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dimanche 31 août 2025

Spéciale tournée d’Oasis.

 Le 28 Août 2009, au festival Rock en Seine, les frères Noël et Liam Gallagher se cognaient furieusement sur la tronche (preuve irréfutable d’intelligence et de diplomatie subtile) et le groupe Oasis se séparait comme ça, paf. 

(Va falloir un jour faire une analyse de la poisserie un poil légendaire de Rock en Scène, entre l’annulation dernière minute d’Amy Winehouse 2 FOIS, cet épisode fraternel, donc et cette année, l’annulation coup sur coup de A$ap Rocky et Doechii, phénomènes Hip-Hop du moment qui devaient jouer le même jour sans parler du retrait de subvention stratosphérique de 300.000 Euros de la région Île de France pour avoir maintenu Kneecap, un groupe irlandais qui s’amuse à brandir des drapeaux du Hezbollah libanais sur scène…)


Le 27 Août 2024, mû d’amour et de liens familiaux par la fortune qu’ils pourraient en tirer, les guignols de Manchester annoncent leur reformation et une tournée dans la foulée qui devrait les amener jusqu’au 22 novembre à Sao Paulo. (Mais gageons que d’autres dates seront annoncées tantôt)

Autant abattre mes cartes tout de suite : je trouve que les frère Gallagher sont des gros clowns malpolis qui ne seraient rien sans les Beatles (comme beaucoup, me direz-vous, mais eux, c’est flagrant) 

Mais je voulais profiter de ce petit événement dans le Landerneau musical pour parler de 2 des mes évènement de la musique et même de la pop culture préférés. 


Le jour où un rappeur a éteint des rockeurs 

2008.

La directrice de Glastonbury, festival anglais historique, annonce que Jay-Z sera le headliner de l’édition de l’année.

Le frère Noël, sobre et subtil, balance que le festival court à sa perte et que la tradition, c’est les guitares et un rappeur, c’est pas possible. 

Jay-Z déboule donc une guitare à la main et reprend Wonderwall en chantant comme une casserole histoire de montrer que ouais, c’est un gros truc de rockeurs votre tube. 

À ce moment-là, le Game est plié. Le public scande son nom alors qu’il a même pas chanté une chanson à lui. Derrière, il enchaîne sur 99 Problems avec un groupe dont l’orteil du batteur a plus de talent que toute la carrière d’Oasis mise bout à bout en y incorporant des riffs de AC/DC, Prodigy et Amy Winehouse.  

KO technique. Il pourrait faire un drop mic et se barrer comme ça, avec 2 chansons dont une pas à lui que le public se dirait qu’il a vu le meilleur show de sa vie. 

Un peu comme quand je l’ai vu à la fondation Vuitton…




Le jour où la paix gagnait un match de foot (entre la noble France et la perfide Albion)

2017

Le 22 mai. Un terroriste se fait exploser à la Manchester Arena à la sortie d’un concert d’Ariana Grande. 23 morts. L’enfer.

Le 13 juin, en match amical, la France accueille l’Angleterre au Stade de France, lui-même théâtre de l’horreur et du sang. En 2015, Wembley avait accueilli les bleus en chantant la Marseillaise dans un Karaoké géant après les attaques de Paris. 

La Garde Républicaine accueille les trois lions au son de Don’t Look Back in Anger, devenu hymne de Manchester. Les supporters anglais s’époumonent, le public français soutient et le temps d’une chanson, deux peuples ont pansé leurs plaies mutuelles et ont montré que quoi qu’il arriverait, on gagnerait. (Parce que nous sommes plus libres, beaux et rigolos que tous ces gens qui pensent que la haine est une force.)

Liam, ému, dira que c’est une reprise de merde et qu’il a attendu que ce soit fini pour enfin regarder le match. 

Noël, qui est parfois un peu moins bête que son frangin, invitera le guitariste à son propre concert au stade de France pour reprendre la chanson avec lui. 



Alors voilà. Merci les frangins Gallagher. Pas pour votre œuvre. Mais pour ces grands moments que vous avez inspirés sans le vouloir. 











mardi 18 mars 2025

Reason to believe / Rod Stewart

 







2025 a commencé depuis à peine 4 ans et demi et je peux déjà annoncer sans trop m'avancer que cette année va se situer grosso modo entre le "pas ouf ouf" et le "carrément merdique"

Ce qui en soi constitue déjà un exploit vu la tronche des années précédentes.

Mais même si effectivement, nous sommes à peine à une colère capricieuse d'un gugusse orange dans une Maison Blanche, une saute d'humeur après un repas mal digéré d'un russe même pas alcoolo ou à une haine aveugle d'un chef d'état raciste de nous réfugier dans un abri antiatomique, n'oubliez pas non plus que nous sommes à peine à un verre en terrasse d'une belle vie.


Oui, c'est mal barré, je vais pas dire le contraire. Les bombes tombent, les balles volent, des gens tombent aussi, d'autres se noient et l'horizon n'a jamais paru aussi bouché.

Le Général aurait été sans détour, il aurait dit "ça craint"

Mais les raisons d'y croire sont nombreuses.

Déjà, après cette interminable ère glacière, le soleil revient. 

