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mardi 6 mai 2025

Long Promised Road / The Beach Boys






 "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles."

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Dis donc, gros, cette pensée de youtubeur, elle t'est apparue en épiphanie la veille de faire le El Capitan sans corde et à mains nues ou avant de reprendre une troisième fois des nuggets de poulet à la sauce (très) piquante ?

Non parce que d'accord, c'est bien beau de prendre des airs pénétrés et de balancer des phrases, comme ça, les yeux plissés à regarder au loin pour faire le malin, mais bon c'est pas forcément parce qu'on se décide comme ça un matin (sans même un petite gueule de bois pour excuser une décision qui sera forcément regrettée dans quelques heures) à faire un truc (genre escalader les 900 mètres de granit lisse du El Capitan sans assurance ni foi en l'avenir) que ça devient soudainement facile et à l'inverse, ce n'est pas parce que l'audace nous pousse à reprendre une troisième fois de la nourriture hasardeuse et épicée qu'on a fait un bond gigantesque dans le grand steeple-chase de la vie.

Je le vois bien, Sénèque, avec sa toge et ses tongs, au pied d'un miroir de pierre à se gratter la tête en regardant au loin (les yeux plissés) et à décider qu'après tout la notion de difficulté n'était que dans la tête, bande de zouaves. Et je vous laisse avec ça, analphabètes. Je retourne penser autour d'un bon buffet à volonté.
Je le vois bien le penseur, toge relevée sur ses sanitaires de marbre à se dire que ce 37ème nugget de pouletolis à la sauce pimentoros était bien audacieux et que certes cette pétarade intestinale était fâcheuse, mais qu'il avait vaillamment appliqué son épiphanie reçue ce sobre matin en regardant le El Capitan (les yeux plissés).

Et je vous vois venir. "Halala Moyen, tu es vraiment de mauvaise foi; toujours à chercher le bon mot, toi aussi. Sénèque se voulait inspirant, c'est une allégorie du courage et en plus, il n'avait pas randonné la paroi du El Capitan, et encore moins en free solo et ne pouvait, du coup, relativiser la dangerosité (principalement intestinale) des nuggets de poulet à la sauce piquante."

Et je vous répondrai que déjà, oui, je suis de mauvaise foi, évidemment et ensuite, moi aussi je peux plisser les yeux et balancer des phrases inspirantes, comme ça, au pif genre "Ce n'est pas parce que Dieu n'existe pas que le monde va mal, c'est non seulement parce qu'il existe pas, mais qu'en plus, parce qu'il est cruel" et vous me répondrez alors que déjà oui, c'est évident, et ensuite que quand même, tout est question de point de vue.

Et c'est justement, je trouve, ce dont manquent ces phrases de postérité, sentences motivantes et sensées élever les imparfaits que nous sommes. De point de vue.


Malgré tout le respect possible pour l'homme gigantesque, l'admiration, les louanges, ben je me dis quand même que Nelson Mandela, il devait être fatigué, non, quand il a dit "je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j'apprends." ?

Ben vous êtes gentil monsieur Madiba, mais le pauvre gugusse qui mangeait un 6-1, 6-2, 6-0 en 34 minutes à Roland-Garros contre Nadal, ben il a sans doute surtout appris qu'il est un gros guignol et devrait peut-être envisager une reconversion dans le curling ou le lancer de javelot. On a vu mieux comme mantra positiviste.


Effectivement, le mot peut être puissant et les phrases jolies et ce verbe, qui a libéré des peuples et protégé des faibles, peut nous animer, insuffler une force ou une philosophie.

Mais l'acte, le grand saut ou la simple poignée de main ont autant d'importance. Car transformer son quotidien se fait en écrivant sur des murs mais aussi en essayant de vivre sans tomber, mais surtout sans chercher à faire tomber les autres.



Tiens et vous me convoquerez aussi le gugusse qui a dit ""femme qui rit, à moitié dans ton lit",  j'ai deux mots à lui dire...


(Note du Moyen Auteur : Ne vous y trompez pas. Loin de moi l'idée ici de jouer les philosophes ou de dénigrer les grands hommes. Au contraire. Les personnes citées précédemment sont bien plus brillantes que moi. Evidemment. Je ne suis pas très intelligent, je le sais. Mais je me bats un peu. Et je suis curieux. Et puis après tout, à jouer les diseurs de citation, je pourrais vous dire que dans la lutte contre la morosité, tous les Moyen(s) sont bons. Surtout un...)









































jeudi 10 mars 2016

Learning to Fly / Tom Petty & The Heartbreakers



Il y a presque un mois, on a fêté (enfin, j'ai fêté, seul, chez moi en buvant un whisky et en regardant l'Etoffe des Héros.) l'anniversaire d'une légende absolue.

Chuck Yeager.

Coucou de mon coucou!


Le général Charles "Chuck" Yeager.
93 ans depuis le 13 février dernier.

Le premier homme à avoir franchit le mur du son en avion.

Pas n'importe quel avion. Le Bell X-1

Un suppositoire orange équipé de petites ailes taillées comme des lames de rasoir pour découper le ciel.

Le 14 Octobre 1947, Chuck Yeager, qui n'a que 24 ans, monte à bord du suppositoire orange qu'il a affectueusement baptisé "Glamourous Glennis" en hommage à sa femme (parce que Chuck Yeager est un romantique) pousse le moteur-fusée de son coucou à fond et découpe le ciel de la base d'Edwards, Californie pour faire un bond dans l'histoire.

La veille, il se bousille deux côtes en tombant de cheval, mais craignant de se faire retirer le vol test par l'armée de l'air, il ne dit rien et scie alors un bout de manche à balais pour lui permettre de faire levier et fermer la trappe malgré ses côtes en vrac.

Quelques années plus tôt, pendant la guerre, aux commandes de son Mustang P51, il abat 13 avions allemands, dont 5 la même journée. Il est également un des premiers pilotes à abattre un Me 262, le premier avion à réaction.

Bref, un cow-boy avec un zinc à la place du canasson.

Yeah. J'ai la plus grosse brique de Tetris du monde derrière moi


Il battra d'autres records, testera d'autres avions fous, sera un des instructeurs de Neil Armstrong lui-même (souviens-toi de Neil) sera mandaté par Ronald Reagan pour faire partie de la commission d'enquête pour comprendre ce qui est arrivé à la Navette Challenger qui explosa au décollage et se permettra encore quelques cabrioles aériennes jusqu'à 90 ans.

Mais, chose dingue, cette légende vivante, ce pionnier pur, celui qui a cette véritable étoffe qui fait les héros est retourné en Europe dans les années 50.

Et de Juillet 1956 à Juillet 1957, il a commandé une base.

La base aérienne de Toul-Rosières.

Oui.

Chuck Yeager a vécu à Toul-is-cool.

Imaginez mon étonnement et mon excitation quand j'ai appris ça.

Alors puisqu' Internet est un outil fantastique, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai mis mon masque à oxygène et mes lunettes de vol, je me suis inspiré de ces fous du manche qui s'aplatissaient violemment dans le désert de Mojave aux commandes d'un prototype hasardeux au nom de la défense nationale recherche et de l'exploration et je lui ai écrit.

Moi, Moyen, j'ai envoyé un mail à un Général de l'US Air Force qui a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire moderne.

Et il m'a répondu.

Avec cette verve lyrique et poétique de ces aventuriers qui voient au-delà des frontières, des barrières et du ciel, ce phrasé romanesque des légendes.


(oui, j'ai préservé mon anonymat.)
Avouez que ça en jette, hein?
Ah ça, vous êtes bluffés.

Bon, je fais un peu lèche-botte dans mon courrier, je le confesse, mais question prose, il est pas mal non plus.

Et il répond EN FRANCAIS !

Ma fierté.
Mon fait d'arme.

Et comme j'aime les avions et la musique, j'avais profité de l'occasion d'un petit exercice de montage dans mon école de cinéma pour leur rendre hommage.

