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mardi 8 décembre 2015

Gimme Shelter / The Rolling Stones



Ce ne sont pas quelques gugusses avec la tête vide (ou pleine de vase, au choix) qui vont me faire peur.

Ce ne sont pas des fanatiques adeptes de la dynamite qui vont m'empêcher de boire des coups en terrasse, d'aller à des concerts, de déambuler, de râler, de chanter, de traiter, de quimper et de photographier des gens en train de graffer.


Ayatollahs et faux prophètes, vous êtes mal barrés, je peux être obstiné, mal luné, relou et surtout borné.

Vous pensez peut-être qu'avec vos grosses mitraillettes qui compensent vos petites quéquettes vous m'empêcherez de dire que si le niveau zéro de la vie sur terre se situe entre la boue lourde et graisseuse située sous le fumier et le fond d'un évier de boîte de nuit un soir de fête étudiante, vous avez encore un sacré taf pour y arriver?

Raté.






Depuis le treize novembre, je me sens donc remplis de fierté républicaine, d'alcool et de blagues pour résister à ces zélotes décérébrés qui n'ont que la haine et la stupidité comme moteur et je me dis que pas de bol, ils se sont attaqués à la France. Le pire ennemi qu'ils pouvaient se choisir.
Parce que nous sommes leur exact opposé, (beaux, cultivés, rouspéteurs, libres et surtout nous, on a pas à se faire exploser pour se faire plaisir dans des draps froissés avec des jeunes filles et des jeunes hommes tout aussi beaux, cultivés, libres et rouspéteurs.) mais que nous, on va gagner.

Ce ne sont pas des enturbannés dégénérés qui me feront me terrer.

Non.

En trois semaines, on est passé des odeurs de cendres aux odeurs de gaz.

Une blonde avec la même tête moche que son père moche, aux idées noires comme l'ombre d'une croix gammée m'a rappelé que notre pire ennemi n'était pas la méchanceté mais l'ignorance (ou la lâcheté, parce que reconnaissons-le, il faut quand même faire preuve d'un manque de courage évident pour s'en remettre à un parti qui joue les gros bras et promet un veau d'or si on le laisse mettre en place ses idées farfelues d'un autre âge, bêtes comme un débardeur qui boudine pendant un mois de juillet.)

L'ignorance crasse de ces peureux émasculés qui pensent encore que leurs problèmes sont dû à des gens un peu plus bronzés.
Qui pensent sottement que se replier sur soi va nous sauver.
Qui imaginent encore, au 21ème siècle, que la nationalité est affaire de pedigree.
Qui croient que notre économie redeviendra souveraine le jour où nous rétablirons les frontières (et réimprimerons des francs, sortirons de l'euro et prendrons toutes les décisions que les économistes les plus émérites rangent dans le chapitre "à ne pas faire" de leur rédaction aux épreuves écrites du Prix Nobel.)


Marine Le Pen, vous et tous vos amis ainsi que vos électeurs, vous ne me faites pas peur.
Je vous range aux côtés des excités du Djihad, vos idées sont finalement les mêmes.


Nous faire croire que la préhistoire est notre seul avenir possible.




mardi 21 avril 2015

Le Temps ne fait rien à l'Affaire / Georges Brassens


Le Temps ne Fait Rien a  L'Affaire par popefucker

Le con.

Vous connaissez mon amour pour le con, j'en avais parlé ici

Le con, mine de rien, est une infinie source d'inspiration, peut égayer vos journées (ou les rendre bien affreuses aussi, c'est vrai) et surtout est réconfortant tant il vous rassure sur vos propres capacités mentales.

Alors forcément, quand j'en croise un, la crainte se mêle à l'espoir.

La crainte de finir énervé (limite ballonné à la fin de la journée) et l'espoir de voir mon égo regonflé.

La semaine dernière, j'en ai croisé un. Un bon. Un de de compète.

Le genre de con qui, pauvre de lui, ne se rend absolument pas compte qu'il l'est mais qui en plus, pauvre de nous, se sent obliger de partager son avis, parce que lui, il sait mieux que les autres vu que les autres sont tous des cons.

Le genre à traiter tous les autres de cons, ces cons.

Mais surtout le genre à se servir de chaque opportunité possible et imaginable pour expliquer pour il a raison, lui et les autres sont des cons, quitte à en oublier les règles de bases de la logique dans un échange verbal.

La preuve:

La conversation qui suit à donc été réalisée sans trucages.

Eloignez les enfants, le contenu peut choquer.

Moi: "C'est horrible, à La Réunion, un môme qui s'est fait attaquer par un requin. Ils ont vraiment un problème là-bas, ça craint."

Lui: "Oui, enfin, ce qui craint surtout c'est que là-bas, tu es entouré de bamboulas et au bout d'un moment, ça gonfle."

Alors que je m'apprêtais à sottement demander par quel cheminement biscornu sa pensée avait pu aller de la case "attaques de requins, c'est horrible" à "entourés de bamboulas, ça gonfle" comme ça, direct, sans passer par la case "attention, je risque de dire une connerie" et finalement, j'ai répondu un truc plus simple...




lundi 13 janvier 2014

Moyen Kiffe le Hip-Hop - Episode #6 C'est Arrivé Près d'Chez Toi / NTM



Le Hip-Hop ne sert pas non plus qu'à faire bouger la tête et danser les pieds.

Parce qu'il vient des zones et des banlieues, il est également un révélateur social, une forme d'expression pour des populations pas forcément écoutées et une tribune où s'expriment doléances, réalités quotidiennes, misère, galères, répression et violence.


En 1993, je n'ai que 14 ans et je prends le deuxième album des deux lascars de Saint Denis en pleine tronche.
(J'aurai la chance de les voir sur scène en 1998 et je ne m'en suis toujours pas remis.)
Des paroles brutes, sans concessions, un son qui percute le sternum et une attitude vraiment méchante.
Et surtout, éclatée au grand jour, une vérité crue, triste, violente, de cette vie à l'ombre des tours, loin des rives de la Seine et des monuments historiques.

NTM frappe violemment dès le début, conscient de sa place sur la scène musicale et surtout sûr de sa force par des paroles qui ne laissent pas la place à la métaphore ou à la subtilité.
Les mots sont durs, directs et crus.


Sur l'album 1993 ... J'appuie sur la gâchette (sorti en 1993 donc, c'est bien, tu as suivi, jeune.) une chanson, "Police" attire les foudres des autorités pour sa violence (et pour "incitation à la haine de la police")
En 1995, en concert à Toulon et pour protester contre l'élection de Jean-Marie Le Chevallier, encarté FN, ils chantent le titre en live. Cela leur vaudra trois mois de prison ferme (plus trois mois avec sursis) et interdiction d'effectuer leur profession de chanteur pendant 6 mois pour "propos outrageants envers les forces de l'ordre" en première instance.
Ils font appel et écopent finalement de 50.000 francs (7500 euros) d'amende et deux mois avec sursis.

