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mercredi 25 mai 2011

I've told every little Star / Linda Scott



Ma passion dévorante (monomaniaque diraient certains, mais je ne vois vraiment pas de quoi ils parlent.) pour le mystère et le décalé me pousse à collectionner les petites annonces que des marabouts-de-ficelle escrocs généreux de proposer leurs dons aux parisiens nous tendent aux sorties de métro dans le XVIIIème arrondissement.

Généralement, il s'agit de bouts de papier nous promettant chance, réussite, fortune et retour de l'être aimé comme un chien derrière son maître. Le nom du grand mage n'est jamais le même: cheikh Mamadou, Monsieur Sakho, Monsieur Dide, Professeur Bengali, Professeur Mohammed Aly... mais la photo ne change pas, ce qui prouve les pouvoirs de duplication et d'ubiquité de notre Ali Baba Barbésien et de Porte de Clignancourt.

Du coup, je ne peux m'empêcher un rictus de compassion lorsque l'un de ces diseurs de bonne aventure, décrypteurs de sachets de thé, entrailles de poulets ou marcs de café et autres décodeurs des astres se plante méchamment dans des prédictions à la précision atomique mais à la fiabilité soviétique.

Souvenez-vous lorsque ce malheureux Paco Rabanne avait sous-estimé la fiabilité de l'aérospatiale russe et nous avait promis une apocalypse de fer et de feu au pied de la Tour Eiffel à cause de la chute de la station Mir (qui avait passé de justesse le contrôle technique, il faut bien l'avouer) provoquée par l'éclipse totale de soleil du 11 août 1999.

Et bien depuis quelques jours, je me suis pris de pitié pour cette pauvre charlatane Elizabeth Teissier, qui vient de vivre son éclipse à elle.

Mais il faut dire que la malheureuse cumule et que sa vision astrologique doit être légèrement faussée ou floue (ou alors elle ne doit rien connaître au foot ou être sacrément blagueuse) puisqu'elle nous avait déjà prédit la victoire de l'équipe de France à l'Euro 2008 (elle sous-estime légèrement la capacité légendaire des bleus à produire un jeu d'une qualité navrante, tout comme Paco sous-estimait la fiabilité des ingénieurs russes à construire des choses qui marchent et ne tombent pas en pluie incandescente sur le champ-de-mars.)
Je rappelle que cette fantastique équipe de bras cassés gérée par un baltringue fan d'Astrologie -houlà, un pas que je ne franchirai pas- avait été éliminée au premier tour, après avoir fait 0-0 contre la Roumanie, prit une méchante déculottée 4-1 contre les Pays-bas et mangé un vieux 2-0 contre l'Italie.
Comme vous savez compter, vous remarquerez qu'ils n'ont marqué qu'un seul but en trois match et en ont pris 6, aidés certainement par le pouvoir protecteur de Zaza (vous permettez que je vous appelle Zaza, madame?)

Si vous voulez rire, c'est là: HA HA !!

"De là à conclure que la France va gagner l'Euro, il n'y a qu'un pas, que je franchis allégrement!"

(Mais faites donc, Elizabeth, franchissez, franchissez...)

Comme le fait de prédire des choses aussi improbables qu'une victoire des bleus ou Steevie Boulay accueilli à l'Académie Française ne lui fait pas peur, ma chère Zaza a remis ça dernièrement et pas de bol, elle a sous-estimé méchamment l'effet néfaste que pouvait avoir la présence d'une jeune femme faisant le ménage dans la chambre d'hôtel d'un directeur du FMI.

(je me rends compte que les astrologues sous-estiment beaucoup de choses, sauf leur capacité à être ridicule quand il le faut.)

Dans ses prévisions du 29 janvier 2010, elle avait annoncé à la cantonade "une année géniale" pour Dominique Strauss-Kahn.

Oui, oui, une "année géniale". Pas une année riche en évènements ou une année mouvementée, auquel cas cette filoute aurait pu jouer sur les mots.

Non, une année géniale.

(Mais faut dire, elle a pas de bol, la Roche Tarpeienne est proche du Capitole et ça, ça veut tout dire et elle ne pouvait pas le prévoir après tout...)

La preuve ici: HA HA (bis) !!