Et à Chuck Yeager également...




Chuck Yeager m'a donc appris au moins deux choses:
A voir au-delà des limites et des barrières, même invisibles, car c'est là que se trouve le bonheur et à compter ses mots.


Et en bonus, la version Live Unplugged qui fait frissonner...






dimanche 16 mars 2014

Clint Eastwood / Gorillaz



Rassurez-vous.

Non, je ne suis pas mort et enterré, ni porté disparu.

Non, je n'ai pas laissé tomber ce modeste blog par paresse ou ras-le-bolisme, non je ne suis pas au fond d'une bouteille de mauvais whisky à boire ma dépression, non, je me suis pas perdu pendant une balade au milieu du smog parisien.

Ce silence si long, lectrices, lecteurs, Scarlett, c'est parce que j'ai déménagé.

Oui.

J'ai enfin déménagé.

Je n'ai pas quitté mon dix-huitième que j'aime, mais j'ai quitté mon moins-de-douze-mètres-carrés pour un 25m2 lumineux, avec une vraie cuisine (une cuisouche pour être précis, mais je laisserai le mystère planer sur ce terme) un dressing (et oui mesdemoiselles) et de la place pour mes vinyles, mes comics, ma lunette astronomique qui me fera passer pour un pervers auprès de mes voisins d'en face et mes bouteilles (de vin, de whisky, de bières et de toute ivresse non frelatée.)

Après des centaines de milliers de cartons, de marches montées et descendues et de litres de sueur, me voici donc installé dans mon nouveau chez-moi, prêt à attendre sereinement le futur.

Et comme tout personne qui a déménagé à Paris, j'ai donc connu les visites d'appartement à 35 personnes pour un 20m2 à 1 million de dollars par mois, j'ai réunis des centaines de pages pour mon dossier, j'ai dormi dans mes cartons, j'ai essayé de comprendre comment se branchait internet sans prise de téléphone, j'ai bu, un peu, pour me donner du courage, j'ai jeté des tonnes de choses, j'ai gardé des choses inutiles, j'ai sorti des choses indispensables de ma poubelle et rejeté des tonnes d'autres choses.

J'attends le futur.

Non, je ne suis pas mort et enterré.
































































cadeau bonus: Une version live épique de cette chanson magnifique.
Avec le Snoop.



samedi 25 janvier 2014

INTERLUDE SPECIAL GRAMMY AWARDS

Demain, ce sont les Grammys Awards au Staple Center de Los Angeles.

C'est comme les Victoires de la Musique sauf que là, on célèbre vraiment la musique.

Alors pour vous mettre dans le bain, voici mes 12 moments préférés des Grammys, sans ordre ni préférence.

Abbey Road Medley / Paul Mc Cartney (Featuring Bruce Springsteen & Dave Grohl) (2012)



Déjà, McCa, c'est légende alors on se tait quand il chante.
Mais en plus quand il invite les potes (God Springsteen et ce fou furieux de Dave Grohl) on se dit que le moment va être historique.
Ce qui sera le cas.
Et émouvant, même, quand l'ancien Beatles, Bruce et Dave Grohl (ainsi que les deux autres guitaristes, dont Joe Walsh, des Eagles) feront chacun leur solo, comme Mc Cartney, Lennon et Harrison en leur temps...

One / Metallica (1989)



Cette année-là, les Grammy accueillent une nouvelle catégorie: Meilleure Performance Hard-Rock / Metal.

Metallica est nommé pour la première fois et pour fêter ça, ils déboulent sur scène et explosent le public médusé avec One, le titre-phare de leur album ...And Justice for All
Tout le monde s'attend à les voir repartir avec le prix, mais ce sont les Anglais de Jethro Tull qui l'emportent.
Peu importe, la bête est réveillée et Metallica ne sera plus jamais le même groupe...

Stan / Eminem (Feat. Elton John) (2001)



Souvent accusé d'Homophobie, c'est un Eminem décidé à fermer le clapet de tout le monde qui se présente sur scène ce soir-là.
Il reprend Stan, une de ses chansons les plus personnelles (et peut-être la plus lucide également) et à la place d'avoir la Jolie Dido au refrain, c'est Elton John déguisé en Casimir qui apparaît.
Un Elton John qui a pu choquer à une époque, puisqu'il s'est toujours présenté comme un vrai fan d'Eminem.
Double choc pour le public, qui découvre que l'ambassadeur de la cause gay qui chante avec le white trash a chouré le costume de Willy Wonka.

Man in the Mirror / Michael Jackson (1988)


Et là, on se rappelle pourquoi Michael Jackson était une aussi grosse star.
Pas pour ses shows démesurés dans des stades, la pyrotechnie, les clips aux budgets hollywoodiens.
Ni même la danse.
Non, il ne faut pas oublier qu'avant tout, il avait le groove.
Et une voix.

London Calling / The Clash (Featuring Bruce Springsteen, Dave Grohl & Elvis Costello) (2003)


Les soirées de remise de prix, c'est aussi l'occasion de rendre hommage à des artistes disparus.
Et quand Les Clash décident de faire un petit coucou à Joe Strummer, ils invitent Springsteen, Dave Grohl (oui, on les invite souvent, c'est normal, ils sont sympas, ils ne foutent pas le boxon à table et mettent la main devant la bouche quand ils baillent et taquinent pas trop mal de la guitare.) et Elvis Costello.
Un line-up ahurissant pour pousser le volume à 11.

Proud Mary / Tina Turner & Beyoncé (2008)



2 reines.
Le genre de moment qui vous fait comprendre que la Beyoncé, elle a vachement raison quand elle chante "Who run the World? Girls!"

Tears in Heaven / Eric Clapton (1993)



Parce que son fils est mort accidentellement à peine deux ans avant, que cette chanson est d'une dignité assez stupéfiante quand même et surtout, qu'il n'y a pas une larme qui coule de ses yeux.
Parce qu'il est quand même anglais. Et donc classe. Et digne.

Seven Nation Army-Death Letter / The White Stripes (2004)



Jack White est un technicien monstrueux qui vous balance des riffs apocalyptiques et des solos sauvages avec un son de bombe incendiaire au milieu de ses chansons, mais il est aussi un amoureux de musique.
Alors quand il se décide à donner une leçon d'histoire, il envoie son Seven Nation Army, pour de déclarer la guerre à tout le monde et enchaîne avec maestria sur Death Letter, un titre de Son House, un des pionniers du Delta Blues.
Un type né dans l'état du Mississippi en 1902, mort en 1988, qui a apprit la guitare à une époque où la religion interdisait le Blues car elle symbolisait le pêché et qui a fait partie de ce club de légende composé de Robert Johnson, Charley Patton ou encore Willie Brown.

Swagga Like us / MIA (Feat. T.I, Kanye West, Jay-Z, Lil' Wayne) (2009)



Avec un line-up pareil, on pourrait une nouvelle fois crier au caractère misogyne du peu-ra.
C'est oublier un peu vite qu'au milieu de ces Goodfellas du Hip-Hop se trouve une gonzesse enceinte de 9 mois qui n'a rien a leur envier et surtout qui mène le jeu.
Parce que tous les autres essaient de lui plaire.

Maybelline - Roll Over Beethoven / Chuck Berry (Feat. Stevie Ray Vaughan & George Thorogood) (1984)



Encore un hommage rendu à un artiste, mais cette fois-ci, de son vivant.
Accompagné de deux autres légendes de la guitare, Chuck Berry montre à tout le monde que ben on a pas fini de danser sur ses chansons...

Lady Marmelade / Pink, Christina Aguilera, Lil'Kim, Mya (2002)



Parce que les Grammy, c'est aussi un show.
Et là, le niveau est quand même plutôt élevé.
Les décors sont démentiels, la production musicale ahurissante et les 4 panthères dans l'arène dévorent les spectateurs pour mieux danser sur leurs dépouilles...

