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mardi 12 août 2014

Make' em laugh / Donald O'Connor (Singing in the rain )



Je ne vous l'apprendrai pas, Robin Williams est mort.


Sous le concert de louanges que cette triste annonce a provoqué, je ne pouvais m'empêcher de me demander quand allions-nous enfin récompenser les comiques.
Et pas de manière posthume.


Oh, oui, je sais, il a eu un Oscar du meilleur Second rôle.
En 1998, pour Will Hunting, un chouette film de Gus Van Sant (il fallait bien qu'il en réalise un chouette) sur un scénario de Ben Affleck et Matt Damon, deux vrais chouettes mecs à Hollywood.
Mais excusez-moi, on ne peut pas dire que ce rôle soit le plus désopilant qu'il ait eu à interpréter.

Car avant tout, Robin Williams était un comique.



Il commence comme beaucoup d'autres par le stand up (vous savez, ce truc hype en France, que des escroqueries comme Gad Elmaleh, Kev Adams ou Flrorence Foresti pensent avoir mis à la mode alors que les américains font ça depuis des lustres.) et explose dans Good Morning Vietnam.
Paf, nomination pour l'Oscar.

Allez. Qui n'a pas réveillé ses potes en gueulant "Goooooood Morniiiiiing Touuuuuul !" ?


Ses talents d'improvisateur impressionnent tout le monde et il va enchaîner les rôles à la vitesse de l'éclair.
On le verra faire le pitre dans Mrs Doubtfire, Jumanji, Docteur Patch, Flubber ou Toys, tout en alternant des rôles plus graves avec le Cercle des poètes disparus, Jakob le Menteur ou Fisher King, un chef-d'oeuvre où il est bluffant de justesse.


Il incarne génialement un Comédien qui devient flou (réellement flou. On le voit pas bien, quoi) dans Harry dans tous ses états de Woody Allen.


Mais pour moi, un de ses meilleurs rôles reste celui du Génie dans le Aladdin de Disney.



Parce que quand il rentre dans la cabine de doublage, ce joyeux luron ne suit évidemment aucune ligne du texte remis par les scénaristes et improvise comme un dingue, tordant de rire les ingénieurs du son présents.

Du coup, les animateurs décident de garder ses lignes délirantes et refont les scènes en fonction de ses dialogues.

Ce qui nous donne un génie génial à la limite de la maladie mentale, drôle, touchant, hystérique et délirant.

Là, messieurs-dames, un Oscar ça aurait eu de la gueule.
Oui, pour un doublage.
Parce que s'approprier à ce point un personnage, le tordre dans tous les sens sans jamais le dénaturer et en faire une forme d'expression de sa propre folie, c'est une performance incroyable.



Du coup, ce pauvre Aladdin bien fade et poli se fait voler la vedette et le film devient un one-man show délirant où Robin Williams montre l'étendue de son talent.

Un talent à faire rire.



Mais faire rire ne récompense pas.

Non, il faut faire pleurer les gens (ou les faire se questionner, genre "et moi, à sa place, en 1942 sous le joug de la barbarie nazie, qu'aurais-je fait?") pour choper les honneurs et les statues.



Je me disais, en voyant le fantastique "Un jour sans fin" pour la 12694ème fois que le fait que ni le film ni ses comédiens n'aient eu d'Oscar (ou d'autres récompenses que des Saturn Awards, qui récompensent les oeuvres fantastiques ou de science-fiction. Obscur, donc.) était une véritable injustice.
Parce que mine de rien, essayez, vous, d'écrire un scénario où le personnage principal revit sans cesse la même journée sans jamais être redondant et ennuyeux.
Essayez, vous, de jouer le personnage principal d'un film où on vous demandera de faire des centaines de fois la même chose sans jamais donner l'impression de vous répéter.

