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dimanche 16 mars 2014

Clint Eastwood / Gorillaz



Rassurez-vous.

Non, je ne suis pas mort et enterré, ni porté disparu.

Non, je n'ai pas laissé tomber ce modeste blog par paresse ou ras-le-bolisme, non je ne suis pas au fond d'une bouteille de mauvais whisky à boire ma dépression, non, je me suis pas perdu pendant une balade au milieu du smog parisien.

Ce silence si long, lectrices, lecteurs, Scarlett, c'est parce que j'ai déménagé.

Oui.

J'ai enfin déménagé.

Je n'ai pas quitté mon dix-huitième que j'aime, mais j'ai quitté mon moins-de-douze-mètres-carrés pour un 25m2 lumineux, avec une vraie cuisine (une cuisouche pour être précis, mais je laisserai le mystère planer sur ce terme) un dressing (et oui mesdemoiselles) et de la place pour mes vinyles, mes comics, ma lunette astronomique qui me fera passer pour un pervers auprès de mes voisins d'en face et mes bouteilles (de vin, de whisky, de bières et de toute ivresse non frelatée.)

Après des centaines de milliers de cartons, de marches montées et descendues et de litres de sueur, me voici donc installé dans mon nouveau chez-moi, prêt à attendre sereinement le futur.

Et comme tout personne qui a déménagé à Paris, j'ai donc connu les visites d'appartement à 35 personnes pour un 20m2 à 1 million de dollars par mois, j'ai réunis des centaines de pages pour mon dossier, j'ai dormi dans mes cartons, j'ai essayé de comprendre comment se branchait internet sans prise de téléphone, j'ai bu, un peu, pour me donner du courage, j'ai jeté des tonnes de choses, j'ai gardé des choses inutiles, j'ai sorti des choses indispensables de ma poubelle et rejeté des tonnes d'autres choses.

J'attends le futur.

Non, je ne suis pas mort et enterré.
































































cadeau bonus: Une version live épique de cette chanson magnifique.
Avec le Snoop.



dimanche 9 février 2014

Home is where the Hatred is / Esther Phillips




Si dans la lutte contre le quotidien, tous les Moyens sont bons, dans la lutte pour trouver un appartement aussi.

Oui, amies, amis, fidèles lecteurs et trices, Scarlett, j'ai décidé de déménager.

Il faut dire, à force d'entasser des conneries d'accumuler de l'expérience, la vie dans mon appartement commençait sérieusement à ressembler à ça:
 (Franquin, génie absolu.)

"Moyen était parti chercher un disque. C'était il y a 3 jours."


La recherche d'un appartement à Paris peut parfois s'apparenter à la chasse au fauve.

Vous êtes dans un territoire hostile, laissé à vous-mémé, sans arrêt aux aguets, prêt à fondre sur votre proie et surtout, vous avez plus de chance de croiser des hyènes que de majestueux Tigres du Bengale.


Vautours moisi persuadés qu'ils sont assis sur des mines d'or et proposent des taudis à des tarifs prohibitifs.

Dis comme ça, ça ne donnerait pas envie de s'installer à Paris ni de déménager une fois que vous avez trouvé votre clapier.

Oui, sauf que là, il fallait.

Il fallait pour mon intégrité physique (mourir enseveli sous un tas de disques, livres, comics et films bizarres peut s'avérer un poil romantique mais c'est surtout affreusement idiot. Autant mourir vieux et en bonne santé dans un lit.) et pour mon équilibre mental (vivre dans un tas de disques, livres, comics et films bizarres peut s'avérer un poil romantique, mais ça empêche de voir où on marche et surtout, ça empêche de se rendre compte de ce qu'on a vraiment. Autant voir où on marche en admirant ses collections.)

Il fallait pour renouveler cet air vicié et me désengluer.

Parce qu'à force, je finissais par étouffer, étriqué dans trop peu de mètres carrés.
(vous me direz, il y a un aspect pratique, puisque je pouvais cuisiner en même temps que je me lavais les pieds.)

Les tigres ne sont beaux qu'en liberté.

Je suis donc lancé comme un acharné à la recherche de mon gibier et, sentant le vent violent de mon karma bancal tourner, je me dis que je vais avoir un beau trophée.

Pour vivre comme dans une comédie musicale.