Ici, on est loin de l'espèce d'idéal de mixité culturelle chanté par certains groupes français comme Mad in Paris, Alliance Ethnique ou Reciprock. Du rap à l'eau, du hip-hop FM qui n'a jamais compris qu'avant de vouloir faire passer un message, il fallait s'assurer de ne pas prendre ses auditeurs pour des idiots ou des poneys.

C'est arrivé près d'chez toi est tiré de leur 4ème et dernier album, Suprême NTM, sorti en 1998.
Un chef-d'oeuvre, leur apogée mais aussi, et nous ne le savions pas encore, un chant du cygne.

Un disque où l'on retrouve tout ce qui a fait leur légende: de la méchanceté, du Funk, du groove, un rap social, des textes bien moins débiles que l'on pourrait l'imaginer et surtout, une conscience politique qui déclame des vérités terribles.
Le pire étant de les entendre à l'époque dire que finalement, leur exemple n'est pas le meilleur à suivre, incitant les jeunes des quartiers à suivre des études pour prouver que la réussite sociale n'est pas affaire de bâtiments et estimant que finalement, ils font peut-être bien partie du problème.


Pour moi, ils sont simplement le plus grand groupe de rock français de tous les temps.


Je vous laisserai avec le dernier couplet de cette chanson incroyable qui, je vous le rappelle a été écrite en 1998.
Il y a 15 piges.

Y'a qu'ici que dans les églises, les CRS peuvent faire des perquises
Preuve que chez nous, on se décivilise, on se trompe quand on vise
Et puis s'il y a meurtre, on déguise l'affaire, on dit qu'y a méprise
Technique de "dé-kiz"
Bien, connue, du reste reconnue, devenue quelque chose de convenu
Les bavures sont au menu, j'te souhaite la bienvenue
Dans la France de ceux qui pensent qu'en banlieue
On ne peut pas penser puisqu'on pense qu'à danser
Rapper sur des beats cadencés
Remarque ils pensent aussi qu' les 3 millions de chômeurs c'est
3 millions d'immigrés, donc, c'est clair que c'est
Pas gagné, qu'avec leur vision bornée
J'me dis même, que le mec qui r'dressera le pays
Il est pas encore né
Ouais, c'est ici qu'on vit et c'est ici aussi qu'officie
La plus grande bande de fachos qui fit si
Peur en son temps fils ! Si on laisse couler, on est mort
Coupons les couilles du porc ! Ouah, ça c'est fort !
Mais y'a plus fort encore ! Y'a des ex-nouveaux ministres grillés
Qui viennent parler, se faire réélire à la télé
Briller, crier leur innocence, prier
Pour qu'on oublie que l'histoire du sang contaminé
C'est pour du fric qu'ils l'ont pas trié


Cassandres...

mercredi 11 décembre 2013

Le Bistrot / Georges Brassens





Si Paris est connue pour le romantisme et la poésie qui se dégagent de ses ruelles, de ses quais, ses pavés, ses places cachées, ses monuments, ses accordéonistes slovaques qui encombrent le métro et ses petits jardins, moi je l'aime pour ses bars.

Oui, je sais, dis comme ça, ça pourrait faire alcoolo à la Renaud mais en fait je vous rassure, non, pas du tout.
J'aime les bars, les bar-tabacs, les bar-restaurants bref, tout endroit avec un comptoir, des toilettes à l'hygiène douteuse, du bruit, des cheveux, des lèvres et des dents, des tabourets, de la peau souple, des tireuses à bière, des tatouages, des décolletés, des cacahuètes et une odeur de café.

Des endroits pittoresques, souvent improbables, parfois prétentieux et lounges, remplis de bobos qui préfèrent parler de lutte des classes, de cinéma Kazakh et du dernier album de ce musicien brésilien qui fait de la flûte nasale et qui est génial plutôt que de football ou de rugby, de films qui font rire, de collections idiotes et de bandes dessinées.

Des lieux vivants, plein de gens du quartier, qui viennent de pays lointains ou qui ont toujours vécu ici, qui passent pour un café en sortant du bureau ou pour refaire le monde à l'apéro.

J'aime les bars parce qu'on y voit la vie.

Même en Banlieue.

Alors au boulot, quand arrive l'heure que l'on appelle celle "du manger" et que la cloche sonne, avec les collègues on allait parfois dans un bar-restaurant planqué au bout de la rue manger un plat du jour à l'hygiène aussi douteuse que les toilettes.

Un endroit improbable, sobrement appelé "Le Transilvania" où les serveuses étaient des créatures des Carpates avec plein de cheveux, la peau souple, plein de dents derrière leurs lèvres et un accent roumain à ensorceler Dracula.
Les clients, des ouvriers des chantiers voisins.
Des Pakistanais, des Portugais, des Maliens, des Chinois, des Colombiens (ou Argentins, Salvadoriens, Brésiliens, Chiliens, Jesépabien.)
Et des Roumains.

Un endroit un peu étrange quand même, avec des gros 4x4 (ou des grosses berlines) noirs garés devant la porte, des individus avec des liasses de billets de la taille d'une brique, un billard pas droit et ces serveuses qui avaient la fâcheuse tendance à changer souvent.

Bref, un endroit un peu vivant et un peu inquiétant.

Voilà que la semaine dernière, le rideau était fermé.

Pas de cantine, pas d' Oeuf - Mayo en tube, de panaché ni d'entrecôte décongelée.

Je me préparais donc à hurler contre l'infamie, sortir les pancartes contre les fast-foods qui tuent les bars aux plats du jour à l'hygiène chancelante et pleurer ma peine lorsque je suis tombé sur cet article:



Evidemment, vous comprendrez que j'ai vite rangé ma rébellion dans mon slip (et flippé rétrospectivement.)

J'adore les bars.
On y voit la vie.

Et parfois, on y vit une version roumaine des Affranchis.

vendredi 1 novembre 2013

Les Moustaches / Sacha Distel


Aujourd'hui marque le coup d'envoi de Movember.

Movember, c'est une action caritative qui court pendant tout le mois de Novembre et qui incite les hommes à se laisser pousser la moustache (avec joie et fierté) dans le but magnifique de récolter des dons pour la recherche contre les cancers masculins (la prostate et les testicouilles.)

Comme je suis du style généreux et pas du genre à refuser les défis, j'ai donc décidé de rejoindre cette bonne action, déjà parce que c'est plus drôle que les enculés enfoirés mais aussi parce que je trouve que c'est une manière assez rigolote et intelligente d'aborder un sujet finalement tabou qui nous touche, nous, les hommes en plein coeur et en plein cul.

Vous pouvez donc faire vos dons sur ma page Mo ici: http://mobro.co/moyenman afin d'encourager ma moustache et d'aider la recherche.

Evidemment, je ne touche pas un poil de ce que j'arriverai à récolter, tout partira dans les programmes de santé.

Alors mes amis, aidez-moi, aidez nous, aidez les moustaches (et les prostates et les testicouilles.)

Donnez, c'est pas pour les enfoirés, faites un don, c'est plus drôle que le téléthon.