Ensuite, et c'est vous dire si on doit s'attendre à une saison de miracles et de joie, le XV de France a gagné le tournoi des 6 nations et le PSG est encore en course pour la Champion's League alors que le printemps arrive. Parce que dans les lois improbables de l'univers comme la formation des trous noirs, le fait que Jordan Bardella ait atteint la stature bipède ou la tartine qui tombe du côté de la confiture, il y a le XV de France qui chaque année écrabouille dans le sang, les os brisés et les valeurs de l'ovalie le plus gros favori et perd ensuite contre l'Italie ou le dernier du tournoi pour finir au mieux deuxième de manière absurde et il y a le PSG qui est éliminé aux premiers rayons d'un soleil printanier d'une façon totalement ubuesque (généralement après avoir gagné le match aller avec 16 buts d'écarts rendant les probabilité de défaite proches du néant cosmique.) qui nous fait penser que l'année prochaine ne pourra pas être pire, avant de nous donner tort un an plus tard.

Ensuite, qui dit soleil dit terrasse, mais je l'ai déjà dit et vous me connaissez, j'y reviendrai, mais dit aussi brocante. Brocante et donc joie de partir en chasse d’objets improbables, de bibelots inutiles et donc indispensables et donc qui finiront dans une prochaine brocante et surtout de disques vinyles. Toutes ces galettes noires inconnues au pochettes gigantesques et colorées qui attendent que des mains se posent sur elles pour les poser sur une platine. 

Vous êtes à un disque d’une chouette journée. En fait même pas. Rien que chercher des disques, c’est déjà une chouette journée.

Cyril Hanouna n’est plus à la télévision pour le moment. Fini le bruit de fond obsédant de bêtise crasse. 

Yusra Mardini est rentrée chez elle, en Syrie. 

Yusra Mardini, est une jeune nageuse Syrienne qui avait fuit la guerre en 2015 avec sa sœur aînée. Au large de Lesbos, leur embarcation tombe nonchalamment en panne, comme beaucoup d’embarcations de réfugiés et avec sa sœur et une troisième femme, les seules à savoir nager sur 20 personnes, elles tractent le bateau jusqu’au rivage. Pendant 3 heures. 

(Depuis que j’ai découvert cette histoire, je me suis juré de ne plus jamais me plaindre du métro)

Elle participera aux Jeux Olympiques de Rio sous la bannière des Réfugiés. 




Et surtout, malgré les cendres et le sang, les bombes, les milliardaires super-vilains, le retour des pailles en plastique, nous avons toutes les raisons d’espérer que même si cette année va pas être dingue, la vie sera belle. 

Parce que nous (toi, lecteur lectrice et moimoyenmême) sommes plus intelligents, beaux, sensibles et spirituels que des gens oranges dans des maisons blanches, des tyrans, ou des gens dont le plaisir est d’en humilier d’autres à la télévision. 

Et si vous pensez que tout n’est que noir, levez les yeux la nuit et regardez le ciel. Vous voyez les étoiles ? Plus vous regardez, plus vous en voyez. Plus vous regardez, plus il y a de lumière et moins il y a de noir. Ceci, mes amis, est la preuve que nous sommes en train de gagner. 

Et qu’il faut y croire. 














Et croire que je vais gagner, pour moi, ça a commencé un 9 avril 2021…

mardi 8 décembre 2015

Gimme Shelter / The Rolling Stones



Ce ne sont pas quelques gugusses avec la tête vide (ou pleine de vase, au choix) qui vont me faire peur.

Ce ne sont pas des fanatiques adeptes de la dynamite qui vont m'empêcher de boire des coups en terrasse, d'aller à des concerts, de déambuler, de râler, de chanter, de traiter, de quimper et de photographier des gens en train de graffer.


Ayatollahs et faux prophètes, vous êtes mal barrés, je peux être obstiné, mal luné, relou et surtout borné.

Vous pensez peut-être qu'avec vos grosses mitraillettes qui compensent vos petites quéquettes vous m'empêcherez de dire que si le niveau zéro de la vie sur terre se situe entre la boue lourde et graisseuse située sous le fumier et le fond d'un évier de boîte de nuit un soir de fête étudiante, vous avez encore un sacré taf pour y arriver?

Raté.






Depuis le treize novembre, je me sens donc remplis de fierté républicaine, d'alcool et de blagues pour résister à ces zélotes décérébrés qui n'ont que la haine et la stupidité comme moteur et je me dis que pas de bol, ils se sont attaqués à la France. Le pire ennemi qu'ils pouvaient se choisir.
Parce que nous sommes leur exact opposé, (beaux, cultivés, rouspéteurs, libres et surtout nous, on a pas à se faire exploser pour se faire plaisir dans des draps froissés avec des jeunes filles et des jeunes hommes tout aussi beaux, cultivés, libres et rouspéteurs.) mais que nous, on va gagner.

Ce ne sont pas des enturbannés dégénérés qui me feront me terrer.

Non.

En trois semaines, on est passé des odeurs de cendres aux odeurs de gaz.

Une blonde avec la même tête moche que son père moche, aux idées noires comme l'ombre d'une croix gammée m'a rappelé que notre pire ennemi n'était pas la méchanceté mais l'ignorance (ou la lâcheté, parce que reconnaissons-le, il faut quand même faire preuve d'un manque de courage évident pour s'en remettre à un parti qui joue les gros bras et promet un veau d'or si on le laisse mettre en place ses idées farfelues d'un autre âge, bêtes comme un débardeur qui boudine pendant un mois de juillet.)