Là, les étoiles vont devoir sortir le grand jeu parce que je crains qu'il y ait un gros handicap à rattraper si il veut voir son année passer du statut de "épouvantable et cauchemardesque, ferait passer les 27 années de Nelson Mandela à Robben Island pour des vacances dans les atolls des mers lointaines et transparentes" au statut de "géniale".

(et dire que je me plains parfois de la roue cosmique voilée de mon destin farceur...)

De là à le voir président de la république, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement.
















Du coup, les étoiles, je les regarde et je n'y cherche pas mon avenir.
Je n'y cherche que la joie de les voir briller.

dimanche 6 mars 2011

Kicks / Paul Revere and The Raiders



Hop, aujourd'hui une petite chanson pleine de pep's pour se donner force, courage et motivation.

Parce que bon, c'est vrai, j'ai tendance à nécessiter de bons coups de pied au dutre dans certaines situations.
(situations que je ne dévoilerais pas ici, après tout je suis sûr que vous aussi, vous avez du mal à faire votre lit le matin, jeter directement les opercules de yaourts à la poubelle ou faire la vaisselle et plier votre linge...)

Par exemple, je suis assez pro quand il s'agit de remettre les choses au lendemain et le passage à l'acte n'est pas non plus mon gros point fort.

je suis plutôt plein de volonté que d'activité.

Et c'est vrais que faire traîner les choses pour finir par rester inlassablement au même point, ben ça m'enchante moyen.

Alors j'ai décidé que maintenant, les coups de pied au dutre, j'allais me les donner.

lundi 15 novembre 2010

I'm Alive / The Hollies



Bonne nouvelle, je ne suis pas paralysé.
Pas de tétraplégie, pas de fauteuil roulant et pas de clignements de paupières pour communiquer.

J'ai une lombalgie aigüe dixit mon toubib, et, pour la première fois de ma vie, je suis en arrêt maladie.
Pour trois jours.

Mais revenons un peu en arrière.

Revenons à mon rendez-vous chez mon médecin.

Je suis dans une salle d'attente très simple. Très moche surtout.
Papier peint jaunâtre, sièges verts.

J'interromps mon récit pour vous préciser que NON, je ne fais pas exprès de me retrouver dans des situations ahurissantes dans les salles d'attentes.
Je m'en passerais bien.

Je ne suis pas tout seul dans cette salle d'attente donc, mais cette fois-ci, j'évite toute occasion de m'humilier en public (sauf quand j'ai voulu m'asseoir sur la moche chaise verte et que ça a pris 17 heures à cause de mon dos en carton.)

De la musique classique sort des enceintes posées sur le sol.

mmmmh, c'est bien la musique classique, ça détend.
Un enfant gribouille sur son cahier, c'est mignon.

Enfin, gribouille...
Disons qu'il cherche à déchiqueter son cahier avec la pointe de son stylo.
Coquin, va.

Ah oui, mais il y va franchement, là, ce petit chenapan...

Et il imite le brontosaure en même temps, dès fois qu'il soit effrayé d'être trop discret, ben voyons.

Bon, il va se détendre le gniard, là, avec son art primitif et ses plaintes de primate?
Et puis la musique classique, ça stresse un peu au bout d'un moment...

Je me retrouve enfin seul, attendant fébrilement mon tour.

Enfin, pas longtemps, puisque je suis rejoins par une jeune fille (un instant, j'ai cru que c'était la même que dans la salle d'attente de mon psy et là, je dois vous avouer que j'aurai définitivement pensé que mon karma est le plus pourri du monde mais aussi le plus farceur. Et je me serais enfui en courant. Mais en fait, non, ce n'était pas elle, mais certainement sa soeur...)

Comme je veux éviter toute bourde hypothétique, je ne dis rien, faisant semblant de lire un magazine de décoration réservé aux gens qui doivent décorer des hôtels particuliers dans le 16ème ou relooker des ferrari.

Et là, radio-chopin (si, si, je vous jure, c'était radio Chopin, je serais incapable d'inventer un truc pareil.) nous balance la marche funèbre (je vous re-jure que c'est vrai. Et c'est parce que c'est vrai que c'est incroyable et beau.)

