lundi 17 novembre 2008

Spécial Girl Power!! (Janis Joplin / Amy Winehouse)

Comme il y en a un petit peu ras-le-bol de ces filles qui se baladent pied nus et en pull-over et qui chantent comme des tanches que la vie ça coupe et que la douleur se partage (des cornouilles au féminin en fait...)

Comme les gonzesses à frange qui gratouillent timidement une guitare acoustique en susurrant comme des chèvres que des voyelles et des consonnes ça fait un prénom feraient bien d'aller emmerder les vieux aux chiffres et aux lettres plutôt que de nous casser les coui... oreilles sur les ondes.

Comme je n'en peux plus de ces pseudos-rebelles chewing-gum qui ahanent poussivement en anglais en se prenant pour James Hetfield, hop, je monte le son et m'écoute des vraies gonzesse qui en ont, qui pètent des gueules, rotent des bières mais restent quand même vachement touchantes comme gonzesses.




Janis Joplin fait partie de ces filles qui me touchent tout en me faisant remuer la tête.
Une énergie de centrale électrique, un groove de feu tiré de ses influences blues et soul de son texas profond, un look hors-norme, tout pour me plaire.
Mais c'est sa voix qui me fascine le plus.
Une voix complètement flinguée, éraillée, une voix qui a vécu mine de rien (avant 30 ans, ça calme.)
Une voix où la petite fille a complètement disparue, comme si elle n'avait jamais existé (quand j'étais gosse et que je l'écoutais en vinyl, je croyais que c'était une dame afro-américaine de 60 ans qui chantait)
Une carrière éphémère mais qui continue d'influencer actuellement (et malheureusement, il y a pas mal de baltringues qui prétendent l'avoir pour source d'inspiration) une vie menée à 100 à l'heure, jusqu'au bout, de ses incroyables performances live jusque ses conquêtes masculines (Jim Morrison, Hendrix, tout le gratin de la beat génération)
Elle meurt le 4 octobre 1970 d'une overdose d'héroïne. Elle a 27 ans. (comme Brian Jones, Hendrix, mort 2 semaines avant elle, ou Kurt Cobain. Je suis maintenant trop vieux pour devenir une icône maudite du Rock.)

Alors on sèche ses larmes, on avale une bonne lampée de whisky (ou une quelconque eau-de-feu à votre goût) en souriant et on secoue la tête comme des fous!
parce que quand même, elle avait la pêche Janis Joplin!



Move Over n'est plus ma chanson préférée de janis Joplin mais elle groove tellement et elle est tellement connue, que je pouvais pas passer à côté (et puis c'est un hommage au péril jeune)
Je préfère maintenant des trucs plus blues comme Try (a little bit harder)

Mais il y a une performance live qui est vraiment terrible. C'est cette reprise de Ball and Chain au Monterey Pop Festival.
Là, on se rend compte de la puissance de sa voix.
Et il y a une image que j'aime vachement bien, à la fin, quand on la voit partir après sa chanson.
Elle vient de tout sortir sur scène et elle s'en va en sautillant sur scène, c'est chouette je trouve...




Bon, et maintenant.
Ben j'en vois bien Une.
Bon, c'est vrai qu'elle est à la mode, qu'on l'entend beaucoup à la radio et qu'elle fait un carton, mais franchement c'est pas volé.
Pas tout à fait le même style que Janis Joplin, qui était dans un registre Blues-Rock, alors qu'elle s'oriente plus vers la Soul, Amy Winehouse n'a rien à lui envier concernant l'attitude.
Tatouée comme un camionneur, elle annule ses concerts les uns après les autres, elle rote bière sur bière, enchaîne les cures de désintox',
s'affiche avec Pete Doherty qui fait peur avec son look de clochard toxico, et s'évade de cure de désintox'. (et elle a un nom prédestiné à la consommation excessive d'alcool.)
Et c'est d'ailleurs pour ça que mon papa Gaston il aime Amy Winehouse, c'est parce qu'il lui rappelle la Janis Joplin de sa jeunesse...
Mais quand elle est (assez) en forme et pas trop stone, là, mes enfants, c'est pas pareil.
Son album Back To Black enchaîne les tubes les uns après les autres, sur un rythme hallucinant.
Pas de temps morts, une rythmique lancinante, une voix soul à tomber par terre.
Une production excellente, des choristes géniaux, tout est réunis pour lancer une énorme carrière.
Sauf que.
Sauf que là, la Amy,elle a pas franchement la tête à pousser la chansonnette et faire bouger les salles.
Et c'est vachement triste parce qu'elle a un talent fantastique quand même.
Allez, regarde, même Brit-brit, qu'on disait perdue a réussi son come-back.
Lâcher ton connard loser de mec, il pue la défaite et les choix de vie foirés. 
Retourne en studio, si tu me refais un Back to Black, je te paye tout le whisky que tu veux.
Et j'aimerais bien t'entendre quand tu auras plus de 27ans, je suis sûr qu'il y aura encore du vachement bon à écouter et comme ça toi aussi tu seras trop vieille pour être une icône maudite du rock. 



