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samedi 2 mai 2015

Spécial Combat Floyd Mayweather vs Manny Pacquiao

J'aime la boxe.

Non, je n'aime pas forcément les coups, les ecchymoses et le sang.
Non, je ne me nourrit pas de violence.
Non, je ne suis pas en extase devant deux corps noueux, tendus de muscles, huilés, chauds, glissants, qui se collent l'un à l'autre dans un ballet grotesque d'esquives et de bourre-pifs.

Non, c'est plus que ça.

J'aime la boxe, pour ce qu'elle a de primitif et de terriblement complexe, à mi-chemin entre la négociation préhistorique à coups de gourdin sur le voisin et les échecs de Kasparov.

J'aime la boxe pour la détermination de deux types qui ont souffert dans une salle de muscu et qui veulent prouver aux autres qu'ils sont les plus forts.
Les plus forts dans la tête, surtout. Les plus impitoyables. Les plus motivés. Les plus courageux.

Deux mentals d'acier qui se détruisent à coup de masses dans la tronche.

Si le rugby est un sport de voyous joué par des gentlemans, la boxe est un sport de gentleman joué par des voyous.

Des tronches de repris de justice, des cerveaux de tracto-pelles.

Pour certains, comme Floyd Mayweather, de véritables hommes d'affaire.

Mais surtout des pitbulls en rut. La virilité en avant, les crocs dehors.

Mais les plus grands, vous les voyez grands sur et en-dehors du ring.

Jean-Marc Mormek, Lennox Lewis, Wladimir Klitschko, George Foreman, Mike Tyson, Sugar Ray Leonard, Jake LaMotta, Evander Holyfield.

Et le plus grand de tous, Mohammed Ali.

Autant de légendes de leur sport, autant de destins brisés comme les mâchoires ou de vies réussies à la force des poings.

Et de la tchatche.

Alors en attendant 03h00 du matin, je vous propose mes chansons de boxe préférées...

Hurricane / Bob Dylan



Hommage à Rubin "Hurricane" Carter, boxeur emprisonné sur la foi d'un procès douteux, couvert de racisme latent.

En moins de 10 minutes, Dylan balance un uppercut à sa façon avec cette guitare folk et un groove poids lourd.

Un chef-d'oeuvre.

Mama said Knock you out / LL Cool J



Forcément, dans la case égo éléphantesque et punchlines terrassantes, les rappeurs se devaient de reprendre l'imagerie de la boxe. Même origines commune, la rue, même moyen d'élévation social par l'égotrip,
Ici, LL Cool J cite Mohammed Ali. Humblement.

The Hitter / Bruce Springsteen



Bruce "The Boss" (ça sonne comme un nom de boxeur) Springsteen, la voix de l'Amérique des cols bleus, des travailleurs, ouvrier, trimeurs en usine, syndicalistes, devait forcément parler de ces mythes américains, nés de la poussière et des prisons, dont l'imagerie replonge jusqu'à la grande dépression, avec ses combats clandestins, ses os brisés, ses estropiés et ses orphelins.

Il écrit The Hitter pendant la tournée du Ghost of Tom Joad en 1996 mais ne la sort que 10 plus tard sur le splendide Devils and Dust. Un titre d'album qui pourrait résumer toute l'histoire de la boxe.

The Boxer / Simon & Garfunkel



Parce que vous pensiez sérieusement y échapper?

The Champ is Here / Lupe Fiasco



Comme quoi, Mohammed Ali reste le premier rappeur.
Lupe Fiasco, l'anarchiste, le sample directement pour son titre. The Champ is here chantait Ali en frappant ses congas.

Eye of the Tiger / Survivor



Vous pensiez sérieusement y échapper, bis ?

You beat me to the Punch / Mary Wells



Parce que oui, évidemment, les filles peuvent aussi parler boxe. Surtout quand elles parlent d'amour.

I Think i can beat Mike Tyson / Jazzy Jeff & The Fresh Prince



Avant de faire le clown sur les écrans, Will Smith faisait le clown dans le micro.
Au point d'imaginer qu'il pouvait battre Iron Mike...

Gonna Fly Now (Rocky OST) / Bill Conti



La chanson qui vous fait partir heureux le matin au boulot, qui vous fait soulever les meubles tout seul, changer un roue de bagnole sans cric ou nettoyer votre salle de bain sans pause.
La chanson qui m'a fait monter TOUTES les marches du sacré-coeur (presque) en courant.

Enfin, je vous conseillerai évidemment de regarder Raging Bull, le chef-d'oeuvre de Martin Scorsese sur la vie terrible de Jake LaMotta, When We Were Kings, le documentaire incroyable de Leon Gast sur le combat Ali - Foreman à Kinshasa, Zaïre, LE Combat du siècle (et je rajoute pour la peine le formidable livre Le Combat du Siècle de Normal Mailer.) où chaque phrase sortie par Mohammed Ali résonne comme un discours de Martin Luther King.
Mais aussi Le Champion, avec Kirk Douglas ou Body and Soul de Robert Rossen.

Et ruez-vous sur Warrior de Gavin O'Connor (avec Tom "la masse" Hardy et Joel Edgerton. Et si le film parle plus de Mixed Martial Arts (arts martiaux mixtes, une discipline qui se pratique dans une cage en forme d'octogone et non sur un ring et qui voit les combattants s'affronter en utilisant  des techniques issues de divers sports de combat comme la boxe, le Muay Thaï, la lutte, le judo et qui est sujet à de vives controverses éthiques malgré son caractère entièrement professionnalisé) son traitement est tellement touchant et juste à travers le destin de ces deux combattants de middle-class qu'on dirait vraiment une chanson de Springsteen mise en image.
Donc forcément. J'aime bien.

Et qui dit Boxe, dit ring-walk, ce moment culte ou le sportif traverse la scène pour rejoindre le ring sous le regard des milliers de personnes en transe.

Un moment-clé, où tout se joue déjà, où il faut impressionner l'autre en face et lui montrer qu'on ne se laissera pas mettre en bouillie facilement.

Voici pour moi le plus beau ring walk que j'ai pu voir à la télévision.
En 2002, je veillais tard pour regarder Tyson affronter Lennox Lewis.

Et Lewis a mis tout le monde d'accord ce soir-là en faisant son entrée sur Crazy Baldheads de Bob Marley quand la plupart choisissaient des titres rentre-dedans avec des subtilités de marteau-piqueurs.





