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samedi 31 mai 2025

Let’s Work Together / Canned Heat





Aujourd’hui j’ai le cœur léger et heureux. 

En fait, depuis trois semaines, je ne pense qu’à une chose. 

Ce soir, le Paris Saint-Germain va jouer une finale de ligue des champions contre l’Inter de Milan. Des italiens. 

Mon club, ma ville, ma capitale. 

Lectrice, lecteur, Scarlett. Si tu n’es pas familier(e) avec la ligue des champions, sache que ce sont les meilleurs clubs de foutchebol d’Europe qui s’affrontent dans une compétition féroce qui récompense l’équipe la plus riche , plus tricheuse, la meilleure.

C’est très difficile. 

Un peu comme monter les marches du Sacré-Cœur en courant sans s’arrêter ou écouter les politiques actuels sans avoir envie de se crever les oreilles. 

Et cette année, le PSG, cette finale, le club l’a méritée. 

Une équipe soudée, solidaire et besogneuse, sans star, sans caprices ni dramas. Une équipe qui court et, incroyable, fait des replis défensifs. Une équipe presque devenue une famille grâce au coach Enrique. 

Paris a mérité sa finale. 

Mais moi aussi. 

Parce que depuis que j’ai découvert l’élégance de Raí (le frère cadet de Socrates, ce héros dont je t’avais déjà parlé, mais si, souviens-toi, c’était là) dans un maillot bleu et rouge en 1993 et que je me suis attaché à ce club, j’en ai vécu des émotions. D’autant plus depuis 20 ans que je vis à Paris. 

Des Raí, donc, des Djorkaeff, des victoires en coupes des vainqueurs de coupes (qui n’existe plus), des fax qui se perdent, des triplés, des Le Guen et des Guérin, des frappes d’Okocha, des naufrages face à la Juve, Ronaldinho, Pauleta, frôler la relégation, le Qatar, le dernier match de Beckham, le premier de Zlatan, le premier but de Messi avec Paris, en direct au Parc, sous La Tribune Auteuil en feu pour ses trente ans, les clowneries de Neymar. 

Et franchement, j’ai vécu plus de déceptions que d’euphories. Parce que pour un triplé de Raì face à Bucarest, j’ai vécu des défaites contre Gueugnon ou Lorient. Des éliminations improbables et des blessures lunaires. Et entre autre,  un truc tellement dingue que le mot est rentré dans le dictionnaire. 

Je me suis fait charrier, chaque année. Parce que j’y peux rien. Chaque année j’y crois. Chaque année je me dis que ça va aller. Comme avec le XV de France. 

J’ai vécu des déceptions amoureuses moins difficiles que certains matchs. Moins douloureuses que des coups de sifflets. J’ai vécu des belles journées moins belles que certaines frappes. 

Bien sûr, j’ai toujours la Lorraine et le FC Metz et l’ASNL dans mon cœur. Metz parce que c’est le club de mon père, surtout. Une belle relation avec les grenats et mon papa. 

Mais le PSG c’est le mien de club. C’est Ronaldinho, en 2003 et en pleine gueule de bois, qui détruit l’OM chez eux au point que le Vélodrome se lèvera pour l’acclamer.

Et quand on me dit « mais Moyen, pourquoi tu n’encourages pas une équipe qui gagne plus souvent, tu aurais moins mal? » Ben je vous dis que je ne peux pas. C’est comme ça. C’est ma malédiction. Et encore, j’aurais pu tomber plus mal, comme une équipe Espagnole ou l’OM. 

Nathalie Ianetta, directrice des sports de Radio France et Juventina dans le cœur fait un très beau texte sur les supporters cette semaine .

Les supporters peuvent être les pires personnes possibles. Grossières, bêtes et racistes. Et ça donne des Heysel. Mais les supporters peuvent être les personnes les plus touchantes. Par la joie et la peine partagées. Par les chants. Par la fidélité. 

Et les filles qui portent des maillots sont les plus jolies. (Parce que ça leur va mieux qu'à des moustachus ou des chauves qui soufflent au bout de 12 marches en essayant de faire les escaliers de Montmartre en courant)

Maintenant qu’il ne reste qu’une marche, justement, je la veux cette coupe aux grandes oreilles. Et si ils gagnent, l’hymne de la champion’s league deviendra l’hymne de la chanson du jour pendant au moins une semaine. 

Et si ils perdent ? Il y aura du chagrin, évidement. 

Mais surtout, pour une fois depuis longtemps, il y aura de la fierté. Pour Donnaruma, Marquinhos, Kvaratskhelia, Dembele, Doué, Hakimi, Kimpembe, Pacho, Ruiz, Vitinha. 

Paris et moi avons mérité cette finale. Pour tous ces moments de chagrin partagés. 

Mais surtout, aujourd’hui, Paris mérite ses supporters. 

lundi 19 mai 2025

Sacred Heart of Mary / Mojo Juju and the snake Oil Merchand




Il est évident que je n’ai rien d’un calottin et je dirais même que beaucoup d’épouvantables malheurs du monde viennent quand même parce que des gens pensent que leur personnage imaginaire qui vit dans le ciel est plus important que le personnage imaginaire qui vit dans le ciel des autres. 

Je serai sans détour, la religion, souvent ça craint. 
Il y a du feu, des cendres et du sang, certaines interdisent la musique, il y a des croisades et des fusillades, la plupart interdisent tout simplement d’être une femme ou, au mieux, expliquent aux femmes comment elle doivent utiliser leur corps. 

Et en plus, même la carte « Quand même, l’Abbé Pierre, il a fait tellement de belles choses » ne se sort plus. 
Ou plutôt, vous voulez que je la sorte, la carte Abbé Pierre ? 

Et pourtant, de la foi, j’en vois. Dieu, qui n’existe pas et qui et surtout très cruel, ben parfois, on peut quand même se l’imaginer. 
Mais pas dans une religion. 

Dans des gens. 

