Chaque jour une chanson que je partage avec vous amis lecteurs. Une chanson en fonction de mon humeur ou de l'actualité du jour. Une chanson pour danser, pleurer ou tout péter. Une chanson pour aider à affronter la journée.
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dimanche 2 septembre 2012
Counting Down the Days / Miles Kane
Je compte les jours.
Parce que dans une semaine je suis en vacances, loin de Paris et du bruit.
Ce qui en soi est déjà une sacrément bonne nouvelle (même si quitter les amis va certainement se révéler être un crêve-coeur, retrouver ceux de In Toul the Wild sera franchement cool.)
A moi le soleil (parce que il y a INTERET à ce qu'il y ait du Soleil!) les apéros, ma voisine la Cathédrale et surtout l'idée fabuleuse que vous irez bosser pendant que je glandouillerai en robe de chambre à me gratter mollement en rotant l'alphabet ou une chanson d'Hervé Villard.
Vacances, je vous aime, vous me manquez tant.
Je compte les jours avant les vacances à défaut de compter les jours avant autre chose.
Un départ vers des antipodes et des jungles mauves peuplées de tigres du bengales sauvages, un diner avec Spielberg ou un rencard au bord de l'eau, une bière à la main.
Mais surtout, je compte le jour car enfin, mon projet touche à sa fin...
vendredi 20 juillet 2012
Across The Wire / Calexico
Voila une chouette chanson d'été pour siroter des margharitas et porter des lunettes de soleil.
Une ambiance Mariachis pour un groupe qui nous vient de l'Arizona, état du Grand Canyon, des cactus, des déserts et de Kingman, coeur de la route 66.
(et Kingman, souvenir émouvant de bar fantastique avec son billard, son juke-box que le gentil barman m'avait rendu gratuit en le débloquant spécialement pour moi, sa voie de chemin de fer qui passait juste devant ce sportsman cafe et dont les convois titanesques faisaient trembler tout le bâtiment. Et une route immortelle.)
Alors comme à Paris il est difficile de trouver des cactus et des déserts, je trouve des bars.
Et accoudé à un comptoir, je retourne au bord du Grand Canyon.
(Copyright @Nyazilla)
Petit message à l'attention des terriens qui découvriront ces quelques lignes dans plusieurs siècles ou des habitants de planètes lointaines qui voudraient s'intéresser à nous, Terriens et à nos civilisations (dans le cadre d'un voyage scolaire d'une université venant de la banlieue de Zeta Reticuli par exemple.)
Je m'appelle Moyen et je vous parle depuis l'année 2012.
J'ai 33 ans.
43 années avant aujourd'hui, un habitant de notre planète, la Terre, posait le pied sur notre lune.
(Non, nous ne faisons pas que nous charcuter entre nous. Parfois, lors de rares moments de lucidité, nous regardons vers les étoiles.)
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dimanche 26 février 2012
Name in Stone / Dead Man's Bones
Laissez-moi vous raconter une histoire amusante.
Il m'arrive de temps en temps, lors de mes
Il y a peu, donc, je tombe sur ce bel objet au rayon indépendant:
Une jaquette comme ça, forcément, ça me parle, je passe en caisse, prends le métro, monte les escaliers de mon immeuble, rentre chez moi, glisse la galette dans mon ordinateur et feuillette le joli livret.
Et pendant que je me dis que j'ai bon goût pour choisir les disques à l'aveuglette tant la musique est chouette, je découvre avec stupéfaction dans une mimique de surprise à faire passer Buster Keaton pour un gars atteint de paralysie faciale que ce groupe est celui de l'acteur canadien Ryan Gosling.
Ryan Gosling, nouvelle coqueluche d'hollywood et des filles de bon goût est le comédien principal de Drive, meilleur film de l'année sans aucun doute possible.
Evidemment, ça a le don de me rendre admiratif et jaloux et je me dis que bon, ça suffit comme ça, ces mecs qui cumulent comme ça, l'air de rien, les réussites classes comme jouer dans des films formidables, faire de la jolie musique, être élu homme sexy de l'année alors qu'on ne parle même pas dans ces films formidables en question et accessoirement réussir à mettre Eva Mendes dans son lit.
