Affichage des articles dont le libellé est traditionnel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est traditionnel. Afficher tous les articles

mercredi 17 avril 2013

Pokareka Ana / Parlement Néo-Zélandais




Il y a parfois des chansons qui écrivent l'histoire.

Pendant que notre Pays est quasiment à feu et à sang et en larmes de cette grossièreté de Frigide Barjot, le Parlement Néo-Zélandais est devenu le 13ème pays à adopter le mariage pour tous par 77 voix pour et 44 voix contre en troisième lecture.
Une victoire écrasante.

Un projet de loi défendu par le premier ministre John Key, de droite donc et porté par Louisa Wall, Maorie, ancienne rugbywoman, lesbienne et membre du parti travailliste, principale formation d'opposition.

En Nouvelle-Zélande, un gouvernement de droite et une opposition de centre-gauche on travaillé main dans la main pour s'assurer que la discrimination ne toucherait plus les gens en fonction de leur orientation sexuelle.

Et ils ont fêté ça en chantant une chanson d'amour Maori des années 20.

Une merveille qui appelle les palmiers, les fleurs de tiaré, les All-Blacks, les filles et les garçons au teint de châtaigne et de passer ses doigts dans les cheveux de celui ou celle qu'on aime, même si il ou elle est du même sexe que vous.

C'est un peuple que l'on qualifiait facilement de sauvage, inférieur ou cannibale lorsque nos navires touchèrent ses terres qui nous donne des leçons de respect, de tolérance et d'intelligence.

Alors ils chantent pendant que Frigide Barjot pleure de rage, que Christine Boutin pleure des gazs et que je pleure parce que l'espace d'une chanson, l'histoire s'est écrite.

samedi 3 septembre 2011

Fear a' Bhàta / Capercaillie



Dans maintenant deux semaines, je serai en Ecosse à me perdre dans les Landes désolées et les Pubs centenaires et je crois que je devrais trouver mon compte de grands espaces.

Alors évidemment, je vais essayer de ne pas me perdre vraiment, vu que j'aurai un avion à prendre pour rentrer (encore que, se perdre vraiment est peut-être une bonne idée) et que se perdre dans la lande signifie souvent rencontrer la faune locale, passer des nuits humides sans un whisky à l'horizon pour se réchauffer et entendre le plongeon d'un monstre millénaire qui sillonne les eaux noires et sans fonds de Lochs mystérieux. (je suis certain qu'un monstre millénaire fait plus qu'un banal "plouf". Un monstre millénaire, ça fait des vagues et un boucan du tonnerre qui court sur la lande et fait frémir les écossais réfugiés dans un pub perdu dans le brouillard.)

Je sais, dit comme ça, ça fait vachement envie et je me risquerai peut-être à m'égarer pour de bon près du mur d'Hadrien ou au sommet d'un mont brumeux surplombant une vallée perdue car ce que je trouve beau dans les voyages n'est pas forcément de voir l'exceptionnel, mais de vivre l'imprévu.

Demander mon chemin à un vieux qui ne parle que Gaélique.
Goûter une eau-de-feu au goût de tourbe et de pluie.
Porter un kilt en public.
Assister à un match de rugby sur un terrain improvisé, sous un ciel de cendre et fêter les vainqueurs et inviter les perdants à boire une bière.
Chercher un port de pêche d'où partaient les baleiniers pour entendre des histoires sur des monstres marins et des baleines aux dimensions d'un île.
Chercher cette fameuse baleine.
Essayer la cornemuse sans avoir l'air d'avoir escaladé le Mont Blanc en courant.
Voyager dans un fourgon postal pour voir des paysages, discuter avec un facteur local et ne pas avoir d'horaire pour arriver à destination.

(concernant cette histoire de kilt, oubliez les photos, il n'y en aura pas. C'est aussi valable pour la cornemuse.)

Et sur cette terre de légendes et d'histoires, je compte bien tout faire pour creuser un peu plus que ce que les routes ont à m'offrir.