Mais la vraie Marche Funèbre, la glauque, celle qui vous invite à abandonner tout espoir, vous annonce que c'est la fin et qu'il faut l'accepter.

Celle-là:




A ce moment-là, je me mords les lèvres jusqu'au sang.

1, pour ne pas hurler de désespoir.
2, pour ne pas me marrer comme une grosse baleine, vu qu'après tout, la jeune fille qui m'accompagne est peut-être atteinte d'une maladie incurable et je ne voudrais pas jeter un froid.

(ceci dit, je confirme, la marche funèbre, c'est pas vraiment au poil pour réchauffer l'ambiance, j'ai déjà vu mieux...)

Heureusement, elle esquisse un léger rire en premier, du coup, je lâche un "héhé" très sobre de mon côté, et je lui dis que quand je vais raconter ça, personne ne me croira.

Elle rit un peu plus, je sourit et le docteur Frankenstein (enfin, son frère, mais celui qui a raté ses études.) vient me chercher.

Je mets un peu moins longtemps pour m'asseoir dans le fauteuil dans son cabinet (seulement une quinzaine d'heures) et là, c'est parti.

Lui: mmmmh-mmmmh, vous avez mal au dos
Moi: SANS BLAGUE!!! oui, un peu, comme vous le voyez.
Lui: mmmmh-mmmmmh et vous avez fait un mouvement bizarre?
Moi: J'ai sauvé toute une famille de maliens des flammes et d'un marchand de sommeil.
Lui: mmmmh-mmmmh ah oui, forcément.
Moi: oui, vous comprenez, c'est en rentrant dans la chambre du dernier (et de ses cousins, sa tante, le grand-père et la belle-soeur) un mur porteur m'est tombé sur le dos, et là, crac!
Lui: Le dos.
Moi: Non, le mur.

J'abrège ici volontairement ce dialogue, par modestie surtout, ne voulant pas étaler à la face du monde les sacrifices héroïques que je suis prêt à faire pour mon prochain (et surtout pour des familles entières de Maliens victimes des flammes et des marchands de sommeil...)

Comme monter sur une chaise pour changer une ampoule...


J'ai trois jours d'arrêt maladie.

Espérons que le Monde tienne le coup...




(à noter que The Hollies, c'est le premier groupe de Graham Nash, de Crosby, Stills et lui, donc. Et Young, parfois.)

jeudi 11 mars 2010

The Letter / The Box Tops



Maintenant que je sais que:

1: Je veux partir.
2: Je vais partir.
3: Je sais pas encore bien où mais ce sera chouette.

Ben faut que je commence à m'organiser légèrement et à anticiper un peu (un de mes plus gros handicaps, sopyons réalistes.)

Donc, ça concerne aussi bien des papiers, un budget à prévoir (et donc -encore- des économies à faire, rompre un jour ou l'autre avec mon psy, et tout un tas de trucs comme ça.

En tout cas, je sais qu'on va partir (car, joie éternelle, je ne part pas seul, sinon je ne l'aurais pas fait, trouillard incorrigible que je suis, mon autre grand défaut. Avec mon extreme modestie de génie incompris.) dans un endroit où faut forcément un avion pour y aller.

Pas pour fuir quelque chose.

Au contraire.

Pour aller à la rencontre de nouveaux trucs.

Chercher.

Alors pour m'aider à me mettre dans une ambiance sérieuse de construction de ce projet (et ne pas tout foutre par terre à mi-chemin comme j'en ai hélas l'habitude) rien de tel, finalement, que ces petits standards rock/soul que tout le monde connait mais que personne connait l'interprète.

Une chanson comme celle-là, ça me colle la banane et ça fait comme une valise, j'y met plein de trucs dedans.
Et en ce moment, ce sont des choses légères...




Promis, je récupère vos adresses pour envoyer des cartes postales de pays magiques qui ne connaissent ni les nuages ni la pluie.

dimanche 31 janvier 2010

Wild Thing / The Troggs



Allez, on passe le dimanche au soleil
avec ce riff lourd qui écrase les oreilles.

Je vous avoue que là, tout de suite en ce moment, je commence à en avoir ras-le-dutre de l'hiver pourri et du mois de janvier minable, saoulé des températures inférieures à 15 degré.