Dans les femmes de l’île de Lesbos, qui s’occupent des réfugiés et de leurs enfants qui survivent à la Méditerranée (et à tous les épouvantables malheurs du monde qu’ils ont rencontrés avant) et qui ne se demandent même pas pourquoi ils sont nés de ce côté là d’une mer qui est quand même jolie vue de tous les côtés. 

Les casques blancs de Syrie, qui sortaient des gens des décombres, bombardés par leur propre président. 

Les gens qui, près du canal, au métro Jaurès, donnent des cours de français en plein air pour aider les réfugiés à Paris. 

Et je ne parlerais pas de l’aide humanitaire de Gaza ou des femmes d’Afghanistan. 

Dans quiconque se lève le matin avec l’intention de donner des coups de main pour que quelqu’un d’autre, souvent complètement inconnu, se sente un poil plus digne que quand lui-même s’est levé le matin. 

Parce qu’en ce moment, entre tout un tas d’épouvantables malheurs du monde et tout un autres tas de personnes qui parlent comme des plaies d’Egypte, se lever pour croire qu’on peut aider à changer le monde, ça relève du sacerdoce.  

Et si ma religion à moi convoque plutôt Paul Maccartney, Bruce Springsteen et Stevie Wonder, je dois confesser qu’il y a une chose qui me touche quand même dans le mysticisme. 

J’ai grandi face à elle


 

Je vis aujourd’hui face à lui 


Et entre les deux, j’ai admiré des merveilles chez des gens qui regardent au-delà de l’horizon comme ça, pour voir ce qu’il y a là-bas 



ou au pays des somnambules sous les étoiles, des derviches tourneurs et de Souleymane le Magnifique (qui, soyons honnête, sonne bien plus classe et élégant qu’un banal Saint Michel) 



Mais aussi dans la synagogue espagnole de la cité des occultistes et des alchimistes, trempée dans la Moldau…





 Dans ces bâtiments, nous ne trouverons certainement pas la rédemption.
 
Après tout, nous avons laissé faire à Gaza. Et dans plein d'autres endroits. 

Mais nous pouvons y voir, derrière la beauté artistique, l’espoir que croire en quelque chose peut construire quelque chose de beau. 

Même si c’est juste croire en nous. 



lundi 17 février 2025

We’ll meet Again / Johnny Cash

 


 (inutile de préciser à quel point cette chanson est merveilleuse...) 

 Alors, oui, c´est vrai, la chanson est de retour et je vous imagine déjà bouillants de joie, fiévreux et fiévreuses comme une vieille de Noël, parce que ouais, c´est Noël. 


Et comme il s´est passé plein de choses et qu´il y a plein de choses à raconter, je voudrais commencer en vous parlant de Benjamin. 
 Benjamin, c´est un chouette copain. 
Ça fait longtemps qu´on s´est pas vus, mais c’est parce que je suis pas très fort pour organiser des trucs et que j´avais été un peu occupé. 

Mais je sais déjà que de toute façon, on finira bien par se recroiser et on finira bien la derniere conversation qu´on avait commencé. 

 On s´est croisés à la fac. 
Et très vite, on a organisé des trucs. 
Des cinés, des apéros, des blagues et un peu une vie d'étudiant. Il y avait des films, des amis, de la musique, des bières et des filles. 

 Benjamin, ensuite il s'est organisé une vie plutôt chouette. Il a une chérie fantastique et deux gamins merveilleux. 

 Moi, je me suis pas aussi bien organisé, c´est vrai, mais ma vie est quand même super chouette (oui, je dis beaucoup de fois chouette, mais c´est parce que ce mot est chouette) même si avec Benjamin, on se voit moins . 

On se voit moins parce que je m´organise moins bien, mais je voulais pas que Benjamin, il devienne le copain qu´on ne contacte plus que de loin en loin, pour la nouvelle année ou pour les mauvaises nouvelles. 

 Vous savez, il arrive un moment, en vieillissant et en déménageant, certaines personnes, on les contacte juste pour dire bonne année et annoncer des nouvelles, majoritairement mauvaises. 
Avec Benjamin, les dernières nouvelles, c´était des décès. On est pas au top niveau bamboche. 
Alors quand mon cancer a été diagnostiqué, pour une fois je me suis organisé et malin et rusé, je lui ai pas annoncé. 
Parce que je voulais annoncer une bonne nouvelle. J´ai donc envoyé un message pour lui annoncer ma rémission. Comme ça, ça, c'est une bonne nouvelle. 


Benjamin, aujourd'hui, il est dans un cimetière à la campagne parce qu´il est parti, comme ça, sans prévenir. Même pas lui. Il était pas très doué non plus pour organiser des trucs, visiblement. 

 C´est absurde. Le dernier message est justement un message pour se dire de s’envoyer plus de nouvelles et c´etait le dernier. Il n´y en aura plus. Mais quand on se recroisera avec Benjamin, on boira un coup et on se racontera des jolies nouvelles. Le hic, c'est que comme je suis pas super doué pour organiser des trucs, je sais pas quand ce sera.

dimanche 3 janvier 2016

The Storm / Tedeschi Trucks Band



Commençons l'année bien, tranquille et dans la bonne humeur avec une gonzesse qui chante le blues (avec la voix d'un alligator de sa Floride natale, mais si il avait mangé tous les cailloux de son marais, Janis Joplin et Etta James et le jeu de guitare d'Eric Clapton quand il imite Robert Johnson) et Derek Trucks (un nom de poète Français romantique du XIXème siècle) qui martyrise sa gratte à en avoir les doigts qui saignent.

C'est toujours bien de commencer l'année avec une gonzesse qui envoie du bois comme ça, ça aide à oublier qu'elle va être ratée.

Non parce que je t'attends, 2016, maudite et tourmenteuse.
Je t'attends, année de désolation punitive.

Car oui, autant vous l'avouer chers amis, 2016 sera pire que 2015, faut pas se leurrer.
Une tempête approche.
Violente.