Voilà, tout ça pour vous dire que la boxe va au-delà des uppercuts et des morsures d'oreille et que si le charisme animal de Mike Tyson ou les discours de Mohammed Ali résonnent encore aujourd'hui, au milieu du bling-bling et des combattants-hommes d'affaire de l'ère moderne, c'est parce qu'il ont toujours cherché à voir au-delà de leurs poings.





dimanche 1 septembre 2013

Heart of Mine / Bob Dylan



"Volonté d'acier, mais coeur en papier."
                                                                            Proverbe Moyen




Si, effectivement, ma volonté blindée trempée dans le plus dur des aciers me permet de gravir des montagnes et de regarder ce qu'il s'y trame dans la verte vallée qui se cache derrière, je dois avouer que je souffre parfois de faiblesse chronique qui me rend vulnérable aux émotions.

(La joie d'une visite d'une amie dans la capitale, Eminem dans un Stade de France avec Hobbes (et je vous prépare d'ailleurs une spéciale "pourquoi j'aime le Hip-Hop" pour les prochains jours) un téléscope, un sourire et des balades, la découverte d'une nouvelle bière ou encore la satisfaction de trouver un vinyle recherché depuis longtemps, un comics perdu dans un carton sur un bout de trottoir, un pot de miel, une conserve avec une tête de vache et la fierté de ne pas avoir plié dans les situations les plus sérieuses par exemple)

Faiblesse ridicule, avouons-le puisqu' après tout, le mental d'un roc n'est pas compatible avec l'émotivité exacerbée d'une fillette qui assisterait impuissante au massacre de bébés phoques.
Mohammed Ali, il chialait devant le massacre des bébés phoques, lui?
Ben non, il collait une trempe aux massacreurs de bébés phoques à leur passer le goût du gourdin et à occuper leurs 3 prochaines années en rendez-vous réguliers chez le dentiste pour essayer de retrouver un sourire humain et leur réapprendre à mâcher.

Si votre esprit vous joue des tours en faisant de vous un champion, votre coeur en fait des pires en faisant de vous un enfant qui pourrait chouiner devant la mort (atroce) de peluches blanches (pas si mignonnes, faut pas déconner) qui feront de très jolis manteaux.

Il est donc temps pour moi de le laisser se reposer un petit peu, à l'ombre d'une Cathédrale et d'une guirlande lumineuse de guinguette.

Les enfants, je rentre chez moi.

A Toul-c'est -cool.

Et alors que je m'apprête à monter dans le tégévé qui filera comme le vent, je sais que je vais me faire du bien.

Et que je serai plus fort quand je reviens.

lundi 26 août 2013

Willin' / Linda Ronstadt




Ce qui, finalement, empêche la roue voilée de mon destin bancal de prendre le contrôle de ma vie, c'est que je ne le veux pas.

C'est à force de volonté que j'arrive, péniblement certes, à ne pas trop tomber par terre ni écorcher mes genoux.

Mais ces derniers, jours, c'est à force de volonté, une volonté d'acier trempé, un assommoir à faire peur à un tank, une volonté inébranlable que j'ai réussi à faire plier des gens.
Enfin, UN gens.

Suffisamment en tout cas pour ressentir une satisfaction certaine, mêlée à une arrogance non feinte que nous, cogneurs de la vie, Rafaël Nadal qui s'entraînent dans les transports en commun, Mohammed Ali des escalators, connaissons lorsque le combat est terminé et nous laisse essoufflés sur le champ de bataille, vivants et victorieux.

Ces dernières semaines, le dos au mur, je me suis battu plus fort que d'habitude, j'ai regardé plus loin et surtout, j'ai voulu avec plus de conviction.
Je pensais au départ utiliser une tactique infaillible dites du "faire les gros yeux" ou "avoir le regard pénétrant" mais je me suis dit qu'à force, à me balader constamment les sourcils froncés et à regarder tout le monde avec l'air très énervé, très méchant, très en colère et très relou, j'allais finir par perdre des alliés et de la crédibilité.

J'ai donc opté pour la sérénité.

L'assurance de celui qui, non seulement sait qu'il a raison mais en plus sait qu'il va gagner.

Et c'est ce qui s'est passé.

Je dois avouer que j'ai été le premier étonné parce que sous mes allures de nonchalant qui sait qu'il va gagner et qui joue les Jay-Z lorsqu'il négocie un biz', ben je m'attendais quand même à subir le courroux du "NON !" lâché en pleine volée, qui tombe lourdement sur le coin de votre museau comme sur les malheureux Bernard et Nathalie Morin lorsqu'ils partent au ski.

Je précise d'ailleurs que j'ai caché mon étonnement en faisant le coup des "gros yeux" j'ai hoché la tête comme Jay-Z après un biz' avant qu'il aille rejoindre B. et j'ai continué ma journée.

Et puis parfois, malheureusement, toute la volonté du monde, bonne et mauvaise d'ailleurs, ne vous suffit pas et vous vous retrouvez face à un mur plus solide qui s'appelle souvent "La vie, bitch" (je vous raconterai très bientôt le concert d'Eminem au stade de France auquel j'ai assisté -ou comment élever le "bitch" au rang de ponctuation, locution splendide qui éclabousse dans les dîners mondains.) qui (cette bitch) colle des Beyoncé dans les bras de lascars qui ont plus de volonté que vous ou des idées de génies dans la tête de personnes plus géniales que vous et qui, parce qu'elle est farceuse avec vous, vous bouche salement le chemin.

Et la vue.
Et vous colle dans des métros trop pleins


Ce qui, finalement, empêche la roue voilée de mon destin bancal de prendre le contrôle de ma vie, c'est que même lorsque ma volonté ne suffit plus et que je tombe, ben je me relève.

Parce que je le veux.





mardi 2 juillet 2013

Mes Vacances Imaginaires Episode #3 Jerusalem / Dan Bern



Istanbul-la-Magnifique m'a réveillé pour que je me révolte, Rome m'a prévenu que ce ne serait pas instantané et Jérusalem m'apprend que c'est de l'obscurité que viendra la lumière.

Car cette ville, érigée pour l'Eternel des Armées, qui a bâti des temples et vénéré des rois, qui a vu David et Saladin et qui vit maintenant mille tourments ne connaîtra certainement jamais la paix.

Une ville qui sera peut-être éternellement bombes et ruines mais aussi une ville où l'on peut parfois voir l'espoir que trois religions cohabitent.

