumpf le plus râleur de l'univers est le versant diabolique, l'opposé -et pourtant tellement complémentaire- de ce jovialo-drôle Moyenman, le moyen-héros qui ne râle (presque) jamais. Ou alors moyennement.)

Ma némésis, disais-je donc plein d'entrain, refait donc son apparition dans ma vie (qui commence de plus en plus à ressembler à un comic-book, c'est classe... et attendez que je trouve un associé à la Robin et une Lois lane, vous allez voir, ça va claquer! )

Ma vie ressemble à un comic-book?

ça pourrait ressembler à des cases comme ça alors:



Au départ un garçon normal qui prend soudainement une double identité afin de sauver (modestement) la journée des gens en leur apportant du bonheur musical (oui, j'ai bien dit modestement...)

Et un jour une ombre...
Un Mystère...

Un mystère qui est revenu vers moi il y a quelques jours par le biais d'un mail.

Un mail que je vais de ce pas partager avec vous petits chenapans chanceux...

(et Grognon, estimes-toi heureux que je n'ai pas mis ce mail sur lachansonpourrie de cette ordure de Moyenbad parce qu'il y en a quand même une ou deux qui le méritaient... = )

Bon, c'est parti, ça commence là:


(Mail que je voulais t'envoyer juste avant ton anniversaire mais que j'ai terminé d'écrire seulement hier.... Alors, le voici pour tes 30 ans, 1 mois et 1 jour....)
(Comme je te connais surtout par ton blog, j'ai préféré écrire ce mail à la manière de ton blog. J'espère que tu apprécieras...)




Quelques jours après l’anniversaire de lachansondujour, et quelques jours avant l’anniversaire de son auteur, le grand, l’unique, le vrai Moyenman, une question s'est posée à moi avec beaucoup de force : mais qui est Moyenman ? Il tient un blog, où il parle beaucoup de musique, et un peu de lui. Mais qui est-il ré-el-le-ment ?

Je suis donc partie sur sa trace. Qu'est-ce que son blog allait me révéler de lui ?



Tout d’abord, qui est Moyenman ?

Fils de Gaston et de MTA, et frère de Caro-Magnonne.

Papa Gaston, il aime la musique : quand il va voir BB King, « son idole », il a « un gros sourire ». Supergaston était (est toujours, d’ailleurs…) un « père posé sur ce truc qui habille les courageux : la confiance ».

MTA, c’est sa mère. « C'est avec elle qu [‘il a] eu du courage, qu [‘il a] eu peur (un peu) et surtout qu [‘il a] senti qu'il ne pouvait rien [lui]arriver ».

Caro-magnonne, c’est « une grande soeur nucléaire qu[‘il] adore ». Les relations entre les deux ? « Ca vanne souvent, ça rigole constamment, des fois, ça pète mais ça finit toujours avec une bonne musique qui fait bouger les cheveux ».

En gros, c’est « une enfance tranquille dans une petite ville toute calme ». Il « est blanc », il a eu « des parents extras » qui « ne l’ont pas battu » et il a fait, dans sa jeunesse, « un petit boulot de caissier pour des vieux et des bourrés à Nancy ». Donc, en fait, « tout l'attirail pour devenir une vraie Superstar du rock » !!!

Sa famille, ce sont aussi ses amis. Il a « des amis plaqués or ». « Pas des amis sympa avec lesquels on rigole et tout. Non, des amis qui sauvent la vie, qui la rendent plus belle et qui lui donnent bon goût ».

Avec une famille et des amis comme ça, la barre est haute, très haute. Moyenman, faut assurer.... C'est pas facile, ça demande un peu de travail, mais ça permet de s'envoler haut, très haut....



Comment se définit-il ?

Physiquement, avec un « souffle au coeur, [des] dents pourries, [un] dos tordu, [des] faiblesses, [des] tares, [des] angoisses, [des] déceptions et [des] tristesses passagères ». Intellectuellement, il « admire les gens intelligents ». il pense savoir qu’il n’est « pas non plus très intelligent » mais qu’il est « surtout très paresseux ». « Mais assez curieux et sensible pour comprendre quelques trucs ». Pour lui, « on est tous des musiciens ratés. C'est pour ça que la musique, personnellement, [il] l'écoute, [il] n'en fait pas... ».

Euh, il aurait pas un paquet de complexes ???? Parce que je ne connais personne qui n'ait pas des faiblesses, des tares, et des angoisses, mais je connais peu de personnes qui arrivent à partager autant que lui : ses doutes, certes, mais aussi son amour pour la musique. Et là, forcément, il faut de l'humilité mais surtout beaucoup d'intelligence....


Ses goûts musicaux ?

Un peu de tout. Il aime le « bon rap old school qui fout la patate et allume le dancefloor ». Il lui « arrive d'écouter du Rockèneroll moderne » et il lui « arrive même d'en aimer ». Il « n'écoute pas trop de trucs récents, c'est vrai. Mais c'est pas par snobisme, c'est par ignorance ». Mais il « aime aussi écouter des chansons romantiques et [il n’a] pas peur de passer pour une lopette. Il « aime [aussi] les crooners et [il n’a] pas peur de passer pour un has-been ».

Bref, Moyenman, c'est quelqu'un d'ouvert, qui ne se cantonne pas à un genre musical, ni même à ce qu'il connait, mais qui va vers les autres, vers l'inconnu, quoi !


Quel genre de chanson aime-t-il ?

« Une chanson pour crier (ou roter) sa liberté bordel à dutre ».