L'ignorance crasse de ces peureux émasculés qui pensent encore que leurs problèmes sont dû à des gens un peu plus bronzés.
Qui pensent sottement que se replier sur soi va nous sauver.
Qui imaginent encore, au 21ème siècle, que la nationalité est affaire de pedigree.
Qui croient que notre économie redeviendra souveraine le jour où nous rétablirons les frontières (et réimprimerons des francs, sortirons de l'euro et prendrons toutes les décisions que les économistes les plus émérites rangent dans le chapitre "à ne pas faire" de leur rédaction aux épreuves écrites du Prix Nobel.)


Marine Le Pen, vous et tous vos amis ainsi que vos électeurs, vous ne me faites pas peur.
Je vous range aux côtés des excités du Djihad, vos idées sont finalement les mêmes.


Nous faire croire que la préhistoire est notre seul avenir possible.




vendredi 21 mars 2014

Romance / Beth Gibbons




Oui, alors là, il va falloir m'expliquer.

Pourquoi, dans les films, le moindre petit évènement banal du quotidien devient tout de suite terriblement romantique et vous emporte dans une tempête de bonheur où vos larmes coulent à torrents, vous fait dire que "ouais, la vie est belle, bordel" et ne révèle finalement qu'une seule chose en vous: la jalousie?

Prenez par exemple un simple visite au fast food du coin dans le chouette film Chungking Express de Wong-Kar Wai :



Une jolie fille, un beau garçon, une belle photo et une musique magnifique et hop, commander une salade du chef après une soirée de beuverie son travail devient la chose la plus romantique du monde.

Du coup, mercredi soir, moi aussi je suis allé me chercher un Kebab près de chez moi.

"Bonjour, salade-tomate-oignon?"



Forcément, tout de suite, le romantisme s'évanouit et même si le gentil monsieur qui m'a servi arborait une fière et superbe moustache, je dois avouer que c'était nettement moins sexy et nettement pas juste.
Surtout que Cheb Mami, c'est pas les Mamas & The Papas.

Bon, ce n'était qu'un premier essai finalement et des kebabs dans mon quartier, il y en a des milliers donc qui sait, peut-être qu'à force de tous les faire, je finirai par tomber sur Scarlett Johansson qui fait griller de la viande en écoutant les Mamas et les Papas.
(mais comme j'en aurai testé 780 avant, je risquerais malheureusement d'afficher 280 Kilos sur la balance, ce qui n'augmentera pas mes chances de rencontrer l'amour, le vrai en disant "sans oignons s'il vous plait" afin de sauvegarder mon haleine de viles émanations de poney mort. Décidément, tout est vraiment question de timing.)


Dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind du génie génial Michel Gondry, les trains de banlieue sont presque vides et on y croise de jolies filles aux cheveux bleus qui viennent comme ça, spontanément, pour vous parler alors que vous avez un bonnet sur la tête.
Et que ça parle de couleurs de cheveux et de métiers bizarres (est-ce que donner des noms de couleur de cheveux comme "green revolution" est un métier?) et que la fille s'appelle Clementine et on chante et la vie est jolie.



Forcément, dans mes trains de banlieue à moi, déjà, on est beaucoup plus.
A peu près la population de la Suisse réunie dans un wagon.
Ensuite, il n'y a pas de fille au cheveux bleus. Il y a des monsieur en costards qui suent abondamment et collent leurs aisselles sur mon pif, il y a des jeunes qui écoutent de la musique très fort, ce qui ne serait pas très grave si elle était plutôt bonne, il y a des poussettes, des caddies, des valises, des touristes perdus qui découvrent que pour admirer les beautés de Paris, il faut passer par La Courneuve au milieu de la population Suisse en sueur réunie dans un wagon.


Dans Garden State, lorsque l'on attend le docteur, on attend avec un chien d'aveugle qui onanise votre genou et Nathalie Portman avec des gros écouteurs sur la tête. Ce qui est pas mal, vu que les filles qui ont des gros écouteurs sur les oreilles pour écouter leur musique, c'est une des choses les plus jolies que Dieu ait créé, avec les couchers de soleil et la bière.







Du coup, je suis tombé malade et je suis allé voir le docteur.
J'ai attendu avec plein d'autre gens malades aussi et qui ne donnaient pas du tout envie de partager leurs microbes en chaussant leurs écouteurs pour écouter leur jolie musique ou de parler directement et franchement de névrose, de sociopathie, d'écoulements nasaux, de maladie mentale et de pathologies infâmes en se disant qu'on va de toute façon passer le reste de notre vie ensemble, donc autant vivre dans une intimité posologique tout de suite.
Et dans la salle d'attente, mon médecin a eu l'idée géniale de passer radio Chopin.
Du coup, on est tombé sur la marche funèbre.

Alors si je fais le bilan, je pourrais dire, agacé, que le films mentent. Et je me répondrais que c'est pour ça que je les regarde.


































Pour donner des idées.

mardi 18 mars 2014

Good Times, Bad Times / Led Zeppelin



"La vie, c'est comme le Rugby" disait Nietzsche. (ou moi-même, je ne suis plus bien sûr.) 

