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dimanche 11 septembre 2011

I'll follow the Sun / The Beatles



Aujourd'hui était un jour sans soleil avec une alternance de nuages et d'éclaircies et quelques gouttes de pluie pour achever de faire de cette journée une journée pas gaie.

Et quand les nuages et le coeur sont lourds, je me trouve un remède imparable: ouvrir mes fenêtres et partager avec mon quartier mon exquis goût musical et ma passion pour quatre garçons.

Quand je n'ai pas le soleil avec moi, je vais le chercher.

Et pour moi, il n'y a rien de plus chouette que de voir tourner un disque de vinyle noir (bon, dans la réalité, je suis obligé de l'imaginer tourner ce disque puisqu'on ne peut pas voir tourner les CD, ce qui est bien dommage quand même) en regardant pas sa fenêtre ouverte et en guettant que les nuages aient la décence d'aller voir ailleurs si on y est pour nous ramener la lumière et la chaleur.

Car les disques sont rassurants, ils tournent tranquillement et remplissent tous les espaces vides.

Les disques m'aident à me sentir moins seul car en tournant, ils se retrouvent partout.

C'est comme ça que je dévoile mon moral.

Car le moral, ça ne se remonte pas. (le moral n'est pas une pente ou une montre, c'est idiot. Le moral est là mais il faut le savoir.) Le moral, ça se dévoile.

Le soleil ne se cache pas.

Il demande à ce qu'on le cherche.

Mon soleil, je vais le chercher sous la pluie d'Ecosse dans quelques jours...

dimanche 3 juillet 2011

Special Anniversaires de la Chanson du Jour et de Moyenman lui-même

Cela fait maintenant trois ans que ce modeste blog existe miraculeusement.

Trois ans à vous proposer quotidiennement régulièrement un florilège de ce qui passer dans mon IPod et dans ma vie.

Je l'avais lancé au départ un peu comme une blague et je dois avouer que trois ans plus tard, je ne suis pas mécontent du chemin parcouru par la chanson du jour et du chemin qu'elle m'a fait parcourir.

Alors j'ai décidé de fêter ça le jour de mon propre anniversaire, parce que lachansondujourdemoi m'accompagne tous les jours ou presque.

Et me donne pas mal de coups de mains.

Pour l'occasion, je vous propose donc non pas une chanson mais une playlist de mes chansons préférées d'anniversaire...

Happy Birthday / Marilyn Monroe



Peut-être la plus triste version de "Happy Birthday" du monde.
Parce que là, elle croit encore que Le Président s'enfuira un jour avec elle.
Elle a une robe qui laisse clairement voir ses intentions, elle a une voix qui trahit ses espoirs mais Le Président préférera se moquer d'elle.

Birthday Party Grandmaster Flash and the Furious Five



Parce qu'un anniversaire, c'est une fête.
Une fête, c'est en musique.
La musique, c'est pour danser.
(Et un bon Hip-Hop old school, ça fait groover...)

Birthday / The Beatles



Parce que je ne peux concevoir de fêter la chanson du jour sans un titre des Beatles.
Ils étaient là avant et ils seront là après.
Eux n'auront jamais à fêter d'anniversaire, car ils sont immortels...

Birthday / The Sugarcubes



Björk était toute jeune et faisait des trucs encore à peu près audibles.
Il est bon d'entendre une voix claire comme un Fjörd quand la sienne devient celle d'un caillou avec le temps qui passe.

Happy Birthday Blues / BB King



Parce qu'il faut l'avouer, vieillir fait déprimer.
Mais vieillir fait aussi relativiser.
Alors il faut écouter les ainés, surtout quand ils jouent comme BB King...

Voilà de quoi passer une journée de fête et de soleil.

Je vous remercie tous, amis lecteurs, pour votre fidélité, je vous remercie tous amis tout court, pour votre présence.

Je vous laisse, j'ai des chansons à écouter pour me préparer à ma nouvelle année...
















PS: Et vous, quelle est votre chanson d'anniversaire préférée?
Et quel est votre plus bel anniversaire? Ou le pire?

J'attends votre meilleurs titres et vos plus belles anecdotes...

vendredi 22 octobre 2010

The Fool on the Hill / The Beatles



Hier soir, je suis allé chez mon psy.

Et chez mon psy il y a une salle d'attente.

Et j'ai ouvert la porte de la salle d'attente...

Alors je voudrais d'abord préciser une chose avant que ce récit ne tombe dans l'irrationalité la plus folle et une ambiance digne d'un asile de dinguos genre Arkham.