Je vous promets de poster régulièrement des photographies de l'évolution de ma moustache.
Et si j'espère une élégance à la Clark Gable, notez que mon karma étant ce qu'il est, je crains malheureusement un sex-appeal de Jean-Claude Duss. Avec un D. Comme Duss.

Et vous, hommes, je vous incite à rejoindre la cause.
Parce que les moustaches, c'est le mâle.
Et parce que la recherche, c'est le bien.


mercredi 9 mai 2012

It's too hot for words / Billie Holiday








Internet est parfois bien étrange, sorte de triangle des bermudes intangible, abysse insondable où se perdent des voyageurs inconscients et parfois analphabètes.

Ou des farceurs.

Aujourd'hui quelqu'un est arrivé sur mon blog dans les méandres du réseau en tapant les mots magiques suivants dans son navigateur:

"Singe ki se gratte le cul."

Notez la classe absolue de ces quelques mots.

Alors je ne vais pas me demander pourquoi cet individu, certainement solitaire, s'est amusé à taper cette phrase formidable, sans doute à la recherche d'une explication scientifique expliquant en profondeur (hum...) en quoi se gratter le fondement chez un primate peut être perçu comme une manifestation sociale de mâle dominant.

(pour plus de précision, je vous invite à regarder Maître Collard parler, il fait très bien le cul de singe.)

(Notez -bis- que je suis moi-même de nature proctophile puisqu'il m'arrive aisément d'interpeller mes compatriotes avec la délicate expression "trou du cul" qui leur sied souvent à ravir et me soulage rapidement quand j'ai le "enculé" qui me démange.)

Ou alors cette personne voulait tout simplement voir une vidéo rigolol prise avec un téléphone portable dans un zoo ukrainien, comme celles avec des chats tout débiles qui tombent en dormant ou sautent dans tous les sens sans trop savoir pourquoi.

Je passerai aussi sur l'orthographe hasardeuse de mon visiteur (teuse?) ne cherchant à l'accabler plus (après tout l'analphabétisme est un réel fléau, regardez les malheureux qui, confondant certainement les mots "précarité" et "immigrés" -après tout, ils finissent en "-é" - pensent qu'on leur a piqué leur boulot, leurs allocs et leur cerveau.) et irai droit au coeur de ce qui me turlupine:

Comment "Singe ki se gratte le cul" peut-il mener directement à "La Chanson du jour de Moyenman?"

Surtout qu'à aucun moment, il ne me semble avoir évoqué un quadrumane atteint de fortes démangeaisons anales.

Dites-donc, moteurs de recherche, vous ne m'auriez pas fait une petite blague?

Mr Google, c'est vous?

Non, parce que que l'on me retrouve en cherchant "Einstein" "Génie" "Tigre" ou "comment faire pur que quotidiennement, la vie soit belle?" , je peux aisément comprendre.

Mais avec "Singe" "Gratte" et "Cul" dans la même phrase, ça me laisse dubitatif.

Mais je ne suis pas homme à me formaliser et vais donc me dire qu'avoir la visite d'amoureux des bêtes scatophiles de surcroît, c'est toujours une visite de plus.

Chers amis, lecteurs, famille, faîtes donc ma pub, j'ai exprès parlé de cul dans mon texte.

lundi 27 février 2012

Le Trophée / Pierre Perret



(Oui, alors on ne se moque pas de Pierre Perret, sinon je demande à Mathilde Seigner de remettre votre diplôme, ok?)


Hier soir, la prestigieuse académie des Oscars, la version US des césars, mais sans Mathilde Seigner qui fait sa Kanye West ou Jeanne Balibar qui trouve de très bon goût d'imiter le cochon devant Indiana Jones lui-même (d'ailleurs je soupçonne les artistes Américains honorés aux Césars de se faire des soirées "I was at the Fucking Césars" entre eux où ils se racontent leurs expériences respectives, rigolent un coup, pleurent de honte et oublient tout dans le champagne très cher.) mais avec à la place George Clooney, Spielberg, Scorsese, Billy Crystal, le meilleur hôte toutes remises de prix confondues, Robert De Niro et consorts, a honoré de façon flamboyante le film français The Artist en lui attribuant 5 statuettes, comme quoi faire des films muets laisse sans voix. (cette vanne a reçu un Ruquier d'Or, donc respect, les enfants!!)

Je profite donc de ce moment historique pour vous donner mes moments préférés des Oscars et vous annoncer que oui, en parlant, on peut avoir la classe aussi.

George Clooney, Meilleur Second Rôle, Syriana,  2006


George Clooney at the Oscars

Irish Filmmaker/Activist | Myspace Video


Parce que Oui, ce monsieur à la classe des Grands, celle des Gregory Peck, des James Stewart et des Cary Grant.
Il est drôle, il dit des choses chouettes, charme toute la foule et surtout remet sa récompense dans l'Histoire de son médium. C'est là sa classe: humble au point de vouloir paraître plus petit que son prix.


Julia Roberts. Meilleure Actrice. Erin Brokovich. 2001


Julia Roberts winning an Oscar® par agg44

Sérieusement. Comment résister à cette tempête qui vous sourit?

Simone Signoret, Meilleure Actrice, Les chemins de la Haute Ville 1960



Seconde Française après Claudette Colbert en 1935 à recevoir la récompense ultime, elle rayonne de classe devant l'académie alors que dans le même temps son mari, ce con d'Yves Montand nouait une relation avec Marilyn (en même temps, comment dire non à Marilyn...)
Et parce qu'elle est formidable, elle dira plus tard qu'elle regrettait que Marilyn Monroe n'ait jamais su qu'elle ne lui en avait jamais voulu.

Jack Palance, Meilleur acteur dans un second rôle, La Vie l'Amour, Les Vaches 1992



73 ans, il fait des pompes sur une main.
J'ai 33 ans, je fais une pompe sur 2 mains.

James Cameron, Meilleur Réalisateur, Titanic 1998


James Cameron winning an Oscar® Titanic par babisflou

I'm the King of the World!
Un égo éléphantesque, certes, mais un égo éléphantesque qui a mené à bien les projets cinématographiques les plus insensés de ces 25 dernières années. (Terminator, Aliens, The Abyss, Terminator 2, Titanic, Avatar...)
Des défis technologiques inhumains à la mesure de son caractère de tyran absolu refusant même la notion d'échec.
Du genre à demander l'impossible à son équipe technique et ses acteurs mais aussi du genre à passer 17heures par jour dans l'eau pendant le tournage de The Abyss, profitant des longues heures de décompression qu'il devait subir pour regarder les rushes de la journée avant d'aller affronter les producteurs pour justifier un dépassement de budget de 20 millions de dollars.
Du genre à reconstruire le Titanic quasi à taille réelle pour son film et à noyer son décor (et ses acteurs principaux) sous des tonnes d'eau pour un plan.
Avec Titanic, il touche l'Histoire, celle de Ben-Hur et des Dix Commandements, prend le temps de remercier ses parents et savoure sa place au sommet de l'Olympe.