Et il (je) avait raison.
Il faut courir, prendre des coups, boire des bières, porter des shorts, prendre surtout des coups et à la fin, on se rend compte que la marge d'erreur est tellement faible qu'on a couru des kilomètres avec des shorts en prenants des millions de coups pour perdre de deux points.
Parce qu'on est arrivé deux secondes trop tôt ou un pas en retard.

Hier, par exemple, comme les journaux parlaient plus de circulation alternée que de Crimée, de Venezuela, de politique, de violences en Algérie, d'essais de missiles en Corée du Nord et de mon nouvel appartement réunis, je me suis dis que ce devait être un évènement d'une importance à la limite du planétaire et j'ai décidé que j'allais pour une fois avoir un coup d'avance.

J'avais donc décidé de chiper toutes les plaques minéralogiques paires (qui étaient autorisées à rouler le lendemain, soit aujourd'hui. Oui, il faut suivre, même vous les deux du fond!) pour les revendre 1 million de dollars pièce et ainsi bâtir mon empire, ma fortune et sauver la France d'une guerre civile.

Mon idée était géniale.

Jusqu'à ce que la mesure soit abandonnée le soir même.

Super, Moyen.

Et puisque tout est question de timing et de détails, il n'y a pas que les métros, les matchs ou les gâteaux que l'on rate pour deux minutes de trop.

Pensez à ces apéros d'où vous êtes partis trop tôt, à cette page oubliée lors des révisions et qui vous a fait rater votre interro, à ces trois centimètres trop à droite lorsque vous marchiez qui vous ont fait viser un étron canin, mais aussi ce petit pas de moins qui vous a évité de finir écrasé sous un semi-remorque, cette goutte qui a fait déborder le vase, et ce clignement de paupière qui vous a fait rater un sourire ou un regard.

"La vie, c'est comme le Rugby, faites gaffe, vous avez beau boire des bières, à la fin, pour deux centimètres, vous perdez de deux points."
Also spracht Zarathoustra.
Ou Moyen, je ne sais plus bien.

dimanche 16 mars 2014

Clint Eastwood / Gorillaz



Rassurez-vous.

Non, je ne suis pas mort et enterré, ni porté disparu.

Non, je n'ai pas laissé tomber ce modeste blog par paresse ou ras-le-bolisme, non je ne suis pas au fond d'une bouteille de mauvais whisky à boire ma dépression, non, je me suis pas perdu pendant une balade au milieu du smog parisien.

Ce silence si long, lectrices, lecteurs, Scarlett, c'est parce que j'ai déménagé.

Oui.

J'ai enfin déménagé.

Je n'ai pas quitté mon dix-huitième que j'aime, mais j'ai quitté mon moins-de-douze-mètres-carrés pour un 25m2 lumineux, avec une vraie cuisine (une cuisouche pour être précis, mais je laisserai le mystère planer sur ce terme) un dressing (et oui mesdemoiselles) et de la place pour mes vinyles, mes comics, ma lunette astronomique qui me fera passer pour un pervers auprès de mes voisins d'en face et mes bouteilles (de vin, de whisky, de bières et de toute ivresse non frelatée.)

Après des centaines de milliers de cartons, de marches montées et descendues et de litres de sueur, me voici donc installé dans mon nouveau chez-moi, prêt à attendre sereinement le futur.

Et comme tout personne qui a déménagé à Paris, j'ai donc connu les visites d'appartement à 35 personnes pour un 20m2 à 1 million de dollars par mois, j'ai réunis des centaines de pages pour mon dossier, j'ai dormi dans mes cartons, j'ai essayé de comprendre comment se branchait internet sans prise de téléphone, j'ai bu, un peu, pour me donner du courage, j'ai jeté des tonnes de choses, j'ai gardé des choses inutiles, j'ai sorti des choses indispensables de ma poubelle et rejeté des tonnes d'autres choses.

J'attends le futur.

Non, je ne suis pas mort et enterré.
































































cadeau bonus: Une version live épique de cette chanson magnifique.
Avec le Snoop.



dimanche 17 novembre 2013

Riot Radio / The Dead 60s


The Dead 60s - Riot Radio par as-de-pique

Oui, tout va mal.
Ou tout va pas top.
Les gens se tirent dessus, ou meurent de faim et certaines personnes pensent que l'on peut encore, en 2013, ressortir les vannes de la banane et du singe à des citoyens dont la couleur de peau n'est pas la même que la leur.
On se massacre, on se torture et on se pille.
Les banques, après avoir légèrement tremblé, restent puissantes et avides et il y a toujours plus de gens qui dorment dans les rues ou qui hantent les soupes populaires.
Oui, les joueurs de l'équipe de France sont des cons, notre planète est tellement pourrie qu'on en est arrivé à flinguer la pluie et le vent, les racistes et extrémistes de tout poil (de préférence fraîchement rasés et blonds, les poils) se font de plus en plus entendre sans que cela ne choque plus personne et bientôt les jungles mauves n'abriteront plus de tigres.

Alors, ami lecteur. amie Lectrice. Scarlett. Loin de moi l'idée de coller un cafard de dimanche soir à faire passer Shoah de Claude Lanzmann pour les bronzés, je veux au contraire te montrer que oui, la vie peut-être belle, car il suffit d'avoir la foi. Et une radio.
Une radio pour écouter des voix et des chansons.

Parce que les chansons font danser et les voix font réagir, une radio peut donner naissance à des révolutions et apporter l'espoir.
Demandez au Général De Gaulle, à Martin Luther King, Vaclav Havel et JFK.
Ou réécoutez-les:

Merci France Inter !

