Chaque jour une chanson que je partage avec vous amis lecteurs. Une chanson en fonction de mon humeur ou de l'actualité du jour. Une chanson pour danser, pleurer ou tout péter. Une chanson pour aider à affronter la journée.
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mercredi 22 avril 2009
N'importe Nawak / Les Wriggles
Faut que je vous raconte les enfants...
C'était ce matin.
Je pars au Boulot.
Il fait beau, je pars à New York dans trois jours, des filles en jupes rient très fort dans la rue, des enfants courent, des vieux râlent, bref c'est une journée merveilleuse qui s'annonce.
Il fait vraiment beau.
Dans ma tête, Shakira elle danse pour moi, et je suis sûr que sur le quai de La Courneuve, quand je vais descendre du RER, il y aura Kate Winslet (ou Scarlett Johansson), qu'elle me verra et m'invitera à boire un thé près de chez elle, dans le Lower East Side.
Je fredonne une petite fantaisie sonore, et Shakira, elle danse pour moi.
Je monte dans le RER.
Je m'assois, je fredonne toujours ma fantaisie sonore, quand même, c'est les chansons les plus simples qui se retiennent le plus facilement, comme c'est bien pensé la musique.
Je regarde mes compagnons de voyage, des vieux, des jupes (ah quand même) et des poussettes.
C'est chouette un RER vivant, finalement...
(c'est quand même bizarre de voir Shakira danser sur ce que je fredonne, mais c'est le charme de l'imagination...)
(fredonnant) "...Pourtant pas contre l'amour J'attends plutôt mon tour..."
Un vieux Monsieur est assis en face de moi.
(Fredonnant) "...Mais c'est pas pour autant qu'il faut,..."
Je me penche vers lui, l'air très sympa, très cool et très chouette et je lui dis: "vous pouvez étendre vos jambes, Monsieur il y a de la place..."
(et là, paf, sourire de champion du Monde du "je-me-soucie-de-mes-compagnons-de-RER, merci à ma famille et mes amis, tout ça...)
Le Vieux se décompose comme un pruneau pourri et me murmure un "non merci ça ira..."
Je baisse les yeux et là, la question qui me heurte tout de suite l'esprit, c'est "Où il a mis ses jambes?"
7h32 de réflexion plus tard, je me rend compte qu'il n'en a pas.
Un cul-de-jatte.
Je vous jure que ce matin, j'ai dis à un cul-de-jatte qu'il pouvait étendre ses jambes.
(avec une chansons de merde dans la tête en plus.)
(Fredonnant) "...Qu'on s'attache
Et qu'on s'empoisonne
Avec une flèche
Qui nous illusionne- Faut Pas
Qu'on s'attache
Et qu'on s'emprisonne
Mais rien n'empêche
Que l'on s'abandonne... NON"
Je suis devenu aussi épais qu'une feuille de papier à rouler sur mon siège, je me suis mis à siffler pendant 1/4 de secondes mais j'étais tellement mal que je fais sffflllrrrrrppp (je crois même que j'ai postillonné sur le mec en face de moi), j'ai beaucoup toussé, j'ai cherché une corde pour me pendre , un revolver à coller dans ma bouche ou un rasoir pour me tailler les veines.
La chouf' du siècle.
Un record du monde.
Le con.
Le roi des cons.
Le champion du monde de la-bourde-qui-tue. (merci à ma famille, mes amis, mon psy, tout ça...)
Alors pour oublier le moment de solitude le plus effroyable de l'univers, je me suis souvenu de cette petite chanson des Wriggles.
Oui, c'est la connerie du siècle, mais bon, il y en a quelques-uns qui ont fait pire après tout...
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