Déjà, les 1er et 8 Mai tombent des dimanche. Ainsi que mon anniversaire.
C'est pas un signe, ça? A peine commencée, 2016 nous emmerde déjà en jouant la farceuse de mauvais goût.

Il y aura des JO, mais à Rio. Donc avec un décalage horaire.
Complot.

L'alcool donnera toujours la gueule de bois.

Justin Bieber et Adèle continueront de faire des disques.

Taratata sera toujours à l'antenne.

Et pour en rajouter à notre malheur, en 2016, il y a les Visiteurs 3 qui sort au cinéma...



























(Oui, je vous souhaite mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.)




mardi 19 mai 2015

Guitar Lovin' Man / John Lee Hooker




"La frontière entre le ridicule et la gloire est fine. Comme celle entre la Corée du Nord et la Corée du Sud "
                                                                                                                       Proverbe Moyen

J'aime la guitare.
Forcément.

Un instrument de torture qui imite les pleurs et les cris, fait bouger la tête et les pieds, danser, pencher la tête au coin du feu et voyager.

J'aime le Blues.
Forcément.

La mort de BB King m'a dévasté.
Forcément.

J'aime la guitare alors dans mes écouteurs, j'ai While my guitar gently weeps.
Forcément.

Et je dirais même plus, j'ai While my guitar gently weeps version Tom Petty, Steve Winwood et Prince à la gratte.
Forcément.

Mais si, souviens-toi, j'en avais parlé là.

Et puis bon, dans le RER, quand arrive le solo joué par Prince, on sent la tension qui monte, les doigts qui tricotent les cordes, le groove, les yeux fermés, cette gratte, les notes qui explosent et s'envolent, la guitare et là, j'ai ouvert les yeux et j'ai vu que plein de monde (parce qu'il y a toujours plein de monde dans les RER) me regardait l'air ahuri ou paniqué.

D'abord, je pensais qu'on regardait derrière moi et en fait, non, on me regardait moi.

Mais c'est quand j'ai vu mes mains, que j'ai compris.

La chanson courait toujours dans mes oreilles.

Embarqué par le solo nucléaire du sa majesté, je faisais du Air Guitar.

Tout seul.

Dans un RER.

EN FERMANT LES YEUX.

Là, le choix est rude puisque si on s'arrête subitement en se rendant compte que non, les gens dans le RER ne sont pas en train de secouer la tête comme des fous en vous admirant mimer de la guitare -et sans le son en plus, puisqu'il est dans vos oreilles et pas dans les leurs- vous abdiquez, vous admettez que vous êtes un original détraqué total qui vit seul avec des serpents et tout le monde vous regardera avec la crainte de vous voir subitement leur sauter dessus pour leur arracher la carotide avec les dents.

Si vous continuez, vous aurez honte de vous-même.

J'ai donc voulu m'arrêter progressivement et feindre la fin de la chanson qui hurlait encore dans mes oreilles.

C'est très bizarre de faire du Air Guitar non naturel. Du Air Guitar réfléchi, quoi. Pas improvisé. 

Ca demande d'être concentré. 

Du coup, j'ai raté mon arrêt.


samedi 25 janvier 2014

INTERLUDE SPECIAL GRAMMY AWARDS

Demain, ce sont les Grammys Awards au Staple Center de Los Angeles.

C'est comme les Victoires de la Musique sauf que là, on célèbre vraiment la musique.

Alors pour vous mettre dans le bain, voici mes 12 moments préférés des Grammys, sans ordre ni préférence.

Abbey Road Medley / Paul Mc Cartney (Featuring Bruce Springsteen & Dave Grohl) (2012)



Déjà, McCa, c'est légende alors on se tait quand il chante.
Mais en plus quand il invite les potes (God Springsteen et ce fou furieux de Dave Grohl) on se dit que le moment va être historique.
Ce qui sera le cas.
Et émouvant, même, quand l'ancien Beatles, Bruce et Dave Grohl (ainsi que les deux autres guitaristes, dont Joe Walsh, des Eagles) feront chacun leur solo, comme Mc Cartney, Lennon et Harrison en leur temps...

One / Metallica (1989)



Cette année-là, les Grammy accueillent une nouvelle catégorie: Meilleure Performance Hard-Rock / Metal.

Metallica est nommé pour la première fois et pour fêter ça, ils déboulent sur scène et explosent le public médusé avec One, le titre-phare de leur album ...And Justice for All
Tout le monde s'attend à les voir repartir avec le prix, mais ce sont les Anglais de Jethro Tull qui l'emportent.
Peu importe, la bête est réveillée et Metallica ne sera plus jamais le même groupe...

Stan / Eminem (Feat. Elton John) (2001)



Souvent accusé d'Homophobie, c'est un Eminem décidé à fermer le clapet de tout le monde qui se présente sur scène ce soir-là.
Il reprend Stan, une de ses chansons les plus personnelles (et peut-être la plus lucide également) et à la place d'avoir la Jolie Dido au refrain, c'est Elton John déguisé en Casimir qui apparaît.
Un Elton John qui a pu choquer à une époque, puisqu'il s'est toujours présenté comme un vrai fan d'Eminem.
Double choc pour le public, qui découvre que l'ambassadeur de la cause gay qui chante avec le white trash a chouré le costume de Willy Wonka.

Man in the Mirror / Michael Jackson (1988)


Et là, on se rappelle pourquoi Michael Jackson était une aussi grosse star.
Pas pour ses shows démesurés dans des stades, la pyrotechnie, les clips aux budgets hollywoodiens.
Ni même la danse.
Non, il ne faut pas oublier qu'avant tout, il avait le groove.
Et une voix.

London Calling / The Clash (Featuring Bruce Springsteen, Dave Grohl & Elvis Costello) (2003)


Les soirées de remise de prix, c'est aussi l'occasion de rendre hommage à des artistes disparus.
Et quand Les Clash décident de faire un petit coucou à Joe Strummer, ils invitent Springsteen, Dave Grohl (oui, on les invite souvent, c'est normal, ils sont sympas, ils ne foutent pas le boxon à table et mettent la main devant la bouche quand ils baillent et taquinent pas trop mal de la guitare.) et Elvis Costello.
Un line-up ahurissant pour pousser le volume à 11.