Là, tout de suite, je suis content de voir le soleil par ma fenêtre parce que j'ai hâte que les jours rallongent et les jupes raccourcissent.

Alors je m'écoute de la musique d'été.
Bon ete 1966, c'est vrai mais on dirait que ça a été fait hier.

J'aime quand les rockeurs disent qu'ils sont amoureux, parce que généralement, ils le disent avec du gros son, des gros mots et des grosses guitares.

Et là, c'est du bon rock'n roll old school qui fait danser les filles.

Du rock'n roll qui a plus de 40 ans.

Une pure chanson à guitare.
Un riff méchant, un son bien gras et des accords qui vous rentrent dans le plexus comme un autobus.

Tout ça pour nous rappeler que souvent, les filles, c'est comme les chats, elles sont souvent sauvages et il faut les apprivoiser.










A noter qu'il existe une version de Jimi Hendrix de cette chanson, peut-être plus connue, qu'il avait jouée Live au Monterey Pop Festival.

mardi 20 octobre 2009

The Locomotion / Little Eva




Une journée de grêve de RER, ça vous donne des envies de meurtre et de polluer tout partout en utilisant des hélicoptères privés et des Jets surpuissant pour se déplacer.

Une journée de grêve, ça vous permet surtout de vous rendre compte à quel point Dieu vous aime.

Déjà vous rentrez à 7500 dans un wagon de RER, tout le monde se comprime, les touristes vous demandent si c'est bien le train to challdeugolèreporte?
Vous répondez oui, mais partez sans vos 16 valises, s'il vous plait, et vous, là monsieur, ce sont mes pieds, pas un paillasson pour s'essuyer les pompes.

On entend du fond du wagon la voix chevrotante d'une vieille qu'on ne voit pas et qui hurle "mais ne pousséééééééééééééé pas s'ilvoupléééééééé" (comme si on y pouvait quelque chose -dédicace to Romain-) certains râlent "ah non monsieur, j'étais là avant vous alors doublez pas! (si si, il y en encore des nostalgiques des files d'attentes ukrainiennes qui appliquent le concept dans un wagon de RER, pôv' vieux...)

Certains se traitent de tous les noms, c'est très drôle parfois ça tressemble à un match de rugby, mais sans ballon.

Et quand tout le monde est calé comme un gigantesque tetris humain, le train démarre (et par le miracle de la physique, comme tout le monde se soutien, pas besoin de s'accrocher où que ce soit pour pas tomber.)

Et c'est à ce moment là que vous pouvez voir à quel point Dieu vous aime.

Certains sont collés contre jessica Alba (en un peu plus jolie quand même), et jessica Alba en plus, elle est drôlement sympa, elle rigole, rougit un peu et parait toute amusée de la situation et d'être collée à ce grand con niais qui fait rien qu'à reluquer les nichons de Jessica Alba.

Moi, j'avais la tête dans les seins de Demis Roussos (en plus moche), qui aurait roulé des galoches à une hyène et qui sent le chacal mort de sous les bras.
Et en plus, il fait la gueule Demis Roussos, il sue, il est tout rouge et parait énervé de la situation.

Et là, on entend pardon-pardon-pardon-pardon-pardon et la vieille chevrottante qu'on ne voyait pas mais qu'on entendait bien décide de se préparer à descendre 2 stations avant son arrêt.

Et Jessica Alba se colle un peu plus au grand dadais moisi (qui n'est même pas drôle je suis sûr, et qui doit vendre des armes pour matra et séquestrer des enfants.) pour la laisser passer et la vieille me pousse un peu plus dans les nichons de Demis Roussos pour se coller devant la porte. (alors que, je ne le saurais que plus tard, elle descendra après moi.)

Les jours de grêve, vous pouvez voir à quel point Dieu vous aime.
(ou à quel point il peut être farceur et cruel, malgré le fait qu'il n'existe pas.)

mardi 13 octobre 2009

I Can't Explain / The Who




Bon après mes errements funky/groovy/sexy/génie, je replonge la tête la première dès le lever du soleil dans du rock old school qui fait bouger les cheveux longs des garçons et les couettes des jeunes filles.

Non, les Who n'ont pas fait QUE les génériques des experts!

