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jeudi 7 novembre 2013

Get Me Bodied / Beyonce



Bon, Beyoncé elle est belle, elle est riche, elle est talentueuse, elle groove comme une reine, elle est mariée au king Jay-Z et elle est surtout une sacrée gonzesse.

Une gonzesse qui s'implique pour la cause féminine, pour la lutte contre l'obésité, qui reverse avec son mari 80.000 dollars à chacun de ses employés pour leur faire profiter des excellents résultats de leur entreprise et qui inspire pas mal d'autres gonzesses dans le monde, dont ma Beyoncéesque frangine Caro-Magnonne qui groove comme la B. , la concurrence niveau chaussures et peut vous faire Crazy in Love en rotant ses bières.

Et comme la B., elle inspire des gonzesses, ben je peux me permettre de dire, moi Moyen, que la musique ben ça vous aide, ça vous rend classe et un peu fou, ça donne du courage en faisant danser et surtout, pendant quelques minutes, ça fait de vous une personne qui en inspirera peut-être d'autres.




Je vous présente donc Deborah.
Deborah Cohan.
Deb pour ses potes et maintenant la planète entière.
Deb est américaine, médecin (Obstétricienne - Gynécologiste) mère de deux enfants et grande fan de danse.

Mais voilà, Deborah est aussi atteinte par un cancer du sein et va subir une double mastectomie.
Une intervention terrible qui nécessite de la force et du courage.

Mais voilà aussi, Deb elle est classe visiblement et un peu folle apparemment, alors pour prouver que sa féminité et son groove ne sont pas dans ses nichons, elle demande une chose à l'équipe médicale qui s'apprête à l'opérer:

Lui passer un morceau de Beyoncé et danser avec elle.

Là, en 6 minutes, notre copine balance toute la merde aux ordures (y compris la votre.) et vous fait croire qu'un jour, il y aura la paix entre Israël  et Palestine et qu'ils fêteront ça en dansant tous ensemble au son d'une chanson de Beyoncé.

Elle rivalise instantanément avec le charisme atomique de Queen B., vous colle une leçon de dignité, de force et de courage directement dans les gencives et vous balance en pleine poire que ce n'est pas votre corps qui fait ce que vous êtes.

Vous pourrez me présenter toutes les Bimbos du monde, même des Scarlett et des Marylin Monroe, aucune ne pourra me détacher les yeux de cette femme qui danse avant que son corps ne soit le théâtre des scalpels, de la chirurgie, du sang et de la douleur.

Une dignité incroyable qui, en plus de me faire pleurer d'émotion, impose le respect et (et c'est peut-être paradoxal) me rend joyeux.
Parce qu'elle l'est.
Elle avait juste à danser.

Deborah, je vous souhaite un bon rétablissement et toutes les meilleurs choses du monde.
Mais, et pardonnez-moi, je ne vous souhaiterai pas de trouver le courage.
Car c'est vous qui venez de me le donner.

Déborah, quand vous irez mieux, ça vous dirait qu'on aille ensemble danser sur du Beyoncé?











mercredi 3 juillet 2013

Play in the Sunshine / Prince



Pour mon anniversaire, j'ai décidé de faire une pause dans mes visites de jolies villes et de partager avec vous un moment fantastique comme le quotidien peut vous en offrir et en même temps de vous présenter la fille la plus cool / chouette du monde que je risque un jour de demander en mariage.

Cette chouette fille en question s'appelle Christina, elle travaillait sur une voiture (une mécano? Je suis amoureux! Viens Christina, retapons ensemble une Ford Mustang et partons à la mer...) lorsqu'elle a eu le pied écrasé par le disque de frein alors que la voiture glissait des crics sur lesquels elle était posée.

Son pied gauche s'est nécrosé et elle a décidé de se faire amputer.

Et apparemment, Christina elle a le moral puisqu'elle met des jolies baskets sur sa jolie prothèse en fibre de carbone.

Et comme elle est chouette et cool comme je vous l'avais dit, elle se fabrique une prothèse en LEGOS.

La prothèse la plus classe du monde.


Déjà, je ne vous raconte pas comment voir ces petites briques multicolores (quadricolores dirait ma Frangine-Magnonne) résonne en moi.
J'ai encore des millions de pièces qui doivent prendre une place énorme dans le grenier de mes parents et qui en prenne une encore plus grande dans mon coeur, avec lesquelles j'ai construit, démonté, remonté, imaginé des centaines de trucs improbables.

Alors forcément, quand je vois ça, c'est une véritable madeleine de Proust, doublée d'une admiration absolue.

Voici une jolie jeune fille qui surmonte son handicap en en faisant un terrain d'expression et de créativité et qui fait preuve d'un recul et d'une philosophie incroyables pour littéralement jouer avec sa jambe amputée.

Vous vous souvenez quand je vous avais parlé de cette fille qui s'entendait pour la première fois?
(mais si, souviens-toi, on avait écouté du Billie Holiday, c'était là )

Ben Christina, elle me fait le même effet.
Elle m'émeut parce qu'elle est courage et parce qu'elle envoie voler les merdes du quotidien pendant 5 minutes.
Elle crée un moment épatant en même temps qu'un objet orthopédique à base de briques en plastique.

Elle a raison.
La vie est un jeu, alors profitons-en.