Oui, Jerusalem est violente, oui quand la poussière retombe on y compte les morts, pour un bout de terre, un peu d'eau et parce que l'Histoire est trop lourde, mais n'oublions pas que Jérusalem est aussi un joyaux.

Un espoir pour des pèlerins, un nouveau départ pour ceux que l'on a voulu faire disparaître, une Terre Sainte pour des populations assoiffées.

Je suis sûr que le soir, elle est triste de voir que l'oppression continue, que les obus explosent toujours et que ses arbres sont toujours coupés pour empêcher des paysans de prospérer.

Et si me jours sont un peu plus sombres en ce moment, si le chaos règne et que j'essaye de m'enfuir à travers ma vie, je me dis que de ces cendres viendra un peu de ciel bleu.

Alors Jérusalem me dit que mes tourments ne seront pas éternels car malgré 3.000 ans de combats, elle reste là, debout, à prouver au monde qu'un jour, le respect  la rendra plus lumineuse encore.









Dan Bern est un auteur-compositeur américain et l'on sent bien qu'il est influencé par Dylan et Springsteen, ce qui en fait un mec bien.
Il a participé à la Bande Originale de Get Him to the Greek produit par Judd Apatow et de la parodie Walk Hard (qui raconte l'ascension, la gloire et la chute du chanteur fictif Dewey Cox) ce qui en fait un mec bien doublé d'un mec drôle.


et hop, une version live toute sympa pour le plaisir.

lundi 20 mai 2013

Tiger Mountain Peasant Song / Fleet Foxes



La vie est faite de moments magique.

Il suffit d'ouvrir les yeux et de savoir les reconnaître.

Comme par exemple lorsque, lors d'un voyage à Lyon, capitale des gaules, des passages secrets et du saucisson, je revois des amis que je n'avais pas vu depuis encore plus longtemps que la saison des pluies qui nous frappe actuellement.

Et que l'on reprend, l'air de rien, des conversations vieilles de 10 ans comme si elles avaient eu lieu hier.
Et qu'ils vous présentent avec tout leur amour et un regard de fierté ce bout de chou de (presque) 2 ans, belle comme un coeur et malicieuse, qui vous check le poing avec la classe d'Eminem et balance la pluie aux ordures avec son rire.

Les familles sont de la magie.

Lyon est donc une ville très chouette, même sous la pluie avec ses fleuves, ses ponts et ses saucissons.

Et malgré les averses et le vent, la roue voilée de mon destin bancal a décidé, pendant 5 minutes, de tourner dans le bon sens.

Il y a un parc gigantesque. Un central parc, presque, mais avec un Zoo.
Il y a des canards en liberté, des daims et des oiseaux et plein d'autres animaux exotiques et jolis.

Et alors que nous courions marchions sous la pluie avec Hobbes, la roue voilée de mon destin bancal a décidé pendant deux secondes d'arrêter de me faire des blagues et de me faire tousser comme un tuberculeux.
Le soleil s'est montré, a épousseté quelques nuées et alors du fond d'un bosquet, parce qu'il est fier et beau et qu'il voulait le montrer, un tigre est apparu et s'est un peu promené pour qu'on puisse le regarder. (je dois avouer qu'à ce moment, j'ai eu du mal à faire croire que mes yeux étaient encore mouillés de la pluie.)

Le Tigres sont de la magie.

Un vrai tigre, comme on en voit dans des jungles mauves, comme ceux que l'on finira par faire disparaître à force de réussir à tout bousiller.
Parce que quand tout sera fini, quand il ne restera rien d'autre que la cendre et le goudron et plus de tigres, il ne nous restera que des regrets idiots.
Mais le tigre, lui saura que jusqu'au bout, il a été fier et beau.


Et si le voir dans un enclos, loin des ses empires et de ses sujets et de l'ombre de sa jungle peut rendre triste, le tigre ne se formalise pas, parce qu'il sait que même derrière des barreaux, il est fier et beau.

Et je suis sûr que pendant qu'il se montrait, puissant et serein, il voulait me montrer qu'en fait, être fier et beau, c'était facile.

Il suffit de le savoir.
.




Cette photographie est dédiée à ceux qui bousillent tout.
Car vous ne serez jamais fiers et beaux, vous n'êtes que cendres et goudron.

lundi 15 avril 2013

I ain't got no Home in this World anymore / Woody Guthrie



Puisque l'heure est à l'honnêteté et aux scrupules, j'ai décidé moi aussi, en toute transparence, de dévoiler mon patrimoine.

Et je le dévoile même sans tarder.

Hop.




Je possède donc:
- 3 bouteilles de Blue Moon. Bière blonde non filtrée des Etats-Unis.
- 1 bouteille de 5 a.m Saint. Bière Ambrée de Grande-Bretagne.
- 1 bouteille de O' hara. Bière Ambrée Irlandaise.
- 1 bouteille de Philomenn. Bière Ambrée traditionnelle de Bretagne.
- 1 bouteille de Pilsner Urquell. Bière Blonde de République Tchèque.
- 1 bouteille de Samuel Adams. Bière Blonde de Boston, USA
- 1 bouteille de Brooklyn Lager. Bière Blonde de Brooklyn, New-York, USA.
- 1 bouteille de Kozel. Bière Brune de République Tchèque.
- 1 bouteille de Gambrinus. Bière blonde de République Tchèque.


Voilà.

Pas de quoi se taper la gueule de bois de l'année.

Alors je possède aussi quelques disques, des bandes dessinées, des livres, de films, des casquettes, des adidas, des Nike Air Force One et des comics mais ces quelques bouteilles sont pour le moment mon bien le plus précieux. (avec quelques films de Scorsese et de Woody Allen, mes t-shirts des dents de la mer, mes tickets de concert, une photo, des disques sur-usés, des livres cornés, un Ipod gravé des mots immortels de Buzz l'Eclair "To infinity and Beyond", des cartes postales et plein d'autres choses qui vous paraîtront ridicules, comme un menu de pizzeria new-yorkaise ramené de là-bas, un livre sur la mission Apollo beau comme la Chapelle Sixtine, un livre sur les codes secrets, un Superman, une bouteille d'eau remplie d'un peu du Pacifique aspiré à Mavericks, Half Moon Bay, Californie, des publicités de Marabouts, des films magiques dont je ne pourrai jamais me séparer, une boule à neige avec le Moulin Rouge dedans...)

Voila mon tout petit patrimoine.
Un bric à brac et des bouteilles.