Steven Spielberg, Meilleur Réalisateur, La liste de Schindler, 1994


Spielberg recoit un oscar par tduke

Parce qu'il le méritait déjà pour Les Dents de la Mer et pour Indiana Jones et pour Rencontres du 3ème Type et pour Jurassic Park et pour tous les autres.
Le meilleur de tous, enfin récompensé par ceux qui lui doivent tant.

Cuba Gooding Junior, Meilleur Acteur dans un second rôle, Jerry Maguire, 1996


Cuba Gooding Jr. Oscar Acceptance Speech par Lilia44540

Une joie incroyable.
Et un oscar mérité.
Mais ce qui me touche le plus, c'est comment il remercie Tom Cruise, pour moi un grand oublié, injustement d'ailleurs, des oscars.
Parce que bon, oui, il est à fond dans la scientologie et oui, c'est relou ses décrochages réguliers mais bon, pour né un 4 juillet, pour Entretien avec un Vampire où il défonce facilement tout le reste du casting, pour Magnolia, Minority Report et La guerre des mondes avec Spielberg, pour Rain Man où je trouve sa performance aussi remarquable que celle de Dustin Hoffman, pour tout ça, il méritait d'être récompensé.

Cuba Gooding Junior ne l'oublie pas et c'est chouette.
Et j'aime ces gens qui explosent de joie comme ça, spontanément, parce que pendant quelques secondes, ils oublient tout, les protocoles, les merdes du quotidien, la liste de courses en rentrant de la cérémonie et leur carrière pour se mettre à vivre.

Kate Winslet, Meilleure Actrice, The Reader, 2009


Oscar 2009 - kate winslet best actress HQ... par krscoop59

Parce que, jolie comme tout, elle demande à ses parents de siffler parce qu'elle ne les retrouve pas au milieu des spectateurs.
Et ça, oui, c'est un joli moment.

Robert De Niro, Meilleur Acteur, Raging Bull, 1981



Parce que ne pas lui avoir donné pour ce film aurait été un scandale.
Parce que ne pas l'avoir donnée à Martin Scorsese pour ce film est un scandale.

Woody Allen




Seule et unique intervention de Woody Allen aux oscars (qu'il a pourtant remporté pour Annie Hall -Meilleur Réalisateur et Scénario Original, 1978- Annah et ses Soeurs -Meilleur Scénario Original 1987- et cette année pour Minuit à Paris, toujours Meilleur Scénario Original.) car il a du mal à quitter New-York.
Et alors que l'Amérique est encore groggy du 11 septembre, il se déplace et rend hommage à sa ville pour l'aider à oublier les cendres, les morts et la poussière.
Et rappeler à l'académie que le cinéma et l'humour sont aussi là pour ça.


J'aurai pu rajouter le combat de boxe entre Ali et Stallone l'année de Rocky, Brando qui ne se présente pas et envoie une indienne à sa place, ou les oscars de De Niro et Scorsese, récompensé bien tard lui aussi (ils avaient du flan dans les yeux les années où sont sortis Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis ou Casino?) ou Eastwood et Hitchcock qui se contente d'un "Thank you very much, indeed" pour le prix récompensant sa carrière.

Mais je vous laisse retrouver vos propres moments préférés et savourer celui que Jean Dujardin nous a offert hier...




lundi 5 décembre 2011

The Soundtrack of Our Summer / The League



Là, présentement, vous vous dites qu'il fait froid sa mère et vous regrettez les terrasses, les jupes des filles et les pic-nics dans l'herbe.

Pas de problème, je vous réchauffe le coeur (et les fesses) grâce à The League, le meilleur groupe amateur parisien de l'univers intersidéral et des étés au soleil.

Et comme ils sont forts, beaux, drôles, alcooliques, fêtards, et doués, je vous invite tous à voter pour eux là:

http://awards.jamendo.com/fr/concoursJamendoOuiFM/319978#.Ttym4SEIGSt.facebook

parce que déjà, ils le méritent fortement et parce qu'ensuite, vous pourrez peut-être gagner une gratte et un ampli et vous prendre pour un rockeur.

The League, je les ais suivis dans les salles pourries  petites de Paris, j'ai accompagné leurs début et c'est avec fierté que je vous annonce que le cousin et ses acolytes, ils vont flamber le Midem à Cannes entre le 28 et le 31 Janvier prochain.

En 2012, votez bien, votez rien.

En 2011, votez Big, votez The League.


samedi 5 février 2011

L'Amant Tequila / Philippe Lafontaine


L'amant téquila
envoyé par frog_40. - Regardez d'autres vidéos de musique.

A y regarder de plus près, il y a tout un tas de chouettes trucs qui font que chaque jour, la vie est une belle aventure qui vaut la peine d'être vécue.

Une chanson, par exemple.
Forcément.
Un livre.

Un match (de ce que vous voulez, mais il faut qu'il y ait ce souffle épique, cette incertitude magnifique et surtout qu'il en ressorte une émotion palpable à la vue d'une équipe de votre couleur préférée dépasser des limites pour atteindre un objectif. -et si en plus il y a bagarre, alors là, c'est le jackpot!-)

J'ai eu une semaine un peu chargée en émotions (et celle qui vient sera pas mal non plus je pense) mais il est bon de passer de la détresse et le doute à un moment calme, un demi doré à la main, à sentir une mousse onctueuse piquer légèrement la moustache.

Parce qu'on est quand même mieux accoudé à un zinc à parler de karaoké et du jeu du XV de la rose, qu'à éponger son appartement en ramassant lentement les éclats d'émail de son sanitaire désintégré au milieu de la pièce.

J'ai encore appris pas mal de chose cette semaine, sur moi-même, la plomberie et les assurances, mais ce week-end, je décide de faire une pause, un verre à la main.

Parce qu'il y a vraiment des chouettes trucs qui font de la vie une merveilleuses aventure qui vaut la peine d'être vécue.

Comme voir les étoiles briller pour la 365 millionième fois en un million d'année.

ou découvrir un nouveau bar dans son quartier, avec ses gentils patrons et sa gentille barmaid...

dimanche 23 mai 2010

Tous les Mômes / Kent


KENT - Tous les mômes from Kent Cokenstock on Vimeo.

En ce moment, je me sens un peu comme un môme.

Déjà, évidemment par la puérilité spectaculaire qui transpire de chacun de mes gestes et de chacune de mes remarques à la finesse comparable à une division de Panzer rentrant bourrée dans Limoges.

C'est simple, je me croiserais, je me collerais des beignes.

Mais d'un autre côté, parfois, mais seulement de temps en temps, j'aimerais bien avoir de nouveau 8ans.
Et demie.
(parce que quand on est gosse, on accorde toujours énormément d'importance à ce "demi" qui nous rend d'un coup un peu plus vieux, mature et responsable et nous autorise à siffler des monacos derrière les grands et fumer des clopes en cachette...)

J'aimerais parfois de nouveau avoir 8 ans et demie, parce qu'à cet âge-là, on rêve encore de partir dans l'espace ou de devenir agent secret.

On nourrit de véritable ambitions finalement.