Purple Rain - Crazy in Love - Let's Go Crazy / Prince & Beyoncé (2004)





Toujours dans les bons coups, la Queen B s'acoquine avec Prince et ensemble, ils expliquent ce que les termes "show" "groove" "danse" et "musique" veulent dire.
Avoir Prince sur scène, c'est un peu comme faire Paris - Toul en Ferrari. On profite du paysage et on s'exclame devant les performances techniques.
Associé à Beyoncé, c'est ne pas faire la route tout seul...






Et pour vous donner un petite idée, comme ça, à titre d'information, de comment ça se passe en France, je vous rappelle que les Victoires de la musique seront présentées par Virginie Guilhaume (et avant, on eu droit à Nagui, Laurent Ruquier ou Michel Drucker) ce qui prouve bien l'importance et le sérieux avec lesquels la musique est traitée par le service public et que parmi les moments de gloire de la cérémonie, nous avons eu droit à ce magnifique hommage à Michael Jackson.



(Le casting est impeccable et il faut avouer que parier sur le groove de Charlotte Gainsbourg était audacieux....)

dimanche 17 novembre 2013

Riot Radio / The Dead 60s


The Dead 60s - Riot Radio par as-de-pique

Oui, tout va mal.
Ou tout va pas top.
Les gens se tirent dessus, ou meurent de faim et certaines personnes pensent que l'on peut encore, en 2013, ressortir les vannes de la banane et du singe à des citoyens dont la couleur de peau n'est pas la même que la leur.
On se massacre, on se torture et on se pille.
Les banques, après avoir légèrement tremblé, restent puissantes et avides et il y a toujours plus de gens qui dorment dans les rues ou qui hantent les soupes populaires.
Oui, les joueurs de l'équipe de France sont des cons, notre planète est tellement pourrie qu'on en est arrivé à flinguer la pluie et le vent, les racistes et extrémistes de tout poil (de préférence fraîchement rasés et blonds, les poils) se font de plus en plus entendre sans que cela ne choque plus personne et bientôt les jungles mauves n'abriteront plus de tigres.

Alors, ami lecteur. amie Lectrice. Scarlett. Loin de moi l'idée de coller un cafard de dimanche soir à faire passer Shoah de Claude Lanzmann pour les bronzés, je veux au contraire te montrer que oui, la vie peut-être belle, car il suffit d'avoir la foi. Et une radio.
Une radio pour écouter des voix et des chansons.

Parce que les chansons font danser et les voix font réagir, une radio peut donner naissance à des révolutions et apporter l'espoir.
Demandez au Général De Gaulle, à Martin Luther King, Vaclav Havel et JFK.
Ou réécoutez-les:

Merci France Inter !

Et comme tout le monde ne peut pas avoir une radio, je tiens à saluer une initiative géniale et à t'encourager toi, lecteur, lectrice, Scarlett (surtout toi, Scarlett, parce qu'avec le chèque que tu vas toucher pour jouer dans la bouse à Luc Besson, tu pourrais bien rétablir l'équilibre cosmique et refiler cet argent de la médiocrité et de la non-classe absolue) à mettre la main à la poche et à donner un peu de monnaie pour un truc moins racoleur que les enculés enfoirés et moins prestigieux que le téléthon.

Non, il ne s'agit pas de Movember, je ne vais même pas faire de pub pour la cause que je soutiens toujours aussi admirablement grâce à ma moustache classe (bon, si vraiment t'as trop de sous, tu peux aussi donner là)

L'association Les enfants du canal a lancé un défi génial: distribuer 1.000 radios dans la rue.
Des radios pour les gens qui dorment dehors ou qui n'ont pas les moyen d'avoir une radio.
Parce qu'un petit transistor, c'est des voix et de la musique et c'est surtout un lien social.
Permettre à toutes ces personnes d'écouter l'actualité, d'entendre des gens leur parler, s'adresser à eux, auditeurs, d'écouter des chansons, des chouettes matchs de foot (sans les bleus, donc.) de danser -et oui- sur de la musique et de se sentir faire partie du monde.

En plus, les petites radios qu'ils comptent distribuer fonctionnent sans piles, grâce à une manivelle, ce qui évitera les couts prohibitifs de batteries et la tentation au bout d'un moment, de revendre l'objet car trop onéreux à faire fonctionner.

Cette initiative me touche particulièrement car j'ai toujours pensé qu'être informé et écouter de la musique ne devait pas être un luxe. Ecouter de la musique et des informations est une liberté et ce n'est pas le manque de ressource qui doit nous en priver.

Quand j'étais étudiant, un SDF traînait pas loin de chez moi.
Il avait un petit radio-cassette à piles alors je lui donnais de temps en temps des compilations que j'enregistrais sur des cassettes vierges. (la cassette, jeune, c'est un boîtier en plastique dans lequel court une bande magnétique sur laquelle était enregistré du son. Un peu comme la K7 vidéo dont je t'avais déjà parlé, jeune, mais sans l'image.)

Et ce qui me faisait le plus de peine, c'était de le voir avec son appareil sans piles parce que ça lui coûtait trop cher. Il était là, avec son engin lourd comme une ancre, utile comme une valise sans poignée et je trouvais ça nul.

Alors je me dis que si cette initiative permets à des tas de gens un peu partout, l'espace de quelques minutes, d'oublier le quotidien pourri parce qu'ils auront entendu une chouette chanson qui leur aura fait plaisir, ben alors tout va bien.

Parce que même si les gens se tuent et se torturent, la pluie et le vent sont pourris, les insultes fusent et les tigres disparaissent, la musique, elle continuera de rendre les gens heureux.
Et peut-être meilleurs.

Alors hop, on donne là:



jeudi 6 juin 2013

Do You Believe in Magic ? / Lovin' Spoonful

   




Vous commencez maintenant à connaître ma fascination quasi-maladive pour le bizarre, le décalé et l'étrange.

Chaque jour, à chaque coin de rue, je guette donc le moindre signe de mystère, de code secret et d'insolite.

J'ai donc voyagé par-delà les pays et les continents, j'ai croisé les mystères vaporeux de régions perdues et j'ai vu des miracles éphémères.

Tout ça, à Paris.

Dans le 18ème arrondissement.

Le 18ème, visiblement, ça défonce Bugarach au niveau ésotérique.

On y croise des mages et des marabouts, des voyants et des sorciers vaudou.
Sorcellerie d'un autre âge, peut-être, mais sorcellerie en phase avec son époque.

Magiciens et Chamanes font donc de la publicité pour leurs dons qui font revenir les amours comme le chien après son maître, aident à passer le permis de conduire, rendent riche et en bonne santé.

Des petits bouts de papier colorés, à l'orthographe hésitante, la syntaxe improbable et à la typographie bancale, mais que j'adore car ils sont un peu de fantaisie et d'abracadabra dans des journées qui manquent singulièrement de fantastique.

Des petits bouts de papier que je collectionne donc chaque jour.







Et je me suis dit que plutôt de les laisser s'entasser tristement dans une boîte à chaussure, j'allais partager ma collection.

J'ai donc ouvert un tumblr (un petit site comme un blog qui permet de partager des images, des vidéos ou des petits textes.) consacré uniquement à ces petits bouts de papier magiques (et tout autre genre de publicités pour des Mages, Somnambules, Voyants et Marabouts...) que vous pourrez retrouver ici :

/http://mediumsandpsychics.tumblr.com/

Et comme j'ai traversé des mondes mystérieux, croisé des Mages et des Magicien dans le 18ème, décodé leurs alchimies et qu'ils m'ont un peu transmis de leur pouvoir, je laisse ma publicité magique agir sur vous...












lundi 28 janvier 2013

The Long and Winding Road / The Beatles



Il est des jours qui vous décollent les pieds du sol et il est des jours qui vous mettent un genou à terre.

