Chaque jour une chanson que je partage avec vous amis lecteurs. Une chanson en fonction de mon humeur ou de l'actualité du jour. Une chanson pour danser, pleurer ou tout péter. Une chanson pour aider à affronter la journée.
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lundi 1 août 2011
Where do the Children Play ? / Cat Stevens
Je n'aime pas les enfants.
Ou disons plutôt que je trouve les enfants bruyants, sales, parfois idiots et inutiles. (sauf une certaine Mona qui finira princesse face à son destin ou Marquise des Anges tellement elle est classe et canon.)
Les enfants ne font rien que chercher à se faire mal, se mettre des trucs dans le nez ou les oreilles pour voir comment ça fait, hurler, pleurer pour un rien et réclamer les trucs les plus farfelus à coup de colères rageuses.
Vous allez encore dire que je rouspète comme un vieil aigri, mais admettez qu'un trajet en TGV passe plus vite quand il n'y a personne en-dessous de 18 ans dans le wagon et que les métros, c'est plus sympa sans poussette.
(d'ailleurs je rouspète peut-être, mais n'empêche que j'aide toujours les gens à porter les poussettes dans les escaliers du métro vu qu'apparemment tout le monde fait semblant d'être en retard dès qu'il s'agit de rendre service.)
Ce matin, un mouflet de 87 centimètres (soit à peine 12 de moins que moi) s'est planté droit devant à me fixer bizarrement.
Blond le gosse.
Et en plus, il avait l'air poli ce qui a le don de m'agacer fortement vu qu'il prouve qu'il n'a aucune envie de profiter de sa jeunesse (en jetant ses crottes de nez à la tête des gens et en collant des chewing-gums sur les poignées de porte par exemple.)
Barbant le gosse.
(enfin, je dis ça, il avait pas encore lâché un mot vu qu'il me fixait comme une poule devant un cure-dent.)
Et là, il faut savoir qu'il est 08 heures du matin un lundi, que j'ai les oreilles ensevelies sous mon casque blindé relié à mon Ipod, gilet pare-balles du quotidien, que je sens que mon T-Shirt DC comics va passer un sale quart d'heure avec la chaleur qu'il fait et la surpopulation carcèRERale et que forcément ça n'augure rien de bon pour la santé du moutard.
(je rappelle à toute fin utile que DC comic est une des deux grands maisons d'éditions de comics -l'autre, c'est Marvel, faut suivre- qui a sorti des merveilles comme Batman, Superman, le green lantern, Wonder Woman et j'en passe et des supers.)
Il me fixe, je le fixe, je vais gagner, je suis super fort à ce jeu.
Bon, il a quand même l'air sympa avec son air innocent, à me regarder comme je regarde un Picasso (et pas un cubiste, bande de nazes.)
Disons un Chagall plutôt , ça provoquera moins de rires gras dans l'assistance et ça me donne une bonne occasion de montrer que oui, j'aime toutes sortes de dessins, les supers dans des comics et les mariées rouges sur des toiles.
Alors que j'allais lui demander ce que ça lui faisait de voir E.T. en vrai, il prend les devants et fait le premier pas.
L'audacieux.
Il se tourne vers son père, lui tire la manche, me montre du doigt, ce qui est très impoli et crie très fort (ce qui est déplaisant) "papa, regarde le monsieur, c'est Superman."
(oui, c'était superman lui-même sur mon magnifique T-Shirt DC Comics de chez Célio offert par ma soeur qui, je le pense, se contrefout des supers-bonzommes en collants)
J'ai rigolé quand même, ça m'a fait sourire.
"Ah ah, pas loin petit. Je ne suis que Moyen."
Et je suis parti au boulot, en me disant que si je n'étais que moyen, j'avais au moins sauvé ma vie.
dimanche 9 mai 2010
Wild World / Cat Stevens
Je suis revenu de mon voyage incroyable et je vais essayer de ne pas trop m'étendre, sinon vous risquez de finir de lire ce texte à l'automne prochain.
Alors j'ai vu des choses merveilleuses.
J'ai vu un Ours et un Coyote.
Mais pas dans un zoo ou un cirque à la con, je les ai vu chez eux.
J'ai vu la force de Mavericks, Pillar Point, Half Moon Bay, California et la stèle de Mark Foo pour nous rappeler que nous ne gagnons pas toujours à la fin.
J'ai vu des désolations salées infinies, écrasées dans la vallée de la mort, entourées de rochers hurlant en couleur.
J'ai vu des Sequoias, qui n'étaient pas vieux comme le monde ceux-là mais bien plus âgés que ce que je connais du monde.
J'ai vu l'océan Pacifique et le désert de Mojave, parsemé d'Arbres de Josué.
J'ai roulé sur le Golden Gate Bridge.
J'ai gagné 10 dollars 50 (en en jouant 3.) à Las Vegas, ce qui fait de moi un type presque milliardaire en rapport à mon salaire mensuel (mais je ne me suis pas marié avec une pute russe ce qui fait de moi un quasi-milliardaire un peu marginal.)
J'ai vu un coucher de soleil sur l'océan. Et sur une étendue salée du nom de Badwater, coincée entre des montagnes, 83 mètres sous le niveau de la mer. Et sur le grand Canyon qu'un ruisseau à taillé pendant des millions d'années et qui donne le vertige à trop le regarder dans les yeux. Et un autre sur le désert de Mojave, où je sentais encore les vapeurs d'essence des prototypes que des pilotes d'essais envoyaient au-delà du mur du son ou dans des manoeuvres improbables avant de partir dans des piqués fatals.
