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jeudi 16 avril 2015

La Chanson du Jour Hors-Série: Spéciale Star Wars (oui, je sais) et John Williams

Il y a bien longtemps, sur une petite planète bleue...

En 1977, un jeune cinéaste américain, barbu et portant des lunettes sortait un petit film de science-fiction.

Un film d'honneur et de loyauté, de courage, de batailles spatiales, de droïdes, de vaisseaux et avec l'objet le plus cool de l'univers connu, jusqu'à la bordure extérieure: Le Sabre-Laser.

Un film qui va déferler comme un raz-de-marée, pulvérisant l'idée même que l'on avait à l'époque quand on parlait de "film de science-fiction", redessinant pour toujours la politique des studios hollywoodiens et de l'entertainment.

George Lucas aurait pu créer une nouvelle religion sans problème tellement le culte voué à ses 6 3 films est fort.

Mais si les films sont forts, le son l'est encore plus.

Un compositeur. Un maître. Un Jedi.

John Williams. Derrière (presque) toutes les musiques cultes que vous adorez siffloter dans le métro ou que vous entendez toutes les 20 minutes dans un reportage à la télévision:
Les Dents de la Mer, ET, Jurassic Park, Superman, Harry Potter, l'investiture de Barack Obama, 3 cérémonies des Jeux Olympiques, Indiana Jones ou encore Né un 4 juillet. Je vous invite à consulter sa page Wikipédia ici, elle est ahurissante. Mozart, va te cacher.

Une saga qui, 37 ans après, continue de faire rêver les mômes du monde entier et est solidement ancrée dans l'inconscient collectif mondial. Avec sa musique.

Je vais donc vous proposer mon top 5 des musiques de cette saga-phénomène, histoire de se rappeler qu'en Décembre, il y aura des images, des sabres, des vaisseaux, de l'honneur, de la loyauté, une princesse, des batailles spatiales, des droïdes.

Et de la musique...

Numéro 5: 

Love Theme / Episode II - Attack of the Clones

Un amour impossible, une situation désespérée, des sabres-lasers, la mort, la violence mais aussi l'espoir.


Numéro 4

Battle of Endor / Episode VI - Return of the Jedi

Une bataille spatiale, des vaisseaux spatiaux, donc, de la loyauté, un piège, des explosions, la mort, la destruction et la victoire.



Numéro 3:

Battle of Heroes / Episode III - Revenge of the Siths

Un duel à mort, des larmes, de la souffrance, de la peine, de la haine, des sabres-lasers, encore et finalement, le côté obscur...


Numéro 2: 

Duel of the Fates / Episode I - The Phantom Menace

La sauvagerie, la violence, le Sith et la mort.
(cherchez pas, c'est ce qu'il y a de mieux dans Episode I. Limite, c'est un film qu'il vaut mieux écouter que voir.)


Numéro 1:

Binary Sunsets / Episode IV - A New Hope

Parce que quand viendra l'heure de la fin, que je serai arrivé au bout, ceci est certainement une des dernières choses que je voudrai entendre, paisiblement, avant de finalement m'endormir pour commencer un autre voyage.






































Et le teaser qui donne des frissons et dresse les poils, c'est là...





mardi 12 août 2014

Make' em laugh / Donald O'Connor (Singing in the rain )



Je ne vous l'apprendrai pas, Robin Williams est mort.


Sous le concert de louanges que cette triste annonce a provoqué, je ne pouvais m'empêcher de me demander quand allions-nous enfin récompenser les comiques.
Et pas de manière posthume.


Oh, oui, je sais, il a eu un Oscar du meilleur Second rôle.
En 1998, pour Will Hunting, un chouette film de Gus Van Sant (il fallait bien qu'il en réalise un chouette) sur un scénario de Ben Affleck et Matt Damon, deux vrais chouettes mecs à Hollywood.
Mais excusez-moi, on ne peut pas dire que ce rôle soit le plus désopilant qu'il ait eu à interpréter.

Car avant tout, Robin Williams était un comique.



Il commence comme beaucoup d'autres par le stand up (vous savez, ce truc hype en France, que des escroqueries comme Gad Elmaleh, Kev Adams ou Flrorence Foresti pensent avoir mis à la mode alors que les américains font ça depuis des lustres.) et explose dans Good Morning Vietnam.
Paf, nomination pour l'Oscar.

