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samedi 25 janvier 2014

INTERLUDE SPECIAL GRAMMY AWARDS

Demain, ce sont les Grammys Awards au Staple Center de Los Angeles.

C'est comme les Victoires de la Musique sauf que là, on célèbre vraiment la musique.

Alors pour vous mettre dans le bain, voici mes 12 moments préférés des Grammys, sans ordre ni préférence.

Abbey Road Medley / Paul Mc Cartney (Featuring Bruce Springsteen & Dave Grohl) (2012)



Déjà, McCa, c'est légende alors on se tait quand il chante.
Mais en plus quand il invite les potes (God Springsteen et ce fou furieux de Dave Grohl) on se dit que le moment va être historique.
Ce qui sera le cas.
Et émouvant, même, quand l'ancien Beatles, Bruce et Dave Grohl (ainsi que les deux autres guitaristes, dont Joe Walsh, des Eagles) feront chacun leur solo, comme Mc Cartney, Lennon et Harrison en leur temps...

One / Metallica (1989)



Cette année-là, les Grammy accueillent une nouvelle catégorie: Meilleure Performance Hard-Rock / Metal.

Metallica est nommé pour la première fois et pour fêter ça, ils déboulent sur scène et explosent le public médusé avec One, le titre-phare de leur album ...And Justice for All
Tout le monde s'attend à les voir repartir avec le prix, mais ce sont les Anglais de Jethro Tull qui l'emportent.
Peu importe, la bête est réveillée et Metallica ne sera plus jamais le même groupe...

Stan / Eminem (Feat. Elton John) (2001)



Souvent accusé d'Homophobie, c'est un Eminem décidé à fermer le clapet de tout le monde qui se présente sur scène ce soir-là.
Il reprend Stan, une de ses chansons les plus personnelles (et peut-être la plus lucide également) et à la place d'avoir la Jolie Dido au refrain, c'est Elton John déguisé en Casimir qui apparaît.
Un Elton John qui a pu choquer à une époque, puisqu'il s'est toujours présenté comme un vrai fan d'Eminem.
Double choc pour le public, qui découvre que l'ambassadeur de la cause gay qui chante avec le white trash a chouré le costume de Willy Wonka.

Man in the Mirror / Michael Jackson (1988)


Et là, on se rappelle pourquoi Michael Jackson était une aussi grosse star.
Pas pour ses shows démesurés dans des stades, la pyrotechnie, les clips aux budgets hollywoodiens.
Ni même la danse.
Non, il ne faut pas oublier qu'avant tout, il avait le groove.
Et une voix.

London Calling / The Clash (Featuring Bruce Springsteen, Dave Grohl & Elvis Costello) (2003)


Les soirées de remise de prix, c'est aussi l'occasion de rendre hommage à des artistes disparus.
Et quand Les Clash décident de faire un petit coucou à Joe Strummer, ils invitent Springsteen, Dave Grohl (oui, on les invite souvent, c'est normal, ils sont sympas, ils ne foutent pas le boxon à table et mettent la main devant la bouche quand ils baillent et taquinent pas trop mal de la guitare.) et Elvis Costello.
Un line-up ahurissant pour pousser le volume à 11.

Proud Mary / Tina Turner & Beyoncé (2008)



2 reines.
Le genre de moment qui vous fait comprendre que la Beyoncé, elle a vachement raison quand elle chante "Who run the World? Girls!"

Tears in Heaven / Eric Clapton (1993)



Parce que son fils est mort accidentellement à peine deux ans avant, que cette chanson est d'une dignité assez stupéfiante quand même et surtout, qu'il n'y a pas une larme qui coule de ses yeux.
Parce qu'il est quand même anglais. Et donc classe. Et digne.