Proud Mary / Tina Turner & Beyoncé (2008)



2 reines.
Le genre de moment qui vous fait comprendre que la Beyoncé, elle a vachement raison quand elle chante "Who run the World? Girls!"

Tears in Heaven / Eric Clapton (1993)



Parce que son fils est mort accidentellement à peine deux ans avant, que cette chanson est d'une dignité assez stupéfiante quand même et surtout, qu'il n'y a pas une larme qui coule de ses yeux.
Parce qu'il est quand même anglais. Et donc classe. Et digne.

Seven Nation Army-Death Letter / The White Stripes (2004)



Jack White est un technicien monstrueux qui vous balance des riffs apocalyptiques et des solos sauvages avec un son de bombe incendiaire au milieu de ses chansons, mais il est aussi un amoureux de musique.
Alors quand il se décide à donner une leçon d'histoire, il envoie son Seven Nation Army, pour de déclarer la guerre à tout le monde et enchaîne avec maestria sur Death Letter, un titre de Son House, un des pionniers du Delta Blues.
Un type né dans l'état du Mississippi en 1902, mort en 1988, qui a apprit la guitare à une époque où la religion interdisait le Blues car elle symbolisait le pêché et qui a fait partie de ce club de légende composé de Robert Johnson, Charley Patton ou encore Willie Brown.

Swagga Like us / MIA (Feat. T.I, Kanye West, Jay-Z, Lil' Wayne) (2009)



Avec un line-up pareil, on pourrait une nouvelle fois crier au caractère misogyne du peu-ra.
C'est oublier un peu vite qu'au milieu de ces Goodfellas du Hip-Hop se trouve une gonzesse enceinte de 9 mois qui n'a rien a leur envier et surtout qui mène le jeu.
Parce que tous les autres essaient de lui plaire.

Maybelline - Roll Over Beethoven / Chuck Berry (Feat. Stevie Ray Vaughan & George Thorogood) (1984)



Encore un hommage rendu à un artiste, mais cette fois-ci, de son vivant.
Accompagné de deux autres légendes de la guitare, Chuck Berry montre à tout le monde que ben on a pas fini de danser sur ses chansons...

Lady Marmelade / Pink, Christina Aguilera, Lil'Kim, Mya (2002)



Parce que les Grammy, c'est aussi un show.
Et là, le niveau est quand même plutôt élevé.
Les décors sont démentiels, la production musicale ahurissante et les 4 panthères dans l'arène dévorent les spectateurs pour mieux danser sur leurs dépouilles...

Purple Rain - Crazy in Love - Let's Go Crazy / Prince & Beyoncé (2004)





Toujours dans les bons coups, la Queen B s'acoquine avec Prince et ensemble, ils expliquent ce que les termes "show" "groove" "danse" et "musique" veulent dire.
Avoir Prince sur scène, c'est un peu comme faire Paris - Toul en Ferrari. On profite du paysage et on s'exclame devant les performances techniques.
Associé à Beyoncé, c'est ne pas faire la route tout seul...






Et pour vous donner un petite idée, comme ça, à titre d'information, de comment ça se passe en France, je vous rappelle que les Victoires de la musique seront présentées par Virginie Guilhaume (et avant, on eu droit à Nagui, Laurent Ruquier ou Michel Drucker) ce qui prouve bien l'importance et le sérieux avec lesquels la musique est traitée par le service public et que parmi les moments de gloire de la cérémonie, nous avons eu droit à ce magnifique hommage à Michael Jackson.



(Le casting est impeccable et il faut avouer que parier sur le groove de Charlotte Gainsbourg était audacieux....)

vendredi 4 octobre 2013

Summertime / Janis Joplin




Aujourd'hui est le 43ème anniversaire de la mort de Janis Joplin.

Elle aurait donc 70 ans cette année, sans doute toujours la même voix puisqu'à 25 piges, elle avait la voix d'une Aretha Franklin de 70 et ferait des concerts bourrée à 150 euros la place.

Janis Joplin, c'est une partie de ma jeunesse.
Une idole pour papa Gaston et un vinyle usé jusqu'au dernier sillon.

Mais surtout, c'est une voix.
Une voix de cailloux sans âge.
Une voix incroyable qui vous découpe, vous emporte et ne rend pas votre dépouille.

Il y a 4 ans, au début de la chansondujour, je lui rendais déjà hommage et jouais les visionnaires en comparant Amy Winehouse à la Texane en serrant le dutre très fort pour qu'elle ne rentre pas dans le 27 club comme sa glorieuse aînée. J'aurai mieux fait de jouer au loto ce jour-là.

Janis Joplin, sous la came, la dépression, l'alcool, les excès et les lamentations de son corps, c'était un soleil.

Une percée dans les nuées, capable de payer l'inscription sur la tombe anonyme de la chanteuse de Blues Bessie Smith, de se balader avec des boas multicolores dans les cheveux au volant d'une porsche psychédélique et de prévoir une fête immense pour ses funérailles sur le faire-part de laquelle on pouvait lire "Les boissons sont offertes par Pearl."

Un jour, j'ai retrouvé des cassettes audio enregistrées à la radio par Papa Gaston du temps de sa jeunesse folle.
L'une d'elle datait du 4 octobre 1970 et contenait une émission spéciale à l'occasion de la mort de Miss Joplin.
Je garde cette petite bande magnétique chez mes parents, telle un trésor de pirate retrouvé au fond de la mer et je me dis que sa voix valait toutes les perles de Tahiti.

mercredi 16 janvier 2013

Baby it's cold outside (Feat. Willie Nelson) / Norah Jones



Oui, il fait froid dehors.
Il fait froid à geler les crachats par terre, à faire de la fumée quand on respire, à glisser sur les trottoirs et à pas coller un Moyen dehors.