Je vais voir un psy, certes, mais je ne suis pas complètement déglingué non plus.

Loin de moi les pulsions schizophrènes qui me poussent à manger mes voisins ou empailler des animaux croisés au hasard des rues.

Non, je n'ai pas pour objectif de faire chauffeur de bus scolaire dans l'Yonne (ou les Ardennes.)

Et enfin, je ne suis nullement atteint de délires paranoïaques qui me font voir des complots partout visant à me nuire, surtout de la part des taxis et des filles (bon, pour les filles, il y a quand même doute...)

Ironie mordante de mon karma en mousse, hier matin, en sortant de chez moi à l'aube, quand la rosée n'apparaît pas et que le RER est pépère, j'ai croisé un dingue.
Un vrai, avec des tics et tout.

Je sors de chez moi, tôt, donc et il me saute dessus en hurlant "personne!", je réponds "qui?" dans un geste d'une audace folle et il me re-hurle "personne" avant de gesticuler très fort dans toute les direction en psalmodiant des incantations bizarres.
Là, je faisait le type intéressé par ce vaudou improvisé, mais intérieurement, je récitais très vite des jevousalumarie et j'insultais une fois de plus la roue voilée de mon destin bancal qui ne perdait pas de temps pour me foutre dans les pattes d'un psychopathe.

Il m'expliquait rapidement qu'il ne fallait "voter pour personne, jamais, voila, personne, argl, jamais, tous des pourris, rargl, salopes" et il est parti terroriser d'autres gens.

Là, arrogant, je me dis, et voilà, je me colle encore un type complètement entamé avant 8 heures du matin.

Ce que je ne savais pas, c'est que le soir même, l'entamé n'allait pas être le même pour tout le monde...

J'ouvre la porte de la salle d'attente, donc et là (hasard?) une (jolie) fille.

"Bonsoir", murmure-je solennellement comme on le fait entre gens classes suivant une thérapie mais polis quand même.

"Bonsoir" répond-elle doucement avec le sourire de celle qui trouve sa vie plutôt bien faite.

Je me retourne pour fermer la porte et là, je lance (fort) un "Ho!" gangréné par la surprise et l'abrutissement, car la poignée me reste dans la main et le ploc sourd que j'entends est l'autre bout de la clenche, CELUI AVEC LA TIGE DE METAL QUI SERT A ACTIONNER LA SERRURE qui tombe sur le tapis de l'autre côté.

(forcément, à ce moment-là, je perds de ma superbe et ma classe nonchalante qui se dégageait au moment de mon "bonsoir" solennel a donc disparu. Le tigre du bengale a disparu, retourné à sa jungle profonde et impénétrable des magiciens de la vie et je redeviens le nasique enrhumé.)

Je reste un peu ahuri à fixer ma clenche dans la main puis la porte puis de nouveau la clenche avant de me tourner vers la (toujours jolie mais vachement moins souriante) fille qui lâche "ah ben ça".

Je bradouille (contraction gênée de honte de bafouille et bredouille) un misérable "je suis vraiment désolé" pathétique.

Mais je crois que là ou la pauvre a vraiment dût me prendre pour un allumé total (et se dire que son psy allait être une star de "faites entrer l'accusé" en étant interviewé comme thérapeute de l'accusé) c'est quand j'ai mis la clenche dans ma poche.

Pas pour la piquer, j'en ai rien à foutre d'une clenche, j'en ai plein chez ouame des clenches, même si j'ai qu'une porte dans mon appartement, j'ai autant de clenches que je veux d'abord, c'est comme ça et puis c'est tout, si je veux des clenches, même si elles ne servent à rien, j'ai le droit d'en avoir autant que je veux. Non mais

Naaaan, je l'ai mise dans ma poche comme par réflexe, pour cacher l'objet du délit.

Je me suis rendu compte presque instantanément du caractère anxiogène que mon geste pouvait avoir, puisque je l'ai aussitôt retirée de ma poche pour la poser sur la table.
Et là, c'était pire, cette petite poignée ronde me fixait lourdement du regard, c'était ridicule.

Quand notre psy nous a libérés presque 30 minutes plus tard, terriblement amusé par la situation (mais en même temps un poil gêné d'avoir des clenches aussi pourries, non mais c'est vrai quoi, on a pas idée d'avoir des clenches pourries, c'est pas possible) la fille ne parlait plus et ne souriait plus non plus et était blanche (et je pense que sa séance à du être épique) et moi, j'avais disparu sous le tapis.


