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lundi 18 novembre 2013

Moyen Kiffe le Hip-Hop - Episode #5 Blue Flames / Solesides (Quannum)


Après avoir mendié quelques sous pour une cause chouette, je retourne à mes cours magistraux et continue mon voyage dans le hip-hop que j'aime.

Solesides.

Solesides, c'est un label Californien, de San Francisco, avec le génial DJ Shadow aux platines (mais si, souviens-toi, j'en avais parlé là) et des MC qui tapent fort avec un groove qui assomme.
On y retrouve Blackalicious (dont je vous avais aussi parlé) Lyrics Born, ou encore Lateef the truth speaker.
Alors ils sont moins connus que les stars que je vous ai présentées jusqu'à présent, mais ils n'en sont pas moins doués.

Et c'est ce que j'aime dans cette musique. (et dans toutes les autres.)
Parce que, lorsqu'à force de creuser, de chercher, de fouiller dans les disques, vous tombez sur des baffes comme ça, vous vous rappelez soudainement pourquoi vous aimez ça: parce que chaque jour, la musique vous surprend et fait bouger un peu plus votre tête et vos pieds.

Alors demain matin, avant d'aller travailler, poussez le volume à 11 et laissez cette chanson vous enflammer...




copie conforme, non?
Movember is on.












dimanche 11 décembre 2011

I Feel A Song / Gladys Knight and the Pips




Le clasico, ce n'était pas hier, ce sera la semaine prochaine.

Oubliez les clubs d'Espagne et leurs Méga-Stars aux salaires équivalents au PNB du Mozambique, les galactiques seront derrières des platines.

Samedi Prochain, le 17 Décembre, je vous propose de fêter Noël avant l'heure en nous rejoignant, mon Acolyte Soulman Guillaume et moi-même à notre soirée musicalo-classe au Baron Samedi, le Bar le plus cool de Paris.

(Qui, je le rappelle, se trouve 12, rue des Goncourt, dans le 11ème, et vous promet paillettes et musique chouette.)

Nous nous y affronterons évidemment comme des chiffonniers à coups de sons nucléaires à faire groover le duo des Intouchables (Le film qui nous fera garder notre AAA, niquera la crise et rendra au Pays la foi, l'espoir et les excédents monétaires.) avec un filigrane une thématique Stax (Soulman Guillaume) Vs Motown (Moyenmoimême) qui va péter les murs.

Et voici la preuve que la Motown est quand même bien plus meilleure que la Stax.

Des voix sublimes, un groove enjoué et des mélodies qui font s'envoler.

Soulman, cherche pas, tu as déjà perdu, tu as misé sur le mauvais cheval...

(et oui, Messi, il est naze...)

jeudi 21 octobre 2010

Memory Loss / Deltron 3030




Un son qui tue pour aujourd'hui.

(Non mais sérieux, écoutez-moi ce groove...)

Ce matin, je sifflotais joyeusement la chanson de cette ordure pourrie de Moyenbad dans la rue quand je me suis soudainement demandé: Pourquoi?

Pourquoi m'encombrer la tête avec un truc pareil alors que je pourrais siffloter joyeusement le sample qui tue de cette chanson merveilleuse de Deltron 3030? (et passer ainsi pour un aristocrate du Hip-Hop, un mec qui ne se contente pas de Booba ou Lil' Wayne ou Tragédie, un lettré du rap, un cultivé, un snob, quoi...)

Et bien non, je sifflote ça, donc je passe forcément pour un fou furieux ou un débile mental.

Pourquoi?

Ben tout simplement parce que par une espèce de bizarrerie génétique qui fait également mon charme (et pourrait mettre toutes les filles à mes pieds, oui, même Zooey Deschanel ou Scarlett Johansson si elles savaient...), j'ai une capacité quasi-surnaturelle à retenir les trucs les plus inutiles du monde.