Parce que en ce moment, mon ambition la plus féroce du moment, c'est de récupérer de l'eau chaude dans un 15m2.
Forcément, c'est moins romantique et spectaculaire (mais tout aussi aventureux vu la parcours du combattant exténuant pour que son cas soit pris en compte par une agence immobilière qu'on arrose tous les mois...)

8 ans, un chouette âge pour vivre sans avoir peur de s'écorcher les genoux.

Mais en fait, si parfois je souhaiterai réellement revenir en arrière, c'est surtout pour avoir l'opportunité de changer deux-trois trucs.

Pour qu'aujourd'hui, je n'ai plus à vivre avec des regrets, je n'ai plus à me mordre les doigts et je n'ai plus à me tourmenter pour tenter de combler le retard de mauvais choix...

dimanche 16 mai 2010

Rame / Alain Souchon

Découvrez la playlist Rame avec Alain Souchon

Alors oui, je suis un vrai fan d'Alain Souchon et le premier qui se moque, il bouffe un pied-bouche.

Oui, on peut dire que parfois, manier la pagaie toute la journée devient mon activité principale.

Pensez donc, depuis mon retour de mon voyage de rêve, j'ai un peu enchaîné les galères et les coups de pompe qui dépriment.

Pas d'eau chaude depuis une semaine, la faute à un ballon d'eau chaude qui fuit et une agence immobilière que n'a pas l'air pressée (tudjiou, je les rappelle demain, ça va moucher rouge!)

Obligé de (re)jouer les plombiers amateurs, la faute à un robinet qui fuit le dimanche matin.
(faut vraiment que j'appelle mon agence!)

Le sentiment atroce de vivre étouffé dans un terrier à lapin poisseux, la faute à un appartement de rêve de 15m2.
(que je loue pour une somme modique, je le rappelle; alors je ne veux pas jouer au juste prix, mais c'est entre 480 et 500 euros, et apparemment à ce tarif, l'eau chaude n'est pas comprise.)

Mon ordinateur (non, l'ordinateur que ce formidable Loic m'avait généreusement donné pour remplacer mon ordinateur à moi qui avait rendu l'âme dans un grand boum et une odeur de brûlé) est en train de s'éteindre à son tour, de sa belle mort je pense, et va m'obliger du coup à fréquenter plus régulièrement les bars pour entretenir ma sociabilité que l'on pourrait comparer à celle de l'ours quand il sort d'hibernation. (oui, je pète des troncs d'un simple regard quand on me demande l'heure!)

J'arrive à me mettre mes meilleurs amis à dos parce que je suis capable d'être le plus gros emmerdeur du monde, le roi des relous, champion du monde des casse-couille, prince ès débilof profondicum.

Demain je retourne au taf. (rien à rajouter.)

Donc oui, je rame un peu en ce moment.
Et la rame, je peux vous l'avouer, ce n'est pas mon sport de prédilection.
(si tant est que je puisse avoir un sport de prédilection. le billard? La pétanque? Le bowling? ah ben non, je suis aussi une quiche à ces trois jeux-là...)

Oui, je rame, mais je me soigne.

je porte des badges "j'apprends à être heureux", parce que c'est vrai, en ce moment, j'apprends, et c'est pas fastoche.

Je bois des bières fraîches en écoutant des chouettes chansons.

Je cherche un nouvel appartement.
Je cherche un nouveau taf.

je cherche une nouvelle vie dans des îles parfumées, sur des plages ou dans un saloon.

Je rame un poil en ce moment, mais promis, j'ai pas l'intention de couler ni de m'arrêter seul en plein océan.

je vais finir par toucher un rivage plus hospitalier.

samedi 27 mars 2010

Le Plombier / Pierre Perret

Tout d'abord un petit mot pour vous dire que l'affrontement sanglant entre Soulman Guillaume et DJ Moyenman la soirée d'hier s'est tip-top bien passée avec un son à faire groover Jeanne Calment.

Merci les amis qui sont venus, merci le Baron Samedi, merci les américains, de nous faire des sons aussi canons...


Hop, place à la chanson du jour.


Pierre Perret- Je suis le plombier
envoyé par val6210. - Regardez d'autres vidéos de musique.


Déjà, le premier qui se moque de Pierre Perret, il mange une clé à molette dans la tête, Pierre Perret, je kiffe en vrai.

Aujourd'hui, je me suis auto-épaté en réparant une fuite sournoise qui menaçait d'inonder mon 15m2 de rêve.

Voici l'objet du délit!




Vous voyez l'ecrou cuivre à droite de la vanne rouge?
Ben le joint a décidé subitement d'arrêter de faire son boulot et de laisser la flotte couler tranquillement, comme ça, parce que.

Et là, avec la classe d'un George Clooney urgentiste, je coupe vite fait l'arrivée d'eau, j'esponge comme une tornade èmeté-esque, je fait 76 aller-retours entre mon appart' et le Bricorama d'à côté pour trouver la bonne clé et les bons joints (le Bricorama va devenir mon deuxième magasin préféré du monde après Gibert et ses milliers de disques magnifiques en occase... D'ailleurs, j'ai vu les ceintures à outil de la collection 2010-2011, elles sont trop belles, mais je m'égare, pardon...)

Hop, je dévisse cet écrou insolent, je change le joint comme je change une roue de poids-lourd: avec génie.
ET là, bande de petit insolents vous aussi, vous allez dire que les joints, je suis plus doué pour les rouler que pour les changer.
Ben vous avez tord, ce n'est pas parce que j'écoute de la musique de gangsters et de ghettos divers que je plonge dans les abîmes de la dépendance aux substances illicites.
Non mais.

Zou je resserre cet écrou toujours insolent, relance l'eau...

Et là, je dois vous prévenir, mes amis.

Avant de relancer l'eau, assurez-vous que vous avez assez serré cet écrou insolent.

Je relance l'eau, disais-je donc..;

Je m'essuie le visage, parce que cet écrou était vraiment insolent jusqu'au bout, je re-coupe l'eau, re-resserre cet écrou maudit, re-relance l'eau, et la voix des anges, claire comme du cristal, chante à mes oreilles.

Halleluia, in exelcis écrou...

Franchement, mes amis, je me suis auto-épaté.

Vivement ma prochaine panne électrique!!

lundi 18 janvier 2010

Le Petit Jardin / Jacques Dutronc



Aujourd'hui, en allant au boulot, je me suis rendu compte qu'un petit carré d'herbe bien sympathique, coincé entre deux sucres de béton de 80 mètres de haut, a disparu.

Paf, rasé, bulldozé, il y a maintenant du bitume tout noir et tout lisse à la place.

L'été, j'allais parfois manger un morceau assis sur ce carré vert.
C'est sûr que c'était pas Central Park, mais il y avait de quoi étendre ses jambes entre deux mauvaises herb marguerites.

Mais c'est sot, à la Courneuve, il y en a déjà plein du béton (et du pas beau), ça sert à rien d'en rajouter, me disais-je en voyant cette grande surface noire lisse comme un miroir.

Et pour y faire quoi?

Un parking?