Et quand je souhaitais encore à des amis mariés un samedi sous la neige et le soleil à Paris une chouette vie ensemble pleine de bancs pour s'arrêter et la contempler, une vie longue et mouvementée, j'apprenais deux jours plus tard que celle, chouette et pleine de jolis monstres et de dessins et de créativité d'un autre s'était brutalement arrêtée dans un parc.

J'ai pensé aux milliers de pas qu'ils feront à deux et aux derniers qu'il a fait tout seul et mon coeur s'est brisé.

Parce qu'il ne pouvait choisir entre la joie et le chagrin, parce que tout ceci était trop, parce qu'au moment où une famille se construisait, une autre était cassée.

Et c'est ainsi qu'est la vie, des joies intenses et des peines immenses.
J'aurai vécu les deux à quelques jours d'intervalle.

Arnaud et Julie, je vous souhaite de jolis chemins pleins de bancs et de neige sous vos pas.
Vous accompagner était un honneur et une joie et je vous souhaite une vie comme cette journée.
Hors du temps, un peu magique, un peu simple, un peu mouvementée, mais surtout comme vous l'aurez décidée.
Merci à vous pour cette joie intense.

Dylan, je pense à toi parce que tu me manques déjà, parce que ta créativité était un moteur et une inspiration, parce que te connaître était une fierté et parce que maintenant, j'ai l'impression de marcher moins droit. Je pense à tes parents et m'associe à leur chagrin.

Et Benjamin, mec, je pense à toi.
Je suis là.




Parce que certains chemins ne doivent pas s'emprunter seuls.

mercredi 28 novembre 2012

Scary Monsters (and super creeps) / David Bowie




Je vous ai avoué la dernière fois que j'étais un trouillard invétéré qui chouinait comme une petite fille sitôt propulsé comme une balle de fusil dans un grand huit et je me dis donc qu'il est temps pour moi de confesser les autres, d'exorciser une bonne fois pour toute ce qui me terrifie et d'affronter l'indicible.

Donc oui, je suis grand mais j'ai peur.

J'ai peur des araignée. Elles ont trop d'yeux et trop de pattes pour être sympas.
J'ai peur des endives. (et oui, le légume aussi.)
J'ai peur des sacs trop lourds.
J'ai peur que la solitude devienne une habitude.
J'ai peur du vide. (et aussi de celui qui remplit la tête des gens, surtout si ils ont des responsabilités importantes. Vertiges dans les hautes sphères.)
J'ai peur que Justin Bieber, Calogero et Luc Besson deviennent des modèles.
J'ai peur de ce qui se tapit dans l'ombre quand j'éteins la lumière.
J'ai peur de la gelée et des substances visqueuses. Elles cachent forcément un truc.
J'ai peur d'avoir mauvaise haleine.
J'ai parfois peur d'avoir peur.


Je suis Apopathodiaphulatophobe. Et Laxophobe.
Je vous laisse chercher, la honte m'empêchant de m'exprimer ici.

Bref, je suis un grand garçon, mais je suis parfois peureux.


Alors pour me rendre courageux, j'écoute des Héros.

dimanche 2 septembre 2012

Counting Down the Days / Miles Kane



Je compte les jours.

Parce que dans une semaine je suis en vacances, loin de Paris et du bruit.

Ce qui en soi est déjà une sacrément bonne nouvelle (même si quitter les amis va certainement se révéler être un crêve-coeur, retrouver ceux de In Toul the Wild sera franchement cool.)

A moi le soleil (parce que il y a INTERET à ce qu'il y ait du Soleil!) les apéros, ma voisine la Cathédrale et surtout l'idée fabuleuse que vous irez bosser pendant que je glandouillerai en robe de chambre à me gratter mollement en rotant l'alphabet ou une chanson d'Hervé Villard.

Vacances, je vous aime, vous me manquez tant.

Je compte les jours avant les vacances à défaut de compter les jours avant autre chose.

Un départ vers des antipodes et des jungles mauves peuplées de tigres du bengales sauvages, un diner avec Spielberg ou un rencard au bord de l'eau, une bière à la main.


Mais surtout, je compte le jour car enfin, mon projet touche à sa fin...

mercredi 2 mai 2012

Where Have all the Good Times Gone? / The Kinks



Toi qui n'est pas encore né, toi qui est juste assez âgé pour t'enfoncer des crayons dans le nez avec la joie absolue de celui à qui il arrive la plus belle chose du monde, toi, né après la victoire de la France en coupe du monde de foutchabôal, cette chanson t'es dédiée.

Car crois-moi jeune insousciant(e) , tu n'as pas fini d'entendre qu'avant, c'était bien et que maintenant, ça pue.

Tu n'as pas fini d'entendre les longues plaintes mornes de ceux qui ont connu l'époque bénie des 205 GTI, de l'eurodance, des survêtements fluos et des boissons en poudre. Epoque incroyable où l'Equipe de France jouait vraiment bien au Foutchebôal.

Oui, on te le dira que tu n'as pas de bol, car tu es né au milieu des pluies acides, de la mer mazoutée, des inégalités, de l'obscurantisme, de la crise politique et du non retour de Burger King en France.

Tu verras tes parents se souvenir avec émotion d'une époque où le chômage n'était qu'à 9%, les loyers à 500 euros les 15m2 dans la capitale et où un bidon d'essence non frelatée ne causait ni aggression, ni meurtre barbare dans des rues sordides et sans lumières.

Ils te raconteront des histoire formidables où la nourriture était saine, même au fast-food, où la politique était le terrain d'échanges profonds visant à élever le citoyen et à en tirer le meilleur.

Je te dédie cette chanson, jeune, car je ne veux pas que tu t'inquiètes.

Pendant que les Kinks chantaient, on comprenait tout juste ce qu'il s'était passé à Dachau et à Auchwitz, le monde avait tremblé pendant une semaine 4 ans auparavant, se demandant si le feu qui vient du ciel allait tout embraser à cause d'une baie astucieusement appelé "des cochons", le napalm pleuvait au Viet-Nam et l'on se demandait encore si les afro-américains avaient le droit d'aller dans les mêmes toilettes que les blancs et de suivre les mêmes études tandis qu'en France, on faisait des expériences pour savoir si les algériens flottaient dans la Seine.

Rassures-toi jeune, tu connaîtras forcément un moment dans ta vie (qui correspondra normalement à l'arrivée de boutons disgracieux sur ton visage, je te préviens, d'une envie de rébellion à coups de "vieux cons" au son de ta voix éraillée qui mue lancé à tes parents, tes profs, ton facteur et tout ce qui  plus de 18 ans et pas de nichons -si tu seras un garçon, jeune- et d'une coupe de cheveux approximative et surtout moche pour afficher ton besoin d'indépendance.) où tu diras "non mais trop pas cool, quoi, c'était quand même mieux avant, pas lol" en écoutant les vieux Michael Jackson et Jay-Z de ton illustre père.

Alors je te donnerais raison.

Au moins pour la musique.






































Et puis pour ne pas être hors-sujet un jour de débat présidentiel, hop, petite leçon de politique...

vendredi 27 avril 2012

Collection of Stamps / I'm From Barcelona



Vous le savez maintenant, je collectionne les comic-books.

Alors oui, ça peut paraître totalement idiot, mais après tout même ma soeur collectionnait des trucs.
Elle collectionnait les gommes.
Oui, les gommes à effacer les fautes, de toutes les sortes, de toutes les formes.
Et comme en plus, elle kiffait les chevaux, si elle trouvait une gomme en forme de canasson, c'était le jackpot absolu.

(et là, je sens que ce sont mes dernières paroles car, telle furie, elle va se jeter sur moi, me sortir les boyaux du ventre, manger mes restes et jeter ses poubelles dans ma carcasse encore chaude avant de se faire un thé avec mon sang.)

Bref.

Je collectionne donc les comics.

J'adore partir en chasse de ces petites bandes dessinées, j'ai l'impression de partir dans une chasse au trésor.