Allez. Qui n'a pas réveillé ses potes en gueulant "Goooooood Morniiiiiing Touuuuuul !" ?


Ses talents d'improvisateur impressionnent tout le monde et il va enchaîner les rôles à la vitesse de l'éclair.
On le verra faire le pitre dans Mrs Doubtfire, Jumanji, Docteur Patch, Flubber ou Toys, tout en alternant des rôles plus graves avec le Cercle des poètes disparus, Jakob le Menteur ou Fisher King, un chef-d'oeuvre où il est bluffant de justesse.


Il incarne génialement un Comédien qui devient flou (réellement flou. On le voit pas bien, quoi) dans Harry dans tous ses états de Woody Allen.


Mais pour moi, un de ses meilleurs rôles reste celui du Génie dans le Aladdin de Disney.



Parce que quand il rentre dans la cabine de doublage, ce joyeux luron ne suit évidemment aucune ligne du texte remis par les scénaristes et improvise comme un dingue, tordant de rire les ingénieurs du son présents.

Du coup, les animateurs décident de garder ses lignes délirantes et refont les scènes en fonction de ses dialogues.

Ce qui nous donne un génie génial à la limite de la maladie mentale, drôle, touchant, hystérique et délirant.

Là, messieurs-dames, un Oscar ça aurait eu de la gueule.
Oui, pour un doublage.
Parce que s'approprier à ce point un personnage, le tordre dans tous les sens sans jamais le dénaturer et en faire une forme d'expression de sa propre folie, c'est une performance incroyable.



Du coup, ce pauvre Aladdin bien fade et poli se fait voler la vedette et le film devient un one-man show délirant où Robin Williams montre l'étendue de son talent.

Un talent à faire rire.



Mais faire rire ne récompense pas.

Non, il faut faire pleurer les gens (ou les faire se questionner, genre "et moi, à sa place, en 1942 sous le joug de la barbarie nazie, qu'aurais-je fait?") pour choper les honneurs et les statues.



Je me disais, en voyant le fantastique "Un jour sans fin" pour la 12694ème fois que le fait que ni le film ni ses comédiens n'aient eu d'Oscar (ou d'autres récompenses que des Saturn Awards, qui récompensent les oeuvres fantastiques ou de science-fiction. Obscur, donc.) était une véritable injustice.
Parce que mine de rien, essayez, vous, d'écrire un scénario où le personnage principal revit sans cesse la même journée sans jamais être redondant et ennuyeux.
Essayez, vous, de jouer le personnage principal d'un film où on vous demandera de faire des centaines de fois la même chose sans jamais donner l'impression de vous répéter.

Et en voyant Scarlett (le prend pas mal Scarlett, j'te kiffe, mais parfois, ma raison prend le dessus sur mes hormones) recevoir un César d'honneur tandis que que Bill Murray ne l'aura sans doute jamais alors que dans un seul film, il montre une palette bien plus riche et subtile que dans toute la filmographie de ma blonde préférée, ben ça m'a rendu triste.

Ah, me direz-vous, Bill Murray a reçu un oscar!
Oui, pour Lost in translation. Pas son rôle le plus désopilant à lui non plus.

Amis comiques, je vous admire, car vous bossez comme des fous pour faire ce que le public attend de vous: le faire rire.
Alors qu'il n'y a rien de plus dur que d'être drôle.


La comédie requiert de la finesse d'écriture, un timing d'horloge suisse, un sens aigu de l'improvisation et de la répartie et de la culture.
(certains pensent que l'on peut faire rire en parlant de manière incompréhensible en mettant des "hein" à la fin de chaque phrase. Ils se trompent. Ils torturent. Exemple: Bienvenue chez les Ch'tis. 20 Millions d'entrées. Comme quoi, il n'y a pas de justice.)
Faire rire demande un travail permanent. Un investissement de tous les jours.

Quand Robert De Niro prend 35 kilos ou quand Dustin Hoffman penche la tête pour faire l'autiste, il n'y ont pas dédié leur vie. Tout au plus quelques mois. (alors attention, je ne veux pas minimiser leurs performances, elles valent les honneurs.)
Mais quand Robin Williams traverse un film comme une tempête, c'est toute sa vie que l'on peut y voir. Avec toutes ses faiblesses.



Monsieur Robin Williams, vous allez manquer.
Pas parce que vous faisiez rire.
Mais parce que vous rappeliez à quel point cela était dur.