Un terrain de basket pour faire plaisir aux jeunes et leur faire oublier l'envie de cramer des caisses?

Et à force de recouvrir tous les carrés verts de plaques noirs, où est-ce qu'on pourra acceuillir les ours blancs et les tigres du bengale qui viendront se réfugier?

En allant au boulot je me disais que bosser dans une ville monochrome, c'est pas franchement le truc le plus funky du monde.

En allant au boulot, je me disais que je ne voudrais pas y vivre.

mercredi 11 novembre 2009

Laiss' Tomber Gros / les Amis d'Ta Femme



Les plus perspicaces d'entre vous auront reconnu le Laisse béton de Renaud-qui-ne-boit-que-de-l'eau et qui n'a décidément aucun humour puisqu'il a fait interdire cette chanson sur l'Album des Amis d'Ta Femme.

Mon long week-end à Toul c'est cool est fini, et c'était vraiment cool, j'ai revu mes parents, des potes à moi et les chats et j'ai retrouvé mon accent lorrain à moi aussi.

Il risque de disparaitre d'ici quelques jours au contact des métros parigots, mais en attendant ben je vais continuer à mettre des m'eeeennn avant chaque phrase et des accents circonflexes sur tous les O de tous les mots.

L'accent Lorrain fait marrer avec ses expressions bizarres et ses intonations de campagnard mais je l'aime bien.

Et quand je le retrouve, je sais que je suis complètement chez moua.


Si vous ne ne comprenez pas la chanson, c'est que vous êtes pas Lorrain ou vous êtes jamais passés par Nancy (et c'est une grosse faute, vous avez raté plein de trucs). Mais demandez quand même une traduction.

dimanche 4 octobre 2009

Bye Bye Lady Dame / Geoffrey Oryema & Alain Souchon




Je ne voyage pas qu'en camion, je prends aussi les trains de banlieue.

Et on a tous vu dans les journaux gratuits du métro des annonces du style "Tu avais un manteau, une écharpe, une chemise blanche et les cheveux marrons. Je suis brune, nous avons échangé des regards complices, je souhaiterais te revoir pour qu'on deviennent complices. Contacte-moi à labrunedumétrotrainRER@quelquepart.truc."

Si, elles sont souvent aussi précises que ça et tout le monde trouve ça romantique parce que tout le monde imagine que ça finit en une belle histoire d'amour et personne n'imagine que ça ne donne rien.

Alors dans mon train de banlieue, j'ai décidé d'être hyper attentif à tous les gestes, toutes les personnes, histoire de devenir moi aussi l'inconnu-mystère de la rame du fond.

Alors un premier round d'observation me permet de voir que dans mon wagon, il n'y a ni Scarlett Johansson, ni Zooey Deschanel, ni Natalie portman ou Kate Winslet (faut que je songe à prendre des transports en commun fréquentés par les stars comme les limousines ou les jets privés.), Ni Néo-Zélandaise ou Tchèque rousse ou irlandaise.

Il y a des cadres, des des jeunes de banlieue complices qui écoutent leur musique à fond depuis leur téléphone portable (écoutez au moins de la bonne musique les mecs) des mère de famille avec toute la famille des jeunes femmes jolies mais très sérieuses, des maitres-chien et plein d'autres gens.

Je m'installe donc, et là, à l'affut, je décrypte chaque geste.

Cette jeune demoiselle, elle ne tournerait pas les pages de son Dan Brown de façon complice?

Et elle, elle bois de l'eau de manière très complice, les yeux fermés.

Ah un monsieur très costaud me regarde de manière complice, je crois aussi.

Décidément, tout le monde est complice dans les trains, comment je vais faire, quand je verrais la prochaine annonce, pour savoir de qui il s'agit?

Une petite brune se lève, se dirige vers son arrêt de façon complice sort et marche sur le quai le long du train de façon terriblement complice.
Droit devant elle sans jeter un oeil vers le wagon d'où je fais des gestes super complices pour attirer son attention.

Ayé, j'ai trouvée mon inconnue.

Je pense poster une annonce comme "Tu étais brune et tu avais des lunettes. Je suis brun avec des lunettes. Nous nous sommes raté avec complicité, veux-tu réparer cette erreur? contacte-moi à moyenmandansletrain@galère.kêkechose..."

lundi 7 septembre 2009

(Je n'arrive pas à) Danser / TTC (+hommage à Sim + Guest Star)




Alors oui, depuis quelques temps je me dis que je voudrais apprendre à danser, histoire de moins ressembler à un canard atteint de paralysie faciale sur un dancefloor (ou un unijambiste atteint de la maladie de Parkinson, ou une planche de bois.)

Notez que ça ne m'handicape pas pour faire le pitre sur un dancefloor, attention, je n'ai peur de rien , ni du mec de Scarlett Johansson, ni de Michael Jordan, ni de tout le XV All Blacks.
Je suis courageux, même dans les situations les plus périlleuses (comme effectuer des pas synchronisés avec la musique sur un dancefloor par exemple...)

Cependant, il est vrai que de temps en temps j'aimerais que mes prestations ressemblent plus à une démonstration de classe et de technique, un mélange électrique entre Michael Jackson et George Clooney, qu'à un sketch des Fraggle Rock (et pourtant, je kiffe les Fraggles) ou un épisode de Derrick (et pourtant, non, je ne kiffe pas Derrick).

Donc, je réfléchis depuis quelques temps à apprendre à danser.
Oui, prendre des cours.
Tout seul, s'humilier devant d'autres gens dans des cours du soir certainement trop chers et crevant après des journées de boulot Babyloniennes.

Oui, les TTC sont des gros flans qui se la racontent dans tout les sens mais personnellement, je trouve cette chanson monstrueusement bonne.
Grrraaa ça fait bouger et ça remue la tête, le dutre et les pieds.
Oui, c'est une chanson pour ceux qui ne savent pas danser...







Sim est mort hier à 83 ans, et par respect je ne parlerais pas de son tube planétaire "Où est ma chemise Grise" qu'il a chanté avec son compère Patrick Topaloff.
Mais comme cette ordure sans nom de Moyenbad risque de sauter sur l'occasion pour nous faire part de sa mauvaise fois et de son rire de hyène puante, je vais quand même vous le montrer.

Histoire que vous vous fassiez votre propre idée du carnag-pardon, du spectacle.






Et je finirais ce post quotidien en vous disant que si, par un hasard paranormal, ma chanson du jour ne vous plaisait pas ou vous gonflait (je sais, j'aime la science-fiction) ben vous pouvez toujours vous réfugier sur ce blog là:

http://everydayanewsong.blogspot.com/

C'est une fille qui s'auto-prénomme Jul's qui propose elle aussi une chanson quotidienne sous fond de chronique sociale (et jeune)
Je trouve ça très chouette et marrant comme tout et cette auto-prénommée Jul's me semble très sympathique alors je fais un peu de pub.

Voilà.

Et retournez à vos Moonwalks, fainéants!

lundi 29 juin 2009

Les Play-Boys / Jacques Dutronc




Moyen kiffe à fond la classe de ouf de cet authentique punk (si si, un vrai punk français, le premier peut-être) qui, en plus d'une classe intersidérale donc, peut se vanter d'être celui qui rend David Bowie jaloux...