Et regardez-là en live..
C'est comme pour Janis Joplin, l'espace de quelques instants, on revoit une petite fille dans sa petite robe...




Bon, ben voilà, moi j'adore!

















surprise...

6 days / DJ Shadow Album: the private press



Je quitte pendant quelques temps le monde extraordinaire des guitar-héros et du rock pour arriver vers des rivages plus électroniques. Moins vénères.
Un univers plus abstrait mais moins ludique à visiter parce que certains style peuvent paraitre austères ou hermétiques.
Le monde hostile de l'électro et de l'abstract Hip-Hop
Mais que cache ce barbarisme anglophone?
Un style de musique composé essentiellement de samples et de productions électroniques et dont l'un des fers de lance se nomme DJ Shadow...

En 1996, DJ Shadow balance un pavé à la face du Monde du Hip-Hop.
Après s'être enfermé pendant des mois dans la cave d'un disquaire, il sort Endtroducing, le premier album entièrement réalisé à partir de Sample.
Un morceau de bravoure qui lui vaut de rentrer dans le livre guinness des records et de devenir instantanément culte.
Il fonde également les labels Solesides et Quannum Projects avec lesquels il s'oriente vers un hip-hop plus conventionnel, moins électro. Et surtout éloigné de ce qu'on appelle "l'abstract Hip-Hop" dont Endtroducing est le mètre-étalon, puisqu'il revient aux bases avec des groupes MC/DJ.
Il est également le DJ de Blackalicious et travaille en duo avec Cut Chemist un des DJ du groupe Jurassic 5.

En 2002, il sort The Private Press.
Moins aboutit que le mastodonte Endtroducing, l'album compte quand même quelques très bons morceaux (dont beaucoup repris dans des publicités, évidemment...) dont ce magnifique 6 days, tout en douceur et en mélancolie (mais avec parfois de brusques arrêts ou coups de caisse clair pour dynamiser l'ensemble.)

A cela on rajoute un clip splendide réalisé par Wong-Kar Wai et hop, DJ Shadow se retrouve au sommet de la Hype.

Un hymne mélancolique, un souvenir fugace.
Une chanson pour commencer la semaine quand on essaie déjà de l'oublier...
Le Compte à rebours est commencé!

dimanche 16 novembre 2008

Beautiful Emilie / Keziah Kones (Miss-E's Birthday) + guitar hero bonus track

J'ai eu moi-même une période où j'ai voulu apprendre la guitare.
Mais comme j'ais l'oreille musicale d'un tracto-pelle et même pas le talent d'une crotte de nez de Prince, j'ai vite arrêté pour le bien de tout le monde.

Il y a un gars qui a bien fait de s'y mettre à la guitare, et pour le bien de tout le monde également.
Un mec dont on sent qu'il fait de la gratte pour montrer aux gens ce qu'il est possible de faire avec cet instrument (un peu comme Hendrix mais en moins hystérique)
Un mec avec un tel talent naturel qu'on oublie carrément qu'il est guitariste.

Keziah Jones.

Voilà un type qui se balade torse nu sur scène avec son chapeau et qui manipule sa guitare comme personne ("Mouais, ce type, il fait de la guitare pour serrer des gonzesses" me dis-je à ce moment-là)
Et finalement on entend comme il joue et tout le monde ferme sa gueule.
Un groove atomique.
Influencé par la funk de son altesse George Clinton (mais en vachement moins syncopée) et l'Afrobeat de Fela et Femi Kuti, Keziah jones joue de la quitare comme d'une percussion.
Il frappe son instrument de ses doigts secs, il éclate ses cordes, fait rebondir la guitare sur son corps noueux comme un tambourin, rebalance des coups sur le manche, bref, sa guitare devient une boîte à rythme.