Je vous laisserai avec deux moments inoubliables.

Sa performance en génie dans Aladdin, donc






Et le moment où il obtient l'Oscar.
Regardez la joie de Ben Affleck et Matt Damon, deux vrais chouettes gars à Hollywood, regardez-le ému, essayer quelques vannes pour écraser ses larmes, se tourner vers son père, là-haut et regardez le sourire et la joie de Billy Crystal, un autre comique, lorsqu'il voit un autre amuseur récompensé.

vendredi 21 mars 2014

Romance / Beth Gibbons




Oui, alors là, il va falloir m'expliquer.

Pourquoi, dans les films, le moindre petit évènement banal du quotidien devient tout de suite terriblement romantique et vous emporte dans une tempête de bonheur où vos larmes coulent à torrents, vous fait dire que "ouais, la vie est belle, bordel" et ne révèle finalement qu'une seule chose en vous: la jalousie?

Prenez par exemple un simple visite au fast food du coin dans le chouette film Chungking Express de Wong-Kar Wai :



Une jolie fille, un beau garçon, une belle photo et une musique magnifique et hop, commander une salade du chef après une soirée de beuverie son travail devient la chose la plus romantique du monde.

Du coup, mercredi soir, moi aussi je suis allé me chercher un Kebab près de chez moi.

"Bonjour, salade-tomate-oignon?"



Forcément, tout de suite, le romantisme s'évanouit et même si le gentil monsieur qui m'a servi arborait une fière et superbe moustache, je dois avouer que c'était nettement moins sexy et nettement pas juste.
Surtout que Cheb Mami, c'est pas les Mamas & The Papas.

Bon, ce n'était qu'un premier essai finalement et des kebabs dans mon quartier, il y en a des milliers donc qui sait, peut-être qu'à force de tous les faire, je finirai par tomber sur Scarlett Johansson qui fait griller de la viande en écoutant les Mamas et les Papas.
(mais comme j'en aurai testé 780 avant, je risquerais malheureusement d'afficher 280 Kilos sur la balance, ce qui n'augmentera pas mes chances de rencontrer l'amour, le vrai en disant "sans oignons s'il vous plait" afin de sauvegarder mon haleine de viles émanations de poney mort. Décidément, tout est vraiment question de timing.)


Dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind du génie génial Michel Gondry, les trains de banlieue sont presque vides et on y croise de jolies filles aux cheveux bleus qui viennent comme ça, spontanément, pour vous parler alors que vous avez un bonnet sur la tête.
Et que ça parle de couleurs de cheveux et de métiers bizarres (est-ce que donner des noms de couleur de cheveux comme "green revolution" est un métier?) et que la fille s'appelle Clementine et on chante et la vie est jolie.



Forcément, dans mes trains de banlieue à moi, déjà, on est beaucoup plus.
A peu près la population de la Suisse réunie dans un wagon.
Ensuite, il n'y a pas de fille au cheveux bleus. Il y a des monsieur en costards qui suent abondamment et collent leurs aisselles sur mon pif, il y a des jeunes qui écoutent de la musique très fort, ce qui ne serait pas très grave si elle était plutôt bonne, il y a des poussettes, des caddies, des valises, des touristes perdus qui découvrent que pour admirer les beautés de Paris, il faut passer par La Courneuve au milieu de la population Suisse en sueur réunie dans un wagon.


Dans Garden State, lorsque l'on attend le docteur, on attend avec un chien d'aveugle qui onanise votre genou et Nathalie Portman avec des gros écouteurs sur la tête. Ce qui est pas mal, vu que les filles qui ont des gros écouteurs sur les oreilles pour écouter leur musique, c'est une des choses les plus jolies que Dieu ait créé, avec les couchers de soleil et la bière.







Du coup, je suis tombé malade et je suis allé voir le docteur.
J'ai attendu avec plein d'autre gens malades aussi et qui ne donnaient pas du tout envie de partager leurs microbes en chaussant leurs écouteurs pour écouter leur jolie musique ou de parler directement et franchement de névrose, de sociopathie, d'écoulements nasaux, de maladie mentale et de pathologies infâmes en se disant qu'on va de toute façon passer le reste de notre vie ensemble, donc autant vivre dans une intimité posologique tout de suite.
Et dans la salle d'attente, mon médecin a eu l'idée géniale de passer radio Chopin.
Du coup, on est tombé sur la marche funèbre.