Seven Nation Army-Death Letter / The White Stripes (2004)



Jack White est un technicien monstrueux qui vous balance des riffs apocalyptiques et des solos sauvages avec un son de bombe incendiaire au milieu de ses chansons, mais il est aussi un amoureux de musique.
Alors quand il se décide à donner une leçon d'histoire, il envoie son Seven Nation Army, pour de déclarer la guerre à tout le monde et enchaîne avec maestria sur Death Letter, un titre de Son House, un des pionniers du Delta Blues.
Un type né dans l'état du Mississippi en 1902, mort en 1988, qui a apprit la guitare à une époque où la religion interdisait le Blues car elle symbolisait le pêché et qui a fait partie de ce club de légende composé de Robert Johnson, Charley Patton ou encore Willie Brown.

Swagga Like us / MIA (Feat. T.I, Kanye West, Jay-Z, Lil' Wayne) (2009)



Avec un line-up pareil, on pourrait une nouvelle fois crier au caractère misogyne du peu-ra.
C'est oublier un peu vite qu'au milieu de ces Goodfellas du Hip-Hop se trouve une gonzesse enceinte de 9 mois qui n'a rien a leur envier et surtout qui mène le jeu.
Parce que tous les autres essaient de lui plaire.

Maybelline - Roll Over Beethoven / Chuck Berry (Feat. Stevie Ray Vaughan & George Thorogood) (1984)



Encore un hommage rendu à un artiste, mais cette fois-ci, de son vivant.
Accompagné de deux autres légendes de la guitare, Chuck Berry montre à tout le monde que ben on a pas fini de danser sur ses chansons...

Lady Marmelade / Pink, Christina Aguilera, Lil'Kim, Mya (2002)



Parce que les Grammy, c'est aussi un show.
Et là, le niveau est quand même plutôt élevé.
Les décors sont démentiels, la production musicale ahurissante et les 4 panthères dans l'arène dévorent les spectateurs pour mieux danser sur leurs dépouilles...

Purple Rain - Crazy in Love - Let's Go Crazy / Prince & Beyoncé (2004)





Toujours dans les bons coups, la Queen B s'acoquine avec Prince et ensemble, ils expliquent ce que les termes "show" "groove" "danse" et "musique" veulent dire.
Avoir Prince sur scène, c'est un peu comme faire Paris - Toul en Ferrari. On profite du paysage et on s'exclame devant les performances techniques.
Associé à Beyoncé, c'est ne pas faire la route tout seul...






Et pour vous donner un petite idée, comme ça, à titre d'information, de comment ça se passe en France, je vous rappelle que les Victoires de la musique seront présentées par Virginie Guilhaume (et avant, on eu droit à Nagui, Laurent Ruquier ou Michel Drucker) ce qui prouve bien l'importance et le sérieux avec lesquels la musique est traitée par le service public et que parmi les moments de gloire de la cérémonie, nous avons eu droit à ce magnifique hommage à Michael Jackson.



(Le casting est impeccable et il faut avouer que parier sur le groove de Charlotte Gainsbourg était audacieux....)

lundi 27 février 2012

Le Trophée / Pierre Perret



(Oui, alors on ne se moque pas de Pierre Perret, sinon je demande à Mathilde Seigner de remettre votre diplôme, ok?)


Hier soir, la prestigieuse académie des Oscars, la version US des césars, mais sans Mathilde Seigner qui fait sa Kanye West ou Jeanne Balibar qui trouve de très bon goût d'imiter le cochon devant Indiana Jones lui-même (d'ailleurs je soupçonne les artistes Américains honorés aux Césars de se faire des soirées "I was at the Fucking Césars" entre eux où ils se racontent leurs expériences respectives, rigolent un coup, pleurent de honte et oublient tout dans le champagne très cher.) mais avec à la place George Clooney, Spielberg, Scorsese, Billy Crystal, le meilleur hôte toutes remises de prix confondues, Robert De Niro et consorts, a honoré de façon flamboyante le film français The Artist en lui attribuant 5 statuettes, comme quoi faire des films muets laisse sans voix. (cette vanne a reçu un Ruquier d'Or, donc respect, les enfants!!)

Je profite donc de ce moment historique pour vous donner mes moments préférés des Oscars et vous annoncer que oui, en parlant, on peut avoir la classe aussi.