Cette expérience ne m'a pas rassuré quand au fait qu'il y a bien une conspiration internationale visant à me nuire auprès des filles...

vendredi 30 octobre 2009

Instant Karma / John Lennon



Comme je me dis, qua quand même, c'est pas possible, bordel à dutre, mon karma ne peut pas être aussi pourri, ben je demande à des types légèrement géniaux de me le rappeler.

ça regonfle le moral comme un verre de bon vin ou un week-end à Toul-c'est-cool (bientôt, bientôt, plus qu'une semaine...) et ça fait bouger la tête suffisamment pour passer pour un jeune loubard dans le métro.




La réponse au sample du jour de mercredi était bien La Fièvre de ces joyeux drilles d'NTM (qui sera un jour une chanson du jour, soyez patient) et je vous invite donc tous sur le petit site fort instructif (si, si, je vous jure ) du vainqueur, Mr Etienne (que je ne connais pas personnellement, mais qui me parait très sympathique au vu de ses goûts musicaux.)

Il s'appelle (le site, pas Etienne, vu qu'il s'appelle déjà Etienne.)

http://www.popsongs.fr/


et on s'y rend en vitesse en cliquant directement sur le lien.
Voila.

Et je me (re-)dis que non, mon karma ne peut pas être aussi pourri.

Attendez que je gagne au loto...

vendredi 16 octobre 2009

Your Mother Should Know / The Beatles



Mes parents à moi que je kiffe sont à Paris pour le week-end et ça me rends plutôt content, surtout quand on boit des picons ensemble.

Et c'est l'occasion pour faire une petite dédicace à ma maman.
J'en ai déjà fait pas mal pour mon papa Gaston, alors maintenant c'est au tour de la èmté. (c'est son surnom.)

Ma maman elle est vachement rock'n roll et elle kiffe les beatles (et plein d'autres gens qui font de la guitare électrique comme Bruce Springsteen, Alain Bashung ou Cookie Dingler.)

Si je vous racontais les trucs de dingue que ma maman elle a déjà fait, déjà de 1 vous les croiriez pas et de 2 vous croiriez qu'elle est mariée à un punk et pas au papa Gaston.

Et ben non, ma maman elle fait des trucs de dingue mais simplement parce qu'elle est cool.

(et le premier qui dit un truc sur elle, Il se prend un Zizou dans la bouche.)

dimanche 24 mai 2009

Jealous Guy / John Lennon



Je sais de source sûre les enfants, que beaucoup d'entre vous me prennent comme modèle et inspiration pour leur vie de tous les jours.

Ambitieux vous êtes.

Néanmoins, je vous rassure tout de suite en vous faisant une confession.

J'ai un défaut.

Oui, vous avez bien entendu, j'ai un défaut.

Mais c'est un défaut horrible qui me ronge terriblement.

Je suis facilement jaloux.

Si, c'est terrible, je sais.

Je suis jaloux du mec qui a inventé la blague "dans ton cul", il m'a piqué la gloire et l'argent.
Je suis évidemment jaloux de Hugh Jackman et George Clooney.
Je suis jaloux de Nick Hornby et Philippe Jaenada.
Je suis jaloux de Rob Gordon et Halvard Sanz.
Je suis Jaloux de Woody Allen qui a trouvé le moyen le plus classe au monde pour être séduisant: avoir du talent.
Je suis jaloux de ceux qui écrivent des messages à la craie sur les trottoirs.
Je suis jaloux de Bruce Springsteen qui a aussi pas mal de talent.
Je suis jaloux de ceux qui remuent les ventre et éclairent les yeux des filles.
Je suis jaloux de ceux qu'on écoute quand ils parlent.
Je suis jaloux de ceux qui savent écrire.
Je suis jaloux de ceux qui savent faire de la musique. (évidemment)
Je suis jaloux des guitaristes.
Je suis jaloux des photos de Bruno.
Je suis jaloux de ceux qui ne font pas rire quand ils dansent.
Je suis jaloux de Michael Jordan et Zinedine Zidane et Mohammed Ali. Ils m'ont fait pleurer.
Je suis jaloux des explorateurs et des pionniers.
Je suis jaloux des astronautes et des surfeurs.
Je suis jaloux des DJ.
Je suis jaloux des astrophysiciens car je sais que je n'aurais jamais été assez intelligent.
Je suis jaloux de ceux qui comprennent l'art contemporain.
Je suis jaloux des amoureux alors quand ils me demandent de les prendre en photo, je leur coupe la tête. Par principe. (encore que l'arrivée massive des appareils photo numérique a considérablement mis en péril mon activité de bourreau des sourires niais de couples insipides et écoeurants, et rendu encore plus jaloux!)
Je suis un jaloux maladif.
Je suis jaloux de Ben Stiller et Jim Carrey.
Je suis jaloux mes amis.
Je suis jaloux de Stevie Wonder et Prince et Marvin Gaye, il m'ont rendus moins sourd.
Evidemment je suis jaloux de quatre garçons dans le vent qui ont révolutionné la musique.
Je suis jaloux de ceux qui arrivent à leur fin.
Je suis jaloux de ceux pour qui tout semble facile. ("semble". Pas "est")
Je suis jaloux de ceux qui bossent chez Pixar.
Je suis jaloux de ceux qui ont la fille à la fin (comme dans les westerns..) (Moi, à la fin, j'ai la bière. Comme dans les bars.)