Et en voyant Scarlett (le prend pas mal Scarlett, j'te kiffe, mais parfois, ma raison prend le dessus sur mes hormones) recevoir un César d'honneur tandis que que Bill Murray ne l'aura sans doute jamais alors que dans un seul film, il montre une palette bien plus riche et subtile que dans toute la filmographie de ma blonde préférée, ben ça m'a rendu triste.

Ah, me direz-vous, Bill Murray a reçu un oscar!
Oui, pour Lost in translation. Pas son rôle le plus désopilant à lui non plus.

Amis comiques, je vous admire, car vous bossez comme des fous pour faire ce que le public attend de vous: le faire rire.
Alors qu'il n'y a rien de plus dur que d'être drôle.


La comédie requiert de la finesse d'écriture, un timing d'horloge suisse, un sens aigu de l'improvisation et de la répartie et de la culture.
(certains pensent que l'on peut faire rire en parlant de manière incompréhensible en mettant des "hein" à la fin de chaque phrase. Ils se trompent. Ils torturent. Exemple: Bienvenue chez les Ch'tis. 20 Millions d'entrées. Comme quoi, il n'y a pas de justice.)
Faire rire demande un travail permanent. Un investissement de tous les jours.

Quand Robert De Niro prend 35 kilos ou quand Dustin Hoffman penche la tête pour faire l'autiste, il n'y ont pas dédié leur vie. Tout au plus quelques mois. (alors attention, je ne veux pas minimiser leurs performances, elles valent les honneurs.)
Mais quand Robin Williams traverse un film comme une tempête, c'est toute sa vie que l'on peut y voir. Avec toutes ses faiblesses.



Monsieur Robin Williams, vous allez manquer.
Pas parce que vous faisiez rire.
Mais parce que vous rappeliez à quel point cela était dur.












Je vous laisserai avec deux moments inoubliables.

Sa performance en génie dans Aladdin, donc






Et le moment où il obtient l'Oscar.
Regardez la joie de Ben Affleck et Matt Damon, deux vrais chouettes gars à Hollywood, regardez-le ému, essayer quelques vannes pour écraser ses larmes, se tourner vers son père, là-haut et regardez le sourire et la joie de Billy Crystal, un autre comique, lorsqu'il voit un autre amuseur récompensé.

lundi 31 octobre 2011

The Creep (feat. Nicki Minaj & John Waters) / The Lonely Island



Aujourd'hui c'est Halloween, le jour où on joue à se faire peur et à se dissoudre les dents avec des bonbons chimiques et très vulgaires.

Libre à vous, donc de terroriser vos voisins ou vos patrons, d'effrayer les filles dans la rue ou vos parents, puisqu'aujourd'hui, c'est permis.

Halloween a ceci d'avantageux que cette journée permet à tous les freaks, psychopathes et autres bizarroïdes du monde entier de se balader tranquillement dans la rue et de passer totalement inaperçus sans risquer de provoquer une hystérie collective...

Imaginez leur bonheur de ne pas se sentir rejetés à cause d'une démarche bizarre, d'un look de croque-mort ou d'une attitude de déglingué.

Je dois avouer que je me sens proche d'eux puisque moi-même malgré ma classe et mon charme (sur)naturels, j'ai longtemps cru faire partie de cette armée de morts-vivants qui effraye 364 jours par an  et que l'on ne regarde plus le 31 octobre.

(Bon ensuite j'ai rencontré mon psy, lavé mes miroirs et écouté certaines personnes parler et je me suis senti pas si monstrueux finalement. Et loin de là, même. La vie est belle.)

Halloween, c'est la thérapie de groupe à portée des gens qui se sentent différents (ou qui sont simplement sociopathes et tueurs en série.) les rires, les films d'horreur et les bonbecs en plus.

Et c'est carnaval avec les petits cons enfants déguisés en sorcières ou lutins qui cassent les testicouilles sonnent aux portes pour demander du pognon.