Et comme tout le monde ne peut pas avoir une radio, je tiens à saluer une initiative géniale et à t'encourager toi, lecteur, lectrice, Scarlett (surtout toi, Scarlett, parce qu'avec le chèque que tu vas toucher pour jouer dans la bouse à Luc Besson, tu pourrais bien rétablir l'équilibre cosmique et refiler cet argent de la médiocrité et de la non-classe absolue) à mettre la main à la poche et à donner un peu de monnaie pour un truc moins racoleur que les enculés enfoirés et moins prestigieux que le téléthon.

Non, il ne s'agit pas de Movember, je ne vais même pas faire de pub pour la cause que je soutiens toujours aussi admirablement grâce à ma moustache classe (bon, si vraiment t'as trop de sous, tu peux aussi donner là)

L'association Les enfants du canal a lancé un défi génial: distribuer 1.000 radios dans la rue.
Des radios pour les gens qui dorment dehors ou qui n'ont pas les moyen d'avoir une radio.
Parce qu'un petit transistor, c'est des voix et de la musique et c'est surtout un lien social.
Permettre à toutes ces personnes d'écouter l'actualité, d'entendre des gens leur parler, s'adresser à eux, auditeurs, d'écouter des chansons, des chouettes matchs de foot (sans les bleus, donc.) de danser -et oui- sur de la musique et de se sentir faire partie du monde.

En plus, les petites radios qu'ils comptent distribuer fonctionnent sans piles, grâce à une manivelle, ce qui évitera les couts prohibitifs de batteries et la tentation au bout d'un moment, de revendre l'objet car trop onéreux à faire fonctionner.

Cette initiative me touche particulièrement car j'ai toujours pensé qu'être informé et écouter de la musique ne devait pas être un luxe. Ecouter de la musique et des informations est une liberté et ce n'est pas le manque de ressource qui doit nous en priver.

Quand j'étais étudiant, un SDF traînait pas loin de chez moi.
Il avait un petit radio-cassette à piles alors je lui donnais de temps en temps des compilations que j'enregistrais sur des cassettes vierges. (la cassette, jeune, c'est un boîtier en plastique dans lequel court une bande magnétique sur laquelle était enregistré du son. Un peu comme la K7 vidéo dont je t'avais déjà parlé, jeune, mais sans l'image.)

Et ce qui me faisait le plus de peine, c'était de le voir avec son appareil sans piles parce que ça lui coûtait trop cher. Il était là, avec son engin lourd comme une ancre, utile comme une valise sans poignée et je trouvais ça nul.

Alors je me dis que si cette initiative permets à des tas de gens un peu partout, l'espace de quelques minutes, d'oublier le quotidien pourri parce qu'ils auront entendu une chouette chanson qui leur aura fait plaisir, ben alors tout va bien.

Parce que même si les gens se tuent et se torturent, la pluie et le vent sont pourris, les insultes fusent et les tigres disparaissent, la musique, elle continuera de rendre les gens heureux.
Et peut-être meilleurs.

Alors hop, on donne là:



lundi 12 août 2013

Another Day / Jamie Lidell





Il est souvent difficile, pour ne pas dire compliqué, de faire véritablement la différence entre un dimanche et un lundi.

Tout n'est question que d'expérience, de sensation, d'atmosphère tant la ressemblance peut paraître évidente et déstabiliser les personnes non exercées.

Les plus aguerris d'entre nous pourrons bien entendu, à force de patience et d'entrainement, distinguer au premier coup d'oeil un jour de l'autre mais il faut bien reconnaître que pour la majorité silencieuse et guère chanceuse, la confusion brouillera leur esprit, l'espace-temps se confondra et, craignant un Alzheimer précoce, chercheront des points de repères afin de ne pas irrémédiablement se perdre dans le calendrier.


Comme je suis plutôt d'humeur sympathique aujourd'hui, j'ai décidé de vous offrir un petit jeu destiné à exercer vos méninges et à vous rendre alerte.

Le jeu des 3724 erreurs.

Le but est simple:

des deux photographies ci-dessous, il faudra tenter de deviner laquelle a été prise un dimanche et laquelle a été prise un lundi.

Cet exercice peut effectivement sembler difficile, mais à force de porter attention à quelques détails, vous verrez que vous finirez par faire la différence.

Bon courage, et bon Lundimanche !















































(Casse-dédie à Julie "Scissors" in Lille...)

vendredi 26 juillet 2013

Streams of Whiskey / The Pogues



Entrer de plein pied dans une nouvelle vie commence toujours avec un verre de whisky.

Sentir lentement le feu descendre dans la gorge, réchauffer les entrailles, ramollir votre corps et détendre les nerfs.

Une fois la première gorgée passée, on sent déjà que le pas sera plus sûr et la vie plus nouvelle.

Alors pour être certain de pouvoir faire plusieurs pas de suite j'ai repris une deuxième gorgée et déjà, je me sentais entrer de plied pein  dans une nouvie velle, de pelle plein dans une nouvie vied, de pile pelle dans une nouvied vein.

A la troisième, mon canapé se faisait finalement beaucoup plus confortable qu'avant et la voix de Marvin Gaye qui sortait du vinyle beaucoup plus rassurante, alors je me suis dit que le premier pas serait pour demain.