Des dialogues entiers de mauvais films, des informations débiles (donc que je juge absolument indispensables), comme savoir la généalogie d'un quelconque gugusse qui apparaît 16 secondes dans un Star Wars (la première trilogie, hein, je vous rassure... ceci dit est-ce que rassurer est vraiment le mot...?) ou dans le seigneur des anneaux, des chansons nazes, des articles inutiles, les différents costumes de Spider-man ou de Superman, la liste des inventions de Gaston Lagaffe (ah, le fabuleux mastigaston, les espadrilles anti-verglas, la machine à sortir du bureau...) des dates de sortie de films obscurs, des noms d'actrice oubliées (en fait elles étaient déjà pas connus à l'époque, du coup elles ne sont pas vraiment oubliées...) les chorégraphies du Rocky Horror Picture Show et j'arrête là ma liste, mais bon, comme vous pouvez le voir, c'est un poil encombré dans ma tête.

Et pourquoi pas par du camus ou des poètes Scandinaves.
Et pourquoi pas par l'histoire de France ou un peu d'économie internationale?
Pourquoi je ne connais pas l'oeuvre complète de Chagall ou de Picasso (là, la réponse est simple: parce qu'à chaque fois que je vois une oeuvre d'un de ces mecs, je redécouvre la lumière...)

Ben non, j'ai la tête pleine d'un bordel complètement inutile et les trucs importants, je ne m'en souviens pas.

Je ne me souviens parfois pas de mes rendez-vous, des anniversaires, ou de mon propre digicode.

Une fois, j'ai oublié mon numéro de téléphone alors j'ai appelé mes voisins pour leur demander...

Oui, j'ai une bonne mémoire pour les trucs futiles.

Mais il y a quand même des choses que je n'oublierai jamais.

Un sourire.
Un regard.
Une plage. Une vague.
Une ville au bord de l'eau.
Une journée.
Deux voyages par delà le grand Atlantique, Une Ville et des Déserts.
Une marraine.
Des Dimanches soirs à Paris. Caro-magnone et un film.

Des petits trucs, qui ne prennent pas de place, mais qui ont pris (et fait) ma vie.

dimanche 28 février 2010

The Influence / Jurassic 5



Hop, un son Funky-Cool pour ce dimanche gris pourri.

ça fout la pêche et c'est super fastoche à chanter, sous la douche, dans la rue ou en faisant la vaisselle.

Voila de la chanson qui aide à passer des bonnes journées.

Jurassic 5, c'est la réunion de plein de talents, dont 2 DJ gigantesques, Cut Chemist (qui tourne avec DJ Shadow, je vous raconterai un jour comment j'ai réussi à ne pas les voir du tout en live ensemble au grand Rex, c'est une belle histoire...) et Nu-Mark.

Un son bien roots avec des boucles Funky, un peu comme De La Soul ou The Roots.

C'est cool le matin, c'est Californien.

Et surtout, ça aide à oublier que Pascal Obispo fait toujours de la musique, que Christophe Maé fait des disques et qu'hier, aux césars, devant Indiana Jones himself, Jeanne Balibar a imité le cochon...

mardi 8 décembre 2009

Le Jeu du Sample du Jour, Round 2! Parce que tu crois / Charles Aznavour



Dans l'art du Sampling, il y a parfois des évènements aberrants.

Sampler de la Soul ou de la Funk est logique pour un producteur de Hip-Hop vu les rythmiques qu'il recherche.

Un groove particulier, un air de guitare, une frappe de grosse caisse, tout peut passer à la moulinette du séquenceur.

Mais quand on commence à voir des artistes de variété française samplées par des gros producteurs bling-bling qui crachent des sons west-coast de pur folie, là on commence à se demander si ce n'est pas paranormal.

Alors Charles Aznavour, qui n'avait pas besoin de ça pour avoir un égo de la taille de la Californie peut aussi se vanter d'être écouté à fond dans les ghettos blaster de South Central, de Brooklyn, du Bronx ou de Seine-Moyen Style.