(bon, il existe des inconvénients indéniables pour nous, gens -à peu près- normaux, comme le fait de croiser un authentique tueur en série comme ça, dans la rue, sans être particulièrement attentifs ou sur nos gardes -vu que c'est normal si il se balade avec une tronçonneuse à la main, c'est Halloween- et de finir par alimenter les pages "faits divers" d'un journal local de Bourgogne et de devenir la star d'un "Faites entrer l'accusé".)

C'est pour ça que j'aime Halloween.
Parce que le bizarre devient plus fréquent, l'étrange devient commun et l'insolite prend toute la place.

Et parce que comme les lascars du Satudray Night Live,  je peux me promener tranquillement dans la rue...








(et j'en profite pour hurler mon amour à John Waters qui a fait du Bizarre, de l'étrange, du décalé et du marginal un art...)




vendredi 10 juin 2011

Ain't Got No Home / Clarence "Frog Man" Henry



Ce qu'il y a de prodigieux lorsque l'on habite à Paris (ou toute autre ville légèrement large, plus ou moins capitale d'un pays et légèrement attractive d'un point de vue économique et touristique) c'est le bonheur transcendantal que l'on éprouve (que dis-je, la joie, mais la joie spirituelle, la joie qui élève et fait de nous des hommes bons et meilleurs) lorsque l'on a à chercher un logement.

En gros, le Viêt-Nam, à côté, c'est barbecue sur la plage avec une légère odeur de brûlé au petit matin.

Mais faut dire, l'aspirant parisien est quand même un peu exigeant à vouloir vivre dans un logement luxueux de 30 20 15 m2 pour un loyer qui n'atteint même pas un smic.

Ou à peine.

Et en plus, ce péteux qui se croit de la haute (l'aspirant parisien) n'hésite pas à pousser le bouchon en demandant un toilette qui ne soit pas sur un palier, un immeuble en bon état, un logement refait (ouais, c'est ça, il croit que les proprios sont tous dans le BTP ou quoi? nan mais faut pas déconner, aspirant parisien, déjà que t'as un toit pas percé...)

Et certains, aux goûts de luxe, pensent même qu'ils pourraient habiter DANS Paris.

Nantis, va.

Heureusement, il reste des bonnes âmes, qui ont le resto sur le coeur et ma main dans la gueule qui sont toutes prêtes à aider celui (ou celle) qui est dans la peine et le besoin.

C'est beau de se dire que le temps de Pharaon et des champs de coton est terminé...

(je précise que le texte ci-dessous n'est pas le scénario de Misery ni tiré d'un sketch du groland, ce qui rend cette annonce encore plus drôle.)

jeudi 16 décembre 2010

Special Hommage à Blake Edwards: Nothing to Lose / Claudine Longet



Quand on est triste, comme moi ce soir suite au décès de Blake Edwards, réalisateur génial de chefs-d'oeuvres insurpassables comme The Party ou les Panthères Roses, (naon, pas le dessin animé, les films avec Peter Sellers!) ça fait du bien de chialer sa mère comme une lopette d'entendre des jolies filles chanter.

Voici un extrait du The Party sus-cité.

Alors qu'est-ce qu'il y a de plus beau que de voir un garçon trempé jusqu'aux os souffrir un Martyr Golgotesque à se retenir d'aller aux toilettes par crainte de froisser une jolie fille qui chante?

Dans ce film, ce génial Peter Sellers pulvérise le records du monde du "je suis toujours là où il faut pile poil au bon moment" dans un rôle quasi-muet.

Chez moi, le fou-rire commence quand j'entends les "chuip-chuip" délicats que font ses mocassins trempés quand il marche sur la moquette.

Un son effroyable d'otarie fatiguée (ou de baleineau échoué, au choix...) qui couvre la jolie chanson de la jolie Claudine.