Et dans l'avion du retour, le levé d'un soleil orange à mis le feu à tout le Groënland qui s'étendait sous nos yeux et j'ai continué de pleurer.
J'ai beaucoup pleuré.
ému, ravi, parfois triste ou nostalgique, mais toujours conscient de vivre quelque chose d'exceptionnel et surtout de le vivre avec les personnes qu'il me fallait.
J'ai bu des Budweiser dans des vrais Saloons entourés de vrai gens bizarres, à regarder du vrai Base-Ball à la télévision.
J'ai vu les filles du Hooters.
Je n'ai pas vu de baleines mais j'ai vu des otaries sur un ponton de San Francisco.
J'ai vu des palmiers, des villas de stars, des voitures de la taille d'un porte-avion nucléaire français, et des piscines grandes comme la Méditerranée.
J'ai dormi dans des motels, comme dans les films mais je n'ai pas trouvé de lit massant.
J'ai joué au billard en regardant les trains passer devant la porte du bar.
Devant la porte, pas un peu plus loin.
J'ai vu des bikers fascinés par la démesure du Hearst Castle.
J'ai vu des Français. Des vrais casse-couilles. Des Français.
J'ai vu des guitar-héros déchainés jouer comme Hendrix à l'Iron Door Saloon de Groveland (oui, Groveland, un mélange du Grosland et de Délivrance.) devant des mecs à casquettes et des filles à T-Shirts.
J'ai bu un coup au saloon de San Francisco. Où Le videur était le père Fouras, mais avec une casquette, la tenancière était la mère de tous les poivrots de la ville, où Johnny Nitro jouait du blues avec son groupe génial (dont un joueur de piano-guitare, vous savez ce formidable engin qui a révélé Modern Talking au monde, qui m'a fait (presque) aimer l'instrument.) Et où un biker un peu péteux m'a menacé de me couper les testicouilles avec son canif rouillé parce qu'on était français. (je pense.)
J'ai vu Alcatraz et j'ai pris un Cable Car.
J'ai passé les deux plus belles semaines de toute ma vie.
Sans comparaison possible.
J'ai vu des choses que je ne peux même pas raconter tellement c'était étrange/beau/génial, entouré de mes meilleurs amis.
Des personnes que j'aime le plus au monde.
J'ai vu un Ours et un Coyote chez eux.
Et le RER B qui m'a ramené à la réalité ce matin m'a semblé être plus agressif.
Et comme je trouvais ma vie déjà trop cool et pas assez hostile dans mon 15m2 tout seul à 30 ans, j'ai décidé de me la compliquer un peu, histoire de rester dans une ambiance "sauvage" quelques jours encore.
En rentrant de mon rêve éveillé, ce matin, je me suis rendu compte que pendant mon absence, mon chauffe-eau avait fuit comme un petit pisseux et avait provoqué un court-circuit qui avait tout fait disjoncter.
Dont mon frigo qui refoule méchamment du goulot avec ses mares de flotte moisie partout.
Heureusement que j'avais coupé l'arrivée d'eau générale en partant, ça a évité de créer un dégât des eaux équivalent à la grande crue de la Seine de 1900 et ça a permis au pompiers de ne pas avoir à péter ma fenêtre ou ma porte pour fermer un simple robinet et mettre un immeuble à sécher.
Oui, je sais maintenant que vivre à Paris est plus sauvage et plus hostile que le fond du trou perdu de la Californie (ou le Nevada ou l'Arizona.)
mardi 17 février 2009
Revolution / Gangrène Plastique & Sad Lisa / Cat Stevens
Magnifique chanson engagée comme on en trouvait dans les 70's.
Son énorme, paroles crypto-symboliques osées, présence scénique, tout était réunis pour faire rentrer ce groupe dans l'histoire de la musique.
J'aime particulièrement la partie parlée de la chanson, ça prouve que c'est sérieux: "Les cochons de la CIA complotent dans les couloirs de Babylone", c'est fort...
(Oui, quand il y a des parties parlées dans des chansons, ça prouve que merde, c'est sérieux, on ne plaisante pas bordel, ou alors ça prouve qu'on s'implique parce que merde, c'est beau quoi, bordel!.)
exemples:
ça (c'est beau)
ça (c'est sérieux)
ou ça (c'est parlé avec les mains, c'est beau ET sérieux, bordel!!)
Et puis non.
Ils sont retombés dans l'oubli.
La faute à leur chanteur. Une énorme couille...
(je vous invite évidemment à voir le film mes meilleurs copains qui fait rire sa mère!!)
Après ces bons calembours, place aux choses sérieuses.
Hop on passe à du bon Folk des familles avec ce classique de ce génial Cat Stevens.
Sad Lisa.
C'est beau, c'est romantique, c'est du piano et une voix et ça envoie.
Cat Stevens, c'est quand même vachement bien.
Même maintenant qu'il s'appelle Yussuf.
(ben ouais, il s'est converti à l'islam)
Et si Lisa est triste, sa chanson ne l'est pas.
Parce que la folk, c'est un moyen très simple de faire passer les choses les plus belles.
Alors pendant votre ménage bimestriel ou votre douche hebdomadaire, branchez-vous sur les mélodies Folk de Cat Stevens.
Ca fait passer des beaux moments.
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