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mardi 15 juin 2010

The Darkest Place I Know / The Leisure Society



Je peux vous l'avouer maintenant chers lecteurs (après tout, nous sommes intimes pendant quelques minutes, le temps pour vous de lire cette chronique et de découvrir ce qui fait ma vie de moyen-héro au son d'une chanson choisie pour l'occasion.)

je peux vous avouer, donc.

Je suis reparti dans le monde, mais je suis reparti triste.
Un peu quand même.
Et je suis reparti dans la peur.

Pas peur de me refaire démonter par une bande d'hommes préhistoriques tout juste descendus de leur arbre, ça se serait vraiment un manque de bol évident qui mériterais une étude scientifique et surtout qui confinerais au surnaturel le plus obscur et m'amènerais à me demander si le grand Cheikh Mamadou, guérisseur, Grand Voyant, Grand Medium, dont la réputation dépasse les frontières puisque l'on fait appel à lui au Luxembourg, en Belgique et même en Espagne, n'était pas derrière cette farce Vaudoue d'un goût douteux. (je suis pas un grand fan de la Magie Noire en général, je préfère Sylvain Mirouf...) (je collectionne les petites annonces de médium, voyants, sorciers, diseuses de bonne aventure, etc, si vous en avez, faites passer...)

Donc non, pas la peur de me refaire agresser (et pour me piquer quoi, gros malins? Un Livre? J'ai plus rien, vous m'avez déjà tout pris.)

La peur de couler dans une mélasse noire.

S'embourber tout seul entre deux eaux, se laisser dériver, pour ne finalement plus saisir l'instant rare et précieux qui fait de nous des Tigres du Bengale au vol, mais saisir la barre du métro au vol en tirant la gueule.

Je ne suis pas encore un Tigre du Bengale, je me rapproche plus de l'Autruche arthritique saoûle (surtout quand je cours.)

Mais je compte bien ne pas me laisser impressionner par les grondements des monstres, là-dehors.
























Et je rappelle que le deuxième anniversaire de la chanson du jour, c'est pour bientôt, que j'attends (encore) vos contributions libres et géniales et que ça va déboiter sa reume à faire encore plus de bruit qu'un Vuvuzela.