Arpenter des kilomètres dans Paris (et admirer la ville au passage.) trouver des comic-books dans des endroits totalement improbables, par le plus grand des hasards, attendre la sortie d'un numéro en particulier, retrouver des éditions rares et des numéros mythiques dans un carton poussiéreux en priant pour que le propriétaire ne connaissent pas la côte de certains d'entre eux, (comme le Superman (Vol.2) #75 , l'Episode de la mort de Superman, retrouvé dans son emballage d'origine ultra-kitsch pour quelques sous) rechercher la suite d'un épisode qui s'était terminé sur un suspense incroyable, découvrir des dessinateurs, bref partir à la recherche de trésors et de pages d'histoires.

Parce que ce que j'aime dans les comics, à part le fait que voir de nouvelles versions des Mythes antiques se foutre des marrons cosmiques dans la tronche a quelque chose d'épique, c'est qu'ils correspondent à tout un pan de la culture Américaine.

Ils reflètent les bouleversement sociaux et politiques, répondent à des évènements historiques et traduisent les évolutions des sociétés sous les pinceaux de véritables artistes (pour certains.)

Je vous parlais de Moebius il y a quelques temps et c'est avec une émotion non feinte que j'ai retrouvé ses deux numéros consacrés au Surfeur d'Argent, scénarisés par le maître Stan Lee (qui n'a rien à voire avec Bruce) dans leurs éditions d'origine pour l'équivalent d'un combo croissant + pain au chocolat dans une petite boutique près de Guy Môquet.

Pour un collectionneur, ces moments-là sont privilégiés parce que d'un coup, sans s'y attendre, on se retrouve face à l'un des objets de sa quête.
Et si la répétition de ces moments tue chaque fois un peu plus la quête, la satisfaction d'afficher chez moi un tel objet me rapproche un peu plus des créateurs, de ceux qui font l'histoire.

Comme quand ma soeur rajoutait une gomme dans sa collection.

Je chasse donc les comics. (parce que je chasse des artistes.)

De préférence les vieux, ceux du King Kirby, les premiers Stan Lee, les Justice League, les Action Comics (Superman, mon héros préféré) des années 60 que j'adore pour leur naïveté, les Weird Science (ces vieux comics de Science-fiction des années 50-60)  les X-Men de Claremont, Stan Lee, Byrne ou Cochrum, les Spider-man où Gwen Stacy est encore en vie et où il vient juste de rencontrer Mary-Jane Watson, les Batman, mais aussi les trucs plus récents, comme tout ce qu'ont pu faire Mike Allred, Darwyn Cooke, Jim Lee et Mike Mignola,  bref tout ce qui a un collant ou une cape et qui affronte mille périls pour vivre dans la gloire.

Je ne vous encouragerai pas à vous perdre vous aussi dans une collectionnite incurable.

C'est une maladie presque mortelle qui fout le bordel chez vous et vous oblige à faire du tri pour jeter des trucs.

Je vous encouragerai encore moins à collectionner des BD de super-héros en collant, on vous prendrait pour des fous.

Mais j'assume pleinement le fait d'être atteint par ce mal handicapant, même si je cours le risque de m'interdire toute vie sociale et tout espoir de passion torride avec une quelconque Scarlett pour le reste de ma vie.

Parce que parfois, partir à leur recherche ressemble un peu à douze travaux qu'un de ceux qui les ont inspirés avait dût faire...

dimanche 1 avril 2012

Unforgettable Fire / U2



Je suis fasciné par la capacité d'amnésie de ceux que l'on dit grands dans notre monde.

Il y a tout juste 2 ans (à 20 jours près.) La plate-forme de forage profond Deepwater Horizon du groupe pétrolier BP pétait salement et coulait comme un plomb pourri au fond du Golfe du Mexique (par 1500 mètres de profondeur), tuant 11 ouvriers et  laissant s'écouler 780 millions de litres de pétrole (oui, c'est un vrai chiffre, c'est pas une blague. C'est l'équivalent de 5 millions de Barils.) avant de voir sa fuite colmatée le 20 septembre. 5 mois plus tard.



A l'époque, les solutions envisagées sur ce chantier hors-norme étaient de creuser un puits secondaire pour rejoindre le puits principal et baisser la pression interne, envoyer des robots sous-marins pour boucher la valve avec un sarcophage de béton armé ou prier Poséïdon pour sa clémence.

James Cameron (mon héros), dont les connaissances en l'ingénierie maritime ne sont plus à prouver ainsi que Kevin Costner, qui a investit une partie de sa fortune dans la fabrication d'un dispositif de filtrage de l'eau et du pétrole furent consultés et apportèrent leur aide.

Il est amusant de savoir que Deepwater Horizon avait fait l'objet de sérieux doutes quand à sa sécurité et que de nombreux rapports encourageaient des modifications conséquentes de sa structure et de son fonctionnement pour la rendre plus sûre en cas d'accident et éviter au maximum les risques de mort du personnel et de pollution à une échelle (quasi)planétaire.

Mais bon, faut croire qu'investir dans de l'ingénierie de pointe coûte plus cher que balancer 780 millions de litres de pétrole à la flotte et se permettre de laisser fuir un puits pendant 5 mois non-stop.
C'est pas comme si on nous rabâchait sans cesse des cas de pénuries épouvantables dans les années à venir et de voir l'essence prendre le prix du lingot d'or.
C'est pas moi qui le dit, ce sont les experts de chez BP qui le pensent.

L'opération a coûté l'équivalent du PNB de plusieurs états africains, le Golfe du Mexique fut transformé en gigantesque mare de merde cancérigène, détruisant des écosystème entiers et c'est unis que les grands (donc) de ce monde, industriels pétroliers, ingénieurs et politiques, promirent:

"Nous ferons vachement plus gaffe la prochaine fois, juré.
Nous rendrons nos plates-formes plus sûres, parce que nous aussi, nous aimons la nature."

Pas de bol, le week-end dernier, c'est au tour d'Elgin, une plate-forme de forage gazier de chez Total, une autre incarnation pyramidale du mal, de partir en vrille dans les eaux de la Mer du Nord cette fois-ci et de lâcher du méthane pur à tout va et à tous vents.



Il est amusant de savoir que Elgin avait fait l'objet de sérieux doutes quand à sa sécurité blablablabla et éviter au maximum les risques de mort du personnel et de pollution à une échelle (quasi)continentale.

Et quelles sont les solutions proposées?

Ben forer un puits secondaire blablabla pression du puits principal.
Durée du chantier?
5 mois.

Normal.

"Raisonnable" selon Total.

Donc Total qui, je le rappelle, ne payait jusqu'à présent que très peu d'impôts puisque la majeur partie de son chiffre se fait hors de nos frontières (dont des pays en guerre, allez savoir pourquoi) peut se permettre de laisser fuir une conduite de gaz pendant 5 mois sans que cela n'affecte son économie si ce n'est de manière "raisonnable" et continuera à nous chialer dans les jupes pour justifier la hausse des prix à la pompe.

Ne vous méprenez pas, je suis un grand admirateur des ingénieurs qui travaillent sur ce genre de chantiers.

Car comme des astronautes, ils sont des explorateurs qui chaque jour repoussent les limites de la mécanique et de la physique pour chercher des matières premières dans des endroits toujours plus profonds et toujours plus difficiles d'accès.

Les gars qui ont bossé sur le chantier Deepwater méritent un réel hommage car chaque jour était un nouveau défi et chaque jour, ils devaient apporter des solutions à des problèmes qu'ils ne connaissaient même pas.

Je suis admiratif quand je vois la crème de l'ingénierie se réunir pour affronter un problème de front, pour apporter des solutions positives, proposer des innovations technologiques propres à élever l'humanité et faciliter le quotidien des populations.

Je respecte intensément ces ouvriers qui travaillent dans des conditions souvent difficiles sur des dispositifs prototypes afin que leurs patrons aient du kérozène à mettre dans leurs hélicos le matin avant d'aller rejoindre le conseil d'administration.

