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dimanche 27 janvier 2013

Classic / Kanye West, Nas, Rakim, KRS-One & DJ Premier




Cette chanson est un hommage à la basket Air Force 1 de Nike.
La classique des classiques.
Un chef-d'oeuvre.

Une basket qui fête cette année ses 30 ans qui n'a jamais été démodée.
La pompe que basketteurs, graffeurs, B-Boys, rappeurs et hommes d'affaire ont adoptée.
Une pompe que Nike réédite régulièrement sans en faire la moindre publicité ni communication et qui se vend pourtant comme des petits pains.

La Air Force One.

Pour bien comprendre le mythe qu'est cette chaussure, je vous invite à regarder cet extrait du très bon documentaire "Sneakers, le culte des baskets" qui nous apprend un tas de chose sur le hip-hop, les rappeurs, Michael Jordan et leurs souliers...


(vous pouvez zapper directement à 6"18' si voir des loustics à casquettes célébrer une paire de baskets ne vous intéresse que moyennement...)

Un graal dont les louanges ont été chantées par Kanye West, Nas et leurs potes donc, mais aussi par Jay-Z, Nelly et son titre Air Force One , T.I. ou encore le groupe High & Mighty qui ira jusqu'à baptiser un album du nom de la chaussure mythique et faire la pochette du disque devant un mur de godasses.

Un mythe urbain, une signature pour la culture hip-hop, un produit de la rue mais aussi, et je le crie haut et fort, une oeuvre d'art.

Une chaussure qui a connu des milliers de déclinaisons, qui a été customisée par des centaines d'artistes, graffeurs, créateurs.

Un compromis entre design, matériaux et look à la limite de la perfection.


Les plus grands créateurs se sont réappropriés le produit de Nike pour en faire des objets de luxe et de haute couture.

Il fallait donc que je fasse des infidélités à mes Adidas Superstar, mes compagnes de déambulation, mon cri hip-hop du bitume et que moi aussi, j'exhibe fièrement le swoosh sur mes pieds.
Alors j'ai cédé.

 Les soldes aidant, je suis tombé sur ce modèle dont je suis immédiatement tombé amoureux:


Une réédition du modèle porté par les Basketteurs de la Dream Team à Barcelone en 1992 en dehors des matchs. LA Dream-Team, et pas les autres équipes surgonflées qui sont arrivées après.
L'originale, celle des légendes, des mythes et du Roi Jordan.

 Donc forcément, j'ai craqué, je les ais mises aux pieds et je me suis dis que je marchais comme il fallait.

(bon, je me suis aussi dit que je ressemblais de plus en plus à une Carrie Bradshaw des baskets, ça m'a légèrement troublé et puis j'ai regardé mes pieds, et j'ai oublié.)


Avec un air de Hip-Hop dans la tête.






















Et au moment où je rangeais amoureusement ma boîte noire barrée du logo nike qui renferme mes superbes, j'apprenais la rediffusion ce dimanche d'un documentaire exclusivement consacré à cette légende urbaine. Réalisé par le lascar derrière "Sneakers, le Culte des Baskets" il revient sur les 30 ans d'histoires de la Air Force One, depuis les parquets de basket dans les années 80 jusqu'aux éditions exclusives et hommages des rappeurs... La bande annonce:



 


 Et c'est ce soir, à 20h30, sur la chaîne OFIVETV....

samedi 21 janvier 2012

Hi Heel Sneakers / Tommy Tucker





J'adore le bruit que font les talons des chaussures de filles.

Il y a une musicalité formidable dans les talons, comme si chaque pas était léger et triste en même temps.

Une cavalcade saccadée qui vous emporte en altitude et vous invite à danser des valses.

Combien de souffrances pour ces filles qui se font aériennes le temps d'une marche et me rappellent à ma démarche désespérément terre-à-terre.

C'est la façon la plus élégante d'avoir la tête dans les nuages, sans l'avoir véritablement en l'air.

Le bruit des talons est une poésie de la marche.

Et voir une fille pieds nus est un réconfort.

Car je me dis qu'elle veut se mettre à égalité.

























Mesdemoiselles, j'admire votre abnégation et votre courage pour endurer la souffrance, les ampoules et la peine et nous promettre des cieux cléments.

Des cieux que vous possédez.

mercredi 20 juillet 2011

Blue Eyes Crying in the Rain / Willie nelson



Ceci est une histoire vraie, et c'est pour ça que j'aime la raconter.

En sortant du métro aujourd'hui, je suis tombé sur un spectacle qui m'a ému.

Une jeune fille en pleurs.

Elle semblait vraiment bouleversée et je me suis alors demandé ce qui pouvait la faire pleurer à ce point.

Une mauvaise nouvelle terrible comme la perte d'un être cher, comme ça, brutalement en plein mois de juillet à quelques jours de son départ en vacances?

Une journée horrible au travail entre ce patron despotique qui lui hurle dessus et ce collègue libidineux, gras, poisseux et vulgaire qui n'arrête pas d'essayer de lui toucher le cul à chaque fois qu'il s'approche d'elle?

Une rupture affreuse, pleine de larmes, de café froid et de mégots de cigarettes écrasés au fond des tasses. Une rupture qui sent le tabac et l'endive amère. Une rupture d'une incroyable laideur, certainement, aussi laide que cette fille est jolie, parce que le garçon n'avait aucune classe et n'était finalement que goudron?

Pourquoi pleurait-elle?

Et en me rapprochant des marches sur lesquelles elle se trouvaient, j'ai remarqué qu'elle cherchait quelque chose.

Elle replaçait ses cheveux en arrière régulièrement, presque mécaniquement, pour se dégager la vue (et déjà que les yeux pleins de larmes, c'est pas facile pour voir, mais alors plein de cheveux, c'est pas mieux.)

Et presque arrivé à sa hauteur, elle s'est relevée d'un coup, tenant dans la main son précieux butin.

Un talon de chaussure.

Ses jolies chaussures étaient rouges et trempées et il manquait un talon à l'une.

Elle a respiré un grand coup, sans doute pour effacer cette journée qui devait se trouver à mi-chemin entre ce que j'avais imaginé et ce talon cassé et elle est repartie toute droite et pieds nus.

Et comme elle était rusée, elle a utilisé la pluie qui tombait pour cacher ses larmes qui coulaient.