J'ai tout le temps, j'ai des réserves de Whisky pour marcher longtemps...




dimanche 30 juin 2013

Mes Vacances Imaginaires Episode #2 Rome wasn't built in a day / Morcheeba



Si Istanbul , la ville des mages et des sultans, m'a dit que je devais faire ma révolution, c'est la ville des (super) héros, des soldats et des empereurs qui m'a dit qu'elle ne se ferait pas en un jour.

Alors c'est patiemment que je me prépare à tout changer.
Pas à pas, brique par brique, je construis mon projet.

Et finalement, peu importe le temps qu'il faudra, car le résultat sera ce que j'attends de moi.
Un peu d'audace, un peu d'originalité (et de mystère) un peu d'ambition aussi et surtout un peu d'esprit.

Car si Rome ne s'est pas faite en un jour, il faut avouer que le résultat vaut le détour entre ses temples, ses portes, son colisée et ses places.
Je ne m'imagine pas rayonnant sur un empire.
Je m'imagine déjà debout.
Et c'est un chouette chantier.

jeudi 2 mai 2013

The Letter (The Box Tops cover) / Joe Cocker




Où est passée la magie du courrier?

Nan mais je demande parce que chaque fois que j'ouvre ma boîte aux lettres, c'est pour y trouver des factures et des pubs.

Mais où sont les lettres qui racontent des histoires, les courriers anonymes, les lettres d'amour, les correspondances enflammées, les timbres exotiques qui annoncent des nouvelles venues d'îles lointaines ou de jungles mauves?

Alors vous me direz que pffff, maintenant avec internet, on peut se parler à l'autre bout du monde et s'envoyer autant de nouvelles qu'on veut.

Et ben justement, je me dis parfois qu'il serait plus malin de prendre un peu de temps pour écrire une jolie lettre, se déplacer pour la poster, attendre qu'elle arrive, attendre qu'elle soit lue, attendre la réponse.

Parce que les publicités et les factures, on ne les attend pas. On les subit sottement  comme des vulgaires spam qui, non content de participer activement à des génocides d'arbres, mettent de mauvaise humeur et prennent de la place dans les poubelles et dans les archives.

C'est donc blasé, vide de toute excitation et en manque d'enveloppes parfumées et barrées d'une jolie écriture manuscrite, que j'ouvre chaque jour ma boîte aux lettres et que je jette les publicités et trie mes factures.

Et entre des menus de restaurants chinois, un relevé bancaire et des promos incroyables sur les tapis, j'ai eu la chance de découvrir une carte qui venait de l'autre côté du grand Atlantique.
Avec un timbre rond...





jeudi 21 février 2013

Earthquake / This is the Kit





Ce qu'il y a de bien dans les concerts, c'est que parfois, il y a de chouettes premières parties.

Mardi, dans le froid mais plein de joie, je suis allé voir Herman Düne, un de mes groupes préférés de l'univers qui jouait sur scène la Bande-Originale qu'ils ont composé pour le film Mariage à Mendoza (que j'aurais presque envie d'aller voir rien que pour sa chouette musique) et un peu d'autres chansons à eux; et en première partie, j'ai découvert ce formidable petit groupe qui assure bien comme il faut et vous colle une ambiance au poil pour se réchauffer les oreilles et la tête.

This is the Kit est donc un petit groupe anglais qui débarque comme ça, à l'improviste, avec des mélodies qui ressemblent à du Fleet Foxes, un folk qui envoûte un peu et vous rappelle vos meilleures veillées au coin du feu quand vous étiez scout ou campeur.

Ils ont l'air super sympa, un peu bizarres mais un peu talentueux aussi.

Je vous laisse avec eux, je file essayer de trouver un album...



lundi 28 janvier 2013

The Long and Winding Road / The Beatles



Il est des jours qui vous décollent les pieds du sol et il est des jours qui vous mettent un genou à terre.

Et quand je souhaitais encore à des amis mariés un samedi sous la neige et le soleil à Paris une chouette vie ensemble pleine de bancs pour s'arrêter et la contempler, une vie longue et mouvementée, j'apprenais deux jours plus tard que celle, chouette et pleine de jolis monstres et de dessins et de créativité d'un autre s'était brutalement arrêtée dans un parc.

J'ai pensé aux milliers de pas qu'ils feront à deux et aux derniers qu'il a fait tout seul et mon coeur s'est brisé.

Parce qu'il ne pouvait choisir entre la joie et le chagrin, parce que tout ceci était trop, parce qu'au moment où une famille se construisait, une autre était cassée.

Et c'est ainsi qu'est la vie, des joies intenses et des peines immenses.
J'aurai vécu les deux à quelques jours d'intervalle.

Arnaud et Julie, je vous souhaite de jolis chemins pleins de bancs et de neige sous vos pas.
Vous accompagner était un honneur et une joie et je vous souhaite une vie comme cette journée.
Hors du temps, un peu magique, un peu simple, un peu mouvementée, mais surtout comme vous l'aurez décidée.
Merci à vous pour cette joie intense.

Dylan, je pense à toi parce que tu me manques déjà, parce que ta créativité était un moteur et une inspiration, parce que te connaître était une fierté et parce que maintenant, j'ai l'impression de marcher moins droit. Je pense à tes parents et m'associe à leur chagrin.