Ca, ça me plait bien comme définition !!!


Son but dans la vie ?

« devenir un fugitif moi aussi et m'arracher pour réussir ».




Qu’est-ce qu’il aime faire ?

« Pousser les meubles et le volume à 11 (encore), bouger les cheveux et le dutre et passer un dimanche de rockeurs joyeux. Et « une guitare bien excitée avec une batterie qui casse les murs, [lui] ça [lui] fait plaisir ». C’est tout simple.




A-t-il réussi sa vie ?

« pas de Ray-Ban ni de Rolex, pas de voiture, pas d'appartement, pas de blonde, pas de platines, pas de skis, pas d'avenir, pas de costard ».

Pas d'avenir ??? La dépression commence à le guetter, mais la musique l'en sortira...





En fait, en plus d’être musico-cinémo-sonomo-maniaque, Moyenman est un vrai philosophe… « même si je rencontre la tempête, je ne m'écarte pas de mon chemin car je crois en mon destin ».



Pour les trente prochaines années, Moyen, ne change pas (ou, en tout cas, pas trop), partage toujours avec nous tes coups de cœur, et surtout continue ta route, la tienne, pas celle qu'on voudrait t'imposer.





Vous comprendrez chers amis, l'état de dubitativitée (si, ça existe!) dans lequel je me suis perplexement plongé (si, ça se dit aussi)

Un message comme ça, c'est gentil, c'est évident.
C'est vraiment sympa.

Mais en même temps, j'ai l'impression d'être Kayser Sôze avec mon portrait refait entièrement à partir de textes que j'avais écrits et dont j'avais totalement oublié l'existence...

C'est un vrai travail Indiana Jonesque qui a eu lieu ici et je dois reconnaitre que je suis autant touché que curieux...

Non parce que là, Grognon, dans mon Comic-Book de ma vie, soit vous êtes ce personnage:




et vous avez de la chance (et moi aussi, c'est évident) (bon, pour les novices, c'est évidemment la terrible Mary-Jane Watson, l'amour de Peter Parker, enfin Spider-Man, vous suivez? qui se fait connaître dans le comic avec cette phrase culte.)

Soit vous êtes réellement ma némésis et vous êtes lui:



Enfin, là on voit pas bien, il est derrière superman, c'est lui aussi:





Avant de sentir votre courroux sur ma gueule, mettons-nous d'accord, Grognon.

Je ne vous compare pas à un monstre extra-terrestre indestructible et foutrement moche, mais je parle comics-ment (ruquier d'or!) de ma vie de moyen-héros et donc des rencontres plus ou moins sympas que peut faire un moyen-héros.

Grognon, tu es dans les sympas.
Sérieux.

Mais ton nom colle la chair de moule comme Doomsday, créature extra-terrestre, donc, mais surtout la seule entité qui a été capable de tuer Superman. C'est dire si Doomsday est balèze et terrifiant...)


Voilà donc comment ma vie pourtant, banale (mais bigrement chouette), routinière (mais jamais chiante) prend un tour mystérieux grâce à des gens qui s'amusent autant que moi.

Grognon, cette chanson vous est dédicacée.

(ça vient de ce génialement génialesque film "Yes Man" avec ce génie génial de Jim Carrey que je surkiffe et ûber-kiffe et auto-kiffe et cette jolie Zooey Deschanel qui pousse joliment la chansonette.

Grognon, WHO ARE YOU ?





Le 29 aout, je serais au baron Samedi, 12 rue des Goncourts, Paris 11ème.

Et vous?

vendredi 3 juillet 2009

Jouyeux Non-Anniversaire / Le Chapelier Fou (Alice au Pays des Merveilles, Disney)



Alors comme aujourd'hui c'est mon anniversaire, je vous souhaite à vous, amis de moi, lecteurs, curieux ou habitué un joyeux non-anniversaire.

On n'a qu'un anniversaire par an.

Alors autant faire la fête les 364 autres jours de l'année!

JOYEUX NON-ANNIVERSAIRE A TOUS !!!!!!!!!!!!

mercredi 20 mai 2009

This is the Sea / The Waterboys




Avec le soleil qui revient les enfants, moi, personnellement, je n'ai qu'une envie, c'est tracer ma route vers une plage de sable fin, devant des rouleaux de 8 mètres (en fait vingt-cinq petits centimètres seront laaaargement suffisant)les lunettes de soleil sur le nez, le cocktail (ou la bière fraîche) dans la main et un transistor pour diffuser des chansons.

Cette chanson-là, elle sent les vacances. (vous sentez les péages, les serviettes de plage, les bikinis et les algues échouées?)

Une chanson qui rafraichit vraiment.

En plus, j'ai pas fait exprès, je vous jure, mais je retrouve des images de ce meeeerveilleux documentaire qu'est Riding Giants, qui me fait rêver avec ces astronautes aquatiques, ces explorateurs qui vont surfer là où le commun des mortels ne pense même pas faire de bateau: sur les plus grosses vagues de la planète.

Bref, revenons à notre chanson et ses accords accoustiques qui rendent les trajets moins longs et les voisins de métro moins cons.

Et pour ceux qui, comme moi, ne partent pas à la mer ce week-end, pas de problème: étendez votre serviette dans votre appart', désaltérez-vous de cocktails exotiques aux saveurs ambrées et imaginez-vous sur une île.

Et peut-être qu'à force de rêver de la mer, je trouverais une jolie vahinée avec une fleur de vanille dans les cheveux, belle comme dans un tableau de Gauguin...

Aloha amis de moi...