Cette liste est sans fin, vous pouvez l'imaginer.
Mais en gros,

Je suis jaloux de ceux qui vivent des Happy Ends.

mardi 5 mai 2009

Let it Be / The Beatles



Alors oui, aujourd'hui, c'est un classique du jour.
Un mythe plutôt en fait.

Oui, j'aurais pu faire preuve d'un peu plus d'originalité mais je crois qu'aujourd'hui, je n'ai pas trouvé mieux (ben oui, souvenez-vous les enfants, pour moi, les Beatles est le plus grand groupe de l'univers. Les seuls qui pourraient se vanter d'avoir réellement révolutionné la musique.)

Alors oui, aujourd'hui Let It Be.
je laisse aller.

je laisse aller parce qu'aujourd'hui, je me suis rendu compte que j'avais laissé plein de sales trucs derrière moi, à 30.000 pieds au dessus de l'Atlantique.

Aujourd'hui, je laisse aller.

Fini de me faire du souci pour des trucs qui n'en valent pas la peine.

Aujourd'hui, je crois que j'ai laissé des angoisses et des peurs derrière moi à 30.000 pieds au-dessus de l'Atlantique, dans la carlingue d'un avion Air France, assis à côté de deux des personnes que j'aime le plus au monde, à rigoler devant des films, et surtout à retenir mes larmes, tout ému en repensant à la semaine que je venais de passer.

ça pourrait vous paraître complètement surnaturel (ou crétin, comme vous voulez, vous avez le droit) mais je crois que certaines expérience ne font pas que vous marquer.

Quand elles sont suffisamment fortes, elles vous transforment.
C'est, je crois, ce qui m'est arrivé cette semaine.
Sans dec'.

En une semaine, j'ai l'impression d'avoir vécu 10 vies, d'avoir gravi l'Everest et foutu la foudre en taule.

En une semaine, je me suis senti grandir de deux kilomètres.

Tout ça parce que j'avais avec moi trois personnes qui, non seulement sont parmi les plus cools de l'univers, mais sont également les plus gentilles qui existent.

Ce n'est pas d'avoir vu New York spécialement qui m'a bouleversé à ce point (enfin si, presque, j'avoue avoir pleuré comme une madeleine devant Les Demoiselles d'Avignon de Picasso et Danse de matisse au MOMA, devant la statue de la Liberté et l'Empire State Building et en voyant les gargouilles du Chrysler Building et allongé dans le gazon de Central Park, à regarder les Squirrels -oui, je me la pète et alors?)

C'est d'avoir vu New York avec ces personnes-là qui m'a fait plaisir. (bon il en manquait quand même quelques-unes pour que ce soit vraiment parfait, entre Caro-Magnonne, Cousin Vince, Kiddie, Gwen et Xis, La Nancy Family, p'tite Em' et Babé et quelques-autres...)

En tout cas, je sais maintenant parce que j'ai vécu ça, que peut-être, je vaux un petit peu plus que ce que j'ai cru jusqu'à présent.