Et Benjamin, mec, je pense à toi.
Je suis là.




Parce que certains chemins ne doivent pas s'emprunter seuls.

jeudi 3 janvier 2013

Tell me now, so i know / Holly Golightly



Vous le savez maintenant, je suis friand de mystères et d'énigmes.

Par exemple: 


Souvenons-nous donc, j'aimerais être aventurier, un découvreur de trésor, un craqueur de codes, Sherlock Holmes et Indiana Jones, un astronaute, un tigre, un mage, avoir une boîte-mystère pleine de trucs magiques que je n'ouvrirai jamais, résoudre des enquêtes, trouver une carte au trésor et un bateau de pirates, être un espion et boire des vodkas martini (au shaker, pas à la cuillère...) (mais si, rappelez-vous en cliquant...)

Bref, j'ai surtout envie de m'amuser parce que c'est à ça que sert la vie après tout.

Et la vie, en bonne farceuse, m'a offert sur un plateau une occasion en or de m'amuser.

1,4 Milliards de SMS échangés pour le nouvel an en France.

Et l'un d'eux s'est égaré, seul, affolé au milieu des 0 et des 1 et s'est réfugié chez moi.
J'ai reçu un message de bonne année d'une personne que je ne connaissais pas.

Scarlett?

Vous me connaissez, farceur et aventurier comme je suis, j'ai aussitôt senti l'appel du mystère et de la passion folle et prenant mon courage et mon téléphone à deux mains, j'ai répondu pour connaître l'identité de mon mystérieux souhaiteur de bonne année.

Un mystère de plus à résoudre, un secret à dévoiler, une identité à percer.
Une infinité de possibilités devant moi.

Mais je ne suis pas homme à me laisser impressionner par la difficulté et c'est donc par écrit que j'ai décidé de résoudre cette énigme qui ne pouvait rester sans réponse:

Qui?

Vous trouverez ci-dessous la sobre missive -envoyée en une seule fois s'il vous plait- que j'ai modestement écrite pour entamer l'année de la plus belle des manières.

Avec une enquête...

(j'ai volontairement biffé le numéro du correspondant mystère afin que vous, petits fripons, n'alliez pas harceler celle -ou celui, si mon karma veut faire des blagues dès la première minute de l'année- que la vie a mise sur mon chemin...) 










































Je n 'ai toujours pas eu de réponse...

mardi 18 décembre 2012

Reason to Believe / Rod Stewart



(et comme c'est Noël, hop, Cadeau, version acoustique avec ce bon vieux grigou de Ron Wood...)



Puisque la période y est propice, je me permets de vous rappeler qu'il est important de croire.

Je suis sûr, par exemple, que les ramoneurs de cheminées croient au Père Noël, à lui nettoyer sans cesse le chemin.
Les pêcheurs et les navigateurs doivent croire aux monstres marins, sinon ils ne repartiraient pas sans cesse en scrutant les vagues.
Les enfants de Bhopal croient certainement que la fin du monde a déjà eu lieu, le 3 décembre 1984.
Les Irlandais croient plus en Dieu et la bière qu'en la couronne et ses joyaux.
Les chats ne croient pas en Dieu. Ils croient être Dieu, car ils nous apprivoisent.
La poste ne croit pas au calendrier Maya. Ni aux calendriers tout court puisqu'elle ne comprend pas le sens du mot "urgent".


Pour ma part, je crois que la vie peut-être comme une comédie musicale, que le Seigneur des Anneaux et Star Wars ont VRAIMENT eu lieu, que la neige absorbe les bruits et arrête le temps, que les Tigres du Bengale ne meurent jamais, qu'Elvis est encore en vie, que Woody Allen n'a pas encore réalisé son dernier chef-d'oeuvre, que les super-héros existent, que le bac à légumes est en réalité le bac à bières, que la France sera championne du monde de rugby un jour, que des langoustines avec de la mayonnaise est le meilleur plat du monde, que Chagall et Matisse peuvent me faire pleurer, que Sinatra, Louis Armstrong ou Chopin, Bach et Neil Young ont rendu ce monde plus beau, que les couchers de soleil méritent qu'on s'arrête un instant pour les regarder, que ce soit dans un désert aux USA ou par la fenêtre d'un appartement du 18ème, que la 3D n'est qu'un gadget, qu'Indiana Jones a VRAIMENT été professeur d'archéologie et aventurier, que les avions sont beaux, que les surfeurs et les astronautes sont une raison supplémentaire de nous faire aimer l'humanité, que le whisky se boit en écoutant un disque pour l'apprécier vraiment et chasser la malchance, que jeter du sel par-dessus son épaule ne change rien, que les bateaux chantent la nuit dans le vent, que les dinosaures existent encore, je crois en Jerry Seinfeld, Pierre Desproges, Peter Sellers, Steven Spielberg, Muhammed Ali, Zinedine Zidane, George Best, John Steinbeck, Martin Scorsese, les Adidas Superstar, Franquin, Calvin & Hobbes, le Géant de Fer, Baloo et en un million d'autres choses qui font que chaque année, j'attends Noël en me disant que je crois que c'est la plus chouette période de l'année.























