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samedi 12 juin 2010

That's Life / Franck Sinatra



Dans le grand Steeplechase à Handicap 27 qui nous sert de vie, il est des gadins qu marquent plus que d'autres.

Hier soir, en rentrant tranquillement d'une soirée foot formidable avec mes amis à moi et la Caro-Magnonne et les amis du foot de la Divette à Serge, j'ai eu la sale surprise de me faire détrousser la tronche, latter le genou gauche et chourer mon Ipod.

En, 16 secondes, la tronche par terre, un genou à vrac (mais ça ne devrais pas m'empêcher de jouer le mondial, promis) et plus d'Ipod.

Et je vais vous dire, oui, vendredi soir, j'étais un vrai matérialiste.

Rien à foutre de ma tronche et de mon genou cramoisi, je n'avais plus d'Ipod, arme indispensable dans ma lutte quotidienne face à la cité antique, l'agora, la plèbe qui se presse chaque matin et chaque soir sous mes pieds.

Mon Ipod Touch, c'était 16 gigas de bonheur sonore et de mélancolie aussi un peu, c'était des photos surnaturelles ramenées des deux côtes de l'Amérique, c'était un solo de Prince que je regardais en boucle, c'était un souvenir ramené de NY, et je sais que j'en ai plein d'autre des souvenirs, et des plus chouettes encore, mais hier soir, c'était mon Ipod le meilleur.

Et puis après, je me réveille, je vais pleurer chez Caro-Magnonne un peu parce que ça fait du bien et je vais à la police porter plainte (et je vous raconterais ce périple épique parce que ça vaut son pesant de bananes) et je vais voir les amis de ma vie parce que chantonner tout seul dans le métro, c'est rigolo mais je préfère les duos.

Et je rentre chez moi, heureux d'une formidable soirée foot à la divette vendredi et heureux d'un après-midi simple devant des conneries à la TV, une série B et hop au lit.

En rentrant chez moi triste mais heureux quand même, je réalise soudain que oui, mon karma moisi m'a encore fait une farce de moyen goût (et il va falloir qu'il me sorte un truc atomique si c'est un jour censé s'équilibrer, vu les sales blagues que cet incapable impalpable m'a déjà fait.) mais il y a forcément des choses derrière ces évènements qui vont arriver.

C'est obligé, on ne peut pas s'en échapper, donc quelque fois, des trucs bien doivent arriver.

Comme une soirée coupe du monde avec les amis à la Divette, une pizza devant un film de monstre ou encore de la purée en plein soleil peut-être.

Alors j'écoute les conseils classes de Franck-aux-yeux-bleux et j'apprends à chanter pour incommoder mes voisins de métro.


Je dis depuis pas mal de temps que j'aimerais bien m'échapper à travers la vie mais que quand même c'est vachement dur.

A travers une forêt en flammes, c'est facile, à travers la vie, essayez, vous, de trouver la sortie....

jeudi 17 septembre 2009

My Way / Franck Sinatra




En ces temps apocalyptiques où je vois choir mes idoles (Sim, Patrick, Filip... et demain? Jean Amadou? Christian Morin? ) je me demande sottement, si une fois arrivé au crépuscule de ma vie (c'est beau) je pourrais me retourner fièrement et contempler mon oeuvre avec une légère satisfaction.

Alors récapitulons.

Je sais faire du vélo.
J'aime les moules-frites.
J'ai vu Brest sous le soleil.
J'ai fais du bateau.
Je mange des pommes.
Je suis engagé volontaire dans le front de défense de la bière.
J'ai pleuré devant plein de films. Tout seul.
J'ai habité à Paris. (bon, j'y habite toujours, mais c'est au cas où j'aurais déménagé d'ici mes 124 ans -oui, je compte devenir le français le plus vieux, je suis ambitieux-)
J'ai dansé sous la coupole du grand palais. C'est classe.
J'ai vu New-York.
J'ai vu un homme danser avec un ballon aux pieds. Il avait un numéro 10 dans le dos. Et j'ai pleuré.
J'ai chanté. Faux.
Je sais remettre le téléphone chez Caro-Magnonne.
J'ai les meilleurs amis du monde.
J'ai vu BB King en concert avec mon papa Gaston.
J'ai fait une psychanalyse.
J'ai eu des chats.
J'ai pleuré devant des tableaux que je ne comprenais pas.
J'ai fait le festival de Gerardmer.
J'ai vu NTM en concert quand il le fallait.
J'ai vécu la mort de Michael Jackson.
J'ai vu un homme voler avec un ballon dans les mains. Il avait un numéro 23 dans le dos. Et j'ai (re-) pleuré.
J'ai la meilleure famille de l'univers.
J'ai vu les yeux d'une rousse. De près.

Je n'imagine pas avoir la classe sidérale de Sinatra, mais je peut me dire, aujourd'hui, à la fin de ma vie (que j'ai brûlé par les 2 bouts, comme Filip, notre Kurt Cobain à nous, artiste torturé et plein de rage. Greu.) qu'il y a deux-trois trucs dont je suis (assez) fier.

Fichtre.