Et si je ne suis pas spécialement ami avec ces froids de canards qui vous font sortir les écharpes, les bonnets,les bouillottes et les crampons sous les bottes, je dois avouer qu'il y a quand même une satisfaction à sortir, c'est de savoir qu'on va rentrer.

Et puis quand des températures sibériennes s'invitent au Métro Stalingrad, je me dis que c'est un clin d'oeil que Paris me fait pour me faire réviser mes cours d'histoire, écouter Ivan Rebroff et garder forte la position de celui qui pense fermement que la guerre, c'est mal, surtout si c'est pour se cailler les balles.

Alors au son de cette jolie chanson, je remonte la rue du Pôle Nord, dans le dix-huitième, à deux pas de chez moi, je passe par la place de Finlande (dans le 7ème), la Place des Vosges et la Cité Noël (dans le 3ème), je vois qu'il n'y a pas de neige dans la rue des Blancs-Manteaux (dans le 4ème arrondissement) , le froid a arrêté le temps et l'Horloge du musée d'Orsay, et je continue de glisser marcher en slalomant entre les crachats gelés dans cette ville qui fait de la fumée quand elle respire.

Je frotte mes mains pour les réchauffer, remonte mon écharpe, tape un peu mes pieds et je rentre dans mon 18ème.

Du coup, je sens un peu de chaleur en passant par la rue de Tombouctou.




jeudi 10 janvier 2013

We all gotta Go Sometimes / Joe Hill Louis



Nous partirons tous un jour.

Sous cette banalité évidente se cache l'envie folle de salir ses souliers sur la poussière des routes en tendant le pouce en l'air pour arrêter une voiture qui nous amènera à la prochaine ville.

Car l'important n'est pas de savoir où l'on va, mais d'y aller.

Aller au bout des sentiers et derrière les barrières, enjamber les ruisseaux, compter les étoiles, partager un verre et refaire ses lacets.

Car l'important n'est pas de partir pour ce que l'on quitte mais d'y aller pour ce que l'on veut rencontrer.

Alors y aller au son d'une guitare du sud des Etats-Unis, ça donne encore plus de saveur au voyage.

Et en attendant de frapper le chemin de mes souliers sans lacets, je frappe le sol de mon appartement au son de cette jolie chanson.

mercredi 2 janvier 2013

This Year's Kisses / Billie Holiday



Famille, Amis, Scarlett,

Laissez-moi vous souhaiter une très belle année 2013, pleine d'aventures et de mystères.

Parce que les nouvelles années arrivent, riches de promesses et de territoires inexplorés qui n'attendent qu'à être découverts.

Une année à écouter des disques parfaits, lire des romans dont on veut connaître la fin mais que l'on ne veut pas voir finir, découvrir des endroits magiques, parfois au coin de la rue et rencontrer des gens formidables qui vous rappelleront que sortir vaut parfois le coup.

Je vous souhaite tout ce que vous désirez et tout ce que vous méritez.

Et je vais profiter de ces quelques voeux sincères pour me souhaiter une année pas trop moche, qui a intérêt à tenir ses promesses, avec tout ce que j'ai déjà dis, et me rajouter deux trois-trucs, comme des de comptoirs accueillants et des verres pleins.
Et quelques baisers.

lundi 28 novembre 2011

Ain't Going down this Time/ Tony Joe White



Un peu de guitare pour attaquer la semaine, ça en vaut la peine.

                                                                                                 Proverbe Moyen

Ce que je trouve moche avec les débuts de semaine, c'est que chaque lundi, je redécouvre des choses que j'avais oublié le week-end comme les matins, les transports en commun, les gens et les vêtements mis à l'envers (à cause des matins.)

 Mais surtout, les débuts de semaine ont ceci de fourbes qu'ils nous remettent droit dans la réalité avec la délicatesse d'un autobus qui vous roule dessus.

Mais plutôt que de me laisser abattre et de reculer, un air de guitare m'aide souvent à avancer.

Surtout quand cet air de guitare vient de la Louisiane et sonne comme une voiture décapotable qui file au vent au milieu des étendues infinies d'une région sauvage.

Cette semaine vient de commencer, et une fois de plus, elle ne me verra pas flancher.






jeudi 17 novembre 2011

Don't Take My Blindness For Weakness / Bryan Lee



Hier soir, je rentrais de la cérémonie des Golden Blogs Awards (dont je vous parlerai très vite, ça valait son pesant de twitteurs frénétiques...) et dans le métro, j'ai fais une chouette rencontre.

Une fille aveugle, qui -bonheur- ressemblait presque à Scarlett Johansson si elle portait tout le temps des grandes lunettes noires, même dans le métro (ce qu'elle doit certainement faire, mais dans les limos.) accompagnée de son chien, un mélange entre un ours de petite taille mais balèze quand même et un loup sympa.

Sur le quai, elle se tourne vers moi (ce qui m'a surpris, parce que je ne l'ai pas interpellée, je n'ai pas fait de bruit et j'ai même réprimé un raclement de gorge intempestif pour être bien sûr de passer inaperçu.) et me demande doucement le temps d'attente avant la prochaine rame.

Je lui réponds tout de suite qu'il ne reste que 2 minutes (pour être bien sûr que personne d'autre ne me vole l'occasion de passer pour un bon samaritain) et nous rentrons dans le même wagon (par un hasard incroyable, ne nous méprenons pas!).

Et là, comme dans un rêve, j'ai appris plein de choses sur les chiens (et plus particulièrement les chiens d'aveugles, dont je ne savait rien si ce n'est qu'ils portent une espèce de sac à dos comme pour traîner les traîneaux dans la neige, sauf que là, ils tirent une personne.)

Son ours de compagnie est formidable.

