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jeudi 10 juin 2010

Dead End Friends / Them Crooked Vultures



Vlan, après Jay-Z dimanche à Bercy-sa-mère, j'étais au Zénith de Paris's Hell pour redécouvrir avec surprise et (un peu de ) bonheur les joies du pogo, vous savez cette danse de sauvages adolescents prépubères et rebelles du slip qui se rentrent dedans comme des auto-tamponneuses saoules au son d'une musique souvent forte et violente.

La musique, c'etait donc Them Crooked Vultures, "supergroupe-de-la-mort" composé de Dave "Greu" Grohl, le batteur de Nirvana (et le guitariste des Foo Fighters) à la batterie, John Paul Jones, le bassiste de Led Zep, oui, quand même, à la basse, et Josh Homme, le guitariste-chateur de Queen Of the Stone Age à la guitare-chant donc.

Et ainsi, ça pète sévèrement sa mère, faut bien le dire.

Je les avait déjà ratés à Rock en seine l'année dernière, il était hors de question que je les laisse passer une fois de plus.

Ca joue lourd (Dave Grohl est un boucher qui transforme sa batterie en hachis mais bizarrement, ça sonne vachement bien ça sonne pas violent-gras-bière comme le death métal, le gothique industriel ou des joyeusetés de ce genre, ça sonne que ça donne envie de bouger et de sourire.)

Josh Homme fait bien de la guitare-chant au point que ça fait vraiment plaisir d'entendre un rockeur chanter juste.

John Paul Jones est une classe intersidérale avec sa basse et on dirait vraiment pas qu'il a l'âge qu'il a.

Ce joue lourd et ça groove en même temps, ça donne envie de se balancer la tête et ça émeut quand même un p'tit peu.

Ca émeut de voir trois légendes du rock qui jouent ensemble, qui jouent BIEN ensemble et surtout qui prennent du plaisir.

Ca se voit, ils kiffent de se retrouver là tous les trois comme des lycéens au fond de leur garage.

Ou plutôt comme des lycéens qui répèteraient toute l'année au fond de leur garage avant de sortir dans la rue le jour de la fête de la musique pour massacrer joyeusement, dans un tintamarre indescriptible, avec une voix muante, un accordage approximatif et une batterie enrouée "Smells Like Teen Spirits" ou "Whole Lotta Love".

Sauf que les lycéens que j'ai vu mardi, ben quand ils sont sortis de leur garage, ils n'ont pas massacré ces tubes, ils ont participé à leur création.

C'est pour ça que ça émeut de voir trois légendes jouer comme des lycéens.

On a l'impression de voir devant nous plusieurs pages de l'histoire du rock.
Et surtout, on les entend avec la farouche impression qu'ils sont l'avenir du rock.

jeudi 23 juillet 2009

How Blue can You Get / B.B. King




Avec mon papa Gaston on sort du concert de BB King.

Alors B.B. King il a 83 ans, il joue de la guitare assis et il envoie comme un dinosaure.

Il est entouré par des cuivres qui rugissent à fond les ballons, une batterie qui hurle de douleur (mais avec groove) sous les coups de marteau-piqueur du batteur, une basse qui tabasserait un T-Rex et un clavier qui vous gicle hors du temple, hors de babylone-la-grande, même (etje parle même pas de son gratteux qui l'accompagne, il pourrait être soliste dans n'importe quel autre groupe sauf que dans celui dans lequel il est, pas de bol, il y a B.B. King...).

Et au milieu, la légende.

Ben la vache.

On a pas été déçus.

Il groove encore à fond le papy.

Il se repose souvent, c'est vrai mais quand il sort des sons de sa gratte, c'est toujours surnaturel.
Stratosphérique.
ça provoque des trucs incroyable.
Il a un son ce mec, on dirait qu'il parle avec ses tripes.

Vous, jeunes, qui gratouillez Smells Like Teen Spirit, Smoke on the Water ou jeux interdits entre deux poussées d'acné, attendant fiévreusement la date de la fête de la musique pour pouvoir emmerder vos voisisns impunément, rangez vos grattes.
Le King est toujours dans la place et il vous colle des roustes comme Tyson devant Elie Semoun.

Voir un tel monument, honnêtement, ça fait plaisir et ça émeut.
ça impressionne.
ça rend con (ou très content, au choix.)

Et il sait faire plaisir à son public (il a distribué au moins 200 médiators aux gens entassés devant la scène, il signe des autographes et dit que paris est "a true city of blues")

Mais le moment le plus émouvant en fait, c'est de voir le papa gaston avec un gros sourire en train d'applaudir son idole.
La, Le Moyen il faisait pas son malin et avait presque une larmichette.

B.B. King, le Roi du Blues, je l'ai vu dans les yeux (bleus) de mon père...

samedi 17 janvier 2009

Doin' it to Death / James Brown


Découvrez James Brown!


Peut-être pas la chanson la plus connue du Godfather of Soul comme il aimait s'auto-appeler (oui, il s'auto-kiffait) mais voici un beat funky monstrueux.
Voici de quoi se mettre en jambe pour partir guincher le samedi soir.
Parce que quand même, question mettre la chaleur, James Brown était un poil expert.
Une présence scénique incroyable, un groove d'extra-terrestre dans la voix, un sex-appeal démesuré, c'est simple on a pas fait beaucoup mieux depuis.
Son album Live at the Apollo de 1962 est devenu une référence, ses chansons sont samplées dans tous les sens, ses musiciens continuent les tournées de folie (et Macéo Parker, un des anciens pilier de sa section cuivre, en live au Nancy Jazz Pulsation ben c'était de la folie folle, mes jambes s'en souviennent encore) et son esprit hante encore les ondes.

Ce mec est une pierre gigantesque dans la culture noire.
Il avait du succés, il était fier de sa couleur de peau, il a influencé un nombre incalculable de gens derrière, blancs ou noirs d'ailleurs, bref, ce type est incontournable dans l'histoire de la musique du XXème siècle.

Il était Mohammed Ali, Michael Jordan, Michael Jackson et Claude François (pour les costards) dans la même personne. Un géant.

Un géant qui pouvait être très très con, c'est vrai (il savait très bien taper sur sa femme), mais finalement mieux vaut se souvenir de lui pour son fabuleux son.
Il y aura toujours des gens pour ne pas oublier le reste.

Ouvrez les fenêtres de vos apparts/maisons/voitures/bateaux/caravanes (comment ça, ça caille dehors? Quand James Brown envoie son beat, il fait chauuuud), poussez le volume jusqu'à 11, et laissez le groove vous entrainer, le week-end ne fait que commencer...


WE'RE GONNA HAVE A FUNKY GOOD TIME!!



Version Live.
On avait Claude François, les américains avaient James Brown.
Et à part le même goût prononcé pour la chemise à paillette qui décolle la rétine et brûle les yeux, on peut pas dire qu'ils aient eu grand chose en commun...
Claude François, c'est la version beurre-saucisson-ch'tis de James Brown (ou James Brown, c'est la version viande rouge-sueur-testostérone de Claude François, au choix)