Et qui est le lascar qui rappe avec un flow de char d'assaut sur un son que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ??

La réponse demain, les enfants....

lundi 7 décembre 2009

Behind the Groove / Teena Marie



Aujourd'hui, je fais un peu d'auto-promo.

Ce Samedi, au Baron du même nom, c'est à dire dans mon salon, je passe derrière les platines pour tenter de faire groover les gens qui viendront et leur faire passer une assez chouette soirée.

Alors voici mon Flyer de folie folle que m'a fait mon amie Miss-E qui gère à mort en Photoshopage (merci Miss-E, ce flyer est trop beau!!)



Et je peux vous dire que ce Samedi, au baron qui est Samedi aussi, ça va envoyer les watts.

Je vous fait une petite mise en bouche avec cette bombe disco du studio Motown.
Un teasing comme on dit dans le milieu du cinéma.

Un son qui vous explose un dancefloor en mille morceaux, une voix incroyable et une rythmique démente.

Parce que la Motown, même si ils ont surtout fait de la Soul Sucrée, ils ont quand même lâché des titres incroyables qui secouent dans tous les sens.
Entre Stevie Wonder et ses élans Funky et les délires disco de Diana Ross ou des Jackson 5, ils ont fracassé des tonnes de tympans.

Alors voici un son pour vous rappeler que samedi, ce sera le Moyen qui sera derrière le groove...

mardi 22 septembre 2009

HOMMAGE SPECIAL / DJ Roc Raida



Donc, en 2009, saturne à la tête coincée dans le cul de Pluton, c'est pas possible.

je viens d'apprendre la mort d'une de mes idoles, le DJ New Yorkais Grand Master Roc Raida (foncez sur le documentaire Scratch, ce film est une bombe atomique.)

Membre des X-ecutionners, un collectif de DJ New Yorkais, Roc raida était un innovateur, un chercheur, un musicien, un fan de musique, un monstre du beat et du cut qui tue.

En plus il se chope une mort con pendant sa rééducation après un accident d'art martial.

Mais pour lui rendre hommage, voici un de ses meilleurs set, un truc de dingue où le lascar balance des mixs qui font moucher les oreilles rouge tout en balançant des mouvements du corps à tomber par terre.

A ces championnats du monde DMC 1996, le Jimi Hendrix des platines va montrer à la face du monde qu'il est le maitre et remporter le titre.

Le genre de gars complètement improbable qui te montre que là où tu vois des limites, pour lui ce n'est qu'une étape franchie depuis longtemps.
Un exemple pour beaucoup de DJ dans le monde entier.

Ensuite on le verra surtout derrière les platines qui accompagnaient le gros Busta Rhymes (c'est d'ailleurs lui qui a lâché l'info sur le net)

J'espère qu'il va balancer quelques scratchs bien sentis et qui déboitent pour faire danser Michael.


Une légende est partie le 19 septembre 2009.

C'est décidément une année bien froide je trouve.





DJ Grandmaster Roc Raida
18 Mai 1972 – 19 Septembre 2009

mardi 15 septembre 2009

Washington square / Chinese man Records



Je commence ma semaine de reprise du taf doucement avec dans les oreilles ce duo de DJ français que je kiffe ma reum, comme disent les jeunes.

Une boucle bien classe qui rythme tranquillement la journée (ou votre démarche dans la rue), un petit chant bien entrainant et tout tranquille qui vous accompagnbe comme un coussin d'air et un rap pas aggressif pour vous maintenir éveillé dans cette moiteur cotonneuse.

Oui, j'adore et je m'écoute ça les lundis.

Pour entamer le semaine sans trop souffrir.

Parce que le lundi matin, je suis dans le même état physique que passe-partout si il avait fait un bras de fer contre Alain Bernard (ou Jonah Lomu) (et je parle même pas des lundis soir.)

Alors pour votre mardi matin, réveillez-vous avec le soleil et la musique.

