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jeudi 23 juin 2016

Streams of Whiskey / The Pogues




Vous savez ce qu'il y a de bien avec la pluie qu'on se colle maintenant depuis le 12 septembre dernier et qui nous fait croire qu'on est encore en Novembre?

Ben du coup, l'ami Supporteur Irlandais, quand il vient pour l'Euro chez nous, il est pas dépaysé.

Il retrouve l'ambiance de sa verte contrée avec ses moutons (il y a bientôt des élections) ses bières et ses whiskys, parce que bon, on peut se le dire, c'est pas la peur de mourir mitraillés qui nous empêche d'aller en terrasse, c'est la pluie, mais ça ne nous empêche quand même pas de boire des coups.
Et ses chansons.

Alors, détendu, le supporteur Irlandais devient, avec Picasso, Chagall, Le Grand Palais, l'Océan, les rousses, les oursons guimauve et les vinyles, une de ces choses qui font que la vie vaut la peine d'être vécue.

Parce que sous la pluie, l'Irlandais est le soleil.

Pensez donc, nous sommes à deux doigts de nous taper sur le coin du museau sans attendre qu'une guerre nucléaire ou un Djihadiste saoul décide de nous décimer et eux, les Irlandais, ils arrivent chez nous pour l'Euro avec leurs chants et leurs whiskys, boivent nos bières et nous rappellent que même devant du foot, la vie est belle.

EXEMPLES :

Lorsque l'un d'eux, certainement un peu trop amateur de nos bières et de son whisky marche sur une voiture et en enfonce le toit, ben hop, ils glissent des billets à travers les portières pour payer les réparations et tapent sur la carrosserie pour lui rendre son aspect.
La classe Irlandaise.



A bordeaux, ces farceurs, pour montrer qu'ils sont romantiques la bière à la main, se mettent à 850 pour chanter la sérénade à une jeune fille, pendant que votre Jules, Mesdemoiselles, il rouspétait devant Portugal - Autriche et l'inefficacité chronique de cette tanche de Christiano Ronaldo.
L'élégance Irlandaise.



A Bordeaux toujours, au petit matin, après avoir chanté, ils ramassent leurs poubelles et nettoient le parc où ils s'étaient installés. En chantant. Et une bière à la main
Le respect Irlandais.



Et enfin, puisque visiblement ils ont bien aimé (les bars de) Bordeaux, en prenant le Tramway, et puisqu'ils sont sensibles, ils chantent une berceuse au petit bonhomme qui est là avec son père et enguirlandent les gugusses qui font trop de bruit.
La Délicatesse Irlandaise.





Du coup, je suis fier qu'ils soient nos adversaires en 1/8ème de finale dimanche et je serai bien sûr dans un pub pour assister au match.
Mais mon coeur saigne aussi un peu, parce que soit ils perdent et je serai triste et leurs supporteurs partiront, soit ils gagnent, et je serai triste parce que la France aura perdu.

Amis Irlandais, je vous aime et bien sûr, vous revenez quand vous voulez. (non pas que je souhaite violemment que vous partiez Dimanche.) 
On chantera et on boira des bières. Et j'ai toujours dit que si vous n'aviez pas été aussi alcooliques, vous auriez dirigé le monde. Permettez-moi de me corriger.

Je crois que si nous avions tous bu et chanté comme vous le faites, nous aurions tous régné sur le monde ensemble et c'est bien la pluie qui nous aurait chassés de nos terrasses.

Thank you, guys!

vendredi 26 juillet 2013

Streams of Whiskey / The Pogues



Entrer de plein pied dans une nouvelle vie commence toujours avec un verre de whisky.

Sentir lentement le feu descendre dans la gorge, réchauffer les entrailles, ramollir votre corps et détendre les nerfs.

Une fois la première gorgée passée, on sent déjà que le pas sera plus sûr et la vie plus nouvelle.