La suite est le deuxième plus beau moment de solitude de l'histoire de l'humanité, après François Feldman au Téléthon, moment magique des aléas du direct comme je les aime (hop, pour rire en ces périodes de joie sur la terre, on clique ICI) (et ex-aequo avec Michel Drucker qui assiste au Fuckagate de Gainsbourg face à Whtiney "ouatdidisay?' Houston et le jour où l'état-major français avait compris que la ligne Maginot n'allait pas servir des masses...)

Ce film devrait être obligatoire, montré à des apprentis comédiens (et même certains césarisés) pour leur montrer à quoi ressemble un acteur, remboursé par la sécu, diffusé au conseil de sécurité de l'ONU entre deux discours et joué à la comédie française, histoire qu'on s'y fasse moins chier.

Mais pas seulement parce que ce film est une drôlerie absolue.
Aussi parce qu'il est touchant.

The Party, je l'aime pour son titre, déjà, qui fout la pèche, mais aussi parce qu'un garçon endure mille sévices, passe pour un fou ou un terroriste des sanitaires, un destructeur d'oeuvres d'art, un anarchiste écolo sauveur d'éléphants, un Attila des maisons, un dynamiteur de repas ou un flingueur de tournage avec la naïveté la plus sincère possible.

Mais surtout, il prend le risque de se faire un Tchernobyl avec sa vessie parce qu'à un moment, il a croisé les yeux (bleus) d'une fille.

Et pour moi, c'est la plus belle chose du monde.


















Je voulais en profiter pour rendre également Hommage à Jean Rollin, réalisateur de films bis bizarro-gore-sexy-(pas si)-nuls décédé aujourd'hui à l'âge de 72 ans.

Merci Mr Rollin, au moins, vous vous avez essayé, vous avez tenté d'amener quelque chose d'autre dans le paysage cinématographique français.

Il y en a, comme ça, qui vivent dans l'ombre, réalisent dans l'ombre et meurent aussi dans l'ombre.

Demandez donc à Farrah Fawcett ce qu'elle en pense...

mercredi 11 novembre 2009

Laiss' Tomber Gros / les Amis d'Ta Femme



Les plus perspicaces d'entre vous auront reconnu le Laisse béton de Renaud-qui-ne-boit-que-de-l'eau et qui n'a décidément aucun humour puisqu'il a fait interdire cette chanson sur l'Album des Amis d'Ta Femme.

Mon long week-end à Toul c'est cool est fini, et c'était vraiment cool, j'ai revu mes parents, des potes à moi et les chats et j'ai retrouvé mon accent lorrain à moi aussi.

Il risque de disparaitre d'ici quelques jours au contact des métros parigots, mais en attendant ben je vais continuer à mettre des m'eeeennn avant chaque phrase et des accents circonflexes sur tous les O de tous les mots.

L'accent Lorrain fait marrer avec ses expressions bizarres et ses intonations de campagnard mais je l'aime bien.

Et quand je le retrouve, je sais que je suis complètement chez moua.


Si vous ne ne comprenez pas la chanson, c'est que vous êtes pas Lorrain ou vous êtes jamais passés par Nancy (et c'est une grosse faute, vous avez raté plein de trucs). Mais demandez quand même une traduction.

jeudi 22 octobre 2009

We Made You / Eminem




Moi, ça me fait marrer et ça me fait remuer des pieds.

Je prenais avant Eminem pour le nouveau Kurt Cobain (même attitude rock'n fuck you, même goût pour les textes virulents, provocateurs et maitrisés) mais le rappeur de Detroit a quand même vachement plus d'humour que le rockeur dépressif de Seattle.

Et c'est peut-être ce qui l'a sauvé.

Son humour, sa rage, et le fait d'avoir un mentor comme Dr Dre qui lui remet de temps en temps les pieds sur terre (et les mains sur un micro).
Et tant qu'il lui apportera des productions aussi monstrueuses que celle-là, son poulain blanc aura toujours l'inspiration derrière pour envoyer un truc énorme.