Il sait exactement où il est dans le wagon alors que moi j'ai parfois l'impression d'être perdu et de gêner, il est sage comme un ours de cette taille peut l'être (il m'arrivait jusque là à peu près) observe les autres usagers joyeusement et surtout reste obstinément collé à sa maîtresse. Ca se voyait que ces deux-là se kiffaient.

Et je dois l'amuser, l'ours, puisque plusieurs fois il cherche à me renifler et me regarde souvent en laissant pendre sa langue nonchalamment, ce qui est marrant (mais ce qui fait aussi des grosses taches de bave par terre...).

J'allais étendre ma main pour lui caresser le museau quand sa maîtresse (qui doit faire partie des X-Men, c'est pas possible autrement, je me demande encore comment elle a pu deviner. Ou alors elle fait super bien semblant d'être aveugle.) me dit de ne pas le caresser car là, il a le harnais donc il travaille et n'a pas le droit d'être distrait.

J'ai balayé d'un revers de la main son discours de patron capitaliste membre du CAC 40 qui opprime le petit ouvrier à fourrure en lui interdisant toute forme de distraction sous prétexte qu'il s'use les reins à la promener partout et que c'est son boulot et j'ai entamé la conversation.

Oui, moi.

Du coup, j'ai appris plein de trucs sur les chiens d'aveugles comme le fait qu'il faut 2 ans pour les former et qu'un chihuahua ou un basset peuvent difficilement devenir des guides pour aveugle (mais je mets ça sur le compte de leur stupidité, par sur leur taille)

Elle m'a demandé où je descendais, et comme je descendais une station après elle, elle m'a demandé de la prévenir à sa station.

Et elle est partie, guidée par Alphonse (je l'ai appelé Alphonse, son cabot, je trouvais que ça lui allait drôlement bien. ) harnaché comme un sherpa à quatre pattes, (j'ai même cru un instant qu'il me faisait un clin d'oeil comme pour me souhaiter le bienvenue dans sa meute ou pour me dire "t'es un mec bien, toi, tu as bien mérité ta gamelle de croquettes") elle m'a remercié plein de fois pour ma gentillesse et ils sont partis, elle avec ses lunettes et lui remuant la queue.

Et quand je marchais jusqu'à mon appartement sous les néons qui grésillent, je me suis dit qu'une aveugle m'avait aidé à voir dans la nuit...

dimanche 3 juillet 2011

Special Anniversaires de la Chanson du Jour et de Moyenman lui-même

Cela fait maintenant trois ans que ce modeste blog existe miraculeusement.

Trois ans à vous proposer quotidiennement régulièrement un florilège de ce qui passer dans mon IPod et dans ma vie.

Je l'avais lancé au départ un peu comme une blague et je dois avouer que trois ans plus tard, je ne suis pas mécontent du chemin parcouru par la chanson du jour et du chemin qu'elle m'a fait parcourir.

Alors j'ai décidé de fêter ça le jour de mon propre anniversaire, parce que lachansondujourdemoi m'accompagne tous les jours ou presque.

Et me donne pas mal de coups de mains.

Pour l'occasion, je vous propose donc non pas une chanson mais une playlist de mes chansons préférées d'anniversaire...

Happy Birthday / Marilyn Monroe



Peut-être la plus triste version de "Happy Birthday" du monde.
Parce que là, elle croit encore que Le Président s'enfuira un jour avec elle.
Elle a une robe qui laisse clairement voir ses intentions, elle a une voix qui trahit ses espoirs mais Le Président préférera se moquer d'elle.

Birthday Party Grandmaster Flash and the Furious Five



Parce qu'un anniversaire, c'est une fête.
Une fête, c'est en musique.
La musique, c'est pour danser.
(Et un bon Hip-Hop old school, ça fait groover...)

Birthday / The Beatles



Parce que je ne peux concevoir de fêter la chanson du jour sans un titre des Beatles.
Ils étaient là avant et ils seront là après.
Eux n'auront jamais à fêter d'anniversaire, car ils sont immortels...

Birthday / The Sugarcubes



Björk était toute jeune et faisait des trucs encore à peu près audibles.
Il est bon d'entendre une voix claire comme un Fjörd quand la sienne devient celle d'un caillou avec le temps qui passe.

Happy Birthday Blues / BB King



Parce qu'il faut l'avouer, vieillir fait déprimer.
Mais vieillir fait aussi relativiser.
Alors il faut écouter les ainés, surtout quand ils jouent comme BB King...

Voilà de quoi passer une journée de fête et de soleil.

Je vous remercie tous, amis lecteurs, pour votre fidélité, je vous remercie tous amis tout court, pour votre présence.

Je vous laisse, j'ai des chansons à écouter pour me préparer à ma nouvelle année...
















PS: Et vous, quelle est votre chanson d'anniversaire préférée?
Et quel est votre plus bel anniversaire? Ou le pire?

J'attends votre meilleurs titres et vos plus belles anecdotes...

lundi 9 mai 2011

I Want To Be Ready / Ben Harper



Je reviens d'un long week-end chez mes parents et je dois dire que j'ai eu bien du mal à partir.

En premier lieu, je souhaite encore un excellent anniversaire à mon papa Gaston, dont les 60 printemps n'apparaissent pas sur son teint frais et halé, mais confirment bien l'infinie sagesse de mon maître zen personnel.

(et je profite de l'occasion de passer sur internet pour lui laisser un petit message: Papa, je t'aime.
Et maman aussi, je t'aime.)

Ensuite je redis félicitation à marie et jean-françois, heureux jeunes mariés à qui je souhaite la plus longue des vies heureuses.

Et la plus mouvementée (en bien) aussi, histoire qu'elle soit moins monotone que le ciel gris des régions sidérurgiques.

Je reviens donc d'un long week-end à Toul-c'est-cool chargé d'émotions et surtout chargé comme une pile nucléaire prête à fissurer.

Parce que les week-ends à toul-c'est-cool (ou les week-ends chez vos parents en général) ça ne vous dit pas ce que vous ferez demain.

Ni comment votre vie va changer.