Alors pour être certain de pouvoir faire plusieurs pas de suite j'ai repris une deuxième gorgée et déjà, je me sentais entrer de plied pein  dans une nouvie velle, de pelle plein dans une nouvie vied, de pile pelle dans une nouvied vein.

A la troisième, mon canapé se faisait finalement beaucoup plus confortable qu'avant et la voix de Marvin Gaye qui sortait du vinyle beaucoup plus rassurante, alors je me suis dit que le premier pas serait pour demain.

J'ai tout le temps, j'ai des réserves de Whisky pour marcher longtemps...




mercredi 28 décembre 2011

Brand New Day / Van Morrison



Dimanche, 2011 ne sera plus.

Et du coup, des tas de gens vont sottement prendre des bonnes résolutions pour la nouvelle année, ignorant leur erreur et pensant naïvement reprendre le contrôle provisoire de leur vie.

A ces gens, je dis stop.

Vous perdez un temps précieux et une énergie considérable.

Le 1er Janvier 2012, je ne prendrai pas de bonnes résolutions car je me réveillerai seulement le 4 après avoir cuvé mon champagne.

Les Bonnes Raisons pour ne pas prendre de Bonnes Résolutions

- Vous vous rajoutez une pression sociale supplémentaire en hurlant à la cantonade que c'est décidé, vous allez arrêter de fumer comme un pompier ou de boire de l'Ice Tea comme un Capitaine Haddock perdu dans le désert. Et quand vous échouerez -parce que oui, vous échouerez- tout le monde se moquera salement de vous et soulignera la faiblesse et la fragilité de votre volonté. Mauvais Plan.

- Les Bonnes Résolutions, c'est has-been. C'est so 2008.

-En 2012, souvenez-vous, nous mourrons tous écrabouillés comme des vieux flans par une planète folle venue jouer aux autos-temponneuses avec la nôtre, avalés par des tremblements de terre qui couperont la planète en deux, lessivés par des raz-de-marée à faire passer le Japon pour des ronds dans un pot de chambre, engloutis par des trous noirs et que sais-je encore comme nous le promettent les Mayas, illuminés, déglingués et autre Paco Rabanne ou Escrocs Astrologues de caravanes. Et Roland Emmerich dans son très mauvais film.

- Les Bonnes Résolutions c'est pour ceux qui écoutent Justin Bieber. (et là, je calme tout le monde.)

- Les Bonnes Résolutions doivent partir du 1er Janvier 2012 au matin. Pas du 31décembre 2012 (qui de toute façon n'existera pas si vous avez bien suivi...) en soirée. Je dis ça pour les resquilleurs.

- Les Bonnes Résolutions ne sauveront pas notre triple A (je dis ça pour ceux qui envisagent d'arrêter de fumer et de boire de l'Ice Tea.)

- Les Bonnes Résolutions frustrent et font monter votre tension. Pas bon pour la santé.

- Les Bonnes Résolutions, c'est se donner une raison de plus d'échouer.



Le 1er Janvier 2012 sera un nouveau jour où je ne prendrai pas de bonnes résolutions.

Ce sera un jour comme tous les autres que j'essayerai tranquillement de traverser pour préparer les autres qui vont arriver.




jeudi 8 décembre 2011

Belfast Boy / Don Fardon



J'adore le rugby, mais évidemment, comme je suis un garçon pas très sérieux et parfois un peu porté sur la bouteille et les comptoirs, j'aime aussi le football.

Alors laissez-moi vous raconter brièvement l'histoire d'un de mes joueurs préférés:

George Best.

George Best est un joueur Irlandais, un vrai, avec un look de rockeur, des pattes sur les joues et une dégaine de voyou.

Un mec avec un caractère trempé dans les territoires du nord, une répartie de charretier et un dribble à rendre fou Léo Messi.

Mais surtout un des plus grands joueurs de l'histoire.

Son génie explosera durant son passage à Manchester United (entre 1963 et 1974)
Il y vit sa période faste, éclaboussant les terrains de la perfide Albion de son talent et d'une classe nonchalante à rendre jaloux un brésilien.