Sweet Music.

dimanche 30 août 2009

I Can't help Myself (Suger Pie Honey Bunch) / The Four Tops




Alors hier, j'étais le DJ d'un soir de mon bar préféré du monde, et à part les deux gros cons bourrés qui ont fait chier tout le monde, ben je dois dire que c'était vraiment une bonne soirée.

Parce que les amis et la Caro-Magnonne-Tata-Bernard étaient là (et surtout Gros Merci à Mathilde, à Gwendal, à Marie et son chéri d'avoir fait le déplacement, c'etait top!)

Parce qu'au baron samedi, à part les deux relous, les gens sont gentils.

Parce que passer des disques et buvant des bières gratos, c'est le pied.

Et pis parce qu'apparemment, les gens ont bien aimé.
Si, si, il y en a même qui me l'ont dit et qui n'étaient pas mes amis.
Et il y en a même qui dansaient et qui n'étaient pas mes amis non plus.

Et il y en a même qui me demandaient les titres que je passais parce qu'ils aimaient bien. Ben mine de rien, c'est con, mais ça fait plaisir de noter un titre de chanson sur un bout de papier pour la faire découvrir à quelqu'un...

Bref, pour ceux qui y étaient et pour ceux qui n'y étaient pas, voilà un petit refrain pour se (re)donner le goût dans la bouche...








Et pour ce courageux Manu du baron et sa gentille collègue qui n'a certainement pas passé une bonne soirée, je vous fais un gros bisous, merci pour tout, et allez vous changer les idées au resto!

jeudi 6 août 2009

Star Guitar / Chemical Brothers




Je suis pas un grand fan d'électro habituellement mais il y a deux-trois trucs que je trouve sympa, comme certains titres des Daft Punk ou celui-ci des Chemical Brothers.

Avec en plus un clip de fou de ce génie de Gondry qui illustre chaque son ou chaque beat par un élément visuel (si, si regardez bien, la rytmique et la mélodie sont marquées dans l'image. Exemple: pour illustrer les choeurs qu'on entend, le train rentre dans une gare et longe des quais remplis de gens... Astucieux, non?)

En tout cas c'est pas trop aggressif et quand même assez péchu pour coller la bougeotte dans le métro le matin (ou le soir).

Bon, c'est de la programmation, c'est vrai, ce sont des samples torturés, des bidouilles numériques balancées par le duo de DJ anglais, mais on ne peut nier l'efficacité du beat.

C'est le genre de truc que vous écoutez d'une oreille distraite au début, un peu snob, en se disant que "pffff, c'est pas de la musique c'est du bruit et je n'aime pas" et on finit à fond sur le son en bougeant comme un parkinsonien vénère...

Pas d'instruments, ou presque, mais de temps en temps, qu'importe le flacon...

samedi 4 avril 2009

Without Me / Eminem




Alors oui, on peut dire qu'Eminem, c'est le Kurt Cobain du Rap avec des chansons comme Stan ou surtout l'ultra-vénère et ultra-génial The Way I Am qui pourrait presque être une réponse Hip-Hop au rock'n rollesque Smells Like Teen Spirits.

Des chansons qui montrent que non seulement ce type a réellement du talent mais aussi qu'il a un regard vachement lucide -et cynique, certes- sur sa propre carrière et sur son oeuvre.

En gros: faut pas l'emmerder.

Vous avez ce que vous voulez alors faites pas les effarouché(e)s quand vous entendez mes chansons, braille-t-il à l'encontre des médias.
Et de ligues de vertu diverses et variables.

J'adore.

(Alors oui, il aurait pu mal finir, dans la stratosphère comme beaucoup d'artistes ou avec une balle dans la bouche, comme Kurt Cobain, mais la chance qu'il a est d'avoir un producteur qui a un peu plus les pieds sur terre que lui, ce bon vieux Dr Dre!!)