Alors si je fais le bilan, je pourrais dire, agacé, que le films mentent. Et je me répondrais que c'est pour ça que je les regarde.


































Pour donner des idées.

jeudi 17 janvier 2013

La Chanson de Prévert / Serge Gainsbourg



Mes amis, je sors d'en endroit formidable qui s'appelle la Cinémathèque Française  où j'ai eu la chance de visiter l'exposition dédiée à ce chef-d'oeuvre immortel qu'est les Enfants du Paradis.

Un film tellement formidable que je vous autorise exceptionnellement, si vous ne l'avez pas vu, à sécher ce cours magistral de "comment briller en société" pour aller le voir fissa et plus vite que ça bande de mécréants incultes.

Et si vous l'avez déjà vu, ben revoyez-le encore.

Hop, pour donner envie:



Un film où l'on entend des phrases stratosphériques comme "Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour" ou "On m'appelle Garance. C'est le nom d'une fleur."

Un film magique qui donnerait presque envie de devenir saltimbanque dans les rues de Paris (encore qu'en 2013, l'équivalent du saltimbanque dans les rues de Paris doit être le joueur d'accordéon roumain dan le RER.) et de dire aux gens qu'on les aime.

Comme plein de choses ont déjà été dites, je vais me contenter de vous dire que Prévert est un génie qui a été touché par la grâce quand il a écrit cette merveille, que tous les acteurs sont parfaits, que les décors laissent sans voix et que la réalisation tient de la simplicité des miracles à Bethléem.

Mais ce qui m'a vraiment touché et que j'ai découvert lors de la visite de cette exposition, c'est l'histoire incroyable de deux des artistes qui ont travaillé sur ce film:

Joseph Kosma, qui a composé la musique et qui n'a rien à voir avec Vladimir Cosma, un autre compositeur de musique de films (mais si, vous le connaissez, le grand blond avec une chaussure noire, les aventures de Rabbi Jacob...) et Alexandre Trauner, le chef décorateur.

Pourquoi eux?

Parce que le film a été réalisé en pleine occupation, en 1943 et que Trauner et Kosma sont Juifs et recherchés par la Gestapo.
Et pourtant, ils ne fuient pas et travaillent avec passion pour aboutir à ce chef-d'oeuvre.

Et en lisant ça, je me suis dit "quelle foi..."

Quelle foi faut-il avoir pour refuser la peur, l'ombre et la persécution par amour de son art?
Quelle foi faut-il avoir pour se battre contre l'oppression et se battre pour donner le meilleur de soi-même pour apporter sa pierre à une cathédrale d'images?
Quelle foi faut-il avoir pour être sûr que la beauté réside dans ce que l'on fait et finira par repousser l'obscurantisme des folies?

Kosma et Trauner ont travaillé cachés, protégés par Prévert, le Scénariste et Carné, le réalisateur car eux aussi ont refuser de voir disparaître des artistes.

J'étais soufflé devant tant d'abnégation, de fierté de participer à une oeuvre collégiale et d'assurance.

Carné et Prévert retarderont au maximum la sortie de leur film car ils voulaient qu'il soit un film de la réconciliation et de la paix.
Il sortira en 1945.

Mais en 1945, la réconciliation et la paix ne seront pas encore vraiment là, car pendant que tous saluaient la réussite absolue du film et son succès fracassant, Arletty est assignée à résidence en Normandie pour être tombée amoureuse d'un officier Allemand en 1941.
Et comme Arletty était classe et pas du genre à se laisser emmerder, elle dira cette phrase somptueuse "Mon coeur est français, mais mon cul, lui, est international."



Je finirai en citant humblement Monsieur Jacques Prévert:

"Les seuls films contre la guerre, ce sont les films d'amour"














































c'est pour ça qu'aujourd'hui, ce sont ceux dont nous avons le plus besoin.
























































En cadeau, une chanson formidable écrite par Jacques et chantée par Yves...



lundi 27 février 2012

Le Trophée / Pierre Perret



(Oui, alors on ne se moque pas de Pierre Perret, sinon je demande à Mathilde Seigner de remettre votre diplôme, ok?)