40 avant Messi, ça dribblait sec du côté d'Old Trafford...

Mais George Best a un talon d'Achille.

Et un gros.

L'alcool.

Il lui arrive de jouer saoul, il arrive en retard aux entraînements, affiche une descente de mineur de fond et forcément, son niveau s'en ressent.

Il cache son surpoids sous une barbe d'ours malpoli, décide de prendre sa retraite en 1972, à 26 ans, avant de revenir 2 semaines plus tard après des vacances en Espagne où il a plus tâté de la marguarita que fait du scrabble comme tout bon retraité, il roule en voiture de sport et picole à longueur de journée, à rendre malade un polonais.

Devenu ingérable, Manchester United se sépare de lui en 1974 après avoir fait le bonheur des Red Devils et gagné une Coupe d'Europe des clubs champion (en 1968) deux Championnats, une coupe d'Angleterre et deux Charity Shields et un titre de meilleur buteur d'Angleterre.
Et un Ballon d'or en 1968.

168 buts sous le maillot rouge de Manchester.

Une légende.

A partir de là, la dégringolade va malheureusement s'accélérer.
Il va faire quelques piges pour des clubs de seconde zone (lors d'un de ces matchs, il s'arrête en plein dribble, se retourne, vomit, repart et marque le but.) avant de s'envoler pour les Etats-Unis et jouer pour Los Angeles (la franchise des Aztecs.)

Cette période ne lui apportera pas grand-chose, si ce n'est qu'il dira plus tard qu'il avait une très chouette maison pas loin d'une jolie plage. Il y avait un bar entre sa maison et la plage, il n'a jamais vu la plage.

Il va alors jongler entre l'Angleterre (à Fulham) et les USA (un peu partout) avant de prendre sa retraite en 1984.

Il a 37 ans.

Ses déboires ne vont pas s'arrêter là puisque joueur arrêté, bière consommée nous dit l'adage.

Il dira d'ailleurs: j'ai arrêté de boire en 1969. Les 20 minutes les plus longues de ma vie.

Il passe Noël en taule en 1994, joue les commentateurs sportifs pour SkySport l'année suivante en plus d'être élu sportif britannique du siècle.

En 2005, il est admit en urgence à l'hôpital pour une infection pulmonaire.

(après sa greffe du foie en 2002 qui avait nécessité la transfusion de 20 litres (40 pintes) de sang, il dira "40 pintes en 10 heures, j'ai battu mon record de 20 minutes." Toujours le mot pour se marrer, le Belfast Boy.)

Il meurt le 25 Novembre, à 59 ans.

George Best n'a jamais pu jouer un match de Coupe du Monde même si il avait plusieurs fois réclamé la création d'une Equipe d'Irlande Unifiée.

Parce Georgie était un Irlandais pur souche, protestant et de Belfast.
Un père ouvrier, une mère alcoolique.

Alors comme l'Irlande sait rendre hommage à ses soldats, 300.000 personnes braveront la pluie pour accompagner George Best vers sa dernière demeure, au son de "The Long and Winding Road" des Beatles.
Parce que même entre 4 planches, il est resté classe et rockeur.

L'aéroport de Belfast est baptisé George Best Belfast City Airport.

Il avait revendu tous ses trophées (dont son ballon d'or) pour payer la boisson, ses dettes et accessoirement un toit puisque ses dépenses étaient telles qu'il était à deux doigts d'être SDF.

Après ses funérailles, Manchester et la FIFA on décidé de racheter son trophée pour qu'il lui revienne.

Sur une couronne mortuaire, on pouvait lire "Maradonna Good, Pelé Better, George Best."

Je n'ai pas vu jouer George Best. Malheureusement.

Mais je l'adore car il correspondait à une époque et avait une attitude.
Une élégance (bon, de saoulard, certes, mais une élégance quand même) un charisme de rockeur et surtout une technique révolutionnaire qui aurait dû le mener au sommet.

Mais comme il n'était qu'un homme et qu'il n'était qu'Irlandais, il a dû faire avec ses faiblesses.

