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mardi 17 septembre 2013

Moyen Kiffe le Hip-Hop - Episode # 1 Sure Shot / Beastie Boys




Il y a quelques jours, j'assistais joyeusement au concert d'Eminem dans un Stade de France chauffé à blanc (en compagnie, joyeuse elle aussi, de mon Hobbes de la vie qui aime elle aussi les "bitch" du rappeur blanc de Détroit lancés à la cantonade et à peu près tous les 7 mots et demie.)
Dans quelques semaines, je retourne voir le King, l'Empereur, la légende Jay-Z avec joie et ma frangine.

Je me disais alors combien j'aimais ce son, ses paroles syncopées, sa musique rythmée/scratchée/torturée et combien le Hip-Hop avait été important pour moi.

Mais pourquoi?

Alors je vous propose un voyage dans le temps, façon je danse le Mia, pour vous présenter les 10 titres historiques, qui m'ont collé une claque dans les oreilles et m'ont rendu un peu plus accro à chaque fois.

10 titres qui ne quittent pas mon Ipod.

Je commence donc avec Sure Shot des mythiques Beastie Boys.

J'ai découvert ce titre au collège.
En 3ème.
En 1994.
(fichtre, ça ne nous rajeunit pas, hein?)

A cette époque, Internet était un délire de Science-Fiction, les CD arrivaient à peine, on avait encore les images de la Dream Team qui avait pulvérisé la notion de sport 2 ans auparavant à Barcelone (et l'on attendait encore que Michael Jordan retombe sur Terre.) et on s'échangeait dans la cour du bahut des cassettes audio.
La cassette audio, jeune, est un objet bizarre en plastique à l'intérieur duquel défile une bande magnétique sur laquelle on pouvait enregistrer de la musique.
On se les échangeait comme les gosses s'échangent maintenant des Pokémons. Le but étant de trouver LE son que l'autre n'a pas, de découvrir le groupe qui remue la tête de tout le monde là-bas, à Babylone-la-grande, que l'on ne voyait que dans les films et qui avait encore ses tours jumelles.

Je découvre donc Sure Shot en 1994, année de la mort de Kurt Cobain et de Jack Kirby.
Sur une cassette échangée à la récré et le choc va être violent.

Cette chanson représentait ce que j'avais attendu toute ma vie.

Il y avait les grosses guitares et la batterie déchaînée comme dans les chansons que mes parents m'avaient fait découvrir et que j'avais continué à aimer (Le Nevermind de Nirvana tournait en boucle dans mon baladeur...), il y avait de la rage et du fun qui résonnaient en moi, jeune que j'étais et surtout il y avait le scratch.
Un son indescriptible, incroyablement cool et malpoli et tellement futuriste.

Sure Shot est tirée de l'album Ill Communication, sorti en 1994.
Je découvre alors les Beastie Boys, ce groupe de Brooklyn composé de Michael "Mike D" Diamond, Adam "Ad-Rock" Horowitz et Adam "MCA" Yauch et deviendra un de mes préférés.
Je les verrai alors 4 ans plus tard en concert à Nancy mais à ce moment-là, je ne le sais pas encore et pour moi, rien que le fait de les écouter est un acte subversif.

J'avais découvert le Rap et le Hip-Hop quelques mois plus tôt avec un autre groupe incroyablement plus vénère (j'y reviendrai plus tard) mais les lascars New-Yorkais représentaient à cette époque, pour moi en tout cas, l'absolu de ce que devait être cette musique:
Rythmée, endiablée, fun, jeune, rebelle et cool.
A l'opposé des Jean-Jacques Goldman et Francis Cabrel consensuels de l'époque.
Et bien loin de ce que les années 90 produiront de pire dans l'histoire de la musique: L'eurodance, dont tous mes camarades de classe étaient dingues tandis que j'écoutais (déjà) Bruce Springsteen et les Stones et que je fouillais comme un damné pour découvrir de nouvelles guitares saturées, des vinyles scratchés et des rythmes funkies.

J'essayais d'expliquer à mon père en quoi le hip-hop a été aussi important pour moi.
En fait, il a été pour ma jeunesse ce que les Beatles, Les Stones ou Led Zeppelin ont été pour la sienne: une bouffée d'air frais.

Le 4 mai 2012, Adam Yauch meurt à 47 ans des suites d'un cancer de la gorge.
Ce jour là, une partie de ma jeunesse et de son insouciance sont parties avec lui et j'ai pleuré.
Parce qu'il avait réussi à me faire aimer l'ado que j'étais.





vendredi 13 janvier 2012

Triple Trouble / Beastie Boys




Pend#nt que j'écout#is de chouettes ch#nsons d#ns mon Ipod sur le chemin de l# m#ison, l# Fr#nce perd#it son triple #.

