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mardi 26 avril 2011

Razor / Foo Fighters



Ce week-end, je me suis salement amoché le museau en me coupant sottement en me rasant.

Fatigué de ma barbe de trois jours qui me donnait un air d'aventurier ténébreux et me piquait les joues, j'ai décidé de me coller les pattes à Elvis

(lui)


ou Wolverine

(lui)


Et comme je suis d'un naturel jovial, je me rase en sifflant, c'est mieux que de le faire ne travaillant et ça met de bonne humeur le matin.

Sauf que.

Sauf que, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais quand on siffle, on se retrouve avec une bouche en dutre de canard.

Et à jouer avec des instruments tranchants comme des griffes d'adamantium à vous mutiler un blaireau pendant qu'on tire une tronche en dutre de canard, on risque forcément l'accident bête et la défiguration complète.

Donc, sifflant, je manie le rasoir avec la célérité du ninja, mais bon, siffler et raser ne font apparemment guère bon ménage et je m'ampute violemment d'une partie de la joue gauche.

Je dois dire qu'à ce moment-là, je me suis épaté de stoïcisme et au lieu de hurler ma douleur en courant partout dans mon appartement (enfin, courir partout dans un 15m2, c'est vite fait, du coup on cours très vite en rond plutôt que partout et non seulement je me serais retrouvé avec la tronche à Double-Face mais en plus, j'aurais eu la tête qui tourne. Idiot.)

Je m'interromps ici quelques secondes pour rassurer les personnes étrangères aux comic-books, et au cas où vous ne connaîtriez pas le désopilant Double-Face, sachez qu'il s'agit d'un ennemi de Batman et qu'il ressemble sobrement à ça:


(oui, élégant)

Pendant que je me vidais de mon sang et tentais de recoller le bout de ma joue manquant (afin de pouvoir continuer à siffler, parce que siffler avec un trou dans la joue, ça fait faire "sffffrrrrrtttt" et puis c'est tout.) je me disais que la prochaine fois que je me raserai, je tenterai la paralysie faciale.

Et maintenant, j'ai les pattes d'Elvis.
Ou de Wolverine.

Mais avec une plaie Fukushimesque à la limite du radioactif à la place de mon sourire de Don Draper (lui, je vous laisse le chercher, google est là pour ça...)

La prochaine fois que je me raserai, je prendrai un rasoir électrique.

Parce que même si j'augmente mes chances de prendre un coup de jus létal dû à un dysfonctionnement de la batterie Lithium-Ion de tension nominale de 3,7 Volts, je diminue quand même mes chances de m'amputer du visage dû à un sifflement trop intense...

lundi 19 janvier 2009

Can't knock the hustle (feat. Mary J. Blige & The Roots) LIVE Unplugged / Jay-Z



Un des meilleurs Live Unplugged produit par MTV (avec le Nirvana évidemment, le Clapton bien sûr et le concert formidable de ce merveilleux Bruce Springsteen, qui, en bon rockeur qu'il est, branche quand même sa guitare et balance les décibels dans les oreilles apeurées des executifs de la chaine en costard-cravate venus s'encanailler pour l'occasion.)

Jay-Z n'est pas que monsieur Beyoncé ou un homme d'affaire richissime. (je fais court mais d'après Forbes, il est le neuvième homme le plus influent de la planète, il possède les New Jersey Nets, une des plus grosse franchise NBA avec sa star Vince Carter (et moi qui pensait atteindre son niveau en disant "Yo" pour dire bonjour et en portant une casquette même pas à l'envers, ben je vais me contenter de devenir propriétaire d'un club de sarbacane du Groland)

Il est aussi un sacré bon producteur et rappeur

Son Black Album est magnifique, The Blueprint est un chef-d'oeuvre et American gangster donnerait presque envie de rejoindre un gang de South Central.

Mais avec ce Live, il frappe très fort.
D'abord il prouve qu'il sait chanter et balancer du groove sans avoir une batterie de samples et d'effets derrière lui.

Mais surtout il fait preuve de véritables qualités de ré-orchestration en s'adaptant au format du live unplugged imposé par la chaine MTV.

Can't Knock the hustle était à l'origine un duo avec Mary J. Blige, qu'il refait ici, en transformant la chanson en Medley avec la chanson Family Affair de la miss, produite par Dr Dre, un autre monstre du Hip-Hop (producteur de Eminem, entre autres) et laissant les Roots, un des meilleurs groupe de hip-hop de la création, balancer un son de folie folle.
Les Roots, c'est l'idée de génie.
Ils font tout en live. Ce que Jay-Z avait samplé (avec talent, attention) pour ses albums, ben eux, même pas peur, ils le rejouent en direct. Avec des instruments. Boum.
Leur batteur est un métronome humain. Un malade mental qui tape comme un furieux avec une précision du tonnerre (ils font limite peur en live ces gars, ils sont paranormaux)
La classe atomique de ces mecs associée aux qualités musicale du lascar de New-York donne un cocktail sacrément surprenant mais diablement efficace.
Il arrive à fusionner le rap, la soul et la pop sans que l'ensemble ne paraisse indigeste. Au contraire, ça groove tellement bien que l'efficacité est redoutable et donne envie de danser malgré le son accoustique.