Evidemment, n'y voyez là le delirium tremens de l'alcoolique au dernier stade qui parle à ses bouteilles comme à ses hypothétiques enfants les soirs de solitude, mais plutôt l'émotion de l'amateur qui contemple un trésor comme certains des bouteilles de vin, des pin's ou des billets de banque et des comptes off-shore.

Car toutes ces bières fantastiques aux goûts variés que je me garde amoureusement pour les ouvrir avec joie lors d'occasions spéciales et ces objets improbables que je collectionne, on me les a offerts.

Donc ils valent de l'or.






































Notez que cette chanson, d'une formidable actualité, date de 1940.

Et que forcément, le Boss en a fait une version forcément géniale.

jeudi 21 février 2013

Earthquake / This is the Kit





Ce qu'il y a de bien dans les concerts, c'est que parfois, il y a de chouettes premières parties.

Mardi, dans le froid mais plein de joie, je suis allé voir Herman Düne, un de mes groupes préférés de l'univers qui jouait sur scène la Bande-Originale qu'ils ont composé pour le film Mariage à Mendoza (que j'aurais presque envie d'aller voir rien que pour sa chouette musique) et un peu d'autres chansons à eux; et en première partie, j'ai découvert ce formidable petit groupe qui assure bien comme il faut et vous colle une ambiance au poil pour se réchauffer les oreilles et la tête.

This is the Kit est donc un petit groupe anglais qui débarque comme ça, à l'improviste, avec des mélodies qui ressemblent à du Fleet Foxes, un folk qui envoûte un peu et vous rappelle vos meilleures veillées au coin du feu quand vous étiez scout ou campeur.

Ils ont l'air super sympa, un peu bizarres mais un peu talentueux aussi.

Je vous laisse avec eux, je file essayer de trouver un album...



lundi 12 novembre 2012

Follow Me / Lyme and Cybelle



Amis, fidèles, admirateurs, admiratrices, Scarlett.

N'oubliez pas que la vie est un jeu.

Je l'avais oublié depuis bien longtemps et je le réapprends depuis peu.

Il suffit finalement de bien ouvrir les yeux et chaque pas devient une case de jeu de l'oie.
Il y a des pièges, il y a des épreuves, il y a des moments qui vous font avancer d'un coup en sautant plusieurs cases, et il y a des décisions à prendre sur un coup de dé.

Bon, parfois la vie vous fait reculer de 3 cases, c'est vrai, mais c'est finalement son côté joueur.
(Je dois avouer que de mon côté, j'ai souvent reculé des cases ou sauté les mauvaises, mais c'est mon côté joueur à moi.)

Et si mon karma ne me donne pas des jackpots à chaque lancé de dé ou tour de bandit manchot (puisque la roue de mon destin bancal est légèrement voilée) j'essaye de rester beau joueur et je me dis qu'au prochain lancé de dé, à la prochaine intersection, au prochain verre ou à la prochaine porte, il y aura peut-être quelque chose d'amusant, qui me rappellera que tout ceci n'est qu'un jeu, et que la ville est un grand terrain.

La preuve:


Les Envahisseurs attaquent la ville

Les Cartons font des sourires.

Les Blessures sont des cartoons

Les Graffeurs sont des artistes.

Les noms des rues sont des aventures.

Les enseignes sont des Films

Le Grand Palais est un skatepark...








Alors suivez-moi.

mardi 21 août 2012

Little Cabin Home on the Hill / Bill Monroe





Non, je ne suis pas parti en vacances ni mort de canicule puisque:

-1 Je ne suis pas SI vieux.
-2 Je ne suis pas encore en vacances.
-3 Je ne suis vraiment pas SI vieux.
-4 Je suis bien les conseils que me donne le ministère de la santé et je m'hydrate régulièrement bien comme il faut.

"Buvez même quand vous n'avez pas soif et allez à l'ombre."

Il est évident que ces conseils sont vachement simples à suivre, surtout quand il s'agit de boire même quand on n'a pas soif.






Non, je profite simplement du fait que nous ayons les mêmes températures qu'à la surface du soleil pour flâner avec mes lunettes de soleil et mes écouteurs, je lance chaleureusement (ha ha!) (j'aurais aussi pu dire "à brûle-pourpoint" et j'aurais fait le jeu de mot du siècle, mais étant de nature humble et discrète, je me contenterai d'être drôle.) des "bonjour", des "ça va?" et des "pffffiouuuu, quelle chaleur" bien hydraté aux gens que je croise (qui me prennent bizarrement pour un fou ou un alcoolique) et je lis des livres et le Monde pour faire croire que je suis érudit quand je ne suis qu'en état déshydraté avancé.

Et au fil de mes lectures en caleçon en terrasses sur mon canapé, qu'apprends-je?

A cause de la sécheresse aux USA et à la faible productions de céréales, le prix de la bière va augmenter !!

Mais cette sécheresse terrible à des conséquences bien plus tragiques et terre à terre que le prix de l'ivresse puisque des éleveurs sont obligés d'abattre leurs troupeaux faute de pouvoir les nourrir et des paysans se retrouvent dans des situations financières catastrophiques.
Neil Young -Génie Génial- avait d'ailleurs lancé le "Farm Aid" en 1985, gigantesque concert pour récupérer des fonds et aider les agriculteurs et il le continue encore de nos jours.

Je ne vous demanderai pas d'envoyer des billets pour les fermiers de l'Iowa, soyons sérieux.
Ayez simplement une pensée pour ceux qui triment en France.
Cousins Weber, je pense à vous et je vous dédie cette chanson. Une petite Maison sur la Colline.

Et pendant que je pensais à mes cousins, à leur troupeau, à leur (futur) fromage et leurs tracteurs, je me suis décapsulé une canette d'eau au houblon et j'ai bu à leur santé, pensant que je ne pensais pas assez à eux.

Mes amis, chaque goutte de bière vient d'un joli terrain où quelqu'un a marché, gratté, semé, récolté, parce qu'il aimait le sol sur lequel il est né.


Et sous mes tropiques de gaz d'échappements et mes champs de béton, mon cerveau s'est mis en ébullition...

Je me suis lancé dans un beau projet.

Avec mes mains et un peu d'eau.

vendredi 20 juillet 2012

Across The Wire / Calexico




Voila une chouette chanson d'été pour siroter des margharitas et porter des lunettes de soleil.

Une ambiance Mariachis pour un groupe qui nous vient de l'Arizona, état du Grand Canyon, des cactus, des déserts et de Kingman, coeur de la route 66.