Mais Eminem est aussi un mec plein d'humour mine de rien, comme le prouve le clip de cette chanson.

Alors non seulement ça fait bouger le dutre mais en plus ça fait rire.

Oui, les enfants, Eminem est un méchant garçon qui mérite tous les tourments de l'enfer parce qu'il se dit mysogine, anticlérical, rebelle, contre son gouvernement, homophobe, et blond.
Et c'est pour ça qu'il est si bon!

vendredi 20 mars 2009

Le Pudding / Chinese Man Records



Ce duo de DJ's Français (qui s'est fait connaitre avec la reprise d'une de leurs productions pour une pub pour Mercedes) nous reprend le classqiue du Hip-Hop The message de Grandmaster Flash, l'assaisonne au plutonium et le mixe avec le pudding à l'arsenic, la géniale chanson du génial dessin animé Asterix et Cléopatre.

Le résultat est evidemment explosif et vous retourne en l'air comme un rail de Wasabi pur dans le nez.

Voilà de quoi se mettre en parfaite condition pour aller danser comme des sauvages.

Voilà de quoi parfaitement aider pour faire le ménage ou la vaisselle dans un 15m2.

Voilà de quoi dynamiter les journées!!

samedi 14 mars 2009

Cobrastyle (Feat. Madcobra) / Teddybears



Après le petit soul qui fait du bien à la tête d'hier, hop voici un gros beat qui fait du bien aux jambes!

Un son repris dans des tas de séries, pubs, vidéos (Grey's Anatomy, par exemple) et qui envoie du lourd là où il faut.

Des percus qui écrasent, un flow entraînant et un riff acéré, hop je suis prêt pour aller danser.

Un mélange entre de l'afro-beat, du Ragga, de l'electro et du hip-hop sauvage (avec une touche de rock aiguisé sur des riffs en métal)

Le genre de son que j'affectionne particulièrement pour me coller la patate le matin ou avant de partir groover.

Un son parfait pour se mettre à danser.
Ou plutôt pour ravager la piste.
Marteler le plancher.

faire de ses voisins des ennemis!

mercredi 28 janvier 2009

Come Again (Pour que ça sonne Funk) / NTM




Avec la reformation du groupe l'été dernier pour une série de concert historique (ils n'étaient pas apparus sur la même scène côte à côte depuis 10 ans), NTM est subitement devenu un groupe à la mode.
Un groupe qu'il est maintenant de bon ton d'écouter.
Les lascars du 9-3 sont devenus fréquentables.
On a salué leur oeuvre visionnaire ("Qu'est-ce qu'on attend" de l'album Paris sous les bombes anticipe les émeutes de 2005 avec 10 ans d'avance)
les journaux se sont extasié devant l'énergie intense et l'attitude résolument rock de Joey Starr et Kool Shen.

Je rappelle qu'il y a 10 ans, le groupe subissait les pires insultes, essuyait des procès en tout genre (le single "Police"" n'a pas plus à tout le monde) et était, au mieux, considéré comme une paire de guignols.
Il y a dix ans j'allais les voir en concert pour prendre une des plus grosse claque de toute ma vie.
Un son de folie, une attitude vraiment méchante, une énergie volcanique, bref du pur bonheur.

Et parce que je veux être rebelle jusqu'au bout, lutter contre la normalisation et la dé-radicalisation (je crois que je viens d'inventer un nouveau mot, tant mieux, c'est hip-hop!) d'un des plus grand groupe français sur scène. un des plus grand groupe du monde entier, même, sur scène, je ne vais pas parler de ces titres qui ont fait leur gloire.
Tout le monde connait déjà J'appuie sur la gâchette, la fièvre, Seine Saint-Denis Style (que j'écoute au moins une fois par jour), Police ou Ma Benz. Ne serait-ce que de réputation.
Non, ici, je vais parler d'un de leurs sons bien groovy qui fait bouger les jambes et la tête.
Pas d'envie de meurtre sur agent des forces de l'ordre ou homme politique, pas de pulsions pyromaniaques sur des tours de béton, pas de vision macho des filles.
Non, simplement une petite explication de texte sur ce qu'est la funk.
Et c'est vachement bon.
Comme je le disais déjà, un exorcisme, c'est faire sortir le démon du corps.
Le Funk, c'est exactement l'inverse...