Des faiblesses qui l'ont mené au sommet.

Je finirai en citant ce farceur une dernière fois, avec ce qui est peut-être la plus belle phrase du monde, la phrase qui résume une vie et qui en inspire d'autres...

"J'ai claqué presque tout mon argent dans l'Alcool, les Femmes et les Voitures de Sport, et le reste, je l'ai gaspillé..."














(si vous me cherchez un cadeau de Noël, un Maillot de Manchester des années 70 -rouge de préférence- avec le numéro 7 -ou 10, ça dépend de l'année, il a changé de numéro pendant sa carrière Mancunienne.- dans le dos me fera grandement plaisir. Pour vous remercier, je boirai un coup à votre santé...)


Bon et comme George était le meilleur, comme son nom l'indiquait, c'est cadeau, je vous offre encore deux de ses citations que je préfère:

"Si j'avais eu le choix entre dribbler 5 joueurs puis marquer un but de 40 mètres en pleine lucarne à Anfield (le stade de Liverpool, rival histoirique de Manchester United) et me taper Miss Monde, j'aurais eu du mal à me décider. Par chance, les deux me sont arrivés."

"On dit que j'ai couché avec 7 Miss Monde, c'est complètement faux, il n'y en a eu que 4, pour les trois autres, je ne suis pas allé au rendez-vous..."


dimanche 31 juillet 2011

Voyous et Gentlemen. Une Histoire du Rugby par les Hymnes et les Hommes. Episode 2

Pourquoi j'aime un simple jeu de ballon...



Amhran Na bhFiann and Ireland's Call

Dans les relations étroites que peuvent nouer l'Histoire et le sport, il y a des dates qui résonnent plus que d'autres.

Le 24 fevrier 2007, L'irlande accueille l'Angleterre dans le cadre du Tournoi des 6 Nations dans l'enceinte de Croke Park, et c'est un évènement d'une ampleur nationale.

Parce que le 21 Novembre 1920, suite à l'assassinat de 14 agents Britanniques ordonné par Michael Collins, les forces britanniques rentrent dans le stade de Croke Park pendant un match de football gaëlique et tirent dans la foule.

14 morts, dont deux enfants de 10 et 11 ans et un joueur, Michael Hogan qui donnera son nom à une des tribunes du stade.

C'était un dimanche.

Un dimanche dont on se souviendra comme sanglant. A bloody sunday.

A la suite de ces évènements, les Irlandais décident d'interdire tout sport non gaëlique dans ce temple de plus de 80.000 places afin d'en faire un lieu d'expression de la culture Irlandaise et de montrer aux Anglais que les traditions et la culture sont plus fortes que l'oppression.

Mais en 2005, le stade historique de Lansdowne Road est en pleine rénovation et les fédérations de football et de rugby n'ont plus de lieu où jouer.

La fédération des sports gaëliques (Gaëlic Athletic Association) accepte donc exceptionnellement de donner l'autorisation aux équipes nationales de s'y installer pour la durée des travaux à Lansdowne Road.

Ce qui nous amène au 24 février 2007 et aux larmes de Brian O'Driscoll, de Rory Best, de leur équipe et de toute une nation...

Un moment incroyable où respect, fierté et Guinness se rejoignent pour donner un vrai beau moment d'Histoire.

Les deux hymnes de l'Irlande, le Amhran Na bhFiann (Le chant des soldats) pour la République d'Irlande et le Ireland's Call (L'appel de L'Irlande) pour tout le pays, résonnent dans les travées d'un stade qui est l'incarnation matérielle d'une blessure et d'un honneur.

Un peuple est debout, chante pour son Pays et chante pour son équipe.