Hier soir, la prestigieuse académie des Oscars, la version US des césars, mais sans Mathilde Seigner qui fait sa Kanye West ou Jeanne Balibar qui trouve de très bon goût d'imiter le cochon devant Indiana Jones lui-même (d'ailleurs je soupçonne les artistes Américains honorés aux Césars de se faire des soirées "I was at the Fucking Césars" entre eux où ils se racontent leurs expériences respectives, rigolent un coup, pleurent de honte et oublient tout dans le champagne très cher.) mais avec à la place George Clooney, Spielberg, Scorsese, Billy Crystal, le meilleur hôte toutes remises de prix confondues, Robert De Niro et consorts, a honoré de façon flamboyante le film français The Artist en lui attribuant 5 statuettes, comme quoi faire des films muets laisse sans voix. (cette vanne a reçu un Ruquier d'Or, donc respect, les enfants!!)

Je profite donc de ce moment historique pour vous donner mes moments préférés des Oscars et vous annoncer que oui, en parlant, on peut avoir la classe aussi.

George Clooney, Meilleur Second Rôle, Syriana,  2006


George Clooney at the Oscars

Irish Filmmaker/Activist | Myspace Video


Parce que Oui, ce monsieur à la classe des Grands, celle des Gregory Peck, des James Stewart et des Cary Grant.
Il est drôle, il dit des choses chouettes, charme toute la foule et surtout remet sa récompense dans l'Histoire de son médium. C'est là sa classe: humble au point de vouloir paraître plus petit que son prix.


Julia Roberts. Meilleure Actrice. Erin Brokovich. 2001


Julia Roberts winning an Oscar® par agg44

Sérieusement. Comment résister à cette tempête qui vous sourit?

Simone Signoret, Meilleure Actrice, Les chemins de la Haute Ville 1960



Seconde Française après Claudette Colbert en 1935 à recevoir la récompense ultime, elle rayonne de classe devant l'académie alors que dans le même temps son mari, ce con d'Yves Montand nouait une relation avec Marilyn (en même temps, comment dire non à Marilyn...)
Et parce qu'elle est formidable, elle dira plus tard qu'elle regrettait que Marilyn Monroe n'ait jamais su qu'elle ne lui en avait jamais voulu.

Jack Palance, Meilleur acteur dans un second rôle, La Vie l'Amour, Les Vaches 1992



73 ans, il fait des pompes sur une main.
J'ai 33 ans, je fais une pompe sur 2 mains.

James Cameron, Meilleur Réalisateur, Titanic 1998


James Cameron winning an Oscar® Titanic par babisflou

I'm the King of the World!
Un égo éléphantesque, certes, mais un égo éléphantesque qui a mené à bien les projets cinématographiques les plus insensés de ces 25 dernières années. (Terminator, Aliens, The Abyss, Terminator 2, Titanic, Avatar...)
Des défis technologiques inhumains à la mesure de son caractère de tyran absolu refusant même la notion d'échec.
Du genre à demander l'impossible à son équipe technique et ses acteurs mais aussi du genre à passer 17heures par jour dans l'eau pendant le tournage de The Abyss, profitant des longues heures de décompression qu'il devait subir pour regarder les rushes de la journée avant d'aller affronter les producteurs pour justifier un dépassement de budget de 20 millions de dollars.
Du genre à reconstruire le Titanic quasi à taille réelle pour son film et à noyer son décor (et ses acteurs principaux) sous des tonnes d'eau pour un plan.
Avec Titanic, il touche l'Histoire, celle de Ben-Hur et des Dix Commandements, prend le temps de remercier ses parents et savoure sa place au sommet de l'Olympe.

Steven Spielberg, Meilleur Réalisateur, La liste de Schindler, 1994


Spielberg recoit un oscar par tduke

Parce qu'il le méritait déjà pour Les Dents de la Mer et pour Indiana Jones et pour Rencontres du 3ème Type et pour Jurassic Park et pour tous les autres.
Le meilleur de tous, enfin récompensé par ceux qui lui doivent tant.

Cuba Gooding Junior, Meilleur Acteur dans un second rôle, Jerry Maguire, 1996


Cuba Gooding Jr. Oscar Acceptance Speech par Lilia44540

Une joie incroyable.
Et un oscar mérité.
Mais ce qui me touche le plus, c'est comment il remercie Tom Cruise, pour moi un grand oublié, injustement d'ailleurs, des oscars.
Parce que bon, oui, il est à fond dans la scientologie et oui, c'est relou ses décrochages réguliers mais bon, pour né un 4 juillet, pour Entretien avec un Vampire où il défonce facilement tout le reste du casting, pour Magnolia, Minority Report et La guerre des mondes avec Spielberg, pour Rain Man où je trouve sa performance aussi remarquable que celle de Dustin Hoffman, pour tout ça, il méritait d'être récompensé.