Eminem est un de mes rockeurs actuels préféré.
Il ne fait pas de guitare électrique, ne casse pas de batteries, il préfère se déguiser et se foutre de la gueule des gens, il n'a pas les cheveux longs, mais il est tatoué, acide, vénère et cynique.

Et doué.
Très doué.

(et une chanson avec un pêt au milieu ne peut être qu'une bonne chanson.)

dimanche 6 septembre 2009

Death Of Autotune (D.O.A) / Jay-Z



Premier extrait du prochain album de Jay-Z qui sortira le 14 septembre.

Il annonce ici la mort de l'autotune.

L'autotune, c'est un effet sonore électronique à la con qui modifie la voix pour lui donner un air de robot qui a sifflé de l'hélium et qui donne la scandaleuse impression de chanter toujours juste même quand on a l'oreille musicale d'une palourde.

C'est moche.
Laid.

Jay-Z, avec son orchestre jazz qui joue live sur cette chanson (bon c'est quand même un sample tiré d'une chanson de Janko Nivolic) et sa voix pas trafiquée, il montre que le Hip-Hop, ce ne sont pas forcément des effets et des remixes dans tous les sens mais bien de la musique. (et je vous rappelle d'ailleurs que son Live Unplugged est une leçon de groove musical!!)

Alors forcément, ça groove, en plus il y a des guests-stars prestigieuses dans son clip et Jay-Z, il chante juste sans machine à la con pour faire croire qu'il est un R2D2 avec une sinusite.

Jay-Z, il a du talent que les autres n'ont pas.
Il connait la musique.
Il a l'oreille.
Il ne cherche pas qu'à sortir des beats qui démolissent ou des sons qui font danser, il balance des mélodies.
Il groove réellement.


Jay-Z, je kiffe.
Point.


Pour vous faire une idée de l'autotune, cet effet est utilisé à fond par des gugusses comme T-Pain, et les drôles du Saturday Night Live ont fait une chanson terrible avec lui pour se moquer un peu.
(j'adore les "Motherfuckers" de T-Pain à l'autotune, c'est terrible!)

Link: I'm On A Boat (ft. T-Pain) - Explicit

lundi 10 août 2009

Uh-huh / Munchausen by Proxy (Zooey Deschanel & Von Iva)

Alors j'ai peur d'être pris pour un fou.

Ou pour cible.

Je dois avouer que mon quotidien, d'habitude plutôt routinier (mais sympathique, attention) et sans histoires (mais bigrement intéressant quand même) me réserve parfois des surprises.

Souvenez-vous, il y a quelques semaines, ici-même, une étrange personne faisait son apparition.
Une ombre.
Un murmure.
Un mystère.

Une personne, cachée sous l'identité du Schtroumpf Grogonon (oui, ben je sais mais c'est pas moi qui ai choisi cette double identité, moi j'aurais pris Batman -ou Catwoman si j'étais une fille, Michelle Pfeiffer me fait toujours de l'effet avec son "miaou"-) faisait irruption, telle une némésis, dans ma vie et sur mon blog (le résumé de l'épisode précédent se trouve ici: CLIC)

Quelques semaines plus tard, disais-je donc, ma némésis (comment ne pas comprendre que Grognon de peyo, le Schtroumpf le plus râleur de l'univers est le versant diabolique, l'opposé -et pourtant tellement complémentaire- de ce jovialo-drôle Moyenman, le moyen-héros qui ne râle (presque) jamais. Ou alors moyennement.)

Ma némésis, disais-je donc plein d'entrain, refait donc son apparition dans ma vie (qui commence de plus en plus à ressembler à un comic-book, c'est classe... et attendez que je trouve un associé à la Robin et une Lois lane, vous allez voir, ça va claquer! )

Ma vie ressemble à un comic-book?

ça pourrait ressembler à des cases comme ça alors:



Au départ un garçon normal qui prend soudainement une double identité afin de sauver (modestement) la journée des gens en leur apportant du bonheur musical (oui, j'ai bien dit modestement...)