Ecrasés par l'Histoire mais portés par leur peuple, les joueur du XV du trèfle fondent en larmes, à l'image de Jerry Flanery, Brian O'Driscoll, Ronan O'Gara, les légendes, Rory Best, le talonneur au gabarit d'autobus et aux yeux rougis, ou encore John Hayes, ce fermier chauve de Limerick, pilier mais soudeur avant de devenir joueur de rugby,  un mètre quatre-vingt treize et cent vingt-huit kilos, du scotch sur ses oreilles déchirées et qui pleure comme une madeleine lorsque retentissent les deux hymnes de l'Irlande.

Deux Hymnes pour montrer aux Anglais que c'est unis qu'ils vont les accueillir, dans ce stade où la haine s'est exprimée par la bouche des canons.

Un accueil classe aussi puisque le "God Saves the Queen", chanté dans un silence de cathédrale par une équipe d'Angleterre sereine et consciente du moment qu'elle est en train de vivre ne sera pas sifflé mais applaudi.

Ce qui prouve que des valeurs peuvent encore passer à travers le sport, et particulièrement à travers le rugby.

Et que ces valeurs se transmettront en même temps que l'Histoire.




On ne gagne pas des matchs avec des chants, mais on gagne le respect nous dit le commentateur, et il a raison.

Mais avec des chants, on marque aussi l'Histoire, et parfois, l'Histoire le rend bien.




Shoulder to Shoulder, we'll answer Ireland's Call... (quelles paroles incroyables.)





L'Irlande gagne ce combat grâce à ses chants.

mercredi 13 avril 2011

Cleaning the Windows / Van Morrison

Le soleil reviens et avec lui les chants des oiseaux, les jupes des filles, les terrasses et l'envie soudaine (et saisonnière) de donner un coup de balai dans son appartement et dans sa vie...







Découvrez la playlist Van Morrison avec Van Morrison

Je ne suis pas quelqu'un de parfait, et honnêtement, je ne cherche vraiment pas à l'être sinon ma vie -et la vôtre par la même occasion- serait sans aucun doute d'un ennui mortel.

J'ai quelques défauts saugrenus comme honteusement connaître par coeur des chansons d'une médiocrité navrante (au point que certains me poussent à m'inscrire à "N'oubliez pas les paroles", je suis fan de la panse de porc farcie qui, malgré son nom barbare sorti des âges les plus sombres de l'humanité ou d'une grotte de Lascaux est un bonheur au palais, je ne sais pas faire de skate sans tomber même après de nombreuses tentatives plus ou moins douloureuses du temps de ma jeunesse folle, j'aime les casquettes, j'aime les USA et Britney Spears, je rigole devant des comédies grotesques, je suis imbattable en pêts de bras, j'aime les histoires de super-héros, je suis gaucher, je porte des baskets, je chante faux et j'ai une légère tendance au bordelisme.

Non pas que je me complaise benoîtement dans une crasse radioactive à effrayer un bidon d'eau de javel (faut pas déconner non plus, je ne suis pas une plate-forme BP coulée dans le Golfe du Mexique ou un réacteur Fukushimesque. Et je fais la vaisselle. Tous les jours. -Faudrait pas que j'effraie Scarlett Johansson ou une parisienne...) , mais je concède avoir la fâcheuse tendance à parfois laisser sottement traîner deux-trois centaines de trucs chez moi comme des livres/CD/DVD/verres de bière dans l'optique astucieuse de les avoir sous la main pour les retrouver plus vite par la suite.

Evidemment un tel talent fait tache et me force souvent à me faire des sessions de cache-cachee avec mes affaires rangement plus ou moins organisé et surtout éphémère comme l'innocence un soir de surboum.

Comme je sens que cet écueil à priori minime risque un jour de se révéler létal:

"Argl, mon Dieu, il me reste 17 heures pour désamorcer la bombe sournoisement planquée au fond de mon frigo. Il me suffit de couper ce câble. Vite ma pince coupante. Où est-elle? Fichtre."