(et Kingman, souvenir émouvant de bar fantastique avec son billard, son juke-box que le gentil barman m'avait rendu gratuit en le débloquant spécialement pour moi, sa voie de chemin de fer qui passait juste devant ce sportsman cafe et dont les convois titanesques faisaient trembler tout le bâtiment. Et une route immortelle.)









Alors comme à Paris il est difficile de trouver des cactus et des déserts, je trouve des bars.

Et accoudé à un comptoir, je retourne au bord du Grand Canyon.


                                                                                        (Copyright @Nyazilla)





























Petit message à l'attention des terriens qui découvriront ces quelques lignes dans plusieurs siècles ou des habitants de planètes lointaines qui voudraient s'intéresser à nous, Terriens et à nos civilisations (dans le cadre d'un voyage scolaire d'une université venant de la banlieue de Zeta Reticuli par exemple.)

Je m'appelle Moyen et je vous parle depuis l'année 2012.
J'ai 33 ans.

43 années avant aujourd'hui, un habitant de notre planète, la Terre, posait le pied sur notre lune.




(Non, nous ne faisons pas que nous charcuter entre nous. Parfois, lors de rares moments de lucidité, nous regardons vers les étoiles.)


jeudi 26 janvier 2012

Big Yellow Taxi / Joni Mitchell






Aujourd'hui, la NASA a dévoilé une magnifique photographie Haute Definition de notre jolie planète bleue.

(Que l'on surnomme Blue Marble)



Elle est belle, vue de là-haut, non ?

Bon, évidemment, si on se rapproche un peu, tout de suite on se colle des déprimes à faire passer Benjamin Biolay pour Patrick Sebastien



Donc hop, reprenons un peu de hauteur s'il vous plait



(ce que font très intelligemment les filles, je vous le rappelle, en se perchant sur des talons pendant que nous, garçons, continuons de courir maladroitement entre les sacs poubelles arrachés et des cadavres de tigres du bengale pigeons écrasés pour tenter de les rattraper.)

Vue d'ici notre Terre est très jolie.

Et bien voyez-vous, amis, lecteurs assidus ou de passage, cette photographie fait du bien et donne espoir.
(et c'est d'ailleurs pour ce genre de résultat que je considère comme indispensable le fait de continuer à développer des programmes spatiaux et à explorer les fonds des mers.)

Et pour une fois que cette fraude de Yann Arthus-Bertrand n'est pas derrière une image vue du ciel...

En observant cette photo magnifique, je me suis dit que j'avais de la chance.

Car il m'en reste des endroits à découvrir.
(de préférence, des endroits avec encore des tigres du bengale, des jungles mauves et des baleines. Des endroits où les enfants n'auront pas appris à faire la guerre. Ni à trier mes déchets.)































Et comme ça, en passant.
29975 visites sur mon blog (bon, certains sites font ça en une journée, je sais.)
La 30.000ème, je lui roule une pelle.
Le 30.000ème, je lui roule un clope. (Et allez, soyons oufs, une tape sur l'épaule.)

mardi 17 janvier 2012

Still Waters / Jim White



A midi, je me suis assis sur un banc au parc des Buttes Chaumont (car la joie de retourner en formation, c'est de manger dans le parc qu'il y a derrière le bâtiment.) j'ai sorti ma salade emballée et j'ai observé l'eau gelée du bassin.

(oui, parce que figurez-vous qu'il faisait un froid de canard ce midi et qu'il faut être drôlement motivé pour manger dehors, assis sous les marronniers nus par un froid qui pique, plutôt que dans un bâtiment chauffé où l'on vous sert du café.)

Je riais devant les canards (justement) qui glissaient en essayant de marcher maladroitement sur la surface lisse de la banquise du plan d'eau des buttes chaumont et je me suis dis que finalement, la campagne à Paris, ce n'étais pas si compliqué.

Enfin, ce n'est pas si compliqué les jours de semaine, à l'heure du déjeuner, par un froid polaire à ne pas mettre un canard dehors et hors des vacances scolaires.

Parce que le parc des Buttes Chaumont, l'été, ça vous rappelle le périph', la côte d'azur et le métro aux heures de pointes en un seul endroit.

Il faut cohabiter avec des gens, subir les chiens, les ballons et les enfants et marcher pendant des heures pour trouver une place où s'asseoir, comme sur une plage de côte d'azur.

Mais aujourd'hui, face à l'eau gelée, j'étais tout seul avec la buée qui sortait de ma bouche et ma salade emballée.

J'espérais -un instant- qu'un ours blanc égaré pointe le bout de son museau, mais j'ai du me contenter des canards.

Aujourd'hui, sans m'y attendre, j'ai voyagé, parce que l'eau s'était arrêtée.








mercredi 28 décembre 2011

Brand New Day / Van Morrison



Dimanche, 2011 ne sera plus.

Et du coup, des tas de gens vont sottement prendre des bonnes résolutions pour la nouvelle année, ignorant leur erreur et pensant naïvement reprendre le contrôle provisoire de leur vie.

A ces gens, je dis stop.

Vous perdez un temps précieux et une énergie considérable.

Le 1er Janvier 2012, je ne prendrai pas de bonnes résolutions car je me réveillerai seulement le 4 après avoir cuvé mon champagne.

Les Bonnes Raisons pour ne pas prendre de Bonnes Résolutions

- Vous vous rajoutez une pression sociale supplémentaire en hurlant à la cantonade que c'est décidé, vous allez arrêter de fumer comme un pompier ou de boire de l'Ice Tea comme un Capitaine Haddock perdu dans le désert. Et quand vous échouerez -parce que oui, vous échouerez- tout le monde se moquera salement de vous et soulignera la faiblesse et la fragilité de votre volonté. Mauvais Plan.

- Les Bonnes Résolutions, c'est has-been. C'est so 2008.

-En 2012, souvenez-vous, nous mourrons tous écrabouillés comme des vieux flans par une planète folle venue jouer aux autos-temponneuses avec la nôtre, avalés par des tremblements de terre qui couperont la planète en deux, lessivés par des raz-de-marée à faire passer le Japon pour des ronds dans un pot de chambre, engloutis par des trous noirs et que sais-je encore comme nous le promettent les Mayas, illuminés, déglingués et autre Paco Rabanne ou Escrocs Astrologues de caravanes. Et Roland Emmerich dans son très mauvais film.

- Les Bonnes Résolutions c'est pour ceux qui écoutent Justin Bieber. (et là, je calme tout le monde.)