Et un jour une ombre...
Un Mystère...

Un mystère qui est revenu vers moi il y a quelques jours par le biais d'un mail.

Un mail que je vais de ce pas partager avec vous petits chenapans chanceux...

(et Grognon, estimes-toi heureux que je n'ai pas mis ce mail sur lachansonpourrie de cette ordure de Moyenbad parce qu'il y en a quand même une ou deux qui le méritaient... = )

Bon, c'est parti, ça commence là:


(Mail que je voulais t'envoyer juste avant ton anniversaire mais que j'ai terminé d'écrire seulement hier.... Alors, le voici pour tes 30 ans, 1 mois et 1 jour....)
(Comme je te connais surtout par ton blog, j'ai préféré écrire ce mail à la manière de ton blog. J'espère que tu apprécieras...)




Quelques jours après l’anniversaire de lachansondujour, et quelques jours avant l’anniversaire de son auteur, le grand, l’unique, le vrai Moyenman, une question s'est posée à moi avec beaucoup de force : mais qui est Moyenman ? Il tient un blog, où il parle beaucoup de musique, et un peu de lui. Mais qui est-il ré-el-le-ment ?

Je suis donc partie sur sa trace. Qu'est-ce que son blog allait me révéler de lui ?



Tout d’abord, qui est Moyenman ?

Fils de Gaston et de MTA, et frère de Caro-Magnonne.

Papa Gaston, il aime la musique : quand il va voir BB King, « son idole », il a « un gros sourire ». Supergaston était (est toujours, d’ailleurs…) un « père posé sur ce truc qui habille les courageux : la confiance ».

MTA, c’est sa mère. « C'est avec elle qu [‘il a] eu du courage, qu [‘il a] eu peur (un peu) et surtout qu [‘il a] senti qu'il ne pouvait rien [lui]arriver ».

Caro-magnonne, c’est « une grande soeur nucléaire qu[‘il] adore ». Les relations entre les deux ? « Ca vanne souvent, ça rigole constamment, des fois, ça pète mais ça finit toujours avec une bonne musique qui fait bouger les cheveux ».

En gros, c’est « une enfance tranquille dans une petite ville toute calme ». Il « est blanc », il a eu « des parents extras » qui « ne l’ont pas battu » et il a fait, dans sa jeunesse, « un petit boulot de caissier pour des vieux et des bourrés à Nancy ». Donc, en fait, « tout l'attirail pour devenir une vraie Superstar du rock » !!!

Sa famille, ce sont aussi ses amis. Il a « des amis plaqués or ». « Pas des amis sympa avec lesquels on rigole et tout. Non, des amis qui sauvent la vie, qui la rendent plus belle et qui lui donnent bon goût ».

Avec une famille et des amis comme ça, la barre est haute, très haute. Moyenman, faut assurer.... C'est pas facile, ça demande un peu de travail, mais ça permet de s'envoler haut, très haut....



Comment se définit-il ?

Physiquement, avec un « souffle au coeur, [des] dents pourries, [un] dos tordu, [des] faiblesses, [des] tares, [des] angoisses, [des] déceptions et [des] tristesses passagères ». Intellectuellement, il « admire les gens intelligents ». il pense savoir qu’il n’est « pas non plus très intelligent » mais qu’il est « surtout très paresseux ». « Mais assez curieux et sensible pour comprendre quelques trucs ». Pour lui, « on est tous des musiciens ratés. C'est pour ça que la musique, personnellement, [il] l'écoute, [il] n'en fait pas... ».

Euh, il aurait pas un paquet de complexes ???? Parce que je ne connais personne qui n'ait pas des faiblesses, des tares, et des angoisses, mais je connais peu de personnes qui arrivent à partager autant que lui : ses doutes, certes, mais aussi son amour pour la musique. Et là, forcément, il faut de l'humilité mais surtout beaucoup d'intelligence....


Ses goûts musicaux ?