-17 heures plus tard-

"Quelle poisse, je ne l'ai pas trouvée et il me reste 16 piles de conneries choses essentielles (car oui, comble de la malchance, j'accumule les handicaps et les trucs les plus farfelus en tous genres.) à fouiller. Vite, ou je vais mour..." (la fin de cette scène a été censurée afin de ne pas heurté la sensibilité des plus jeunes, facilement effrayés par la vision apocalyptique de l'explosion d'une bombe sournoisement planquée au fond de mon frigo rempli de bières et de saucisson)

Afin de me prémunir contre tout risque potentiel d'attaque terroriste, j'ai décidé courageusement de prendre des mesures radicales.

Je découvre, euphorique, que mes étagères peuvent contenir bien plus que ce que je pensais et je m'excuse auprès d'elles pour les avoir sous-estimées.

Incrédule, je vois les rayons du soleil et mon tournesol à travers la vitre.

Je découvre que ranger ses livres donne plus l'impression d'être un lecteur que les laisser au pied de son lit.

Je retrouve des films.

J'agrandis mon espace...

Ces quelques défauts bénins font donc de moi quelqu'un de complètement imparfait, mais je le vis plutôt pas trop mal vu les quelques efforts déployés pour y remédier.

Et pour contrebalancer, j'ai quand même quelques qualités.

Mais je ne les dévoile jamais au premier rendez-vous, sinon ce serait trop facile...























































(oui, l'humilité en fait partie...)

jeudi 17 mars 2011

Medley / The Pogues



Aujourd'hui, c'est la St Patrick, et voici de la musique pour s'échauffer les bras avant de lever des pintes.

Les Pogues, c'est le groupe qui me donne envie de manger des trèfles, de devenir actionnaire chez Guinness et de me mettre au Gaëlique.

Alors après 364 jours d'entraînement de calme, il est temps de danser dans la rue et de déclencher des tempêtes sur les comptoirs.

Pour moi, c'est la meilleure date pour fêter la musique, au moins il n'y a pas de groupes d'ados qui massacrent reprennent Nirvana.

Sachez, chers habitués, qu'il existe deux journée de la St Moyen.

Une le 1er Juillet.

Et une le 17 mars.

mercredi 18 novembre 2009

Beautiful Day / U2



Comme en ce moment je me tape des journées qui frôlent le moisi total et la déprime profonde, j'ai décidé d'un commun accord avec mon moral, de ne passer que des bonnes journées.

Et ça commence donc avec des riffs électriques de rock'n roll qui fait se lever d'un coup pour sauter partout. (et ça rime avec U2)

Parce que comme vous le constaterez en entrant dans votre prochaine secte, on ne conditionne efficacement qu'avec de la musique.

Et cette musique-ci est particulièrement efficace pour se conditionner à passer des bonnes journées.

Vous savez, ces journées où vous vous doutez, en vous levant qu'elle va être bonne car il reste du lait dans le frigo, qu'il ne pleut pas, et que le soir même vous serez sur une autre planète à oublier votre boulot qui ne s'est pourtant pas si mal passé aujourd'hui, puisque c'était une bonne journée...

Ces journées sans soucis de transports, sans personne qui braille dans le métro pour descendre à la prochaine station, sans chiens, sans panne d'ascenseur, sans pluie et température polaire qui colle froid au fion et sans tout ce qui peut empêcher cette journée d'être belle.

Je me conditionne pour passer des bonnes journées car je sais que sous mon karma moisi de galérien anonyme se cache (peut-être) le profil d'un incroyable chanceux culotté qui ferait pâlir de jalousie Tony Musulin lui-même.

Je me conditionne pour passer des bonnes journées parce qu'entre deux vraies bonnes journées, il m'arrive d'en passer des bancales.

Je me conditionne pour passer des bonnes journées parce qu'entre deux péripéties Moyennes, il pourrait m'arriver une rousse ou la gloire.

samedi 1 août 2009

Where the Streets Have No Name / U2




Une intro à la gratte monstrueuse, une batterie qui déboite, oui les enfants, U2 a fait de très bonnes chansons.

Des très très bonnes même.