Il joue comme personne, reprend le slapping, propre aux lourdes basses de la funk, à son compte pour jouer des accords blues.

Et il en ressort ce son sec, qui claque comme une liane ou un fouet.
Un son clair de batterie lâché avec un instrument à cordes.
Un son qui imprime l'oreille pour longtemps.
Un son unique.

Ce type est une révolution. Moins spectaculaire que des types comme Santana ou Satriani mais tellement original et tellement particulier qu'il marquera l'histoire de la Guitare.
Et aujourd'hui est un jour particulier puisque c'est l'anniversaire de ma pote Emilie.
Voici donc une des plus belles chansons de Keziah Jones en spécial dédicace pour elle.











BONUS TRACK!!!!!!!
En ce jour de fête et tant qu'on en est à parler de Guitariste, on applaudit tous cousin Vincent, le guitar-héros de The League, en Live à Lyon sur une scène de ouf'.
Une présence scénique de dingue (cousin Vincent nous gratifie d'un magnifique Moonwalk , pose le pied sur le retour son quand il part dans un solo nucléaire, bref, tout le groupe s'éclate à jouer sur une scène aussi grande que les pubs dans lesquels ils ont l'habitude de jouer à Paname.
En plus j'aime vraiment bien cette chanson avec son riff de dingue au début et sa rythmique sauvage.
Un vrai titre Killer de dancefloor. Un tube.


KILL THE OLD!!!!!!!!!!!

samedi 15 novembre 2008

Purple Haze / Jimi hendrix (Mitch Mitchell tribute)




Après l'extra-terrestre Prince et son stratosphérique solo sur la magnifique reprise de While My Guitar Gently Weeps (voir plus bas), je continue mon voyage au pays des guitaristes.

Et je profite de la triste nouvelle de la mort du batteur Mitch Mitchell, le dernier membre du groupe The Jimi Hendrix Experience encore vivant; pour aborder le plus mythique d'entre eux (même si il n'est pas mon préféré...)

Jimi hendrix, donc, malade mental élevé au blues qui, en l'espace de 3 ou 4 albums solo et deux lives d'anthologie (Woodstock et le Monterey Pop Festival où il brûle sa Fender) redéfinit les bases de ce qui est possible de faire avec une gratte.
Il sort des sons improbables, triture son manche et sa wah-wah et explose tous les standards de l'époque.
Il satellise le blues pour en sortir un mélange que seul lui peut jouer (et qui peut parfois paraitre indigeste, les solos de 10 minutes anarchiques, au bout d'un moment ça m'ennuie...)
Il joue en france en première partie de la gloire nationale Johnny Hallyday, traverse le monde de la musique comme un météore et rentre définitivement dans la légende le 18 septembre 1970 à l'âge de 27ans (comme janis joplin, jim morrison et plus tard Kurt Cobain)
Son style est inimitable. (ben harper, par son utilisation de la wah-wah approche parfois son jeu mais ne sera jamais aussi radical qu'Hendrix)
Il y a évidemment un avant et un après Hendrix.
Combien de jeunes ont commencé la guitare après l'avoir entendu jouer?
Combien de poster affichés dans des chambres d'étudiants?
Combien de Fire, Foxy Lady et Hey Joe massacrés à travers le monde?
Et que reste-t-il?

Un surdoué qui en quelques années a montré au monde le volume de ce qui était possible de faire avec un instrument de musique (en faisant tout sauter au passage)
Et si je préfère personnellement Prince , qui a un style plus funky (même si il peut tout jouer), je dois reconnaitre que je reste fasciné par le personnage et sa musique.

Rolling Stone Magazine l'a classé Meilleur Guitariste de tous les temps dans son classement des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps.
Allez, je suis beau joueur, on va dire que la place n'est pas volée. (mais merde Clapton seulement 4ème? et où est Prince?)