Et si, comme moi, vous avez du mal à chanter (de joie) sur le chemin de l'école -du boulot, pardon-, ben laissez les autres chanter pour vous, ça fait croire qu'on a la pêche.

Rien de tel qu'une bonne guitare électrique pour réveiller le matin, débrancher de l'éco, du boulot, décidément, le soir et aider à faire la vaisselle après un repas Rock'n Roll (à base de potage, c'est vrai, mais c'est rock et je vous emmerde.)

Le Rock trois fois par jour?
Je suis pour.

mardi 8 septembre 2009

For What it's Worth / Buffalo Springfield

Alors tout d'abord deux choses:

-Mon ami Bruno a moi que j'ai a enfin ouvert son blog sur les Clips et je vous invite tous à faire un saut là : LE BLOG DE BRUNO SUR LES CLIPS histoire de découvrir des créations visuelles, des artistes, des réalisateurs et des chansons (bon, pour le moment, il n'y en a qu'un mais vu qu'il l'a ouvert hier, laissez-lui le temps de se lancer, vous allez voir, ça va être passionnant vu que mon ami Bruno est passionnant.)

Et pour ne vous laisser aucune chance d'y échapper, j'ai mis son blog (clipsandgeeks) en lien direct sur ma page, là à droite, regardez bien.

-Et si vous regardez bien, vous verrez qu'il y a aussi un lien direct (paf) sur un blog qui s'appelle everydayanewsong et que je trouve franchement sympathico-fun.

Si, si, je fais de la pub pour la concurrence.

Et de toute façon, une personne fan de Bruno "Quadricolore" Vandelli et qui propose des cours de Kidtonic forcément, elle est chouette.
(je vous invite à rejoindre les commentaires de mon post précédent et à fiévreusement cliquer sur les liens qui y sont postés, c'est beau, c'est tout!)

Voilà, c'était mes dédicaces du jour.

C'est incroyable, mon Blog devient aussi palpitant que Lost ou Oz (ou The Shield) ou Maguy avec toutes les fantastiques aventures qui s'y passent.
Entre les interventions de Grognon, la Schtroumpfette-Mystère (qui, je l'espère, reviendra à l'occasion faire parler d'elle...) et les digressions vers des blogs qui sentent le sirop d'érable et qui parlent d'une chanson par jour, ça en fait des arcs narratifs à traiter (d'ailleurs Kiddie, tu ferais comment pour que les deux intrigues se relient et se rejoignent?)

Bref.



Ce matin en marchant joyeusement dans les rues de Toul, c'est cool, mon Ipod me fait une jolie surprise en me collant cette chouette chanson à fond les ballons dans les oreilles.

Une chanson qui se siffle dans la rue avec des lunettes de soleil rouges sur le nez.
Une chanson qui fait croire que tout va bien se passer finalement.
Une chanson qui est forcément sur la bande originale d'un film qu'on aime (vous avez le choix entre Forrest Gump, Né un 4 jullet -chef d'oeuvre et Tom Cruise est grand!- Tropic Thunder, Les rois du Désert, Jarhead et même las Vegas Parano si je me souvient bien. Et Lord of War.)


Et surtout, Buffalo Springfield est le premier groupe de Neil Young et Stephen Stills. Alors rien que pour ça...

Et pour aller à l'ANPE chercher des renseignements (même pas un boulot, juste des renseignements pour CHANGER de boulot.) ben ça donne le moral et ça donne confiance

Bon après, vous arrivez effectivement à l'ANPE et au bout de la première question, vous perdez déjà toute votre confiance...

exemple:

Le monsieur apparemment sympathique de l'ANPE: "et qu'est-ce que vous avez comme formation?"

Je (plein de moral et de confiance) : "Un maitrise de cinéma et Audio-visuel passée à l'IECA à Nancy!"

Le monsieur désagréable de l'ANPE : "fouuuyouuuuuuuuu ah ouais..."

Je (à deux doigts de me coller une balle dans la bouche) : "C'est grave?"

Le monsieur carrément irritant de l'ANPE : "Ben c'est pas gagné"


et comme ça pendant presque 30 minutes.