Mais ils vous donnent envie d'être fin prêt quand ça arrivera.

(Maman, Papa, je vous aime. Encore.)

lundi 18 avril 2011

I Should Have been Home with You / Calvin Russel



Le 3 Avril dernier, Calvin Russel est reparti sur la route, tout seul, comme lorsqu'il n'était encore qu'un enfant.

Ce géant du Blues a attendu d'avoir 42 pour enregistrer son premier album, était plus connu en Europe qu'aux USA et incarnait la vie à la Kerouac jusque sur sa gueule creusée au whisky.

Il a eu une histoire incroyable, dont le récit serait un croisement magique entre les écrits de Jack london, John Steinbeck et Jack Kerouac (je cite exprès trois auteurs que j'aime, pour me faire plaisir.)

Il erre sur les routes du sud dès son adolescence, entre San Francisco, le Texas et El Paso, au Mexique; vend de l'herbe pour vivre, passe plusieurs fois par la case prison ,(une bonne douzaine d'années en tout.) et compose de temps en temps une petite chanson, comme ça, sur un coin de bar ou au fond d'un cachot.

Et il attendra jusque ses 42 ans donc, avant d'enregistrer son premier album.

Sa carrière durera 20 ans, agrémentée de disques sidérants et de tournées légendaire et à 62 ans, un cancer du foie l'emmène rejoindre ses ancêtres comanches dans la grande prairie.

J'admire cet amour de la route et du voyage.

Voila un véritable aventurier qui partait sans trop se soucier où il allait, à vivre une vie de bateau, mais qui serait porté par les chemins et non par les flots.

Moi-même je suis un fan de ces voyages à l'aventure et je n'hésite pas, parfois, à me lancer vers l'inconnu en choisissant de descendre à des stations de métro que je ne connais pas histoire de découvrir ce qu'il y a là-bas.

Il part donc une dernière fois sur une longue route, lui qui n'a jamais su s'arrêter.
Mais je suis certain que dans son périple, il trouvera bien un bar où raconter ses histoires et gratter sa guitare.
















Cette chanson est dédicacée à mon papa Calvin Gaston, qui arpente aussi les routes du grand Toulois avec une guitare enrouée dans les oreilles et à ma maman, qui a bien raison de l'accompagner plutôt que de le laisser voyager seul.

mercredi 13 avril 2011

Cleaning the Windows / Van Morrison

Le soleil reviens et avec lui les chants des oiseaux, les jupes des filles, les terrasses et l'envie soudaine (et saisonnière) de donner un coup de balai dans son appartement et dans sa vie...







Découvrez la playlist Van Morrison avec Van Morrison

Je ne suis pas quelqu'un de parfait, et honnêtement, je ne cherche vraiment pas à l'être sinon ma vie -et la vôtre par la même occasion- serait sans aucun doute d'un ennui mortel.

J'ai quelques défauts saugrenus comme honteusement connaître par coeur des chansons d'une médiocrité navrante (au point que certains me poussent à m'inscrire à "N'oubliez pas les paroles", je suis fan de la panse de porc farcie qui, malgré son nom barbare sorti des âges les plus sombres de l'humanité ou d'une grotte de Lascaux est un bonheur au palais, je ne sais pas faire de skate sans tomber même après de nombreuses tentatives plus ou moins douloureuses du temps de ma jeunesse folle, j'aime les casquettes, j'aime les USA et Britney Spears, je rigole devant des comédies grotesques, je suis imbattable en pêts de bras, j'aime les histoires de super-héros, je suis gaucher, je porte des baskets, je chante faux et j'ai une légère tendance au bordelisme.

Non pas que je me complaise benoîtement dans une crasse radioactive à effrayer un bidon d'eau de javel (faut pas déconner non plus, je ne suis pas une plate-forme BP coulée dans le Golfe du Mexique ou un réacteur Fukushimesque. Et je fais la vaisselle. Tous les jours. -Faudrait pas que j'effraie Scarlett Johansson ou une parisienne...) , mais je concède avoir la fâcheuse tendance à parfois laisser sottement traîner deux-trois centaines de trucs chez moi comme des livres/CD/DVD/verres de bière dans l'optique astucieuse de les avoir sous la main pour les retrouver plus vite par la suite.

Evidemment un tel talent fait tache et me force souvent à me faire des sessions de cache-cachee avec mes affaires rangement plus ou moins organisé et surtout éphémère comme l'innocence un soir de surboum.

Comme je sens que cet écueil à priori minime risque un jour de se révéler létal:

"Argl, mon Dieu, il me reste 17 heures pour désamorcer la bombe sournoisement planquée au fond de mon frigo. Il me suffit de couper ce câble. Vite ma pince coupante. Où est-elle? Fichtre."

-17 heures plus tard-

"Quelle poisse, je ne l'ai pas trouvée et il me reste 16 piles de conneries choses essentielles (car oui, comble de la malchance, j'accumule les handicaps et les trucs les plus farfelus en tous genres.) à fouiller. Vite, ou je vais mour..." (la fin de cette scène a été censurée afin de ne pas heurté la sensibilité des plus jeunes, facilement effrayés par la vision apocalyptique de l'explosion d'une bombe sournoisement planquée au fond de mon frigo rempli de bières et de saucisson)

Afin de me prémunir contre tout risque potentiel d'attaque terroriste, j'ai décidé courageusement de prendre des mesures radicales.

Je découvre, euphorique, que mes étagères peuvent contenir bien plus que ce que je pensais et je m'excuse auprès d'elles pour les avoir sous-estimées.

Incrédule, je vois les rayons du soleil et mon tournesol à travers la vitre.

Je découvre que ranger ses livres donne plus l'impression d'être un lecteur que les laisser au pied de son lit.

Je retrouve des films.

J'agrandis mon espace...

Ces quelques défauts bénins font donc de moi quelqu'un de complètement imparfait, mais je le vis plutôt pas trop mal vu les quelques efforts déployés pour y remédier.