Et cette semaine, le dernier membre de son groupe mythique, le batteur fan de Jazz Mitch Mitchell est mort de cause naturelle.
Bientôt il ne restera plus que des sillons gravés dans des vinyles...

jeudi 13 novembre 2008

While My Guitar Gently Weeps / The Beatles (george harrison)




Bon alors pour tout le monde connait les beatles, je vais pas faire un court de l'histoire de la musique.
Pour ceux du fond, un seul truc à retenir: ces 4 mecs ont révolutionné la musique. Point. c'est aussi simple que ça.
Demandez à vos parents ce qu'ils pensent des Beatles, les enfants.
Moi j'ai eu la chance d'avoir des parents fans qui nous on fait découvrir tout petit ces monuments insurpassables. (avec les Stones, évidemment)
Comme si j'avais grandit à côté de la muraille de Chine avec vue sur le Sphynx.
sans dec', entendre les beatles pour la première fois, c'est comme voir la lumière pour la première fois.
Ils vous font croire que la musique est facile.
Ils vous font croire qu'avoir une coupe à la con avec un sourire niais et un cabant attire les filles.
En gros ils ont la classe, nous ne sommes que des blattes à côté.
Bref revenons au propos profond de ma discussion. Pour une fois je ne vais pas parler de Paul ou John, je vais parler de George Harrison.
Harrison était le guitariste du groupe. Il a écrit 4 chansons: Abbey Road, Here Comes the Sun, Something et donc celle qui nous intéresse aujourd'hui While my Guitar gently Weeps.
C'est une ode à sa gratte.
Un chant d'amour d'un guitariste pour son instrument.
Tout le morceaux est construit autour de la guitare.
Un morceau d'une complexité musicale effarante (qui encore une fois fait paraître l'ensemble simple et léger, presque évident) puisque plusieurs pistes sonores se mélangent entre des guitares accoustiques, électriques et ce long solo désespéré que l'on retrouve régulièrement tout le long de la chanson. (la légende veut d'ailleurs que ce serait un autre Dieu de la gratte, God himself, Slowhand, bref Eric Clapton qui le joue dans la version studio, invité par George Harrison pour calmer les tensions au sein du groupe.)
D'ailleurs c'est la guitare qui prend le pouvoir sur ce titre.
C'est elle qui balance la rythmique.
C'est elle qui entonne les refrains et les couplets..
C'est elle qui aligne la basse.
En fait les autres instruments sont simplement là pour faire joli finalement puisque leur utilité même (la batterie, la basse, le piano) est reprise par la guitare (acoustique ou électrique) qui, ici, remplit toutes ces fonctions.
Et George pourrait se passer de chanter puisque c'est sa guitare qui pleure.
C'est sa guitare qui nous parle.
C'est sa guitare qui est amoureuse.
His Guitar Gently Weeps...
Une prouesse aussi bien artistique que technique.

Car les Beatles n'étaient pas que des gentils chanteurs de Pop anglaise anglais, ils étaient aussi de sacrés révolutionnaires question technique puisqu'ils seront les premiers à mettre au point le 4-pistes pour l'enregistrement de leurs chansons (procédé technique qui les obligera à arrêter la scène puisque impossible à recréer en live, les privant du coup d'une large partie de leur répertoire)
Et Harrison n'est d'ailleurs pas le moins technique du groupe puisque sur le dernier album du groupe, le terrible Let It Be il introduit pour la première fois un nouvel instrument... le synthétiseur!!

Il arrive que des gens soient touchés par la grâce, j'en ai déjà parlé.
Et ben là, c'est clairement ce qui arrive à ce cher George.
Il nous sort un morceau comme un mec peut en sortir dans une vie.
Un morceau repris par beaucoup de guitaristes, comme si il n'y avait qu'eux qui pouvaient le comprendre réellement.

Dans le panthéon des musiciens, une place est réservée, à part, pour les guitaristes.
le guitariste est un peu comme Prométhée.
Il maitrise le feu dans ses doigts, il le domestisque, le contrôle, l'apprivoise pour en sortir des sons envoûtants accompagné de sa non moins mythologique guitare.
Mais comme prométhée, le guitariste est soumis à une malédiction.
L'ombre. le murmure.
Car le guitariste restera un incompris.
Il ne se comprendra que lui-même, ne s'exprimera qu'en notes arrachées, torturées, déchiquetées sur cet instrument barbare qui a vu saigner beaucoup de jeunes doigts plus ou moins talentueux.