lundi 26 janvier 2009

Saga Moyen kiffe la Motown Episode II : Ain't no mountain high enough / Marvin Gaye & Tammi Terrell



Vous le savez mes amis lecteurs, cette année, on fête les 50 ans de la Motown, le plus grand studio de l'univers (bon, au moins le studio préféré de Moyenman)et à ce sujet, je ne saurais trop vous conseiller l'achat du Mojo de ce mois-ci (je rappelle à ceux du fond que Mojo est le meilleur magazine de musique de l'univers intersidéral, avec le français Muziq)



Vous y trouverez un classement de folie des 100 meilleures chansons de la Motown selon la rédaction.
ça déboite sa reum et sans vouloir gâcher le plaisir, la number one n'est ni un Marvin gaye, ni un Stevie Wonder...

Mais revenons à notre chanson du jour.
Un titre frais, enlevé, rythmé.
Une chanson où Marvin Gaye a déjà la classe absolue, une attitude cool et sexy et un vrai groove dans la voix.
Une chanson où Tammi Terrell fait tomber les murs de Jéricho avec son chant et ses yeux, où on la sent libre, envoûtante, sexy et espiègle.
Une chanson qui unit nos deux artistes et montre aux gens à quoi peut ressembler le bonheur.
Le bonheur, ça groove.
Le bonheur, ça a des yeux immenses et profonds et une coupe à la garçonne.
Le bonheur porte un costard parce qu'il a la classe.
Le bonheur porte une petite robe et danse joliment.
Le bonheur fait danser joliment.
Le bonheur se chante à tue-tête.
Le bonheur est tellement grand qu'il n'y aura jamais de montagne assez haute pour nous empêcher d'être heureux.

Tammi Terrell s'arrête de chanter et de lancer des regards perçants le 16 mars 1970 à cause d'une tumeur au cerveau.
Elle a 24 ans.

Marvin Gaye, pour qui le bonheur n'existe plus, va connaitre une grosse période de tristesse et de désespoir.
Son frère va partir au Viet-Nam.
Ses frères vont tomber à Kent State.
Le bonheur n'est pas dans le napalm.

Et de tout ça, il va tirer un des plus grands albums de l'histoire de la musique.
Une merveille du monde auditive.
Un miracle sonore.
Un chef-d'oeuvre absolu.

En 1971, Il sortira What's Going On.
Mais c'est déjà une autre histoire.

lundi 19 janvier 2009

Can't knock the hustle (feat. Mary J. Blige & The Roots) LIVE Unplugged / Jay-Z



Un des meilleurs Live Unplugged produit par MTV (avec le Nirvana évidemment, le Clapton bien sûr et le concert formidable de ce merveilleux Bruce Springsteen, qui, en bon rockeur qu'il est, branche quand même sa guitare et balance les décibels dans les oreilles apeurées des executifs de la chaine en costard-cravate venus s'encanailler pour l'occasion.)

Jay-Z n'est pas que monsieur Beyoncé ou un homme d'affaire richissime. (je fais court mais d'après Forbes, il est le neuvième homme le plus influent de la planète, il possède les New Jersey Nets, une des plus grosse franchise NBA avec sa star Vince Carter (et moi qui pensait atteindre son niveau en disant "Yo" pour dire bonjour et en portant une casquette même pas à l'envers, ben je vais me contenter de devenir propriétaire d'un club de sarbacane du Groland)

Il est aussi un sacré bon producteur et rappeur

Son Black Album est magnifique, The Blueprint est un chef-d'oeuvre et American gangster donnerait presque envie de rejoindre un gang de South Central.