J'aimerais simplement que parfois leurs patrons arrêtent d'oublier leurs propres erreurs et se disent qu'investir avant que tout ne leur saute au visage, c'est pas beaucoup plus idiot que de laisser se répandre une crotte létale pendant 5 mois.

Habitants d'Aberdeen, cité blanche de la côte Ecossaise, ville des rois et des ouvriers du pétrole à 200km de la plate-forme Elgin, je pense à vous.
J'ai visité Aberdeen lors de mon voyage dans les hautes terres l'année dernière et j'ai aimé les murs blancs de vos bâtiments sans âge, les bateaux et les pubs, les remorqueurs géants et les châteaux.

Il serait triste de voir tout ceci disparaître sous un nuage de gaz ou une explosion cataclysmique.
(souvenirs de mon "into the wild" à moi...)
















































































Mais tout n'est pas noir vous savez.

Aujourd'hui, les Birmans n'ont pas oublié de voter pour Aung San Suu Kyi.

lundi 7 novembre 2011

Who are You / The Who



Pour celles et ceux qui n'étaient pas là samedi, oui la soirée était plus que réussie.

Du son à faire groover Benoît XVI, des shots dans tous les sens (et si vous passez un jour au Baron Samedi , ce que je vous encourage fortement à faire, prenez-donc un Kastendeuch de ma part et si je ne suis pas accoudé au bar, demandez donc à Manu, un des formidables patrons de ce formidable endroit, de vous raconter l'histoire épique de ce shot qui démarrerait sans problèmes un tank américain retrouvé au fond de la manche 60 ans après le débarquement...)

Oui cette soirée était vraiment réussie.

A tel point qu'en me levant dimanche matin, j'ai trouvé un numéro de téléphone inscrit dans ma main.

Le hic, c'est que je n'avais aucun souvenir d'avoir écrit au fond de ma main un numéro de téléphone en alphabet cunéiforme ni qu'on me l'ait écrit d'ailleurs.


(pour vous donner une idée de ce à quoi ressemble l'alphabet cunéiforme, et vous pourrez voir que non, ça n'aide pas.)



Je n'avais même aucun souvenir d'avoir demandé un numéro de téléphone d'ailleurs (et avec la conjoncture de ma chance et de mon karma, ce doit être celui d'un routier albanais égaré par erreur dans le bar le plus cool de Paris et à qui j'ai proposé la botte, persuadé, sous l'effet hallucinatoire d'un Kastendeuch bien tassé, de voir Scarlett Johansson.)

Bref, la chance, mais en fait non, la poisse.

 Ensuite, en me réveillant et en observant l'écriture tremblotante au fond de ma main, j'ai regretté instantanément de ne pas avoir pris Hiéroglyphes en deuxième langue. Au vu de la lisibilité plus que limitée des chiffres que j'avais moi-même écris, fiévreux et halluciné, vers 2 heures du matin (moment approximatif où le monde s'est éteint pour se rallumer 8 heures plus tard dans mon lit, le nez face au plâtre du mur.) j'ai échafaudé deux hypothèses:
Soit j'ai été pris soudainement d'une crise violente de parkinson aigu sans m'en rendre compte (et je ne peux qu'applaudir les effets anti-douleur d'un Kastendeuch bien tassé) et je ferais bien de consulter vite un toubib histoire de m'assurer de ma santé physique, soit ce Kastendeuch était vraiment bien tassé (au point de me faire perdre toute faculté motrice et d'éteindre le monde vers 2 heures du matin pour le rallumer 8 heures plus tard lorsque j'ai décidé d'ouvrir les yeux à nouveau.)

Comme je ne suis pas du style à baisser les bras face à la difficulté et au challenge, je me suis dit qu'il y avait là un magnifique mystère à résoudre.

J'ai songé un instant à scanner ma main et à l'envoyer à la CIA pour défier leurs meilleurs graphologues, décrypteurs de codes et autres analystes et finalement, j'ai décidé de sortir ma calculette et de retrousser mes manches.

Bon, sur 10 chiffres, 6 sont à peu près identifiables et les 4 autres méritent une sérieuse analyse et pourraient être un 6 ou un 1. Ou un 4 à la rigueur. Ou un 7. Un 3 peut-être?

Bref, il me reste 9999 possibilités.

Bon, les deux premiers chiffres sont 06, et mine de rien, ça m'avance vachement, je n'aurai pas à me farcir tout le bottin (c'est plus positif que de se dire que vu que c'est un portable, j'ai même pas droit au bottin pour m'aider...)

Après plusieurs heures passées à m'hypnotiser sur le creux de ma main, à écrire et réécrire ces satanés chiffres, à utiliser ma calculatrice, à me shooter aux efferalgans et à déchiffrer des nombres par le bonne vieille méthode du pile-ou-face, je me suis arrêté sur une vingtaine de propositions à peu près plausibles.

Le problème, c'est que je ne sais pas à qui appartient cette moitié de numéro, je n'ai rien noté ni au-dessus, ni en dessous, ni à côté.

Seulement 10 formes géométriques ressemblant vaguement à des chiffres.

J'ai pris un téléphone, composé la première combinaison...


Allo?






























































Si vous m'avez donné votre numéro de téléphone, mademoiselle, prévenez-moi, ce serait sympa.
Et si c'est vous, monsieur, je ne vous en voudrai pas...

jeudi 27 octobre 2011

The Neighbor Song / Trucker





J'adore découvrir de nouveaux voisins.

Parce que quand ils sont chouettes, c'est l'occasion de trouver des gens avec qui échanger, trouver des bonnes raisons pour trinquer et trouver un peu d'aide pour faire les plombiers.

Et l'autre soir, en partant de chez moi , je tombe sur mon voisin d'à côté.

"Oh une nouvelle tête" me dis-je, "bienvenue à toi, voisin qui vient déposer tes bagages à côté de mon appartement, bienvenue dans ce quartier si charmant, bienvenue, bienvenue"

(oui, j'aime être démonstratif et lyrique quand je me dis des choses dans ma tête.)

Il a l'air bien élevé malgré sa jeunesse apparente et je décide donc de l'attendre pour emprunter l'ascenseur.

Durant le trajet, je lui demande si il aime ce quartier que j'aime, lui vante les mérites du 18ème arrondissement et des charmes de Pigalle, Jules Joffrin ou Montmartre.

Je lui demande ce qu'il pense de l'immeuble si accueillant dans lequel il s'est installé.

Je lui demande depuis combien de temps, d'ailleurs, il a emménagé.

"Boaf, 2 ans me dit-il d'un air absent".

"Enchanté, moi c'est Moyen" lui réponds-je en mettant mon sac à dos.

lundi 10 octobre 2011

People are Strange / The Doors



Il existe une loi immuable qui régit l'univers: Si un déglingué se balade en ville un samedi soir, dormez tranquilles, il sera pour ma pomme.

Pour commencer, établissons d'abord le contexte:

J'habite un immeuble propre, avec de la moquette sur les marches d'escaliers, un ascenseur  lumineux et (presque) fiable et deux digicodes pour rentrer.

Pour vous dire à quel point c'est sécurisé, je ne connais même pas mes propres digicodes vu que j'entre grâce à une espèce de bâton de miko en plastique noir accroché à mes clés. La torture serait donc totalement inutile puisque ne connaissant pas mes digicodes, je ne pourrais certainement pas permettre l'intrusion de terroristes internationaux, de serial killers ou de vendeurs de calendriers.

J'habite au sixième étage de mon immeuble et pour brouiller les pistes, sur ma porte il y a une plaque avec l'inscription "Yvonne M. Juriste"

C'est dire si il faut être motivé pour me retrouver...

Samedi dernier, j'étais tranquillement affalé installé chez moi à me regarder un programme quelconque.

Minuit.

On toque à ma porte.