Une légende qui écrit un morceau pour un instrument de légende.

Mais même les légendes disparaissent...
Harrison meurt en 2001, des suites d'un cancer.
Les légendes disparaissent mais leur flamme reste.

Et quand les légendes disparaissent, les Dieux se rassemblent pour leur rendre hommage...
(Faites bien gaffe au petit lascar avec le chapeau rouge, il explique avec ses doigts ce que guitariste veut dire, en se lançant dans une sorcellerie vaudou extraordinaire avant de tout conclure sur un dernier tour de magie noire...)



Cadeau....




Merci les Beatles et merci Papa!!

mardi 11 novembre 2008

One Nation Under A Groove / Funkadelic



Voila un hymne.
L'hymne de tout bon fan de funk, tout bon fan de soirée dansante.
Une chanson qui a plus de trente ans et qui reste toujours aussi efficace aujourd'hui.
Un bonheur sonore, une leçon de style.
Ce cher Georges Clinton, vénéré par la tribue funk sera plus tard samplé par leurs descendants, la tribu Hip-Hop (Afrika Bambataa en tête)
Mais avant de partir tourner sur la tête sur du son Hip-Hop old school, avant de se mettre à hurler que Public Enemy, les beastie ou grand mixer DXT c'est de la balle, et que Dr DRE a révolutionné le hip-hop (ce qui n'est pas totalement faux) écoutez leur grand père à tous.
Georges Clinton et son crew, les funkadelic...
Aujourd'hui encore ils sont beaucoup à copier leur style percu / cuivre (madcon? les Black eyed peas? Outkast?) et certain réussissent clairement (outkast) pendant que d'autres se vautrent dans les grandes largeurs...
Quand la soul s'est faite un peu moins sage, quand les murmures langoureux des crooners de la motown et de la stax ont commencé à ennuyer tout le monde.
Quand le R'n'B de l'époque à commencé à devenir trop sucré, les funkers sont arrivés avec dans la tête des idées beaucoup moins catholiques...
Car après tout, un exorcisme, c'est faire sortir le démon du corps.
Le funk, c'est exactement l'inverse!

dimanche 9 novembre 2008

Dancin' in the Streets (martha and the vendellas)








Une petite douceur qui met la pêche, colle le sourire dans la rue et anime vos dancefloors amis DJ!!

Alors remettez vos pantalons à pattes d'éph', laissez-vous pousser l'afro, et entonnez ce petit refrain pour ensoleiller votre journée.

Evidemment, un truc pareil ne peut venir que de la Motown avec sa petite rythmique particulière, ses paroles légères, son refrain entrainant, bref un tube de l'été en vachement mieux!

"Every Guy grab a girl everywhere around the world..."

je me demande si c'est vraiment aussi simple que ça...
En attendant, je laisse mes pieds bouger là-dessus avec un vrai bonheur.
Ben ouais, ça peut être simple parfois la vie.
ça peut être facile.
ça peut ne pas être douloureux ou pénible.
ça peut se résumer à quelques pas de dans dans la rue...

samedi 1 novembre 2008

Britney Is Back!!

Il y a des come backs qui font plaisir.

Britney, par exemple.
je vous vois venir avec vos "oh là là, mais qu'est-ce qu'il nous parle de cette buse de Britney, c'est même pas de la musique, etc etc..."
ben déjà je vous répondrais que personne fais aussi bien le petite garce qu'elle. (bon, regardez le clip de Slave 4 U et essayez de vous lever après = )
Ensuite il y a des chansons qui sont assez sympathiques pour entrainer un dancefloor complet sans honte ni remord (exemple: Toxic, une brutalité électro! on dirait du Madonna période Music)

Et ensuite elle a craqué.
Son divorce, la garde des enfants, sa tête rasée, ses prestations catastrophiques aux MTV Awards, elle a tapé complêtement à l'envers pendant presque 2 ans. Et mine de rien, c'est triste.
Franchement ça faisait de la peine de voir une gonzesse partie trop haut trop tôt se perdre entièrement pour devenir une Amy Winehouse sans l'aspect bad girl ni le groove dans la voix, donc en plus pathétique...