Mais avec ce Live, il frappe très fort.
D'abord il prouve qu'il sait chanter et balancer du groove sans avoir une batterie de samples et d'effets derrière lui.

Mais surtout il fait preuve de véritables qualités de ré-orchestration en s'adaptant au format du live unplugged imposé par la chaine MTV.

Can't Knock the hustle était à l'origine un duo avec Mary J. Blige, qu'il refait ici, en transformant la chanson en Medley avec la chanson Family Affair de la miss, produite par Dr Dre, un autre monstre du Hip-Hop (producteur de Eminem, entre autres) et laissant les Roots, un des meilleurs groupe de hip-hop de la création, balancer un son de folie folle.
Les Roots, c'est l'idée de génie.
Ils font tout en live. Ce que Jay-Z avait samplé (avec talent, attention) pour ses albums, ben eux, même pas peur, ils le rejouent en direct. Avec des instruments. Boum.
Leur batteur est un métronome humain. Un malade mental qui tape comme un furieux avec une précision du tonnerre (ils font limite peur en live ces gars, ils sont paranormaux)
La classe atomique de ces mecs associée aux qualités musicale du lascar de New-York donne un cocktail sacrément surprenant mais diablement efficace.
Il arrive à fusionner le rap, la soul et la pop sans que l'ensemble ne paraisse indigeste. Au contraire, ça groove tellement bien que l'efficacité est redoutable et donne envie de danser malgré le son accoustique.

En fait jay-Z n'est pas qu'un bon producteur et un bon rappeur.
Il est un bon compositeur finalement.
Un rappeur avec une véritable oreille musicale.
j'espère qu'on a pas fini de l'entendre.

dimanche 11 janvier 2009

I Changed My Mind / Quannum



Bon, après avoir tenté de vous réchauffer les pieds et les oreilles au milieu d'une vague de froid sibérienne avec des sons fougueux des pays chauds, voici de quoi follement animer vos soirées dancing avec le club de scrabble de tata.

DJ Shadow aux platines qui balance un bon funk qui met en joie, les MC du Quannum Spectrum qui se lachent au micro avec un flow de folie (c'est de la folie folle!) et voici du BON hip-hop, du qui passe pas sur Skyrock (Mais qu'on entend parfois sur FIP, la meilleure radio du monde, avant Nova, si,si!)
Du Hip-Hop festif.
Du Hip-Hop conscient mais qui ne se prend pas au sérieux.
Du Hip-Hop qui a autre chose à raconter que la taille du bonnet des gonzesses que le gros chanteur ramène chez lui.
Bref, du Hip-Hop qu'il est bon d'écouter.
Et surtout de la musique sur laquelle on peut danser sans avoir l'air d'un pantin qui remue les bras.

Voilà du rap comme je l'aime, loin des caricatures risibles de la production hexagonale (et US aussi).
Pas de plaintifs R'n'B qui pleurent qu'ils t'ont trop dans la peau , baby,
Pas de sirupeuses maquillées comme des camions volés qui pleurent que wouhouuuu elles ont le mal de toiiiii...
Pas de pseudo maquereaux ringards qui déambulent en grosse bagnoles en disant que vivre dans la banlieue c'est vraiment trop la zère-mi.
Pas non plus de slameur coincé qui déprime sur le mal-être de la planête parce que c'est pas chouette, faut être honnête...
Pas de gros con culturiste qui claque le cul de chagasses en string pour se féliciter d'avoir réussi sa vie...

Non, du rap bien sympa, bien festif, bien positif, qui groove à fond pour passer un bon moment (et se dire que de toute façon, on a le droit de passer des bons moments.)