Et admirer l'océan, où dorment encore des marins perdus.

mardi 3 mai 2011

Hine Ma Tov (traditionnel Hébreux) / Judy Caplan Ginsburgh


Découvrez la playlist Hine Ma Tov avec Judy Caplan Ginsburgh

Ah qu'il est doux pour des frères, de demeurer ensemble.

Aujourd'hui, je me tourne plein d'espoir vers une jolie histoire.

Une histoire qui pourrait sembler paranormale à l'heure actuelle et qui montre que le dialogue n'est pas là que pour se balancer des insultes au visage.

La Magnifique Histoire de Aicha el-Wafi et Phyllis Rodriguez

Aicha el-Wafi et Phyllis Rodriguez sont deux mamans.
Et aussi deux amies.
Elles se sont connues suite à un drame terrible qu'elles ont vécu chacune de leur côté, et c'est dans la douleur qu'elles ont appris à se connaitre et dans le respect qu'elles ont appris à s'aimer.

Elles ont décidé de partager leur douleur et plutôt que d'en faire une rage, elles en ont fait leur lumière.

Phyllis Rodriguez est américaine.
Elle est artiste et activiste et travaille dans la justice sociale.

Aicha el-Wafi est française. Elle appartient à Ni Putes Ni soumises, le fameux mouvement féministe et travaille auprès des femmes musulmanes afin de les aider a vivre leur féminité au sein de leur religion.
Elle a été mariée de force, deux de ses enfants sont morts en bas âge et il lui reste deux fils et deux filles.

Le 11 Septembre 2001, Greg, le fils de Phyllis, est tué dans l'attaque du World Trade Center.
Avec son mari Orlando, ils décident d'écrire une lettre ouverte qui s'appelle "Not in Our Son's Name" (pas au nom de notre fils) et qui s'adresse à l'époque à George W. Bush.
Ils y appellent le président à ne pas engager de réponse militaire aux attentats.

(déjà là, je pleure...)

Pendant ce temps, en France, Aicha ne se doute pas des conséquences incroyables que cet évènement tragique aura sur sa vie personnelle.

Un des fils d'Aicha el-Wafi est à ce moment en prison.
Il est en prison depuis le 17 août en fait.

Et le 11 décembre, tandis que le monde tremble encore, 6 chefs d'accusation vont s'ajouter à son casier...

Conspiration en vue de l’accomplissement d’actes de terrorisme.
Conspiration en vue de l’accomplissement de piraterie aérienne.
Conspiration en vue de l’accomplissement de destruction d’avions.
Conspiration en vue de l’accomplissement d’usage d’armes de destruction massive.
Conspiration en vue de l’accomplissement de meurtres d’employés de l’administration américaine.
Conspiration en vue de l’accomplissement de destruction de biens.

Aicha est la mère de Zacarias Moussaoui.

Zacarias moussaoui, arrêté et jugé comme étant l'un des instigateurs du 11 septembre, purge une peine de prison à vie, sans remise de peine possible.
Il n'a droit à aucune visite et reste dans sa cellule 23 heures par jour.

Et deux mères dans la détresse d'avoir perdu leur enfant vont se rencontrer.

Cela arrive en novembre 2002.
Aicha demande à rencontrer des parents de victimes.
On lui présente 5 familles, et tout de suite, son regard se pose sur Phyllis car elle était la seule mère. Les autres étaient des pères, des frères, des soeurs.

Mais elles racontent leur histoire bien mieux que moi, alors je vous laisse l'écouter.




En écoutant une histoire pareille, je me suis dit d'un coup que finalement, au milieu des ruines et des larmes, quelque chose de positif pouvait sortir.

Il n'en tenait qu'à nous.

En Hébreux, Hine mah Tov umah naʿiym, sheveth aḥ-iym gam ya-ḥadh signifie "Ah qu'il est doux pour des frères, de demeurer ensemble."
















A noter que le désopilant comique américain Adam Sandler (dont je conseille l'excellentissimement génial film "Funny People" réalisé par Judd Apatow) a enregistré un disque de chansons juives où l'on retrouve ce titre.

mardi 1 décembre 2009

O Mary Don't You Weep / Bruce Springsteen



Donc, comme je vous le disais hier, mon ordinateur m'a fait un Alzheimer violent dimanche dernier (pas avant-hier, celui d'avant...)