Et là, boum! elle revient plus en forme que jamais, plus caliente que jamais, plus... bitch que jamais, quoi!
Elle se déchaine de nouveau dans des tenues toutes plus dévetues les unes que les autres (arrrggggl!!) (et même carrément à oilp') (re-aaaaarrrgggllll!), elle nous refait un clip de fou avec des effets spéciaux et des chorégraphies surnaturelles (le même réal que l'excellent Toxic) et elle ressort une Bombe à fragmentation qui va faire des ravages sur les dancefloors du monde.
bref, elle défonce la concurrence avec un seul titre (et son clip très chaleur) et renvoie Kat deLuna, les Pussycat Dolls et les autres gonzesses qui bougent le cul en rythme sur les bancs de l'école.

Laissez passer, la Maîtresse est là, et elle va vous fouetter le cul!

Bon, je vous laisse, j'ai des pas de danses à apprendre...

jeudi 30 octobre 2008

Spécial Halloween!!! Thriller de Michael Jackson et Dragula de Rob Zombie

Bon, les enfants, comme demain c'est halloween, un petit spécial avec des chansons pour se mettre dans l'ambiance.
Et on commence avec un classique incontournable, une obligation en ce jour de morts-vivants, une chanson du Zombien non, pas Rob, l'autre.
Parce qu'avant de devenir une monstruosité de foire doublée d'un malade mental, ce brave michael était un monstre de Groove. un caïd du dancefloor. Un tueur.
Un précurseur qui a été un des premiers à sentir l'impact de la vidéo et de la télévision sur le marché de la musique.
Alors, il s'associe avec John Landis (qui sort de son carton le loup-garou de Londres) pour signer un clip (ou plutôt un petit film) qui restera dans les annales de la musique.
Novateur (encore maintenant, les effets spéciaux, les chorégraphies, la mise en scène continuent de faire école, il suffit de voir les comédies musicales de D'jeun's sorties récemment comme High School Musical 3 ou Step Up 2 : The Streets pour s'en convaincre.) le clip atomise tous les scores et propulse la toute jeune chaine MTV au rang d'icone générationnelle et de porte-étendard d'un contre-pouvoir en marche: la jeunesse cablée.
Au niveau du son, il reprend Quincy Jones qui est tout sauf sourd et manchot et avec lequel il avait déjà collaboré sur l'expérimental Off The Wall (que je préfère presque à Thriller) et lache une claque sonore.
Une grenade dégoupillée dans la gueule et dont l'onde de choc se répand encore 25 ans après dans toutes les strates de la pop music actuelle, du Hip-Hop de N.E.R.D ou Timbaland et Justin Timberlake aux mix fiévreux de JUSTICE (Dance semble direct sortir d'un carton avec les projets rejetés de Quincy Jones et Michael jackson)
Ecouter Thriller , c'est toucher (de l'oreille) ce qu'il y a de révolutionnaire et de magique dans la musique. Un enchaînement de beats, un synthé déchainé, une hystérie rythmique tout est tendu vers l'efficacité sur le dancefloor. Un killer-tube (comme l'album en enchaine les uns après les autres, c'est pas dur, une soirée dansante est ratée s'il n'y a pas un extrait de ce disque ou au moins un titre de michael jackson).

Alors échauffez-vous les pieds, les enfants, sortez les fausses dents de vampires, le faux sang, car sous ce cirque de latex, la vraie seule créature qui existe est la musique de MJ et Quincy. Une musique qui ensorcelle, possède, envoute et vous propulse au centre d'un curieux pentacle formé d'autres personnes comme vous qui, sans vraiment savoir pourquoi, se sont également mises à danser....

le lien suivant vous mène directement en enfer pour une durée de presque 14 minutes.
Admirez puis poussez les meubles, le diable du groove possède votre ordinateur.


A côté, le Rob parait presque plus tranquille malgrès ses airs de viking élevé à la soupe aux clous.
Ce grand gaillard, fan de films d'horreur se fait la main sur ses propres clips.
Avec Dragula, une chanson ma foi fort fun, il rend un hommage à ces séries B ratées que nous adorons.