Mais c'est la classe irlandaise et la Guinness qui doit couler dans leur veine, c'est la classe Rock'n Rollesque qu'ils envoient sur scène, c'est la classe des mecs qui espèrent dire des choses intéressantes.

Oui, U2 c'est classe.

Et en plus ça déboite bien son irish mother et ça fait bouger les cheveux.

le Riff de The Edge me fout personnellement dans la lune.

C'est ça que j'aime dans une guitare électrique.
C'est qu'on peut aller chercher des sons super loin, les modifier, les torturer pour envoyer une claque sonore.

Alors je me replonge dans ce genre de classiques pour cette raison: pour être chaque fois surpris, ému et retourné.

vendredi 10 avril 2009

Jump Around / House of Pain



Je suis en week-end à la maison, chez moi, tranquille avec les parents, la frangine-magnonne et les chats.

Et ça me donne envie de sauter partout.

En plus, le fait de voir la date de mon départ pour une semaine à New York arriver à grands pas me donne envie de me replonger dans du bon vieux Hip-Hop old school qui sent la bombe de peinture et la bière et le bronx.

Des vieux classiques bien péchus comme le Wu-tang Clan, les Beastie Boys, Run DMC, et quelques autres.

Dont les House of Pain (bon, je triche un peu, en vrai ils viennent plutôt de Boston et sont d'origine Irlandaise, mais bon, on reste East Coast)

Un son à décoller le papier peint, ce truc.
De la bombe en vynil.
Cette chanson me colle une patate monstre, à faire bondir les métros et à effrayer les vieux.
J'adore quand des chansons sont tournées sans aucune subtilité vers un seul objectif: faire bouger les dutres.
Et cette chanson y arrive parfaitement il faut dire.
Je remue des bras, des jambes, de la tête (alouette), du dutre, des genoux, des mollets, des coudes, des dents et des oreilles avec un rythme pareil.

Alors les enfant,s vous savez ce qu'il vous reste à faire: On pousse les meubles, on met le volume jusqu'à 11 et on fait chier les voisins.
Parce que ça fait du bien.

mercredi 3 décembre 2008

Fairytale of New York / The Pogues Feat. Kirsty MacColl





Comme c'est bientôt Noël, le temps de la joie dans les chaumières et du feu dans la cheminée, voici ma chanson de Noël préférée.
Elle commence comme la vie est belle de capra (on se promet broadway, on se tient par la main sous la neige) et ça finit comme fight club, à coups de bourres-pifs (You're an old Slut and Junk... classe)

Une chanson géniale, pleine d'entrain comme un petit chant de noël qu'on pourrait entendre au coin d'une rue enneigée, près d'un vendeur de marrons chauds mais avec des marrons dans la gueule à la place des marrons chauds.

Une histoire de couple qui commence comme un film romantique à la con avant de tourner vers le réglement de comptes sordide, ben c'est vachement bien trouvé pour contrebalancer l'excès d'Yvan Rebroff et de "Kling Glöckchen klingeling " limite écoeurant.
Hop, balancés les fourrures russes et les coupe de cheveux de footballeur allemands!
Ici, Noël ne ressemble à une Pub Kinder allemande (oui, je sais, ils cumulent), ça ressemble à une cuite (et gueule de bois) Irlandaise.
Pas de vin chaud, de la Guinness (encore) par litres.
Pas de messe de minuit mais des fermetures de pubs.

Alors c'est compris les enfants, cette année pour être mode, on fout la buche à la poubelle, on brûle les cadeaux, on pète sur mamie, on jette le chien et on claque les gosses et on piétine les sapins. Noël sera Rock'n Roll (et un peu rebelle aussi)

Les Pogues, c'est l'équivalent irlandais des Clashs, mais avec plus de Guinness et moins de dents, c'est dire si c'est cool (et un peu rebelle aussi)!

Et en plus on reste dans une thématique "New York" sauf que c'est pas New York qu'on visite, c'est plutôt "New York est un champ de bataille" et j'aime bien aussi (bordel à cul, moi aussi je peut être rebelle!!).

ça va ièche...