Le triple # est une note #ttribuée # un p#ys ou une entreprise p#r une #gence de not#tion qui se f#it rémunérer p#r les entités qui se font noter ou qui utilisent l# note en question pour se v#loriser sur le m#rché.

# ch#que fois que cette entité émet de l# dette sur les m#rchés, l'#gence de not#tion reçoit un pourcent#ge de l# tr#ns#ction.
(ce qui me f#it poser de sérieuses questions qu#nd # l'indépen#nce et l'objectivité réelle de ces f#meuses #gences...)

(fin de l# p#renthèse "C#C 40 pour les nuls")

Donc l# Fr#nce perd son triple #, note l# plus élevée possible et doit s'#ttendre # vivre des temps sombres, dignes des f#mines #fric#ines, verr#des files d'#ttente # pires qu'en pologne lorsque le ride#u de fer ét#it encore debout dev#nt les boul#ngeries (qui sont toujours #u coins des rues, je le r#appelle) et on v# cert#inement bientôt voir les enculés enfoirés f#ire un disque pour inciter les m#îtres du monde de tout poil # lui rendre s# lettre en même temps que s# compétitivité.

C'est #insi, les ventes d'#lbums de Christophe M#é et de Y#nnick No#h, les 18 millions d'entrées d'Intouch#bles et le 13 heures de Je#n-Pierre Pern#ut n'#uront p#s suffit.

Comment un p#ys qui # l# SNCF et le pôle emploi, Christophe M#é et Y#nnick No#h en fers de l#nce de l# scène music#le et le 13h de TF1 comme source d'inform#tion et d'ouverture vers le monde, un p#ys # l# pointe de l# technologie #u point que nos chercheurs vont tr#v#iller d#ns d'#utres p#ys pour les #ider # g#rder trois # plutôt que de rester ici, comment le p#ys de Desproges, Prévert et Michel Onfr#y  #-t-il pu redoubler comme un c#ncre pl#nqué #u fond de l# cl#sse et échouer au brevet?

#mis, lecteurs, ne soyez p#s triste.

#yez espoir.

Pend#nt que notre économie s'effondre et que le doute m'h#bite, je me dis en voy#nt mes vieux bulletins que je n'#i fin#leme,nt p#s si m#l fini...


























Vous comprendrez que pour des r#isons purement économiques et pour éviter de perdre mon triple M (pour Mec Moyen M#rr#nt) ce texte # été écrit s#ns #ucun #.


vendredi 24 avril 2009

New York Fever...

Comme je m'absente une semaine au pays de l'oncle Sam pour visiter la Big Apple avec mes amis de ma vie, je vous laisse avec plein de belles chansons qui parlent de L'Amérique et de New York!!

parce que l'Amérique, malgré tout les défauts possibles et imaginables, ben ça me fera toujours rêver.

parce que quoi qu'on en dise, ils auront toujours des supers films et de la musique géniale...



This Land is Your land / Bruce Springsteen



Love it or leave it Alone / Alicia Keys



No Sleep 'till Brooklyn / Beastie Boys



Lagos Vs New York / Keziah Jones



Spanish Harlem / Ben E. King

jeudi 26 mars 2009

Sabotage / Beastie Boys



Une super chouette chanson d'un super chouette groupe qui ne se prend carrément pas au sérieux!

(et au passage, un super chouette clip de Spike Jonze)

Les Beastie, c'est des potes.
Des mecs cools qui n'hésitent pas à mélanger tous les styles (rock, punk, hip-hop, électro, pop) pour balancer du son.

Les Beastie, c'est l'attitude hip-hop exacte.
C'est Mixmaster Mike, un DJ phénoménal aux platines, c'est un groove violent, c'est un flow qui tabasse.

C'est la fête, le soleil, les tags et le métro.

Les Beastie, c'est New York!

Et j'adore dans cette chanson le mélange entre le gros son de gratte, les scratchs et le rap hyper percutant.
j'adore les trois voix mélangées (et super vénères) pour donner la puissance.

J'adore les Beastie Boys.
Point.

vendredi 6 mars 2009

Hand in your head / Money Mark




Le clavier-producteur-musicien des Beasties Boys balance aussi des albums solos.

Cette chanson est tirée de Push the Button sorti en 1998.

Comme dans certains titres des beasties, on retrouve ce petit swing, cette ambiance groovy qui met la bonne ambiance tout de suite.
Un air jazzy qui allège la tête et fait remuer les pieds.
Un peu de pop dans un air de hip-hop
L'envie de ne pas se prendre au sérieux.
Et de montrer que le groove n'est pas forcément un truc de black.