- Les Bonnes Résolutions doivent partir du 1er Janvier 2012 au matin. Pas du 31décembre 2012 (qui de toute façon n'existera pas si vous avez bien suivi...) en soirée. Je dis ça pour les resquilleurs.

- Les Bonnes Résolutions ne sauveront pas notre triple A (je dis ça pour ceux qui envisagent d'arrêter de fumer et de boire de l'Ice Tea.)

- Les Bonnes Résolutions frustrent et font monter votre tension. Pas bon pour la santé.

- Les Bonnes Résolutions, c'est se donner une raison de plus d'échouer.



Le 1er Janvier 2012 sera un nouveau jour où je ne prendrai pas de bonnes résolutions.

Ce sera un jour comme tous les autres que j'essayerai tranquillement de traverser pour préparer les autres qui vont arriver.




mardi 1 novembre 2011

If I Had A Hammer / Peter, Paul and Mary



J'adore les magasins de bricolage.

Déjà parce que quand on y rentre, on a l'impression de faire partie d'une caste, d'une famille: celle des bricoleurs.

Ces gens qui s'arrêtent devant un chantier pharaonique et qui demandent à un ouvrier en train de souder si c'est bien un tournevis cruciforme qu'il utilise.

Ces hordes essentiellement masculines qui insistent auprès de leurs compagnes pour monter les étagères tout seuls, parce non, on a pas besoin d'aide, on a un tournevis cruciforme.

J'aime admirer les mèches de perceuses en carbure de tungstène, les lames de scies circulaires en diamant, les pinces coupantes, les étaux portatifs, les vis de toutes les formes, les tournevis aimantés, les chevilles de toutes les couleurs, les mètres, et tous les outils possibles et imaginables et forcément indispensables (en plus d'un tournevis cruciforme) pour monter des étagères.

Dimanche matin, j'étais donc dans mon bricorama adoré pour chercher deux-trois trucs indispensables à mes velléité de décorations dominicales (d'ailleurs à ce sujet, je reviendrai prochainement vers vous pour un grand projet auquel je compte vous faire participer, mais chut, vous saurez ça très vite...) et comme j'avais déjà un tournevis cruciforme...

Le bricorama adoré que j'ai a la très bonne idée d'être ouvert le dimanche matin, parce que c'est toujours le dimanche matin que nous, bricoleurs (et là, je dis solennellement  "nous" et "bricoleurs" parce que oui, j'appartiens à cette confrérie du manieur de marteau et de tournevis pour qui le jour du seigneur est le jour du cloueur...) nous rendons compte qu'il nous manque un tournevis cruciforme ou un autre outil indispensable (comme un niveau à faisceaux laser pour accrocher un tableau bien droit au mur.) pour bricoler dans la paix du Christ.

Bricorama, tu es mon Eglise et le cruciforme, en tournevis ou en bois, on le partage avec le Vatican après tout.

Le dimanche est mon jour de foi.

Je flânais donc dans mon bricorama à admirer les tournevis cruciformes en me disant que haha, j'en ai déjà et ils sont garantis à vie, moi mes tournevis et les vis en me disant que ah merde, il n'y a pas ma taille.

J'ai admiré les niveaux à faisceaux lasers en regrettant de ne pas avoir de tableau à accrocher.

J'ai observé les reflets du carbure de tungstène sur les forêts de perceuses et le diamant des lames de scies circulaires.

En passant à la caisse, j'ai également eu l'occasion de signer le première pétition de ma vie.

Habituellement, je ne suis pas du tout du genre à signer de pétitions.
Pour moi ça à le même effet que de regarder un concert des enculés enfoirés, c'est se donner une bonne conscience pendant 20 secondes en restant calé sur son canapé à zapper entre les publicités et sans trop se mouiller parce que bon, quand même, il n'y a pas que ça à faire et puis il faut encore les monter ces étagères, merde, alors sauver le monde, ça attendra demain, mais bon, regarder les enculés enfoirés et signer un papier, c'est montrer qu'on est engagés, bordel.

Un jour que je me baladais avec des amis, une pétitionneuse nous a accostés pour faire arrêter les tortures contres les animaux en Chine.
Quand on lui a dit que nous n'étions pas insensibles au sort de ces pauvres bêtes, loin de là, mais que quand la Chine n'aura plus de problèmes de tortures qu'avec les animaux, on aurait fait un grand pas, elle est partie toute déprimée en réfléchissant sérieusement à son avenir de pétitionneuse.

Mais là, je dois avouer que le cas était sérieux.

C'était pour que le Bricorama reste ouvert le dimanche.


mardi 18 octobre 2011

Wagon Wheel / Old Crow Medicine Show



Vous courez dans le métro?

Vous marchez sur les tapis roulants et vous montez les escalators 4 à 4?

Vous faites donc partie de ces gens qui me rentrent dedans tous les matins et tous les soirs par peur d'être en retard.

Un conseil, amis pressés.
(un conseil sympa que je vous donne, pour votre propre santé et que je vous encourage à suivre avant que je ne vous fasse chier vos propre dents...)

Arrêtez-vous, respirez, regardez et écoutez.

Les wagons ne sont finalement pas fait uniquement pour y souffrir...

samedi 3 septembre 2011

Fear a' Bhàta / Capercaillie



Dans maintenant deux semaines, je serai en Ecosse à me perdre dans les Landes désolées et les Pubs centenaires et je crois que je devrais trouver mon compte de grands espaces.

Alors évidemment, je vais essayer de ne pas me perdre vraiment, vu que j'aurai un avion à prendre pour rentrer (encore que, se perdre vraiment est peut-être une bonne idée) et que se perdre dans la lande signifie souvent rencontrer la faune locale, passer des nuits humides sans un whisky à l'horizon pour se réchauffer et entendre le plongeon d'un monstre millénaire qui sillonne les eaux noires et sans fonds de Lochs mystérieux. (je suis certain qu'un monstre millénaire fait plus qu'un banal "plouf". Un monstre millénaire, ça fait des vagues et un boucan du tonnerre qui court sur la lande et fait frémir les écossais réfugiés dans un pub perdu dans le brouillard.)

Je sais, dit comme ça, ça fait vachement envie et je me risquerai peut-être à m'égarer pour de bon près du mur d'Hadrien ou au sommet d'un mont brumeux surplombant une vallée perdue car ce que je trouve beau dans les voyages n'est pas forcément de voir l'exceptionnel, mais de vivre l'imprévu.