Ce n'est un secret pour personne, Moyen est dans la dernière ligne droite avant ses trente et attend déjà les inévitables quolibets sur son grand âge, son expérience et tout ça.

Et à trente ans, je n'ai pas de Ray-Ban ni de Rolex, pas de voiture, pas d'appartement, pas de blonde, pas de platines, pas de skis, pas d'avenir, pas de costard comme je rêve.

Et vous croyez que ça me fait peur?

Ben non, parce que je suis Moyen.
Je suis un (Moyen) Bad Boy les filles, gare à vous...









et en cadeau une version live géniale... (quand je vous dis qu'il a la classe et que c'est un punk...)

jeudi 18 juin 2009

Décidément, l'anniversaire de la chanson de jour réserve bien des surprises. Ce n'est plus hitchcockien, c'est un suspense à la Usual Suspects!

J'étais assis à mon bureau, en train d'enquéter sur sur une affaire qui prenait tout mon temps.
Une histoire de tube rock'n rollesque samplé par un gangster qui se faisait appelé puf papa.
Un truc sordide.
Beaucoup étaient restés sur le carreau dans cette histoire et je sentais que ça risquait de mal finir pour moi.
Surtout que cette brune fatale (initiales S.J.) aux jambes de 12km et au corps à damner un dalai-lama me semblait bien suspecte.
Mais vraiment, quelles jambes! (rasade de whisky)

Et alors que je m'apprètais à tout lacher pour recommencer ma vie comme fabriquant de meuble, la providence (ou plutôt le courrier électronique) cogna à mon PC.

Une lettre anonyme.

Un courrier d'un(e) certain(e) Grognon de Peyo (un code, ça, peut-être un(e) nain(e) couvert(e) d'hématomes...)

Un mystère comme je les aime.
Des textes codés, des pistes, des indices.
Voilà de quoi faire travailler mon imagination.
Voilà ma boite-mystère à moi (je vous invite tous à vous rendre ici pour comprendre de quoi je parle par boite-mystère, c'est quelque chose d'extraordinaire pour les geeks comme moi qui s'intéressent à l'inspiration créatrice des gens qu'ils admirent)

Et si il y a un truc que j'adore particulièrement, c'est les mystères, les enquètes, les choses étranges et qui sortent de l'ordinaire.
Tout ce qui n'est pas banal.
Et là, j'avoue que je suis servi!

En tout cas, Grognon de Peyo, imaginaire ou pas, canular ou vrai mystère mysterieux(-se) vous avez titillé ma curiosité et mis mon imagination en ébullition...

Alors je vais commencer mon enquête afin de découvrir l'identité de ce(tte) mystérieux(-se) admirateur (-trice) (mais comme je suis aussi bon enquêteur qu'Arnaud Boetsch est bon en tennis, ça risque de prendre quelques années...)

Et chèr(e) Schtroumpf(ette) grognon(ne), quelques indices seront le bienvenue...

(vous êtes Scarlett Johansson? Kate Winslet? Natalie Portman? Eva Mendes? classe... et on se connait d'où?)

A vous la parole (et merci pour le texte et la fidélité à mon blog!)

Thierry,

Puisque finalement l'anniversaire de la chansondujourdemoyenman dure toujours, je t'envoie ma petite contribution. Si tu as envie de la publier.... ne t'en prive surtout pas ! ;-))

Je n'ai pas ton adresse email, voilà pourquoi c'est par Facebook....
Et, même si tu me connais, je préfère rester anonyme sur ton blog.... ;-)

Voici donc mon texte.



Je me suis dit que, finalement, j'allais envoyer ma petite contribution à Moyenman. Eh oui, je sais, je suis bien en retard, mais j'ai pensé le faire, puis après j'avais plus envie, puis si, puis non.... enfin, vous voyez le truc.... procrastination et cie..... et finalement, bah je me lance !

Je suis le blog de Moyenman depuis quelque temps, pas très longtemps, c'est vrai, mais très régulièrement (merci Google reader).... et en plus j'apprécie. J'y connais pas grand chose en musique, faut dire. Seulement les classiques du rock et de la variété française. Alors, au moins, avec le blog de Moyenman, eh ben j'ai l'impression d'étendre un peu ma culture.... J'adore pas la soul.... mais quand c'est Moyenman qui fait découvrir, ça passe tout de suite mieux....

Bref, je ne suis pas une fan, mais on commence à s'en rapprocher.... (En fait je ne suis juste pas fan quand, dans la vidéo de la chansondujour, c'est marqué "Nous sommes désolés mais le contenu de la vidéo n'est pas disponible dans votre pays". J'en hurlerais.... je crois que je commence à être addict....)


Passons maintenant à la chanson....
Après avoir hésité bien longtemps pour savoir laquelle choisir, j'ai finalement pensé à Hugues Aufray.... Ce n'est pas mon premier souvenir de chanson, loin de là.... Mais c'est en l'écoutant que, pour la première fois, j'ai compris que les chansons pouvaient être autre chose que du 'padi-padam-pouff-pouff', et qu'on pouvait même faire passer des messages avec. Un merci -bien tardif- à la personne qui me l'a fait découvrir.... ;-)






Chèr(e)Grognon de Peyo qui me cache son identité (houlà que de mystères!!!) il est assez dingue que vous ayez choisis cette chanson particulièrement puisque je la braillait à tue-tête quand j'étais gosse avec mes parents et la caro-magnonne...

Maman, c'est toi?

Un(e) fan(e) Mystère...
Moyenman sera-t-il le premier John Lennon du web????
mon adresse mail c'est thierry.ast@voila.fr je sais je suis un dingue de laisser mes coordonnées perso à des gens mystérieux... quel mystère!!)

lundi 15 juin 2009

Commémorations de l'anniversaire de la chanson du jour, le bouquet final. (ces commémorations renvoient celles du 6Juin faire des patés sur la plage)

Pour la dernière commémoration qu'on m'a fait parvenir, il s'agit d'une jeune lectrice qu'on surnomme Kiddie (enfin que surtout JE surnomme Kiddie) et qui fait partie de ce que j'ai de mieux depuis la Fac de lettres. Depuis longtemps donc.

Elle est rousse et rigolote, elle assure comme une dingue et surtout, je l'admire énormément car elle est en passe de réaliser son rêve et surtout, elle s'est donnée les moyens pour.

Et rien que pour ça, ben obligé, je me fais tout petit devant elle.

Kiddie, elle est pas très grande et pourtant on a l'impression qu'elle fait 2km de vie, 2km de sourires, des tonnes d'énergie et 100.000 watts quand elle rigole.

Alors je la laisse s'exprimer ici.

Kiddie, c'est à Toi!

D’abord, bon anniversaire encore à la chanson du jour de Moyen Man. Grâce à toi, mes oreilles sont un peu plus éduquées, j’entretiens des rapports plus mauvais avec mes voisins et j’ai cassé ma lampe halogène en m’en servant comme barre de pole dance !