Cuba Gooding Junior ne l'oublie pas et c'est chouette.
Et j'aime ces gens qui explosent de joie comme ça, spontanément, parce que pendant quelques secondes, ils oublient tout, les protocoles, les merdes du quotidien, la liste de courses en rentrant de la cérémonie et leur carrière pour se mettre à vivre.

Kate Winslet, Meilleure Actrice, The Reader, 2009


Oscar 2009 - kate winslet best actress HQ... par krscoop59

Parce que, jolie comme tout, elle demande à ses parents de siffler parce qu'elle ne les retrouve pas au milieu des spectateurs.
Et ça, oui, c'est un joli moment.

Robert De Niro, Meilleur Acteur, Raging Bull, 1981



Parce que ne pas lui avoir donné pour ce film aurait été un scandale.
Parce que ne pas l'avoir donnée à Martin Scorsese pour ce film est un scandale.

Woody Allen




Seule et unique intervention de Woody Allen aux oscars (qu'il a pourtant remporté pour Annie Hall -Meilleur Réalisateur et Scénario Original, 1978- Annah et ses Soeurs -Meilleur Scénario Original 1987- et cette année pour Minuit à Paris, toujours Meilleur Scénario Original.) car il a du mal à quitter New-York.
Et alors que l'Amérique est encore groggy du 11 septembre, il se déplace et rend hommage à sa ville pour l'aider à oublier les cendres, les morts et la poussière.
Et rappeler à l'académie que le cinéma et l'humour sont aussi là pour ça.


J'aurai pu rajouter le combat de boxe entre Ali et Stallone l'année de Rocky, Brando qui ne se présente pas et envoie une indienne à sa place, ou les oscars de De Niro et Scorsese, récompensé bien tard lui aussi (ils avaient du flan dans les yeux les années où sont sortis Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis ou Casino?) ou Eastwood et Hitchcock qui se contente d'un "Thank you very much, indeed" pour le prix récompensant sa carrière.

Mais je vous laisse retrouver vos propres moments préférés et savourer celui que Jean Dujardin nous a offert hier...




mercredi 17 août 2011

Takin' Care of the Business / Bachman Turner Overdrive



Des fois, dans le cadre de mon travail, il m'arrive d'être en contact téléphonique (téléphofuck comme disent les anglo-saxons) ou e-mailique (là, les anglo-saxons ne disent rien) avec Hollywood.

Oui, madame, avec Hollywood la grande.

Et quand je parle avec Hollywood, tout de suite, j'ai des projets terribles en tête:

Proposer à Spielberg de regarder les étoiles et d'attendre une rencontre du troisième type ensemble.

Des choses simples en fait.

Inviter Scarlett Johansson au Baron Samedi.

Bon, avant tout ça, j'essaye déjà de ahaner un anglais pas trop moisi, de ne pas me faire dessus de trouille et surtout de comprendre ce que me dit celui à l'autre bout du fil.

"Hello, i'm currently working on a movie with Bob DeNiro and we would like to work with you"
"Ah, sorry, oui dou not have dindonneaux for your mouvie. Bye Bye"

Et tandis que je participe ainsi avec élégance aux succès planétaires de film aux budgets équivalents au PNB du Mozambique, j'échafaude des plans de carrière plus réalistes avec mon nouveau statut.

Racheter des banques pour virer tout le monde et les revendre ensuite, par exemple.

Aller acheter mes comic-books direct à New-York en jet privé, racheter ray-ban quand j'ai besoin de lunettes de soleil, aller voir un match de l'ASNL en tribune Jacquet, inviter Jay-Z et Prince à mon anniversaire pour mettre l'ambiance, faire l'acquisition de tous les modèles d'Adidas Superstar qui existent pour avoir chaque jour une paire différente aux pieds et faire déplacer la cathédrale de Toul dans le jardin de mes parents.

Parler un jour Technologie avec James Cameron.
Au petit déjeuner, bien sûr.

Rester comme je suis en fait, mais dans un 200m2 avec vue sur le sacré-coeur.