Demander mon chemin à un vieux qui ne parle que Gaélique.
Goûter une eau-de-feu au goût de tourbe et de pluie.
Porter un kilt en public.
Assister à un match de rugby sur un terrain improvisé, sous un ciel de cendre et fêter les vainqueurs et inviter les perdants à boire une bière.
Chercher un port de pêche d'où partaient les baleiniers pour entendre des histoires sur des monstres marins et des baleines aux dimensions d'un île.
Chercher cette fameuse baleine.
Essayer la cornemuse sans avoir l'air d'avoir escaladé le Mont Blanc en courant.
Voyager dans un fourgon postal pour voir des paysages, discuter avec un facteur local et ne pas avoir d'horaire pour arriver à destination.

(concernant cette histoire de kilt, oubliez les photos, il n'y en aura pas. C'est aussi valable pour la cornemuse.)

Et sur cette terre de légendes et d'histoires, je compte bien tout faire pour creuser un peu plus que ce que les routes ont à m'offrir.

Et admirer l'océan, où dorment encore des marins perdus.

lundi 1 août 2011

Where do the Children Play ? / Cat Stevens





Je n'aime pas les enfants.

Ou disons plutôt que je trouve les enfants bruyants, sales, parfois idiots et inutiles. (sauf une certaine Mona qui finira princesse face à son destin ou Marquise des Anges tellement elle est classe et canon.)

Les enfants ne font rien que chercher à se faire mal, se mettre des trucs dans le nez ou les oreilles pour voir comment ça fait, hurler, pleurer pour un rien et réclamer les trucs les plus farfelus à coup de colères rageuses.

Vous allez encore dire que je rouspète comme un vieil aigri, mais admettez qu'un trajet en TGV passe plus vite quand il n'y a personne en-dessous de 18 ans dans le wagon et que les métros, c'est plus sympa sans poussette.

(d'ailleurs je rouspète peut-être, mais n'empêche que j'aide toujours les gens à porter les poussettes dans les escaliers du métro vu qu'apparemment tout le monde fait semblant d'être en retard dès qu'il s'agit de rendre service.)

Ce matin, un mouflet de 87 centimètres (soit à peine 12 de moins que moi) s'est planté droit devant à me fixer bizarrement.

Blond le gosse.

Et en plus, il avait l'air poli ce qui a le don de m'agacer fortement vu qu'il prouve qu'il n'a aucune envie de profiter de sa jeunesse (en jetant ses crottes de nez à la tête des gens et en collant des chewing-gums sur les poignées de porte par exemple.)

Barbant le gosse.

(enfin, je dis ça, il avait pas encore lâché un mot vu qu'il me fixait comme une poule devant un cure-dent.)

Et là, il faut savoir qu'il est 08 heures du matin un lundi, que j'ai les oreilles ensevelies sous mon casque blindé relié à mon Ipod, gilet pare-balles du quotidien, que je sens que mon T-Shirt DC comics va passer un sale quart d'heure avec la chaleur qu'il fait et la surpopulation carcèRERale et que forcément ça n'augure rien de bon pour la santé du moutard.

(je rappelle à toute fin utile que DC comic est une des deux grands maisons d'éditions de comics -l'autre, c'est Marvel, faut suivre- qui a sorti des merveilles comme Batman, Superman, le green lantern, Wonder Woman et j'en passe et des supers.)

Il me fixe, je le fixe, je vais gagner, je suis super fort à ce jeu.

Bon, il a quand même l'air sympa avec son air innocent, à me regarder comme je regarde un Picasso (et pas un cubiste, bande de nazes.)
Disons un Chagall plutôt , ça provoquera moins de rires gras dans l'assistance et ça me donne une bonne occasion de montrer que oui, j'aime toutes sortes de dessins, les supers dans des comics et les mariées rouges sur des toiles.

Alors que j'allais lui demander ce que ça lui faisait de voir E.T. en vrai, il prend les devants et fait le premier pas.

L'audacieux.

Il se tourne vers son père, lui tire la manche, me montre du doigt, ce qui est très impoli et crie très fort (ce qui est déplaisant) "papa, regarde le monsieur, c'est Superman."

(oui, c'était superman lui-même sur mon magnifique T-Shirt DC Comics de chez Célio offert par ma soeur qui, je le pense, se contrefout des supers-bonzommes en collants)

J'ai rigolé quand même, ça m'a fait sourire.

"Ah ah, pas loin petit. Je ne suis que Moyen."

Et je suis parti au boulot, en me disant que si je n'étais que moyen, j'avais au moins sauvé ma vie.

jeudi 28 juillet 2011

Through any Window / Wisely



J'en vois des choses à travers mes ma fenêtre (parce que oui, dans un 15m2, on a généralement qu'une seule fenêtre, mais c'est pratique, ça va plus vite à nettoyer...)

Déjà, je vois des toits.
J'aime bien voir les toits de paris, j'ai l'impression de dominer la ville et de vivre dans un monde à part, celui des pigeons, des chats et des ramoneurs.
Et en plus, on peut voir le ciel, et parfois, quand j'ai de la chance, la nuit, je devine quelques étoiles.

Par ma fenêtre, je vois mes voisins.

Enfin, surtout ma voisine qui se fait du thé (et je sais que c'est du thé car il y a un sachet. il n'y a pas de sachet pour le café à ce que je sache!), qui aime lire allongée sur son lit, peindre des meubles en rouge et manger à même la casserole. (ce que je fait parfois aussi, mais c'est beaucoup moins sexy quand je le fais et c'est par pure économie de vaisselle.)

Je vois aussi la voisine d'en-dessous de la voisine qui lit en débardeur et petite culotte allongée sur son lit, et elle est beaucoup moins sympa à l'oeil.

120 ans à vue de nez, elle se balade en robe de chambre sur son balcon (parce que oui, elle a un balcon. Et long en plus) et rouspète contre les gens qui passent dans la rue.

Par ma fenêtre, je vois surtout des bâtiments, plutôt grands.

Mais par ma fenêtre, je ne fais que voir la vie défiler. Je ne peux pas la toucher.

mardi 31 mai 2011

The Secrets of the Sea / Billy Braggs and Wilco








La Mer est pleine de mystères et de secrets enfouis sous ses eaux froides et c'est justement ce qui me pousse à y retourner régulièrement.

Parce que je ne peux m'empêcher de penser à des trésors enfouis, des cités perdues, des monstres marins gigantesques défiant l'imaginaires et des sirènes ensorcelantes chaque fois que je me retrouve sur une côte.