Et pour contrebalancer, j'ai quand même quelques qualités.

Mais je ne les dévoile jamais au premier rendez-vous, sinon ce serait trop facile...























































(oui, l'humilité en fait partie...)

lundi 28 mars 2011

Beer Bottle Boogie / Koko Taylor



Il y a une question qui me turlupine (c'est moi ou ce mot est quand même très bizarre?) depuis un moment.

Pourquoi le rayon bières est-il toujours au fond des magasins?

(Et ceci est une règle immuable, regardez bien dans toutes les supérettes autour de vous, la bière est TOUJOURS au fond du magasin!)

Et pourquoi pas à l'entrée ou à côté des rasoirs?

Non, il faut se fader tout le magasin (et parfois ils sont très grands, labyrinthiques, sales, bondés, dangereux) et se retaper tout le chemin inverse en portant 16 kilos 2 canettes.

(Il est toutefois un avantage à cette règle absolue, c'est que du coup, le rayon bière est facile à trouver.)

D'où ma question.

Pourquoi au fond du magasin?

Est-ce parce que nos amis géants de la consommation, la conscience martelée à l'idée de vendre de l'alcool au grand public et soucieux de la santé de leurs fidèles clients ont décidé de cacher cette marchandise honteuse?

Mouais, je doute.

Est-ce parce que c'est la loi?

Ce serait une loi étonnante, mais ce ne serait pas la première.

Est-ce dans un pur souci d'organisation?

Avant d'arriver à destination, il faut passer devant tout un tas de produits débiles et tentants comme les fruits et légumes, les soins pour la peau pour nous, les hommes, les ampoules ou le papier hygiénique.

Et c'est dans le rayon que j'ai eu l'illumination.

La bière est là tout simplement pour être à côté des cacahuètes.

Logique.

Je me suis fait cette réflexion vendredi soir en voyant la foule réunie au fond du magasin.

Nous étions un soir de match.

Et là, c'est une autre règle absolue.

Qui dit match dit supporteurs relous imbibés de bière.

Cette règle m'amuse beaucoup moins que la première...

(Allez, poussez le volume à 11, vous êtes habitués, et n'oubliez pas de faire un tour dans le bar de votre quartier, vous rencontrerez forcément des gens qui ne sont pas des supporteurs haineux au Q.I. de Franck Ribery ballon dégonflé.)





















(un jour, j'essayerai de comprendre pourquoi les boulangeries sont toujours à des coins de rues...)

mercredi 23 février 2011

That Lucky Old Sun / Aretha Franklin



Aujourd'hui, j'ai entendu une chouette légende.

Elle racontait l'existence d'une espèce de grosse boule de feu qui était dans le ciel et apportait lumière et chaleur (et bonheur) au monde.

D'ailleurs, vous n'avez jamais entendu les anciens parler du "Soleil", cet objet qui (parait-il) brillait dans le ciel et que l'on voyait parfois dans certaines régions comme des îles parfumées aux jungles mauves, des empires perdus où des pyramides sont accrochées aux sommets de montagnes qui dépassent les nuages ou des déserts infinis perdus sous le ciel bleu.

Mais cette époque bénie où l'on pouvait voir la vie en couleur est visiblement révolue puisque l'on ne connait plus maintenant que le gris.

Un gris nucléaire.
Un gris de goulag.
Un gris qui punit.

Un gris comme l'ennui.

Et ce gris qui m'écrase chaque matin commence petit à petit à entamer mon moral.

un travail de sape qu'il me fait, l'animal.

Un gris qui obscurcit même l'esprit.

Du coup, je deviens faible et je fatigue et un rien me rend triste.

Le métro, les infos, le boulot.

Et en rentrant sous la gris et la pluie, j'ai ouvert ma boîte aux lettres, et j'ai pleuré (presque) tout ce que je pouvais.

Parce que dedans, il y avait un petit bout de carton.

Et sur ce bout de carton, il y avait un opéra.

mardi 25 janvier 2011

Killing Time / Natural Essence




Une chanson que j'adore écouter le soir, en lisant un bouquin avant de m'endormir.

Parce que cette trompette jazzy et cette voix envoûtante font vraiment du bien après une journée de glande boulot.

Alors cette fois-ci, je vais la faire courte et je ne pousserai pas le volume jusque 11.

je vais retourner à mon bouquin, finir mon verre de lait (non) coca (non plus...) vin (ah ben oui, pourquoi pas, et puis non) whisky (voila, là ça fait classe et homme!) et en regardant par la fenêtre, je verrai l'Empire State Building, le Grand Canyon, l'Océan et des néons éclatants...

vendredi 1 octobre 2010

Special Anniversaire Vincenzo-Guitar-Hero Crossroads / Eric Clapton (Feat. John Mayer)



Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Vincenzo-Guitar-Hero, mon cousin à moi qui envoie du bois.

C'est con, Vinvenzo, maintenant tu es trop vieux pour finir légende du Rock'n Roll.
Hop, refoulé du 27 club.
C'est con.

(je rappelle pour nos plus jeunes amis et pour ceux qui sont plus fans de Calogero et de Christophe Maé que de musique; que le 27 Club n'est pas un Boys Band ni une boîte de nuit dans un camping des landes mais un club hyper fermé de stars -légendes, même- du Rock'n Roll mortes sottement à 27 ans. Janis Joplin, Kurt Cobain, Jimi Hendrix ou encore Jeff "il-a-fait-Bip-Bip-on-a-fait-meuh-dans-le-mississipi" Buckley en sont des membres actifs)

Refoulé du 27 club, disais-je donc parce que maintenant, même si mlon cousin se chope une mort bien golmon (ce que je ne souhaite évidemment pas) ben il est trop vieux.

Cousin, tu es à un carrefour et je te propose Dieu-Clapton (et cette ordure bôgôssalacon de John Mayer) pour t'aider à trouver ta voie.

Prends le chemin que tu veux, mec, tant qu'il ressemble à une partition...