Et vous, en quoi croyez-vous?

mercredi 28 novembre 2012

Scary Monsters (and super creeps) / David Bowie




Je vous ai avoué la dernière fois que j'étais un trouillard invétéré qui chouinait comme une petite fille sitôt propulsé comme une balle de fusil dans un grand huit et je me dis donc qu'il est temps pour moi de confesser les autres, d'exorciser une bonne fois pour toute ce qui me terrifie et d'affronter l'indicible.

Donc oui, je suis grand mais j'ai peur.

J'ai peur des araignée. Elles ont trop d'yeux et trop de pattes pour être sympas.
J'ai peur des endives. (et oui, le légume aussi.)
J'ai peur des sacs trop lourds.
J'ai peur que la solitude devienne une habitude.
J'ai peur du vide. (et aussi de celui qui remplit la tête des gens, surtout si ils ont des responsabilités importantes. Vertiges dans les hautes sphères.)
J'ai peur que Justin Bieber, Calogero et Luc Besson deviennent des modèles.
J'ai peur de ce qui se tapit dans l'ombre quand j'éteins la lumière.
J'ai peur de la gelée et des substances visqueuses. Elles cachent forcément un truc.
J'ai peur d'avoir mauvaise haleine.
J'ai parfois peur d'avoir peur.


Je suis Apopathodiaphulatophobe. Et Laxophobe.
Je vous laisse chercher, la honte m'empêchant de m'exprimer ici.

Bref, je suis un grand garçon, mais je suis parfois peureux.


Alors pour me rendre courageux, j'écoute des Héros.

lundi 12 novembre 2012

Follow Me / Lyme and Cybelle



Amis, fidèles, admirateurs, admiratrices, Scarlett.

N'oubliez pas que la vie est un jeu.

Je l'avais oublié depuis bien longtemps et je le réapprends depuis peu.

Il suffit finalement de bien ouvrir les yeux et chaque pas devient une case de jeu de l'oie.
Il y a des pièges, il y a des épreuves, il y a des moments qui vous font avancer d'un coup en sautant plusieurs cases, et il y a des décisions à prendre sur un coup de dé.

Bon, parfois la vie vous fait reculer de 3 cases, c'est vrai, mais c'est finalement son côté joueur.
(Je dois avouer que de mon côté, j'ai souvent reculé des cases ou sauté les mauvaises, mais c'est mon côté joueur à moi.)

Et si mon karma ne me donne pas des jackpots à chaque lancé de dé ou tour de bandit manchot (puisque la roue de mon destin bancal est légèrement voilée) j'essaye de rester beau joueur et je me dis qu'au prochain lancé de dé, à la prochaine intersection, au prochain verre ou à la prochaine porte, il y aura peut-être quelque chose d'amusant, qui me rappellera que tout ceci n'est qu'un jeu, et que la ville est un grand terrain.

La preuve:


Les Envahisseurs attaquent la ville

Les Cartons font des sourires.

Les Blessures sont des cartoons

Les Graffeurs sont des artistes.

Les noms des rues sont des aventures.

Les enseignes sont des Films

Le Grand Palais est un skatepark...








Alors suivez-moi.

mercredi 3 octobre 2012

Trampled Under Foot / Led Zeppelin



Puisque la pluie cherche à salement gâcher les journées qui passent déjà lentement, j'ai décidé ce matin de partir de bon entrain en chantant hurlant ce doux refrain.

Et il est curieux de noter à quel point le fait de chanter hurler dans le métro et dans la rue peut déclencher les réactions les plus improbables, allant du dédain léger aux cris d'effroi les plus sourds.

Et surtout, il est curieux de constater qu'à force de hurler, le mal de gorge qui vous étreint ne viendra finalement pas de la pluie médiocre qui voulait vous gâcher la journée.

Il viendra d'une chanson de rockeurs anglais.

dimanche 2 septembre 2012

Counting Down the Days / Miles Kane



Je compte les jours.

Parce que dans une semaine je suis en vacances, loin de Paris et du bruit.

Ce qui en soi est déjà une sacrément bonne nouvelle (même si quitter les amis va certainement se révéler être un crêve-coeur, retrouver ceux de In Toul the Wild sera franchement cool.)

A moi le soleil (parce que il y a INTERET à ce qu'il y ait du Soleil!) les apéros, ma voisine la Cathédrale et surtout l'idée fabuleuse que vous irez bosser pendant que je glandouillerai en robe de chambre à me gratter mollement en rotant l'alphabet ou une chanson d'Hervé Villard.

Vacances, je vous aime, vous me manquez tant.

Je compte les jours avant les vacances à défaut de compter les jours avant autre chose.

Un départ vers des antipodes et des jungles mauves peuplées de tigres du bengales sauvages, un diner avec Spielberg ou un rencard au bord de l'eau, une bière à la main.


Mais surtout, je compte le jour car enfin, mon projet touche à sa fin...

lundi 9 juillet 2012

Underwear / Pulp





La crise économique peut parfois avoir des conséquences imprévisibles.

La métallurgie et le secteur automobile sont durement touchés et les plans sociaux impliquent plusieurs milliers de personnes qui perdront leur emploi.

Et aujourd'hui, j'apprends qu'un autre secteur vit des heures sombres.

Wonderbra est à vendre.

L'article là:

Là.

Drame.

(vous imaginez bien que si j'avais 600 millions d'euros, je saurais tout de suite où les investir...)

Mesdemoiselles, aidez l'économie de votre pays, sauvez des emplois, luttez contre la crise et achetez de la lingerie.

S'il vous plait.