Ensuite, bonjour à tous !

Moi, je suis la lectrice du blog qui écoute aussi de la chanson française. Et même des trucs honteux que tout le monde autour de moi déteste mais je m’en fous. Ou presque. Ou en tout cas je fais semblant. Et je me cache pour les écouter.
Bref. J’ai mis du temps à écrire un texte parce que je ne savais pas quel titre choisir… ni vraiment comment en parler. J’aurai pu parler de The Do ou de quelques titres de la BO de Juno… parce que c’est joyeux et léger, parce que j’aime beaucoup, parce que ça ressemble assez aux BO que j’aimerai voir un jour sur certains de mes textes… ou Bowie ou le Velvet mais là ça se verrait trop que j’assure rien en face de Moyen Man…. Alors bon, finalement, et j’espère que ça ne sera pas pour votre plus grand désespoir, j’ai choisi 2 chansons.

D’abord : Dans la Merco Benz de Benjamin Biolay.

Non, ça n’a rien à voir avec NTM (dont j’aime beaucoup la chanson en question aussi d’ailleurs).

Et ceux qui se mettent à hurler que je fais chier avec la nouvelle scène française de mes 2, je leur répond que là j’assume complètement (ou presque !).

Au commencement, je n’aimais pas ce mec.

Pour des raisons tout à fait objectives et se rapportant directement à ses qualités musicales puisque je n’avais rien écouté de lui (c’est quand même bien plus facile pour juger !): il se la pète, il a les cheveux gras et en plus il se tape Chiara et je suis pas sûr qu’il la mérite, ce type qui se prend vaguement pour Gainsbourg mais faudrait voir à pas déconner.
Et puis j’ai écouté Trash Yéyé (titre que j’aime beaucoup et ceux qui me connaissent savent l’importance que j’accorde au titre, moi qui ai beaucoup de mal à m’intéresser à un film ou un livre dont le titre est à mon goût mauvais… qui a dit « superficielle la gonzesse » ???), donc je disais, j’ai écouté Trash Yéyé avec ma boss qui était fan et là, ben je suis un peu tomber amoureuse de ce mec finalement. Parce qu’il a les cheveux gras, parce qu’il se la pète, parce que son personnage est insupportable et parce que quand même il se tapait Chiara, une des filles que quand je la vois, je ne pense plus rien hormis « mais qu’elle est belle… quand même qu’elle est belle » (ça fait un peu encéphalogramme plat, je vous l’accorde !).
Et puis j’aime bien les paroles et sa voix de pervers alcoolique en fin de vie (comment ça j’ai des goûts bizarres ???).
Sa posture est très Saint Germain des prés mais pour une fois que je traverse la Seine, je me le pardonne…
Et puis je sais pas mais moi quelque part : « Petite connase pourquoi f'tu ta radasse
Petite pétasse qui montre rien en surface qui veut qu'on l'embrasse encore l'embrasse encore » ben ça me parle un peu…

Et puis pour ceux qui vraiment trouve ça insupportable, coupez le son, vous aurez au moins des petits bouts de Julie Gayet qui sort de son bain….

La deuxième chanson, c’est Monochrome de Dominique A et Yann Tiersen.
Je ne pouvais pas me résoudre à ne mettre que celle là, parce que je n’arrive pas à savoir si elle est infiniment déprimante ou tout le contraire. En fait, elle est mélancolique. Elle fait un bien fou, même si elle fait verser quelques larmes.
Je connais très peu Dominique A mais j’adore sa voix.
Et dans cette chanson avec la musique de Tiersen, il y a un truc incroyable, très bien mis en image dans le clip.
Ça tourne, ça recommence toujours pareil, on est las de cette répétition, de tout ce qu’elle dit de nos vies et pourtant c’est très beau. « Don’t worry… » alors que tout donne à s’inquiéter.
Mais ça tourne et ça tourne et tout dans cette petite chanson nous emporte avec eux… Elle tourne et monte de plus en plus haut… mais ne va nulle part… « don’t worry » comme ritournelle.
Et la machine à laver.
Et l’incompréhension.
Une douceur.
Je crois que cette chanson dit plein de chose. Que moi en revanche je n’arrive pas à exprimer là… alors enfin je me tais.



Kiddie




Merci, Kiddie tu vois que tu arrives à bien partager ce que tu ressent finalement.
Et tu vois, avec tout ça Kiddie, tu m'as presque donné envie d'écouter de la chanson française.
Mais je risque quand même de continuer de me moquer...

dimanche 7 juin 2009

Commémorations de l'anniversaire de la Chanson du Jour, c'est Parti!!

Alors tout d'abord un grand merci à celles et ceux qui ont joué le jeu et qui ont décidé de faire de ma chanson du jour leur chanson du jour.

Merci à ceux qui consultent le blog régulièrement, participent, laissent des messages, râlent, écoutent ou zappent.

Merci à ceux qui sont dans le groupe facebook pour se tenir informé des dernières nouveautés du Blog.

Bon c'est pas tous ça, mais il y a une commémoration à fêter (et à côté, Obama en Normandie, c'est une frite dans un cornet!!)


Je commence avec Mon Amie Mathilde, ma copine de Dancefloor, la première à avoir envoyé un texte, croqueuse de nez de batteur d'Asian Dub Foundation (véridique) (Désolé Math', ADF c'est devenu tout pourri...) elle travaille en Grêce et s'approche le plus de l'idée que je pourrais me faire d'une Européenne: Pour Elle, les frontières c'est pour les gamins, les frontières ne sont ni dans la tête ni sur des cartes.

Et mon amie-Mathilde-qui-ne-connait-pas-les-frontières-mais-qui-souffre-de-l'éloignement (j'espère que tu retrouveras vite ton Robinson Crusoé copine!!) elle nous parle de Hip-Hop Français qui ne parle pas de fesses et de grosses voitures, ni de Jedis en plastique. (Math' elle a bon goût parfois...)

Mathilde, je te laisse mes Platines...

Hocus Pocus - J'attends

J'en ai des chansons préférées d'eux, et des clips que je ne me lasse pas de regarder (celui-là est le plus beau, mais il y a en a des rigolos, des inventifs, des colorés), Celui-là c'est un bijou, car il rassemble tout ce que j'aime dans Hocus Pocus: du hip hop mais pas agressif , avec une voix qui peut même être mélodieuse, un mix qui fait qu'en fait ce n'est pas que du hip hop (si vous me comprenez: je veux dire que mettre une guitare accoustique et une flute traversière ça fait un effet du tonnerre), un texte qui me parle, (et d'autres chansons plus légères aussi selon l'humeur).




Hocus Pocus c'est mon groupe préféré du moment, sur scène avec tous les instruments, le DJ,le chanteur communicatif et les jeux de sons et lumières (un peu trop rodé maintenant par contre, selon moi) , ça donne une pêche d'enfer et le sourire. Et un petit bonus pour une journée qui commence en rigolant, parce que le hip hop ne se prend pas au sérieux parfois:


Yo!