Heureusement, j'ai des super potes dans ma vie, et on m'a filé une tour inutilisée mais utilisable afin que je puisse survivre à l'ère glacière technologique que je traversais sans musique, sans films, sans internet pendant une semaine qui m'a parue (presque) aussi longue que tous le crétacé lui-même (à peu près 80 millions d'années entre -140 et -65 millions d'années avant notre ère, incultes!).

Utilisable, oui, mais seulement jusqu'à ce que je rebranche mon disque dur qui avait miraculeusement survécu à cet armaggedon électronique.

Je ré-installe Windows XP et c'est avec joie que je me rend compte que la carte-son n'est pas reconnue.
Impossible de trouver un Driver fonctionnel. (Bon, pour ceux qui comme moi ne maitrisent pas le chinois-binaire, un driver est un petit programme qui aide Windows à piloter les éléments de votre ordinateur...)

Ma bécane est muette.
J'ai l'image, mais pas le son, c'est con, je sais.

Et comme en plus, je me tape de journées déprimantes à effrayer un pakistanais dans une mine de soufre, je suis au bord du Mike Brant et à deux doigts du Claude François (pour ceux qui ne parlent pas ma langue, je suis au bord de la défenestration et à deux doigts du jeté de grille-pain dans la baignoire, enfin, sous la douche de mon 15m2.)

Et dans ces cas-là, rien ne vaut ses classiques Rock'n Rollesque pour vous remonter le moral comme une Santiag.

Alors, le Boss, c'est le Rock.
Normal.
Mais le Rock classe, en plus.
Le Rock qui fait croire que le rock, ça peut faire réfléchir.
le Rock qui fait réfléchir tout court.

Je préfère le Boss à mon patron.

Cette chanson est un traditionnel de Pete Seeger, le chanteur Folk, et elle me rebooste bien quand il le faut.

Faut dire que ça groove méchamment, ça rock dans tous les sens et la voix du beau Boss file des frissons terribles.

C'est une chanson qui donne la foi.
C'est une chanson qui me donne la foi et qui me donne espoir et confiance.
Oui, parce que c'est une chanson qui me rappelle qu'un jour, les Armées de Pharaon furent noyées.

Alors c'est pas un ordinateur muet qui va m'empêcher de traverser mon désert...

mercredi 18 février 2009

The Water is Wide (Ft Joan Baez) / Bob Dylan (Traditionnel)



Un classique écossais qui a connu à peu près 2764 versions. (par exemple: Joan Baez, Pete Seeger, Sheryl Crow, cherchez l'intrus!)

J'ai choisis cette version parce que Dylan y colle des arrangements beaucoup plus intéressant qu'une guitare classique et une harpe à la con.

Une guitare slide fort jolie qui rajoute une touche blues (pour toi papa gaston!)
Un duo qui fonctionne vraiment, les voix de Dylan et Joan Baez sont vraiment complémentaires.

Elle conserve son aspect folk traditionnel mais c'est quand même beaucoup plus sympa à écouter qu'au hasard, Sheryl Crow (qui avait choisis cette chanson pour un concert pour les victimes de Katrina, bien ouèje!)

Bref une véritable pépite que je réécoute souvent (oui, bon, ça fait intello dit comme ça, mais il m'arrive parfois, entre deux Dr Dre ou AC/DC, d'écouter du Dylan bien fort.)

Et pis Bob Dylan, bordel, ça s'écoute tous les jours.
Point barre.

Nos amis mélomanes et malins (à dire très vite, c'est rigolo) auront peut-être reconnu la mélodie.
Non?

Siiiii....

Souvenez-vous de cette époque lointaine où Renaud mettait encore du pastis dans son eau et avait un peu de talent.
Il arrivait presque à étonner les gens, à se renouveler, et surtout, très important, il faisait des chansons intelligentes... Bon, au moins intéressantes...
Disons qu'il faisait des chansons encore audibles.

Il reprend The Water is Wide pour en faire une bien agréable Ballade Nord-Irlandaise.