George Clooney, Meilleur Second Rôle, Syriana,  2006


George Clooney at the Oscars

Irish Filmmaker/Activist | Myspace Video


Parce que Oui, ce monsieur à la classe des Grands, celle des Gregory Peck, des James Stewart et des Cary Grant.
Il est drôle, il dit des choses chouettes, charme toute la foule et surtout remet sa récompense dans l'Histoire de son médium. C'est là sa classe: humble au point de vouloir paraître plus petit que son prix.


Julia Roberts. Meilleure Actrice. Erin Brokovich. 2001


Julia Roberts winning an Oscar® par agg44

Sérieusement. Comment résister à cette tempête qui vous sourit?

Simone Signoret, Meilleure Actrice, Les chemins de la Haute Ville 1960



Seconde Française après Claudette Colbert en 1935 à recevoir la récompense ultime, elle rayonne de classe devant l'académie alors que dans le même temps son mari, ce con d'Yves Montand nouait une relation avec Marilyn (en même temps, comment dire non à Marilyn...)
Et parce qu'elle est formidable, elle dira plus tard qu'elle regrettait que Marilyn Monroe n'ait jamais su qu'elle ne lui en avait jamais voulu.

Jack Palance, Meilleur acteur dans un second rôle, La Vie l'Amour, Les Vaches 1992



73 ans, il fait des pompes sur une main.
J'ai 33 ans, je fais une pompe sur 2 mains.

James Cameron, Meilleur Réalisateur, Titanic 1998


James Cameron winning an Oscar® Titanic par babisflou

I'm the King of the World!
Un égo éléphantesque, certes, mais un égo éléphantesque qui a mené à bien les projets cinématographiques les plus insensés de ces 25 dernières années. (Terminator, Aliens, The Abyss, Terminator 2, Titanic, Avatar...)
Des défis technologiques inhumains à la mesure de son caractère de tyran absolu refusant même la notion d'échec.
Du genre à demander l'impossible à son équipe technique et ses acteurs mais aussi du genre à passer 17heures par jour dans l'eau pendant le tournage de The Abyss, profitant des longues heures de décompression qu'il devait subir pour regarder les rushes de la journée avant d'aller affronter les producteurs pour justifier un dépassement de budget de 20 millions de dollars.
Du genre à reconstruire le Titanic quasi à taille réelle pour son film et à noyer son décor (et ses acteurs principaux) sous des tonnes d'eau pour un plan.
Avec Titanic, il touche l'Histoire, celle de Ben-Hur et des Dix Commandements, prend le temps de remercier ses parents et savoure sa place au sommet de l'Olympe.

Steven Spielberg, Meilleur Réalisateur, La liste de Schindler, 1994


Spielberg recoit un oscar par tduke

Parce qu'il le méritait déjà pour Les Dents de la Mer et pour Indiana Jones et pour Rencontres du 3ème Type et pour Jurassic Park et pour tous les autres.
Le meilleur de tous, enfin récompensé par ceux qui lui doivent tant.

Cuba Gooding Junior, Meilleur Acteur dans un second rôle, Jerry Maguire, 1996


Cuba Gooding Jr. Oscar Acceptance Speech par Lilia44540

Une joie incroyable.
Et un oscar mérité.
Mais ce qui me touche le plus, c'est comment il remercie Tom Cruise, pour moi un grand oublié, injustement d'ailleurs, des oscars.
Parce que bon, oui, il est à fond dans la scientologie et oui, c'est relou ses décrochages réguliers mais bon, pour né un 4 juillet, pour Entretien avec un Vampire où il défonce facilement tout le reste du casting, pour Magnolia, Minority Report et La guerre des mondes avec Spielberg, pour Rain Man où je trouve sa performance aussi remarquable que celle de Dustin Hoffman, pour tout ça, il méritait d'être récompensé.

Cuba Gooding Junior ne l'oublie pas et c'est chouette.
Et j'aime ces gens qui explosent de joie comme ça, spontanément, parce que pendant quelques secondes, ils oublient tout, les protocoles, les merdes du quotidien, la liste de courses en rentrant de la cérémonie et leur carrière pour se mettre à vivre.