Comme j'attendais Scarlett Johansson et qu'elle était en retard de 2 ans et demi, je suis allé ouvrir.

Pas de bol, ce n'est pas Scarlett, c'est un mec.

Et qui n'est pas un voisin, même pas de loin.

C'est un mec qui tient un casque de moto à la main, qui a un air paniqué à deux doigt du vraiment louche.

Lui: "Bonjour Monsieur, je suis en danger est-ce que vous pouvez m'aider, il faut que vous me cachiez"

Moi (surpris d'abord puis clairement opposé à sa proposition) "Ah ben qu'est-ce qu'il vous arrive"

Lui (regardant avec insistance le coin supérieur du mur. Ce qui est bizarre, puisqu'il n'y a absolument rien à part un coin.) : "Il m'arrive une embrouille, il faudrait que voous me laissiez entrer s'il vous plait, deux secondes, que je me cache".

(Cacher quelqu'un dans un 17m2 n'est pas chose aisée, donc je me met en tête de lui trouver une solution aléatoire, surtout que je veux bien parfois jouer les bons samaritains, mais il faut y mettre du sien et avoir l'air d'un échappé d'asile qui veut me sauter à la gorge pour me voler mes adidas superstar, ce n'est clairement pas y mettre du sien)

Moi: "Naoooon..."

Lui "s'il vous plait, je suis en danger."

Moi: "Ah ben non, le plus sage serait que vous alliez voir la police!"

Lui : "allez-y, aidez moi, vous êtes juriste."

Moi: "J'ai une tête à m'appeler Yvonne?"

Lui: "..."

Moi: "Non, le plus sage serait que vous alliez au commissariat ou que vous appeliez la Police si vous avez des ennuis. Il y a un commissariat rue Marcadet et un autre rue de Clignancourt"

Lui: "Comment vous savez ça, vous êtes de la Police?"

Moi: "Non"

Lui: "Si"

Moi: "Re-Non"

Lui "Ah ben comment vous le savez alors?"

Moi: "J'habite dans le quartier."

Lui "Ah"

Moi: "Vous voulez que j'appelle la police pour vous?"

Lui: "Oh Oui, s'il vous plait!"

Moi: "Ok, mais alors il faut me dire ce qu'il se passe, que je sache quoi raconter à la maréchaussée." (si, si, j'emploie parfois le terme Maréchaussée, il m'amuse beaucoup.)

Lui: "Non, mais bon, il y a un gros mic-mac"

Moi: "Ah ben vous savez, je peux pas appeler la police en leur demandant de venir tout de suite parce qu'il y a un gros mic-mac, ils risquent de pas aimer des masses et de ne pas nous prendre totalement au sérieux."

Lui: "Non mais vraiment cachez moi!"

Moi: "Naon!" (oui, je me fais insistant pour lui montrer que je ne suis pas un faible samaritain, je suis un samaritain qui n'est pas complètement con.)

Après, il m'a demandé un verre d'eau qu'il a tenu longtemps, m'a encore demandé de l'aider, s'il vous plait, je lui ai re-conseillé d'aller voir les képis et il est parti en me rendant mon verre d'eau qu'il n'avait pas bu (dommage pour les empreintes ADN, mais ça devrait être suffisant pour les empreintes digitales...)

J'étais content de moi, fier de ne pas avoir cédé à la panique et d'avoir envoyé une victime potentielle vers son funeste sort.

Même pas peur, le Moyen.

J'ai fini mon film toutes lumières éteintes, caché sous mes draps en l'écoutant au casque.

Et pour être sûr de ne pas être repéré, j'ai retenu ma respiration pendant 2 petites heures...

vendredi 9 septembre 2011

I Love the Sound of Breaking Glass / Nick Lowe



Comme si la roue voilée de mon destin bancal et mon Karma en mousse ne suffisaient pas, je lui donne fréquemment un petit coup de main dans sa volonté sournoise de parsemer d'embûches mon parcours chaotique vers la gloire et la sérénité.

Comme ça, gratos, à mon bon coeur, je m'administre souvent 7 années de malheur supplémentaires en faisant tomber mes verres et en les transformant en milliards (oui, il y en a au moins des milliards) de petit fragment qui me regardent narquoisement et me coupent les doigts quand je les ramasse.

Mon palmarès s'élève à deux pintes Guiness, une pinte Kronenbourg spéciale rugby, un verre à moutarde spider-man et du menu gobelet soi-disant incassable.

(non je ne suis pas un monomaniaque de la pinte, je prends juste des verres à la bonne taille, nuance.)

Evidemment, je casse mes verres de préférence quand ils contiennent de la bière quelque chose afin de rendre la chose plus hilarante encore.

(d'ailleurs, je pense d'un coup qu'il est peut-être temps que je regarnisse ma collection de verres avant que je ne sois obligé de boire mes bières quelque chose dans des bols ce qui ne ferait pas très sérieux, convenons-en)

Et casser des verres nous attire-t-il vraiment les foudres de l'obscur qui règle tout et nous colle une poisse à faire passer un envoûté vaudou pour un gagnant du loto?

La vérité, mes amis est que non.

Non car à part du sparadrap sur les doigts et de la bière dans des bols je suis persuadé, dans un optimisme rageur, que rien de bien grave puisse nous guetter dès lors que le bruit du verre brisé résonne à nos oreilles...

Exemple: Mercredi dernier, j'ai brisé un verre (une pinte Guiness splendide qui m'envoyait près des Lacs du Connemara chers à Michel Sardou à chaque gorgée de bière quelque chose.) à 20H47 très précises.

Et après, ais-je été frappé par la foudre?
Ais-je perdu l'usage de mes membres, le code de ma carte bleue ou tout mon répertoire téléphonique que je ne connais évidemment pas par coeur, sinon à quoi serviraient les répertoires téléphoniques dans les téléphones?

Et bien non, mes amis.
A 20H48, j'épongeais ma bière mon quelque chose, à 20h52, je mettais du sparadrap sur mes doigts et tout allait bien, la vie était belle.

Bon, je ne compte pas mon sanitaire qui s'est mystérieusement bouché et à nécessité une intervention manuelle de ma part ni le fait que je me sois coincé les doigts bruns et couverts de sparadrap dans mon nouveau lit convertible, ce sont des choses qui arrivent fréquemment après tout.

Et puis se couper en essayant d'ouvrir un yaourt arrive à tout le monde.

Un conseil, donc, mes amis.

Ne cassez pas vos verres, sinon vous risquez de casser vos bols quand vous buvez une bière...

samedi 23 juillet 2011

Call me Al / Paul Simon



J'ai entendu cette chanson aujourd'hui, accoudé au bar d'un pub parisien, une pinte de Killkenny dans la main et à parler d'Angleterre, d'Ecosse et de chansons avec la serveuse aux cheveux roux.

Il suffit parfois de peu pour se sentir heureux.

Il suffit d'une chanson et de donner son nom.

Call me Moyen.






























Là, je vous conseille sérieusement de pousser le volume à 11 (et les meubles pour faire de la place) et de vous déhancher à faire peur à la voisine d'en face.

mercredi 15 juin 2011

It's the End of the World (as we know it) / R.E.M



Vous commencez maintenant à être au courant avec tous les films, articles et reportages qui fleurissent un peu partout en ce moment, va falloir se mettre à sérieusement songer à prévoir des sous-vêtements de rechange, puisque la fin du monde, c'est demain.

Enfin, pas demain-demain, mais le 21 décembre 2012 d'après une belle brochette d'illuminés de scientifiques qui ont consciencieusement analysé le calendrier Maya et qui sont arrivés à la conclusion logique que comme le calendrier s'arrête le 21 décembre 2012, le monde s'arrêtera aussi.

Alors déjà, je me permets audacieusement une petite question: Pourquoi éplucher le calendrier maya et pas le calendrier Inuit, Apache ou Chinois?