Du rap loin du "rap" proposé par les bouffons qui trustent les médias.
Du rap a dancefloor.
De la bonne musique en fait...

jeudi 20 novembre 2008

INTERLUDE: You are never alone / Socalled (Album Ghettoblaster)




Josh Dolgin (alias Socalled) est un sacré énergumène...
DJ, pianiste, accordéoniste, chanteur et prestidigitateur à ses heures perdues (et à mon avis il n'en a pas des masses), il reprend des vieilles chansons Yiddish qu'il sample, remixe, triture et rappe dessus pour les transformer en tubes Hip-Hop.
Un fou.
Et pourtant ça fonctionne vachement bien et ça donne même envie de danser.
Et comme si ça suffisait pas, il est même Quebecois en plus!
Mais celui-là, j'ai bien envie de le laisser faire sa musique en France.
L'album s'appelle Ghettoblaster et il est bon de bout en bout.
En plus la musique juive a un petit côté nostalgique et épique à la fois qui me la rend tout de suite sympathique (ceux qui ont vu la saison 6 de Sex and the City comprendront...)

Voilà, je me laisse doucement bercer dans le métro.
Pour un réveil en douceur...

lundi 17 novembre 2008

6 days / DJ Shadow Album: the private press



Je quitte pendant quelques temps le monde extraordinaire des guitar-héros et du rock pour arriver vers des rivages plus électroniques. Moins vénères.
Un univers plus abstrait mais moins ludique à visiter parce que certains style peuvent paraitre austères ou hermétiques.
Le monde hostile de l'électro et de l'abstract Hip-Hop
Mais que cache ce barbarisme anglophone?
Un style de musique composé essentiellement de samples et de productions électroniques et dont l'un des fers de lance se nomme DJ Shadow...

En 1996, DJ Shadow balance un pavé à la face du Monde du Hip-Hop.
Après s'être enfermé pendant des mois dans la cave d'un disquaire, il sort Endtroducing, le premier album entièrement réalisé à partir de Sample.
Un morceau de bravoure qui lui vaut de rentrer dans le livre guinness des records et de devenir instantanément culte.
Il fonde également les labels Solesides et Quannum Projects avec lesquels il s'oriente vers un hip-hop plus conventionnel, moins électro. Et surtout éloigné de ce qu'on appelle "l'abstract Hip-Hop" dont Endtroducing est le mètre-étalon, puisqu'il revient aux bases avec des groupes MC/DJ.
Il est également le DJ de Blackalicious et travaille en duo avec Cut Chemist un des DJ du groupe Jurassic 5.

En 2002, il sort The Private Press.
Moins aboutit que le mastodonte Endtroducing, l'album compte quand même quelques très bons morceaux (dont beaucoup repris dans des publicités, évidemment...) dont ce magnifique 6 days, tout en douceur et en mélancolie (mais avec parfois de brusques arrêts ou coups de caisse clair pour dynamiser l'ensemble.)

A cela on rajoute un clip splendide réalisé par Wong-Kar Wai et hop, DJ Shadow se retrouve au sommet de la Hype.

Un hymne mélancolique, un souvenir fugace.
Une chanson pour commencer la semaine quand on essaie déjà de l'oublier...
Le Compte à rebours est commencé!

vendredi 20 juin 2008

FORCE OF NATURE - Nujabes - fat jon - Hiji Suru STYLE

ayyyyaaaaaaaaaaaaaaaa!
Je me sens en forme pour couper du samouraï.
Trancher des têtes et faire mal.
Cette chanson géniale est issue de la série Samurai Champloo, un animé japonais qui se distingue par des anachronismes funs et un esprit hip-hop qui traverse les épisodes.
Pas seulement dans le son, mais également dans la mise en scène (les réalisateurs n'hésitent pas à scratcher certaines scènes) le montage ou les scénarios.
Voilà une chanson qui m'accompagne le matine dans le RER, une chanson qui me donne la rage, une chanson qui m'arme pour affronter mon quotidien.
Préparez-vous à croiser le fer, découpez vos adversaires, renversez les barrières.
Et le premier qui vous fait chier, c'est un affront qui se règlera à la pointe de l'épée...