Un peu de tout. Il aime le « bon rap old school qui fout la patate et allume le dancefloor ». Il lui « arrive d'écouter du Rockèneroll moderne » et il lui « arrive même d'en aimer ». Il « n'écoute pas trop de trucs récents, c'est vrai. Mais c'est pas par snobisme, c'est par ignorance ». Mais il « aime aussi écouter des chansons romantiques et [il n’a] pas peur de passer pour une lopette. Il « aime [aussi] les crooners et [il n’a] pas peur de passer pour un has-been ».

Bref, Moyenman, c'est quelqu'un d'ouvert, qui ne se cantonne pas à un genre musical, ni même à ce qu'il connait, mais qui va vers les autres, vers l'inconnu, quoi !


Quel genre de chanson aime-t-il ?

« Une chanson pour crier (ou roter) sa liberté bordel à dutre ».

Ca, ça me plait bien comme définition !!!


Son but dans la vie ?

« devenir un fugitif moi aussi et m'arracher pour réussir ».




Qu’est-ce qu’il aime faire ?

« Pousser les meubles et le volume à 11 (encore), bouger les cheveux et le dutre et passer un dimanche de rockeurs joyeux. Et « une guitare bien excitée avec une batterie qui casse les murs, [lui] ça [lui] fait plaisir ». C’est tout simple.




A-t-il réussi sa vie ?

« pas de Ray-Ban ni de Rolex, pas de voiture, pas d'appartement, pas de blonde, pas de platines, pas de skis, pas d'avenir, pas de costard ».

Pas d'avenir ??? La dépression commence à le guetter, mais la musique l'en sortira...





En fait, en plus d’être musico-cinémo-sonomo-maniaque, Moyenman est un vrai philosophe… « même si je rencontre la tempête, je ne m'écarte pas de mon chemin car je crois en mon destin ».



Pour les trente prochaines années, Moyen, ne change pas (ou, en tout cas, pas trop), partage toujours avec nous tes coups de cœur, et surtout continue ta route, la tienne, pas celle qu'on voudrait t'imposer.





Vous comprendrez chers amis, l'état de dubitativitée (si, ça existe!) dans lequel je me suis perplexement plongé (si, ça se dit aussi)

Un message comme ça, c'est gentil, c'est évident.
C'est vraiment sympa.

Mais en même temps, j'ai l'impression d'être Kayser Sôze avec mon portrait refait entièrement à partir de textes que j'avais écrits et dont j'avais totalement oublié l'existence...

C'est un vrai travail Indiana Jonesque qui a eu lieu ici et je dois reconnaitre que je suis autant touché que curieux...

Non parce que là, Grognon, dans mon Comic-Book de ma vie, soit vous êtes ce personnage:




et vous avez de la chance (et moi aussi, c'est évident) (bon, pour les novices, c'est évidemment la terrible Mary-Jane Watson, l'amour de Peter Parker, enfin Spider-Man, vous suivez? qui se fait connaître dans le comic avec cette phrase culte.)

Soit vous êtes réellement ma némésis et vous êtes lui:



Enfin, là on voit pas bien, il est derrière superman, c'est lui aussi:





Avant de sentir votre courroux sur ma gueule, mettons-nous d'accord, Grognon.

Je ne vous compare pas à un monstre extra-terrestre indestructible et foutrement moche, mais je parle comics-ment (ruquier d'or!) de ma vie de moyen-héros et donc des rencontres plus ou moins sympas que peut faire un moyen-héros.

Grognon, tu es dans les sympas.
Sérieux.

Mais ton nom colle la chair de moule comme Doomsday, créature extra-terrestre, donc, mais surtout la seule entité qui a été capable de tuer Superman. C'est dire si Doomsday est balèze et terrifiant...)


Voilà donc comment ma vie pourtant, banale (mais bigrement chouette), routinière (mais jamais chiante) prend un tour mystérieux grâce à des gens qui s'amusent autant que moi.