Mais comme Dieu n'existe pas et qu'il est très cruel, Ryan n'a pas de bol, ce soir c'est Jean Dujardin qui risque de gagner l'Oscar du meilleur acteur qui ne parle pas.
Parce que Ryan Gosling n'est même pas nominé. Ce qui prouve qu'à vouloir jouer les muets, on est jugé par des aveugles.
Ce soir, pendant que tout le monde pleurera de joie si Jean Dujardin gagne, moi j'écouterai le disque de Ryan Gosling en me disant que quand il se décide à s'exprimer avec la bouche, ben ce n'est pas mal non plus.
Et j'écouterai la BO de Drive en me disant que les films sur les voitures dans Los Angeles méritent de gagner tous les oscars.
Car ce sont ces films-là qui font rêver.
mardi 16 août 2011
Fast Asleep / Voxtrot
Rassurez-vous amis, fidèles lecteurs et gens de passage, je n'avais point disparu, je m'étais simplement discrètement éclipsé vers mon Toul-c'est-cool natal.
Mais je suis de retour pour continuer de vous narrer mes exploits et vous fournir votre dose quotidienne de musique et de joie. (Je sais, je suis humble.)
Or donc, je suis revenu dans la capitale grâce au cheval de fer qui va très vite à travers la grande plaine.
L'occasion pour moi de vous avouer que je suis atteint d'un mal étrange: Je m'endors systématiquement dans les trains.
Dès que je suis sur des rails, ça ne loupe pas je ronfle (façon de parler car je ne ronfle JAMAIS) comme un loir et je pars vers des contrées d'où il est rudement difficile de m'extirper.
Et pourtant, à chaque fois je m'organise comme un soldat pour être sûr de ne pas rejoindre Morphée.
Je me prépare des lectures très prenantes et très belles comme des livres de Steinbeck ou des polars pour avoir enfin de savoir qui est le tueur à la fin, des choses hyper intellectuelles qui demande énormément de concentration comme des articles en anglais de journaux très sérieux ou l'Equipe.
J'écoute des musiques qui bougent.
Je compte des choses le long de la voie (bon, quand on arrive à 300km/h, je suis obligé de compter très très vite, ce n'est pas facile mais je m'accroche)
Et pourtant, ça ne loupe pas, au bout de 37 minutes (à peu près) paf, je dors.
Alors j'ai prévu une parade, je garde toujours mon billet en main, au cas où.
Aujourd'hui, je me suis endormi, mais à mon réveil, mon billet était toujours dans ma main et composté.
Soit le contrôleur, amusé et gentil a eu la bonté d'âme de na pas me réveiller, soit il s'est fatigué à tenter vainement de me tirer du royaume des songes.
Mais quand je suis arrivé sur le quai de la Gare de l'Est, j'espérais sérieusement que j'allais me réveiller à 300 kilomètres de là...
dimanche 17 juillet 2011
Let's Go Everywhere / Medeski, Martin & Wood
L'avantage d'habiter dans un appartement de 17m2 qui prend des allures de Rubik's Cube géant chaque fois qu'il s'agit de dresser la table, c'est qu'il donne envie de voyager.
Et il suffit parfois d'un métro et d'une paire de jambes pour se retrouver en contrée exotique.
Comme à Pyrénées, qui vous conduit aux parcs des Buttes Chaumont et de Belleville.
A Arts et Métiers qui ressemble à l'intérieur du Nautilus.
A Strasbourg - Saint Denis qui ne vous amène pas au pays de la choucroute mais à celui du curry et des saris au passage Brady.
A Monceau, on va au parc du même nom pour y voire une pyramide qui n'a (presque) rien à envier à celle de Gizeh.
En attendant de repartir vers de nouvelles aventures dans des contrées éloignées et désolées (et elle devraient arriver vite) je me dépayse en arpentant la ville où j'habite.
Car quand on y est, on est partout.
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