Vraiment, travailler avec les gens d'Hollywood c'est pas si dur finalement.

Et surtout, ça rend humble.

dimanche 31 octobre 2010

The Monster Mash / Bobby "Boris" Pickett



En ce jour d'Halloween, je vous propose de pousser les tables (plutôt que de les faire voler), de pousser une nouvelle fois le volume à 11 et de vous laisser posséder par le démon de la danse.

Halloween, où l'on se gave de films d'horreurs et de bonbons chimiques qui font dissoudre les dents.
Halloween, un jour de plus pour coller des tartes aux enfants.
Halloween, où l'on se déguise en monstre pour se fondre parmi les créatures de l'au-delà en visite chez nous. (et du coup, ça permet à certaines personnes comme Mimi Mathy ou Sebastien Chabal de passer inaperçu...)
Halloween et les citrouilles...

A Halloween, on se fait peur, mais à Halloween, on s'amuse aussi!

En plus, j'adore le clip, montage de vieux classiques de l'horreur avec des effets spéciaux en caoutchouc, des acteurs investis, des monstres tous plus bizarres les uns que les autres et surtout beaucoup de poésie...

Et comme je suis du genre sympa, voici de quoi frissonner en cette veille de la Toussaint avec ce classique de l'épouvante, ce chef-d'oeuvre, ce film culte.

Mais en Moyen...







Happy Halloween!!

(et happy caries et happy peur...)

















Cette vidéo a presque 2 ans maintenant et je me suis dit qu'il était temps pour moi de la partager avec vous.
Ca vous fera un excellent avant-programme pour votre rétrospective films d'horreur pour Halloween de ce soir.
Tremblez, fidèles lecteurs...

samedi 31 octobre 2009

This is Halloween (BOF l'Etrange Noël de Mr Jack) / Danny Elfman



Bon, aujourd'hui c'est halloween, donc on sort les araignées, les squelettes, les fausses dents de vampires, les flammes de l'enfer et les rires démoniaques.

Cette chanson est tirée de la Bande Originale du génial film "l'Etrange Noël de Mr Jack" composée par Danny Elfman.

Une bonne petite chanson pour accompagner cette journée placée sous le signe des monstres, vampires, morts-vivants et horreurs en tout genre.

Et puis comme c'est Halloween et que je kiffe les films (ben oui, vous le savez déjà, le ciné c'est ma vie, mais elle est plus facile à illustrer en musique.) voici ma petite sélection de films à vous regarder ce soir (à part le chef-d'oeuvresque Noël de Mr Jack) pour vous faire une petite frayeur pendant la nuit d'Halloween...

(les films qui suivent font réellement partie de mes préférés du monde.)

Les Classiques.

Halloween, de John Carpenter.
On oublie le remake du gros barbu Rob Zombie qui n'a pas su reprendre l'atmosphère unique du chef-d'oeuvre de Carpenter et on se laisse aspirer par cette mise en scène incroyable, toute en scope et fluidité.
Fait partie des rares films que je peut regarder en boucle.
Le mal incarné en un homme.
Michael Myers.



Psycho d'Alfred Hitchcock

Pas grand chose à rajouter.
Une photo noir et blanc extraordinaire et une leçon de mise en scène donnée dans une douche...



La Maison du Diable de Robert Wise.
Film Culte.
La mise en scène est d'une telle modernité qu'elle influence encore actuellement un nombre incalculable de film de terreur psychologique (les Autres, ça vous dit quelque chose? parlez-en à Kiddie, elle vous fera un vrai cours magistral tant elle connait et maitrise ce film.)
L'histoire, la mise en scène, l'interprétation. TOUT est parfait.




Les moins sages.

Zombie de George A. Romero.
Indétronable.
Le remake de Zack Snyder est terrible aussi mais je préfère quand même l'original.
Je l'ai vu des dizaines de fois et pourtant, à chaque fois je repère un nouveau détail.
Une charge politique incroyable contre la société de consommation, la politique sécurtitaire et les médias.
le film vire au rouge sang grâce aux maquillages hallucinants de Tom Savini mais c'est un drapeau noir qui flotte à son sommet...