Grognon, cette chanson vous est dédicacée.

(ça vient de ce génialement génialesque film "Yes Man" avec ce génie génial de Jim Carrey que je surkiffe et ûber-kiffe et auto-kiffe et cette jolie Zooey Deschanel qui pousse joliment la chansonette.

Grognon, WHO ARE YOU ?





Le 29 aout, je serais au baron Samedi, 12 rue des Goncourts, Paris 11ème.

Et vous?

mercredi 22 avril 2009

N'importe Nawak / Les Wriggles



Faut que je vous raconte les enfants...

C'était ce matin.
Je pars au Boulot.
Il fait beau, je pars à New York dans trois jours, des filles en jupes rient très fort dans la rue, des enfants courent, des vieux râlent, bref c'est une journée merveilleuse qui s'annonce.

Il fait vraiment beau.
Dans ma tête, Shakira elle danse pour moi, et je suis sûr que sur le quai de La Courneuve, quand je vais descendre du RER, il y aura Kate Winslet (ou Scarlett Johansson), qu'elle me verra et m'invitera à boire un thé près de chez elle, dans le Lower East Side.

Je fredonne une petite fantaisie sonore, et Shakira, elle danse pour moi.

Je monte dans le RER.
Je m'assois, je fredonne toujours ma fantaisie sonore, quand même, c'est les chansons les plus simples qui se retiennent le plus facilement, comme c'est bien pensé la musique.
Je regarde mes compagnons de voyage, des vieux, des jupes (ah quand même) et des poussettes.
C'est chouette un RER vivant, finalement...
(c'est quand même bizarre de voir Shakira danser sur ce que je fredonne, mais c'est le charme de l'imagination...)

(fredonnant) "...Pourtant pas contre l'amour J'attends plutôt mon tour..."

Un vieux Monsieur est assis en face de moi.

(Fredonnant) "...Mais c'est pas pour autant qu'il faut,..."

Je me penche vers lui, l'air très sympa, très cool et très chouette et je lui dis: "vous pouvez étendre vos jambes, Monsieur il y a de la place..."

(et là, paf, sourire de champion du Monde du "je-me-soucie-de-mes-compagnons-de-RER, merci à ma famille et mes amis, tout ça...)

Le Vieux se décompose comme un pruneau pourri et me murmure un "non merci ça ira..."

Je baisse les yeux et là, la question qui me heurte tout de suite l'esprit, c'est "Où il a mis ses jambes?"

7h32 de réflexion plus tard, je me rend compte qu'il n'en a pas.
Un cul-de-jatte.

Je vous jure que ce matin, j'ai dis à un cul-de-jatte qu'il pouvait étendre ses jambes.
(avec une chansons de merde dans la tête en plus.)
(Fredonnant) "...Qu'on s'attache
Et qu'on s'empoisonne
Avec une flèche
Qui nous illusionne- Faut Pas

Qu'on s'attache
Et qu'on s'emprisonne
Mais rien n'empêche
Que l'on s'abandonne... NON"

Je suis devenu aussi épais qu'une feuille de papier à rouler sur mon siège, je me suis mis à siffler pendant 1/4 de secondes mais j'étais tellement mal que je fais sffflllrrrrrppp (je crois même que j'ai postillonné sur le mec en face de moi), j'ai beaucoup toussé, j'ai cherché une corde pour me pendre , un revolver à coller dans ma bouche ou un rasoir pour me tailler les veines.
La chouf' du siècle.
Un record du monde.
Le con.
Le roi des cons.
Le champion du monde de la-bourde-qui-tue. (merci à ma famille, mes amis, mon psy, tout ça...)

Alors pour oublier le moment de solitude le plus effroyable de l'univers, je me suis souvenu de cette petite chanson des Wriggles.

Oui, c'est la connerie du siècle, mais bon, il y en a quelques-uns qui ont fait pire après tout...