En fait jay-Z n'est pas qu'un bon producteur et un bon rappeur.
Il est un bon compositeur finalement.
Un rappeur avec une véritable oreille musicale.
j'espère qu'on a pas fini de l'entendre.

dimanche 14 décembre 2008

Fragile / Sting

Bon avant de passer aux choses sérieuses, je vous présente la blague du jour ici (merci Kamel Ouali, j'ai rit pour 10ans)
C'est le téléthon de la chanson ce truc.
Non, mais il faut l'enfermer ce mec (et le guignol qui "chante", faut lui faire bouffer ses dents)

bon après cet intermède comique, retour à la musique.



Une jolie chanson de Sting.
Le leader de Police lâche de Rock FM et balance une petite balade accoustique qui fait du bien.
Qui fait du bien parce qu'en 4minutes, il nous prouve qu'on a le droit de ne pas être des supers-héros.
Oui, on peut parfois être faibles, on peut être parfois jaloux, envieux, fatigués, usé.
on peut se sentir dépassés ou inutiles.
Mais ça ne doit pas durer.
On peut toujours trouver derrière quelque chose pour nous rattraper et nous remonter à la surface.
Tout ceci nous est autorisé car nous sommes des hommes.
Et c'est dans la nature des Hommes d'être fragiles.

mercredi 29 octobre 2008

San Francisco bay Blues / Eric Clapton MTV Unplugged



Une reprise.
Un standard Blues - Rock atomisé par les doigts experts de God Clapton.
Une chanson que je m'écoute (presque) tous les matins dans les transports en commun pour sa capacité à me faire positiver la journée qui va suivre.
Entre la guitare funky de slowhand clapton et le kazoo joyeux de toute sa bande, c'est quand même vachement dur, avouez, de réfréner un sourire (les plus enthousiastes, comme moi, peuvent même se lancer à quelques pas de danse au milieu de la foule aigrie et qui fait forcément la gueule du métropolitain)
Bref une chanson toute simple, qui n'a d'autre ambition que de raconter un état d'esprit et de le faire avec le plus de légèreté possible.

C'est l'histoire d'un type qui n'a pas de sous, qui n'a pas de chance, qui n'a rien, et en plus sa chérie l'a laissé tomber comme une vieille chaussette pourrie.
Alors il se souvient un peu d'elle et ça le rend triste.

Oui c'est triste (bon, on peut imaginer un happy end mais à mon avis, il n'arrive pas) mais le génie de cet chanson et que ça nous fait danser sur les malheurs d'un pauvre type qui n'a pas de chance.
Ben oui, pourquoi pleurer, finalement la vie elle est comme ça.
Elle est dure, elle est pas fastoche, elle file des pains dans la gueule mais elle fait aussi danser.

Il suffit simplement d'en avoir envie.

Parce que le bonheur peut effectivement être aussi simple que ça...

Mais en fait c'est tout cet album (le Unplugged d'Eric Clapton, donc) qui cherche à nous faire passer par un maximum de sentiments, de préférence un poil mélancoliques puisque de toute façon, la vie c'est pas fastoche.

Entre la version accoustique de layla (carton planétaire en single) qui devient un aveu d'amour inconditionnel (et qui, au passage, se débarasse de son looooong solo piano qui n'avait pour seul interêt que d'illustrer parfaitement une scène magnifique et monstrueuse des Affranchis de Scorsese) et Tears in Heaven, un titre tire-larme boulversant écrit en hommage à son fils, mort en 1991 à l'age de 4 ans, tombé du 53ème étage du building où ils vivaient à New York, le concert s'égrène, d'une limpidité exemplaire, comme si tous les titres étaient faits pour s'enchaîner les uns aux autres (les unplugged de nirvana, neil young et jay-z sont les seuls, à mon avis, à égaler la qualité du set de Clapton)

Finalement, après toutes ses galères (l'alcool, la drogue, la dépression, la mort horrible de son fils), Clapton concentre tous son talent vers un seul objectif: raconter la vie.
Et comme il n'a que trop cotoyé la mort, il raconte la vie de la plus belle des manières qui soit.
Avec joie, émotion, mais surtout plaisir.
parce que c'est vrai, la vie n'est pas forcément facile ni juste.
C'est vrai, la vie est dure.
Mais après tout, la vie est faite pour en profiter.

En pensant à sa chérie dans la baie de san Francisco par exemple....