(et j'en profite pour vous souhaiter à tous un très heureux non-anniversaire.)





mardi 4 octobre 2011

I Hear Music / Billie Holiday



Vous le savez, je ne suis pas du genre à m'attendrir pour un rien et je suis sensible comme un parpaing.

Mais cette jolie chanson du jour, j'ai décidé de la dédier à Sarah Churman, 29 ans et dont le nom ne vous dit probablement rien.

Et c'est normal, parce qu'elle est totalement inconnue et qu'elle vit la même vie que des millions d'autres personnes.

Pourtant, Sarah, avec son joli tatouage sur le bras, a réussit à légèrement émouvoir l'inébranlable qui sommeille en moi (et au passage humidifier un petit peu mes yeux sombres et intraitables.)

Il y a quelques jours, Sarah s'est entendue pour la première fois, grâce à un implant placé dans son cerveau.



Des histoires comme ça, il doit y en avoir des dizaines par jour, et certainement aussi jolies.

Ce qui m'a ému n'est pas la performance technique, car je suis quelqu'un qui a une grande confiance en notre technologie et de telles prouesses ne m'étonnent finalement pas tant que ça, même si je reste complètement émerveillé.

Ce que j'ai trouvé formidable, c'est finalement la spontanéité de sa réaction.
Un moment comme il y en a des dizaines par jour, où tout un contexte s'efface au profit d'une émotion.

C'est chouette parce que là, Sarah a balancé toutes les merdes du quotidiens, et toutes les choses biens aussi, elle a oublié qu'elle avait un dispositif électronique implanté dans le cerveau, qu'un ami la filmait, que le médecin en face faisait des branchements sur sa tête et qu'au retour, elle devrait acheter des sacs poubelles et à manger pour son chat.

Sarah à profité de 20 secondes de vie, parce qu'elle a entendu sa voix.

ça m'a coupé la mienne.

Sarah, j'aime beaucoup ton tatouage sur le bras, cette jolie chanson est pour toi et dans mon IPod, si tu veux, j'en ai d'autres comme ça...

mardi 17 mai 2011

Boys Don't Cry / The Cure






Ce week-end je me sui surpris à pleurer comme un flan devant caro-magnonne et un épisode de Desperate Housewives.

Oui, Desperate Housewives, je sais, j'ai honte.

Bon, je pleurais dignement, le front fier et les larmes chaudes mais quand même, pour un garçon élevé à Terminator, les films de gangsters et la bière, je me dis que ça risque d'entacher un brin cette virilité dense qui se dégage naturellement de tout mon être.

Je me suis surpris moi-même, car il faut bien avouer que ça ne m'arrive pas souvent de pleurer comme ça comme une fiotte une personne sensible au coeur d'artichaut et à la sensibilité à fleur de peau.

Sauf dans quelques rares cas comme:

Regarder Marley et Moi dans un avion qui m'amène à New York avec ma meilleure amie.



Incompréhensible puisque que c'est un film avec un chien et que je préfère les chats.
Le film le plus mal vendu du monde puisque la bande-annonce nous le présente comme une comédie débile comme on en voit des kilotonnes chaque été et qu'en fait c'est bien plus que ça. C'est l'histoire d'une famille qui grandit autour d'un animal, c'est tout simple, souvent touchant, joli et le final me transforme en flaque.
Accessoirement, le film qui m'a donné envie d'avoir un chien alors que je préfère les chats.

Regarder le générique de Up des magiciens de Pixar.



Si vous ne pleurez pas, c'est que vous avez pleuré devant la rafle et donc il vous manque un gène: celui de la jugeotte.
(cette phrase est une réponse à Roselyne Bosch, la réalisatrice de ce navet avec Jean Reno et Mélanie Laurent -deux indices vivants sur la qualité du film- qui dans son insondable intelligence, avait dit à ceux qui n'avaient pas pleuré devant son film qu'il leur manquait le gène de la compassion, ce qui est d'un coup exquis, pétasse, quand on parle de la Shoah.)

Une Leçon de Piano.



Là, j'écoute et je ne dis rien. (si je sanglote.)

Invictus. (je vous invite à cordialement cliquer sur le lien et à chialer votre maman.)

Parce que c'est la vérité.
Un poème à permit à un petit homme de rester debout dans l'enfer de Robben Island pour devenir un des plus grands hommes de l'histoire.

Le géant de Fer.



Parce qu'un robot géant m'a appris qu'on pouvait devenir qui on choisissait d'être.
Je pleure particulièrement là, mais là, c'est la fin, donc évitez de regarder si vous voulez garder la surprise.

Et je pleure devant un bon millier d'autres choses mais j'ai assez mis en l'air ma virilité chancelante pour aujourd'hui.

Alors je vous invite à vite regarder ce qui vous fait pleurer.

Parce que ça fait du bien.
















A Noter que j'en suis à 14.800 visites sur ce blog qui fait votre joie et bonheur tout au long de chaque semaine et que vous attendez avec l'impatience de l'enfant qui guette le Père Noël dans sa cheminée dès le 18 juillet, et que donc je ne suis pas loin des 15.000.

Alors pour fêter ça, la 15.000ème aura un bisou et le 15.000 rien du tout (et il peut s'estimer heureux de ne pas se prendre une paire de claque pour avoir chipé la place à ma 15.000ème.)

Et le droit de poster SA chanson du jour, mais on en reparlera...