Kate Winslet, Meilleure Actrice, The Reader, 2009


Oscar 2009 - kate winslet best actress HQ... par krscoop59

Parce que, jolie comme tout, elle demande à ses parents de siffler parce qu'elle ne les retrouve pas au milieu des spectateurs.
Et ça, oui, c'est un joli moment.

Robert De Niro, Meilleur Acteur, Raging Bull, 1981



Parce que ne pas lui avoir donné pour ce film aurait été un scandale.
Parce que ne pas l'avoir donnée à Martin Scorsese pour ce film est un scandale.

Woody Allen




Seule et unique intervention de Woody Allen aux oscars (qu'il a pourtant remporté pour Annie Hall -Meilleur Réalisateur et Scénario Original, 1978- Annah et ses Soeurs -Meilleur Scénario Original 1987- et cette année pour Minuit à Paris, toujours Meilleur Scénario Original.) car il a du mal à quitter New-York.
Et alors que l'Amérique est encore groggy du 11 septembre, il se déplace et rend hommage à sa ville pour l'aider à oublier les cendres, les morts et la poussière.
Et rappeler à l'académie que le cinéma et l'humour sont aussi là pour ça.


J'aurai pu rajouter le combat de boxe entre Ali et Stallone l'année de Rocky, Brando qui ne se présente pas et envoie une indienne à sa place, ou les oscars de De Niro et Scorsese, récompensé bien tard lui aussi (ils avaient du flan dans les yeux les années où sont sortis Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis ou Casino?) ou Eastwood et Hitchcock qui se contente d'un "Thank you very much, indeed" pour le prix récompensant sa carrière.

Mais je vous laisse retrouver vos propres moments préférés et savourer celui que Jean Dujardin nous a offert hier...




vendredi 18 novembre 2011

No One Gets The Prize / Diana Ross





Mercredi, j'ai assisté à la cérémonie de remise des prix des Golden Blog Awards.

Alors je n'ai rien gagné, mais je le savais déjà, les shorts-lists étaient arrêtées depuis quelques temps déjà.

Mais ce que j'ai appris, c'est que cette génération de l'espoir, cette génération de la créativité, de l'alternatif, génération responsable, du changement, la génération qui renverse les choses comme on l'a vu en Tunisie ou avec les indignés, cette génération qui promet comme l'a présentée un adjoint au maire de Paris dans son discours d'introduction, ben cette génération-là, elle laisse traîner ses gobelets par terre dans les salons de l'hôtel de ville.

J'ai aussi appris (grâce au vainqueur dans la catégorie "Humanitaire") qu'il y a "chaque jour des gens qui meurent de faim en Afrique et c'est inacceptable et il faut faire quelque chose! Non mais c'est vrai, quoi, zut." (c'est vrai qu'en France, c'est tranquille, vu que c'est comme des vacances à la ferme finalement: tout le monde à un logement décent pour un salaire raisonnable, chaque emploi est une partie de plaisir, chaque repas est un festin, chaque fin de mois, on est millionnaires. La France, c'est la mélodie du bonheur 2.0.

J'ai appris que pour être blogueur, il fallait tweeter comme un acharné les yeux rivés sur son téléphone dernier cri (ce qui me donnait l'impression d'être un homme des cavernes qui découvre le feu -et les joies de la viande grillée qui l'accompagnent- avec mon téléphone qui fait très bien décapsuleur.)

J'ai appris que les blogs sont élus en fonction de leur popularité. Pas en fonction de leur point de vue, de leur originalité ou de leur traitement de l'information.
Comme si, chaque année aux César, on ne prenait que les 10 films qui ont fait le meilleur score au Box-Office pour choisir les lauréats.

J'ai aussi découvert que les Flashmobs ne sont pas tous forcément cools et inventifs, surtout quand un site de mode (dont je n'ai quasiment rien compris au principe si ce n'est qu'il propose aux gens d'échanger des vêtements, ce qui est trop cool et hype et révolutionnaire et ce qui est surtout ce qu'Emmaüs fait depuis 57 ans, le souci communautaire en plus.) décide de l'organiser et envoie une douzaine de filles se déhancher sottement sur de la mauvaise musique, au point de faire passer le spectacle de fin d'année du collège Hervé Vilard d'un village des vosges pour la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques.