Et justement, il m'est arrivé un jour une aventure magique alors que j'admirais le grand atlantique depuis le minou.

Alors je précise tout de suite pour les pervers-détraqués et autres plaisantins à l'esprit tordu, que je ne parle pas d'un film de Marc Dorcel mais bien de ça:


Un très chouette coin un poil de mazout au nord de Brest.
Il y a un bar, il y a une plage et il y a un phare...

D'après Une Histoire Vraie...

Un jour que le soleil nous faisait une apparition grandiose et que les tempêtes n'étaient pas encore de retour sur la côte bretonne, nous avions décidé, des amis et moi, d'arpenter les landes désolées autour de la pointe du Minou (et on oublie les rires gras, s'il vous plait) afin d'admirer l'Océan, les bateaux et sentir un peu le vent souffler sur nos joues.

La simple contemplation de l'immensité bleue nous arrachait des cris émus entre le "ho c'est beau", le fameux "la vache, on s'sent tout p'tit" et bien sûr, "la nature, c'est un jardin meeeeerveilleux".
(bref, tellement sirupeux que nous aurions pu sucrer nos demis avec...)

Nous étions assis dans les herbes hautes, à contempler le phare et compter les moutons que les vagues font à la surface quand la nature nous fit une soudaine et spectaculaire manifestation des mystères qui tapissent les profondeurs océaniques...

Un peu au large, un gigantesque bouillonnement nous avertit de la présence d'une entité titanesque dans les eaux Brestoises.

Un antique léviathan devait sans doute se réveiller de son sommeil millénaire et se rappeler au bon souvenir de ces générations qui en avaient oublié l'existence.

Les anciens parlaient bien de monstres immenses, grands comme des îles et cracheurs de feu, mais là, nous allions en avoir la preuve.

Le souffle coupé, fasciné par le spectacle grandiose d'une manifestation antédiluvienne, nous attendions ému l'apparition d'un Kraken sauvage (ou d'une très grosse loutre, ou encore de Maïté en vacance en mer d'Iroise...)

Ce qui apparu défia notre imagination.

UN SOUS-MARIN NUCLEAIRE LANCEUR D'ENGINS.

Un gros cigare noir porteur de bombes atomiques a d'un coup surgit à l'entrée de la rade de Brest, certainement pour rejoindre l'Ile-Longue, son port d'attache.

Alors tout de suite, je confirme, voir ça:



C'est tout de suite moins classe que voir ça:


(ou ça, j'accepte aussi les serpents de mer ou les dinosaures marins qu'on voit nager certains soirs d'été et replonger pour l'éternité dirait mon ami Michel S.)





La mer est pleine de Mystères et de Secrets.

Mais ils sont tous classés "secret-défense" ...

lundi 25 avril 2011

The Hockey Song / Stompin Tom Connors



Hier, j'ai eu la chance d'assister dans un Bercy redécoré aux couleurs du Canada à la rencontre France - Canada comptant pour la préparation aux mondiaux qui vont se jouer en Slovaquie.

Le Hockey est un subtil mélange de:


+


+


+


+




Et au canada, ce sport est une religion, un peu comme le Foot au Brésil, le Rugby en Nouvelle-Zélande et la pétanque chez nous.


Hop, l'entrée en fanfare du team canada sur le son de Hells Bells d'AC/DC (miel à mes oreilles, joie bonheur et craquements de mâchoires en prévision)

C'est un sport que j'adore pour sa rapidité, l'exigence technique et mentale qu'il requiert et les mises en échec qui ponctuent périodiquement le jeu de bruits de mâchoires brisées, d'os craqués et d'épaules clouées sur les rambardes.

Je suis même de chez moi la NHL (National Hockey League), le championnat Nord-Américain, le championnat le plus prestigieux au monde puisqu'il réunit au sein de ses équipes ce qu'il se fait de mieux sur la planète en matière de patineurs/croqueteurs/boxeurs.


Alors hier, j'étais heureux de voir la nation la plus forte du monde fouler la glace de Paris pour un joli match dans une ambiance de joie et d'accent québécois.

La moitié de la communauté canadienne de la capitale devait être dans la salle et du coup, ça assurait une ambiance de matchs des Canadiens de Montreal avec tous ces drapeaux, les maillots brandis un peu partout, les supporters et les bontempis qui enivraient la foule (oui, je m'enflamme, mais le bontempi est un instrument qui m'émeut...).


Paf, premier but Canadien...

Et si je m'attendais à un massacre digne de la défaite taule historique du XV de France face à l'Australie en novembre dernier, j'ai été agréablement surpris de voir notre équipe résister avec honneur face aux superstars canadienne.

Mon seul regret est que nous n'ayons pas eu droit à un petit concert de Roch Voisine pour l'avant-match.

Et ne voyez pas d'ironie là-dedans, je trouve vraiment que ça aurait été sympa, vu l'enthousiasme que ce cher Roch de notre belle province dégageait pendant ses commentaires du tournoi olympique de hockey à la télévision française (il a failli passer pro après sa carrière universitaire et c'est une blessure qui l'a amené à faire de la chanson, comme quoi, la tranquillité de nos oreilles tiens parfois à peu de choses...)

(Mon double Maléfique Moyenbad vantait déjà les mérites de Mr Voisine il y a quelques mois...)

Et malgré les palets balancés à 90km/h, les mises en échec à pleine vitesse contre les rambardes, les bourres-pifs, les coups de crosses et les mains dans la gueule, c'est un sport tellement technique qu'il pourrait s'apparenter à un ballet.

Et je passerais facilement pour un rôteur de bière inculte si je vous disais que ça pourrait être le lac des cygnes interprété par des camionneurs.

La glisse fluide, les mouvements de l'équipe, les changement incessants de joueurs sur la glace, les combinaisons alambiquées pour amener le palet au fond des filets, les appuis précaires pour contrôler la rondelle de plastique, les shoots en déséquilibre total à pleine vitesse sur des lames fines comme des rasoirs, les voltes-faces, les feintes, les arrêts brutaux alors qu'ils sont lancés à presque 50km/h sur leurs patins et j'en passe...



Hop, petite vidéo de mon cru fimée par moi-même...

C'est pour tous ces détails que j'ai un énorme respect pour les hockeyeurs.

Parce que ce sport, sous ses allures de cours de récré gelée nécessite une telle technique et une telle concentration que vous sentez qu'il faut une vie de pratique pour arriver à ce niveau.

La France perd 3-2.




Et moi, je vais chausser mes rollers, pour glisser dans les rues de Paris.