Ces petits films d'horreur qui rivalisent de déviance pour combler le manque cruel de budget.
Un titre entraînant (bon, c'est sûr, c'est plus bourrin que thriller, et vous, amis DJ, je pense pas que vous puissiez en tirer un killer de dancefloor à moins de le mixer dans tous les sens) mais assez sympathique pour mettre une bonne patate (et donner envie de se mater des films d'horreur, du coup)

Il est d'ailleurs rigolo de voir que ce titre, en dehors de sa rythmique de tracto-pelle (ou marteau-piqueur, au choix) est assez imagé dans ses paroles pour avoir été utilisé ensuite, essoré dans tous les sens, comme fond sonore de nombreuses bandes annonces ou scènes de films de genre (Bande Annonce de Highlander IV, la scène de la boite dans Matrix premier du nom) et notemment une scène monstrueuse, ultra-efficace dans son rythme et son inventivité dans le film génialo-débile La Main qui Tue (citizen kane du film de défonce et accessoirement, le Evil dead 2 des années 2000, je sais rien que ça, et qui a encore en plus le non négligeable avantage de montrer Jessica Alba en nuisette -puis en soutif- pendant la moitié du métrage, je sais, Dieu existe!!)

Alors, vous savez ce qu'il vous reste à faire:
vous procurer la vidéo de la main qui tue pour une bonne soirée Halloween

mais avant, la rencontre avec la bête

mercredi 29 octobre 2008

San Francisco bay Blues / Eric Clapton MTV Unplugged



Une reprise.
Un standard Blues - Rock atomisé par les doigts experts de God Clapton.
Une chanson que je m'écoute (presque) tous les matins dans les transports en commun pour sa capacité à me faire positiver la journée qui va suivre.
Entre la guitare funky de slowhand clapton et le kazoo joyeux de toute sa bande, c'est quand même vachement dur, avouez, de réfréner un sourire (les plus enthousiastes, comme moi, peuvent même se lancer à quelques pas de danse au milieu de la foule aigrie et qui fait forcément la gueule du métropolitain)
Bref une chanson toute simple, qui n'a d'autre ambition que de raconter un état d'esprit et de le faire avec le plus de légèreté possible.

C'est l'histoire d'un type qui n'a pas de sous, qui n'a pas de chance, qui n'a rien, et en plus sa chérie l'a laissé tomber comme une vieille chaussette pourrie.
Alors il se souvient un peu d'elle et ça le rend triste.

Oui c'est triste (bon, on peut imaginer un happy end mais à mon avis, il n'arrive pas) mais le génie de cet chanson et que ça nous fait danser sur les malheurs d'un pauvre type qui n'a pas de chance.
Ben oui, pourquoi pleurer, finalement la vie elle est comme ça.
Elle est dure, elle est pas fastoche, elle file des pains dans la gueule mais elle fait aussi danser.

Il suffit simplement d'en avoir envie.

Parce que le bonheur peut effectivement être aussi simple que ça...

Mais en fait c'est tout cet album (le Unplugged d'Eric Clapton, donc) qui cherche à nous faire passer par un maximum de sentiments, de préférence un poil mélancoliques puisque de toute façon, la vie c'est pas fastoche.

Entre la version accoustique de layla (carton planétaire en single) qui devient un aveu d'amour inconditionnel (et qui, au passage, se débarasse de son looooong solo piano qui n'avait pour seul interêt que d'illustrer parfaitement une scène magnifique et monstrueuse des Affranchis de Scorsese) et Tears in Heaven, un titre tire-larme boulversant écrit en hommage à son fils, mort en 1991 à l'age de 4 ans, tombé du 53ème étage du building où ils vivaient à New York, le concert s'égrène, d'une limpidité exemplaire, comme si tous les titres étaient faits pour s'enchaîner les uns aux autres (les unplugged de nirvana, neil young et jay-z sont les seuls, à mon avis, à égaler la qualité du set de Clapton)

Finalement, après toutes ses galères (l'alcool, la drogue, la dépression, la mort horrible de son fils), Clapton concentre tous son talent vers un seul objectif: raconter la vie.
Et comme il n'a que trop cotoyé la mort, il raconte la vie de la plus belle des manières qui soit.
Avec joie, émotion, mais surtout plaisir.
parce que c'est vrai, la vie n'est pas forcément facile ni juste.
C'est vrai, la vie est dure.
Mais après tout, la vie est faite pour en profiter.

En pensant à sa chérie dans la baie de san Francisco par exemple....