Alors pour ça, Mister B, Miss-E et Big N, Merci.

jeudi 13 novembre 2008

While My Guitar Gently Weeps / The Beatles (george harrison)




Bon alors pour tout le monde connait les beatles, je vais pas faire un court de l'histoire de la musique.
Pour ceux du fond, un seul truc à retenir: ces 4 mecs ont révolutionné la musique. Point. c'est aussi simple que ça.
Demandez à vos parents ce qu'ils pensent des Beatles, les enfants.
Moi j'ai eu la chance d'avoir des parents fans qui nous on fait découvrir tout petit ces monuments insurpassables. (avec les Stones, évidemment)
Comme si j'avais grandit à côté de la muraille de Chine avec vue sur le Sphynx.
sans dec', entendre les beatles pour la première fois, c'est comme voir la lumière pour la première fois.
Ils vous font croire que la musique est facile.
Ils vous font croire qu'avoir une coupe à la con avec un sourire niais et un cabant attire les filles.
En gros ils ont la classe, nous ne sommes que des blattes à côté.
Bref revenons au propos profond de ma discussion. Pour une fois je ne vais pas parler de Paul ou John, je vais parler de George Harrison.
Harrison était le guitariste du groupe. Il a écrit 4 chansons: Abbey Road, Here Comes the Sun, Something et donc celle qui nous intéresse aujourd'hui While my Guitar gently Weeps.
C'est une ode à sa gratte.
Un chant d'amour d'un guitariste pour son instrument.
Tout le morceaux est construit autour de la guitare.
Un morceau d'une complexité musicale effarante (qui encore une fois fait paraître l'ensemble simple et léger, presque évident) puisque plusieurs pistes sonores se mélangent entre des guitares accoustiques, électriques et ce long solo désespéré que l'on retrouve régulièrement tout le long de la chanson. (la légende veut d'ailleurs que ce serait un autre Dieu de la gratte, God himself, Slowhand, bref Eric Clapton qui le joue dans la version studio, invité par George Harrison pour calmer les tensions au sein du groupe.)
D'ailleurs c'est la guitare qui prend le pouvoir sur ce titre.
C'est elle qui balance la rythmique.
C'est elle qui entonne les refrains et les couplets..
C'est elle qui aligne la basse.
En fait les autres instruments sont simplement là pour faire joli finalement puisque leur utilité même (la batterie, la basse, le piano) est reprise par la guitare (acoustique ou électrique) qui, ici, remplit toutes ces fonctions.
Et George pourrait se passer de chanter puisque c'est sa guitare qui pleure.
C'est sa guitare qui nous parle.
C'est sa guitare qui est amoureuse.
His Guitar Gently Weeps...
Une prouesse aussi bien artistique que technique.

Car les Beatles n'étaient pas que des gentils chanteurs de Pop anglaise anglais, ils étaient aussi de sacrés révolutionnaires question technique puisqu'ils seront les premiers à mettre au point le 4-pistes pour l'enregistrement de leurs chansons (procédé technique qui les obligera à arrêter la scène puisque impossible à recréer en live, les privant du coup d'une large partie de leur répertoire)
Et Harrison n'est d'ailleurs pas le moins technique du groupe puisque sur le dernier album du groupe, le terrible Let It Be il introduit pour la première fois un nouvel instrument... le synthétiseur!!

Il arrive que des gens soient touchés par la grâce, j'en ai déjà parlé.
Et ben là, c'est clairement ce qui arrive à ce cher George.
Il nous sort un morceau comme un mec peut en sortir dans une vie.
Un morceau repris par beaucoup de guitaristes, comme si il n'y avait qu'eux qui pouvaient le comprendre réellement.

Dans le panthéon des musiciens, une place est réservée, à part, pour les guitaristes.
le guitariste est un peu comme Prométhée.
Il maitrise le feu dans ses doigts, il le domestisque, le contrôle, l'apprivoise pour en sortir des sons envoûtants accompagné de sa non moins mythologique guitare.
Mais comme prométhée, le guitariste est soumis à une malédiction.
L'ombre. le murmure.
Car le guitariste restera un incompris.
Il ne se comprendra que lui-même, ne s'exprimera qu'en notes arrachées, torturées, déchiquetées sur cet instrument barbare qui a vu saigner beaucoup de jeunes doigts plus ou moins talentueux.


Une légende qui écrit un morceau pour un instrument de légende.

Mais même les légendes disparaissent...
Harrison meurt en 2001, des suites d'un cancer.
Les légendes disparaissent mais leur flamme reste.

Et quand les légendes disparaissent, les Dieux se rassemblent pour leur rendre hommage...
(Faites bien gaffe au petit lascar avec le chapeau rouge, il explique avec ses doigts ce que guitariste veut dire, en se lançant dans une sorcellerie vaudou extraordinaire avant de tout conclure sur un dernier tour de magie noire...)



Cadeau....




Merci les Beatles et merci Papa!!