Pourquoi s'intéresser à des mâcheurs de coca et fumeurs de pavot plutôt qu'à des spécialistes des hivers sans fin?

Bon, admettons.

Le 21 décembre 2012, toute la terre finira en cendres à coups baffes dans les pôles balancées par des astéroïdes haineux au son d'une chanson d'Eve Angeli.

Toute la Terre?

Non, parce qu'un petit village est prévu pour résister à la fin des temps.
Et coup de bol, ce village se trouve en France et s'appelle Bugarach.

Bugarach se situe dans l'Aude et ressemble à ça:


C'est joli, là, vu comme ça.

Et à Bugarach, les phénomènes paranormaux, on est pas habitué visiblement. (même si depuis quelques temps, les prix de l'immobilier semblent connaître une flambée à faire passer Manhattan pour la banlieue d'Auxerre et ça, c'est assez bizarre quand même...)

Ben faut dire que selon tous les déglingués croyants à l'apocalypse prochaine, à Bugarach on pourrait y croiser, pêle-mêle, Le Graal, L'Arche d'Alliance et le Christ lui-même planqués dans une grotte, des soucoupes volantes farceuses, des extra-terrestres qui s'éclatent sur les rives d'un lac souterrain planqué sous la montagne, le trésor des templiers, des Atlantes, des templiers qui gardent leur trésor, des gourous et même François Miterrand (si, si, véridique!).

Il y en a qui ont encore du forcer sur le pastis à la cantine à midi, hein?

Sur les pentes de Bugarach, des Raëliens dansent les testicouilles emballées dans du papier alu.

Mais pendant ce temps Mr le Maire, tout sympathique qu'il a l'air, flippe comme un damné.

Pas de la fin du monde (surtout qu'en plus, je voudrais pas dire, mais il a trouvé le bon plan pour être sauvé, ce planqué!)

Non, Mr le Maire Jean-Pierre Delord se colle des chocottes de compètes parce qu'il se dit (à juste titre) que si tous les déglingués illuminés férus d"ésotérisme de France et de naguère commencent à rameuter leurs moulins à prières et leurs sous-vêtements de rechange, il devra se faire à l'idée de vivre Woodstock, mais avec que les hippies et sans les concerts.

Et comme Bugarach risque de passer d'un coup de 200 habitants à 27.000 mabouls, il risque de passer un sale réveillon à d'avoir des gazs au moment d'entamer la bûche de Noël.

Alors pour vivre heureux en attendant la mort, je lui conseille fortement de déménager, il y a bien des coins qui seront désertés pour cause d'Armaggedon imminent.

Je profite de l'occasion pour vous dresser mon top des Apocalypse loupées:

- L'An Mil


Avec l'arrivée du nouveau Millénaire, tout le monde chrétien s'attend à un bug général de la création, la terre qui s'effondre, le retour du Christ et l'âge de la bête.
Cet hiver a été particulièrement doux pour la saison.

- 1533


Le Prophète Melchior Hoffman le jure, le Messie va revenir, c'est sûr.
Et il reviendra à Strasbourg.
Melchior Hoffman est mort en prison en 1543.

- 1844


50.000 Millérites attendent, là encore, la seconde venue prévue pour le 22 Octobre.
Le 22 Octobre 1844 est maintenant connu pour être le jour de la grande déception.

- 1910


Cette fois, c'est sûr, la venue de la Comète de Halley va forcément rimer avec fin des temps.
1910, c'est l'année de la mort de Mark Twain et de Léon Tolstoï. C'est aussi l'année d'une grêve historique des horlogers à New-York. Flippant...

- 1982


Un alignement parfait des planètes, phénomène rarissime, devrait disloquer la Terre en raison des formidables forces gravitationnelles ainsi engendrées.
Il parait que les marées ont connu une élévation soudaine de 0.04 mm.

- 1997


D'après la secte Heaven's Gate, la Terre est sur le point d'être recyclée.
Heureusement, la comète Hale-Bopp cache derrière elle un vaisseau intersidéral pour éviter à certains élus de finir dans un sani-broyeur galactique.
Le gourou Marshall Applewhite, très au fait de la communication extra-terrestre, pense que se faire un bon shot de Cyanure et d'Arsenic permet de rejoindre la soucoupe volante-taxi.
39 morts.

- 2000


Alors que tout le monde attend un bug affreux qui va plonger la planète entière dans un chaos total, on se rend compte que le bordel total n'aura pas lieu puisque même windows n'a pas planté.

- 2011


Harold Camping a étudié la Bible pendant près de 50 ans, à fait des calculs pointus et précis et pour lui, tout est clair, l'Apocalypse est pour le 21 mai.

Harold Camping est reparti faire ses calculs...

mardi 17 mai 2011

Boys Don't Cry / The Cure






Ce week-end je me sui surpris à pleurer comme un flan devant caro-magnonne et un épisode de Desperate Housewives.

Oui, Desperate Housewives, je sais, j'ai honte.

Bon, je pleurais dignement, le front fier et les larmes chaudes mais quand même, pour un garçon élevé à Terminator, les films de gangsters et la bière, je me dis que ça risque d'entacher un brin cette virilité dense qui se dégage naturellement de tout mon être.

Je me suis surpris moi-même, car il faut bien avouer que ça ne m'arrive pas souvent de pleurer comme ça comme une fiotte une personne sensible au coeur d'artichaut et à la sensibilité à fleur de peau.

Sauf dans quelques rares cas comme:

Regarder Marley et Moi dans un avion qui m'amène à New York avec ma meilleure amie.



Incompréhensible puisque que c'est un film avec un chien et que je préfère les chats.
Le film le plus mal vendu du monde puisque la bande-annonce nous le présente comme une comédie débile comme on en voit des kilotonnes chaque été et qu'en fait c'est bien plus que ça. C'est l'histoire d'une famille qui grandit autour d'un animal, c'est tout simple, souvent touchant, joli et le final me transforme en flaque.
Accessoirement, le film qui m'a donné envie d'avoir un chien alors que je préfère les chats.

Regarder le générique de Up des magiciens de Pixar.



Si vous ne pleurez pas, c'est que vous avez pleuré devant la rafle et donc il vous manque un gène: celui de la jugeotte.
(cette phrase est une réponse à Roselyne Bosch, la réalisatrice de ce navet avec Jean Reno et Mélanie Laurent -deux indices vivants sur la qualité du film- qui dans son insondable intelligence, avait dit à ceux qui n'avaient pas pleuré devant son film qu'il leur manquait le gène de la compassion, ce qui est d'un coup exquis, pétasse, quand on parle de la Shoah.)

Une Leçon de Piano.



Là, j'écoute et je ne dis rien. (si je sanglote.)

Invictus. (je vous invite à cordialement cliquer sur le lien et à chialer votre maman.)

Parce que c'est la vérité.
Un poème à permit à un petit homme de rester debout dans l'enfer de Robben Island pour devenir un des plus grands hommes de l'histoire.

Le géant de Fer.



Parce qu'un robot géant m'a appris qu'on pouvait devenir qui on choisissait d'être.
Je pleure particulièrement là, mais là, c'est la fin, donc évitez de regarder si vous voulez garder la surprise.

Et je pleure devant un bon millier d'autres choses mais j'ai assez mis en l'air ma virilité chancelante pour aujourd'hui.

Alors je vous invite à vite regarder ce qui vous fait pleurer.

Parce que ça fait du bien.
















A Noter que j'en suis à 14.800 visites sur ce blog qui fait votre joie et bonheur tout au long de chaque semaine et que vous attendez avec l'impatience de l'enfant qui guette le Père Noël dans sa cheminée dès le 18 juillet, et que donc je ne suis pas loin des 15.000.

Alors pour fêter ça, la 15.000ème aura un bisou et le 15.000 rien du tout (et il peut s'estimer heureux de ne pas se prendre une paire de claque pour avoir chipé la place à ma 15.000ème.)

Et le droit de poster SA chanson du jour, mais on en reparlera...