Shaun of the Dead de Edgar Wright.
Un vrai chef-d'oeuvre.
Vraie comédie romantique anglaise, vraie comédie tout court et vrai film de zombie.
Les auteurs de ce bijou ne tombent jamais dans la caricature et enchainent les scènes cultes, émouvantes ou les hommages à la vitesse de l'éclair.
Rien que les travellings jumeaux en plan-séquence foutent par terre.
Et en plus, c'est drôle.



et sinon, tapez-vous tous les Peter Jackson jusque fantômes contre fantômes qui me colle contre le mur à chaque fois que je le vois tellement ce film est riche.
(en plus j'en profite pour lui souhaiter un bon anniversaire vu qu'il est né le jour d'Halloween, ça ne s'invente pas.) regardez ses films ultra-gore (bad taste, Les Feebles et Brain dead et ses oeuvres moins extrème mais incroyablement maitrisée d'un point de vue technique Créature Céleste, qui vous renverse et donc fantômes contre fantômes qui colle des baffes dans la gueule.)

Et Monster House,




et le Géant de Fer,



deux films d'animations pour votre petit frère qui vont les émerveiller et vous faire chialer vous. (et on leur rajoute le splendide it's the great Pumpkin, Charlie Brown, un Snoopy spécial halloween extraordinaire.




Et j'en aurais encore plein à vous conseiller.
Mais je les garde pour l'année prochaine.






Happy Halloween, folks!

mardi 23 décembre 2008

Hors-Série : les films de Noël idéaux...

En cette période de fêtes et de vacances et de froid, rien ne vaut un bon film de noël au fond de sa couette avec une tasse brûlante de chocolat chaud remplie de marshmallows...

Voici mes meilleurs films de Noël préférés de tous les temps.
Soit ils parlent de noël, soit ils on un aspect féérique qui convient fichtrement bien à l'ambiance.
Paf c'est parti.


On commence avec le Noël le plus pas d'bol de l'histoire.
Pas de bol pour Hans Gruber et les 12 autres terroristes, ils ont prit le mauvais immeuble en otage.
Celui équipé en John Mc Lane.
ça va ièche...





Ensuite le noël le plus je pleure ma race avec le plus beau film de l'univers...
je ne dit rien de plus sinon je re-pleure ma race.
mais rien que pour la scène du lac quand ils sont enfants, et la scène du téléphone et la scène où Donna Reed (enfant) susurre à l'oreille sourde de Cary Grant (enfant également) et la fin et les deux étoiles du début et ça y est je chiale...




Le Noël le plus bordélique avec les petits monstres de Joe Dante.
Et on en redemande parce que c'est génial.
point.



Le Noël le plus dépaysant avec les marionnettes de Dark Crystal, un de mes films de noël d'enfance.
une merveille d'animation et de narration.
Un conte qui commence par il était une fois et auquel on croit...



Le Noël le plus amoureux avec Love Actually.
Un film qui tient en équilibre grâce à un casting prodigieux et un sens du détail comique et/ou émouvant hyper développé.
C'est parfois limite, mais c'est souvent beau...




Le Noël le plus aventureux avec ce brave Jason et ses vaillants argonautes à la recherche de la toison d'or.
De la magie animée avec une patience de mec qui désamorce une bombe thermonucléaire mais pour en sortir du cristal.
De la pure féérie en boîte à images.
C'est QUE beau (et aventureux et romantique et tout ça, oui, en fait c'est énorme).
Point.




Le Noël le plus animé avec (au choix) ou ça:



ou ça (attention ça spoile à mort mais c'est la plus belle scène du film celle où je pleure tout ce que je sais comme une merde)



ou alors ça:



et le premier qui dit que c'est pour les enfants vivra son dernier noël...

et enfin, un Noël Ethylique avec ce chef-d'oeuvre, cette ode à l'ivresse (pas l'alcoolisme, attention, c'est différent!!), la joie en bouteille et surtout un sens de l'amitié qui ne se développe que dans les bars. (et vive l'alcool finalement)(et l'espagnol de Gabin c'est moi en fait...)



et je me souviens que pendant trois noël de suite on attendait ça:



et je pourrais rajouter indiana jones, les retour vers le futur, E.T., chantons sous la pluie, rio bravo et une bonne centaine d'autres.
Des comédies, films d'aventure, films d'amour.
Autant de visions qui viennent de mon enfance et qui, inconsciemment ou non, ont forgé mon amour du cinéma et ont peut-être fait de moi ce que je suis.


Alors Joyeux Noël à tous...