Alors je continue d'écouter des chansons qui filent la pêche et je continue d'y croire (bon faut que je m'active un poil aussi quand même)

Je finirais bien par trouver un boulot super bien payé où j'écris des films et des séries, je chronique des disques, je fais DJ le soir et je déjeune avec Spielberg et Prince les week-ends...

samedi 11 juillet 2009

San Francisco (be sure to wear some flowers in your hair) / Scott McKenzie




Petit retour dans le temps avec un classique américain.
(accessoirement le seul tube de son auteur)

Encore une chanson de Hippie (l'équivalent de l'intermittent du spectacle, mais dans les années 70) me direz-vous?

Et bien oui, réponds-je.

Mais une chanson de Hippie qui ne donne pas l'impression qu'on cultive des chêvres et qu'on écoute un berger d'arbres.

Une chanson qui marche bien sur les grandes routes de la Californie, à travers le désert de Mojave (je lance un clin d'oeil à 4 personnes: Kiddie, Miss-E, Vincenzo et Bruno : imaginez dans cette Cadillac décapotable dont on a parlé...)
Sentir le vent dans les cheveux, traverser le Golden Gate Bridge au-dessus des nappes de Brouillard, voir l'océan et entendre son souffle, admirer Mavericks, croiser le fantôme de Steve McQueen dans les rues en escalier.
Imaginez tout ça les amis...

De quoi se donner l'envie.

De quoi préparer quelque chose de grand.

Il faut s'autoriser à rêver les enfants...

Je commence à ceuillir des fleurs et même si je n'ai pas de cheveux, je les mettrais dans ma casquette.

mercredi 1 juillet 2009

Then He Kissed Me / The Crystals



Une petite sucrerie pour vous les filles.

Pour vous endormir en pensant au prince charmant.

Une chanson toute mignonne qui, en plus de dégourdir les jambes, vous pose sur un nuage pour la journée.

Non, tous les garçons ne sont pas des nasiques libidineux, les mains tremblantes à l'évocation d'un simple cul féminin.

Non, tous les garçons ne sont pas d'horribles rouspèteurs, scotchés devant Star Wars, Star trek ou une quelconque saga galactique, véritable piège pour le geek qui sommeille (plus ou moins) au fond de lui.

Les Garçons, parfois, peuvent ressembler à des princes charmants.

Ils font des efforts, ratent souvent, c'est vrai, mais arrivent à vous arracher un sourire, non?

Alors mesdemoiselles, cette sucrerie est pour vous.

Pour vous faire rêver à votre prince charmant.

Il faut simplement que vous sachiez qu'à la place d'une armure étincelante, il aura peut-être les genoux écorchés.

Et Star Wars.

vendredi 19 juin 2009

Spécial Anniversaire de Bruno - Space Oddity / David Bowie




Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Bruno.
Un de mes meilleurs amis du monde.

Alors je vais pas dire son age parce que dans trois semaines, j'ai le même.

Et puis on s'en fout.

Bruno, c'est un de mes meilleurs amis du monde.

Il prend des photos trop belles qui racontent des histoires.
Il écoute des musiques géniales.
Il est brillant mais il a l'élégance de se mettre à mon niveau.
Il est drôle. Très.
Il est sensible et touchant.

Bruno c'est un de mes meilleurs amis du monde.

Alors aujourd'hui, je lui offre cette chanson du jour, une merveille de Bowie dont il est super fan.

Parce que ce que j'adore chez Bruno c'est son incroyable ouverture d'esprit, sa curiosité et sa capacité à saisir tout de suite le truc intéressant ou un peu décalé.
(c'est d'ailleurs pour ça qu'il fait des photos tops pendant que moi j'essaye déjà de bien les cadrer)

Et pis il aura jamais un mot plus haut que l'autre.
Une crème ce gars.

Je suis jaloux de sa capacité d'analyse.

Bruno, je l'admire, point.

Bon Anniversaire mec!

lundi 18 mai 2009

Fortunate Son / Creedence Clearwater Revival



Après la soul groovy du Dimanche qui fait du bien, on se reance dans le grand manège de la semaine de boulot avec ce titre qui envoie du paté comme dirait cousin Vincenzo - Guitar- Héro.

Des grosses influences blues, certes, mais avec un son de marteau-piqueur derrière.