Un mec qui se baladait avec un saladier remplis de bonbecs que j'ai poliment refusés m'a reproché d'avoir perdu mon âme d'enfant. Donc un blogueur, c'est peter pan, forcément.
(en même temps, j'aurais dû me méfier en voyant les bornes d'arcades installées un peu partout. Un blogueur est un geek qui passe ses soirées à jouer aux jeux vidéos, même à l'hôtel de ville à une remise de prix.)

Cette soirée était donc riche en enseignements et en coupes de champagne.

(Je tiens évidemment à préciser que le fait de n'avoir rien gagné ne m'a point rendu aigri, au contraire. J'y suis allé franchement curieux et motivé pour passer une bonne soirée. Ce n'est pas de ma faute si ils n'y ont pas mis du leur...)

dimanche 23 octobre 2011

Dis-Moi est-ce que tu m'aimeras / Kent



A force de vous rabâcher qu'un jour la gloire et Scarlett Johansson frapperont à ma porte, il était temps que ça se produise.

Souvenez-vous, il y a un mois j'inscrivais lachansondujour aux Golden Blog Awards dans l'espoir caché de gagner un prix et de siroter du champagne au milieu de jeunes filles aux robes surnaturelles et de richissimes éditeurs ou producteurs prêts à me payer une fortune pour continuer à égayer le quotidien sordide du français moyen qui assiste à la défaite du XV de France et qui perd toutes ses économies dans des actions minitel.

(d'ailleurs vous pouvez encore voter pour moi jusqu'au 24 octobre 18 heures, alors par pitié, cliquez!)

Il y a trois jours, j'ai reçu un mail m'invitant à assister à la cérémonie de remise des prix qui aura lieu le 16 novembre prochain à l'Hôtel de Ville de Paris, certainement en présence de nombreuses jeunes filles aux robes surnaturelles et de producteurs richissimes qui ne savent as trop quoi faire de leur argent et qui devraient investir dans le fiable, investir dans le moyen.

Bon, ce mail me dit simplement que je suis invité à assister à la cérémonie et non que je vais rafler tous les prix (prix que je brandirai en disant "I'm the King of the World" et "Scarlett, you're good, i kiffe you, i kiss you!") ais quand même cette invitation me fait plaisir et titille ma curiosité.

Après tout, le festival de Cannes ne rappelle-t-il pas les équipes des films en compétitions qui vont être primés?

Et quand vous faites des anniversaires surprises, ne vous arrangez-vous pas pour que la personne à qui vous fêtez l'anniversaire soit présente?

(Là je me dis que ça aurait de la gueule d'organiser un anniversaire surprise pour quelqu'un sans l'inviter, pour que ce soit vraiment une surprise...)

Alors par prudence, je commence déjà à rédiger mon discours de remerciements (où il y aura des mots très forts comme "faim dans le monde" "la guerre ça pue" "crise" "existentialisme" "méta-discours" "supers-pouvoirs" "toujours hors-jeu cet enculé de Richie Mc Caw" et "Scarlett Johansson") , je vais repasser mon plus beau T-Shirt histoire d'afficher ma classe légendaire:



et je vais me préparer des cartes de visites à distribuer (d'abord) aux jeunes filles dans des robes surnaturelles et (ensuite) aux producteurs/éditeurs richissimes qui feraient bien d'investir dans le Moyen pour que leur vie soit bien.

Mais lectrices, lecteurs, je vous promets que je ne vous oublierez pas, vous qui avez fait ma gloire.

Je penserai à vous quand je passerai à la télévision dans des émissions sérieuses et profondes ou au grand journal.

Je penserai à vous, pour que vous continuiez de penser à moi.

Le 16 novembre, je serai à l'Hôtel de Ville de Paris à assister à une remise d'un prix que je n'aurai pas, et c'est un peu à vous que je le dois.






























(Il faut que je trouve le numéro de Scarlett Johansson, j'ai le droit d'emmener une personne...)