Et puis faire du hip-hop-funk avec un piano, c'est classe.

Alors on s'éloigne un peu des gros beats qui explosent et des grattes qui déchirent et on savoure un groove cool et tranquille.

De quoi me donner envie de danser tout le week-end.
De quoi me donner envie de contrôler des platines.
De quoi me donner envie d'avoir du talent de musicien et pas une oreille musicale de tronçonneuse...

jeudi 5 juin 2008

Intergalactic des Beastie Boys (Album Hello Nasty)





Je suis Moyenman, J'ai souvent la pêche, toujours la Banane, Un sourire au milieu du Faciès!

Et en matière de filer la pêche, les beastie boys sont loin d'être des amateurs.
20 ans qu'ils nous envoient leur hip-hop new-yorkais scratché, distordu, mutant dans les esgourdes.
20 ans qu'ils nous font tourner sur la tête comme des toupies ivres.

20 ans qu'ils mettent le feu aux dancefloors de la planète.

Voila une bonne chanson pour foutre la patate le matin dans vos métros, RER et bus de France et de Navarre (je l'écoutais ce matin en partant m'emmer... pardon, travailler et je l'écoutais ce soir en revenant après ma libéra... pardon, après le boulot)

Et la vache ça, c'est une chanson qui fait plaisir!

Une voix qui claque, un flow percutant, des scratchs sidéraux de MixmasterMike, le sorcier des platines.
Il m'en faut pas plus pour me mettre de bonne humeur (les mauvaises langues que je connais -oui, toi, Youen-, diront qu'il m'en faut peu)

Et ils auront raison. 
Mais efficacité ne rime pas forcément avec virtuosité.
Après tout, on peut s'extasier devant des choses bien simples, non?
Ben Intergalactic en fait partie.
Le but ici n'est pas de nous faire réfléchir sur le sort du monde et de se dire que merde, brother, What's going on?

Le but n'est pas non plus de nous faire pleurer en chantant avec la tremblante du menton qu'ain't no sunshine when she's gone (chanson que j'adore au demeurant, et chanson posée sur une des plus belles scène de cinéma du mondentier, mais j'y reviendrais une autre fois)

Bon, c'est quand m'M vachement plus évolué que de dire en allant à confesse qu'on a le complexe du corn-Flakes (je sais, c'est pas dur de faire plus évolué, mais quand m'M c'est assez important pour être souligné!!!)

Non, le but ici est juste de faire marrer les gens, de les faire danser et, l'espace de 04 minutes 30, les propulser dans un autre univers.

Et moi, ça me convient parfaitement

En plus les Beastie restent sur la même ligne depuis leurs débuts (après un départ Punk, hop, fini les crêtes, bonjour les casquettes!)

des paroles simples mais vachement sympa, des sons électroniques sortis d'une super nes (parfois agrémentés de guitares saturées, réminiscences de leur période à crête, sabotage for exemple)
Ils veulent juste se marrer avec leur public en nous racontant leur quotidien banal de (millionaires) New-Yorkais.

mais l'expérience ultime, c'est de les voir sur scène. j'ai eu cette chance le 02 juillet 1998 à nancy (représente 5-4 en force) lors de l'arena festival.

Devant 18000 fans survoltés, ils ont envoyé une grenade sonore dans la tronche à tout le monde; un mur de son. Mes jambes s'en souviennent encore. Et comme ils sont en tournée à peu près tous les 10 ans, je guette leur prochaine apparition avec la même fébrilité que Moïse cherchant du regard la Terre Promise derrière un feu de bois...

L'autre folie chez eux c'est leurs clips. Et ce clip-là est un bijou. Franchement, comment ne pas kiffer devant 1 robot géant qui fout des marrons à un poulpe mutant de 30 mètres de hauts au milieu d'une mégalopole que l'on devine aisément japonaise vu qu'elle est grise et moche.

Oubliez Mizoguchi, Ozon ou Lars van Trier, le vrai ciné c'est des robots géants qui se foutent des baffes et des bourres-pifs contre des mutants improbables dans des mégalopoles ravagées et en ruines... Classe...

Hop, tout le monde se met une casquette à l'envers sur la tête, on fait les toupies on met ses vieilles nike à scratchs, on raye les vieux disques de ses parents en essayant de faire cracher à la chaîne familiale des borborygmes insondables à la place de scratchs assassins et on se déhanche comme des oufs!

Les beastie c'est la famille. les cousins déjantés qu'on rêverait tous d'avoir.

Je suis Moyenman, j'ai souvent la pêche, toujours la banane, un sourire au milieu du faciès...