Le son de la jeunesse, mes enfants.

Le son de la liberté!

Parce que en 1969, les jeunes se sentaient libres.

Libres de sêcher les cours, de mettre des chemises qui brûlent les yeux et des pantalons qui collent la honte, libres de partir élever des arbres à Katmandou, ibres de faire du vélo, de se balader à poil, de fumer des pétards et de traire des chêvres.

(La moitié de ces mecs doit maintenant bosser pour Microsoft ou la BNP, j'en suis sûr...)

Mais en attendant, à cette époque, ça pétait dans tous les sens.

Et quelle belle époque me direz-vous les yeux pleins de fleurs et les oreilles remplies de guitares et de cythares...

Ah, comme tout explosait bien à cette époque.

Les rues, Les livres, Les amphis, Les amphés, les films, l'art, la culture, les couleurs sur les chemises, ça explosait partout.

Quelle belle époque cool, la gorge nouée par la nostalgie.

Dans la musique, qui devenait de plus en plus énervée, avec des grattes saturées, des voix éraillées (aaarggl Janis Joplin...) et des batterie martyrisées.

ça explosait sur les scènes et dans le public.

Et dans la jungle au Viet-Nam.

























Et n'oubliez pas, les enfants, que le premier anniversaire de machansondujourdemoimoyenman arrive à grands pas et que j'attends vos contributions écrites ou insultées.

Et je prépare une petite surprise, mais chuuut... je n'en dirais pas plus.
(Quoi, un spin-off???... )

mercredi 4 février 2009

No Milk Today / Herman's Hermits



Alors que les Beatles balancent leur son à la face du monde, plein de groupes décident de suivre la vague pop-rock pour tenter de grapiller des miettes du succès colossal des Fab Four.

Il en résulte des choses plus ou moins ridicules (comme ceci )et des réussites, comme No Milk Today.

C'est une chanson de 1966 qui n'a pas connu un franc succès à l'époque, mais qui va revenir en grâce ces dernières année grâce au génie créatif de nos bien-aimés publicitaires en s'en servant comme bande-son d'un spot pour les briques de lait (non mais franchement, quelle originalité, quelle recherche! je kiffe les créatifs de la pub!)

Donc voici un bon petit son pop-rock bien frais qui emmène au travail dans la joie (enfin presque) et la (presque itou) bonne humeur. (J'aime assez le son de clochettes qu'on entend au fond, ça rappelle "si j'avais un marteau", c'est très beau!!)

Un refrain super simple pour le fredonner partout, une chanson de douche et de métro, bref, c'est chouette à entendre.

Une chanson parfaitement ancrée dans cette période d'insouciance et de festivité des années 60.
le twist, la mini-jupe, le rock, les blousons noirs (non, pas le groupe, le gang!), les coupes de cheveux, le vichy tout ça pour fêter la joie d'être jeune.
La découverte du bakélite et des vinyls, l'explosion de la télévision, Woodstock, les scooters et les transistors.
je crois que les jeunes de l'époque avaient quand même plus la patate que les jeunes de maintenant (jeunes de maintenant, demandez à vos parents ce que ça faisait de découvrir les Beatles quand ils étaient encore 4, ensembles, sur la même scène. Demandez-leur ce que ça faisait de vivre à une époque où on ne connaissait même pas les mots chômage, subprimes, katrina, trithérapie, espoir (retrouverez-vous l'intrus?) Demandez-leur ce que ça faisait de découvrir ces grands ensembles urbains si modernes qu'on construisait à tour de bras à la périphérie des villes (bon, pour ce coup-ci, je crois qu'il y a eu une légère erreur de calcul qui fait encore bien mal au cul aujourd'hui. Demandez-leur aux gens qui vivent dedans...) Demandez-leur, à vos parents, ce que ça faisait de vivre une époque vraiment heureuse...)

C'est peut-être d'ailleurs pour ça que la grande majorité des chansons de cette époque nous parle de chagrins d'amour.
Parce qu'au moins, quand on était jeune à cette époque, on avait simplement à se soucier de ça...

Une bien belle période finalement où tout pétait dans tous les coins, le cinéma, la musique, la société et les bombes au Viet-Nam...